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Des livres et du sang

 
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Zen
Eleve d'Arena

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MessagePosté le: 12/02/2011    Sujet du message: Des livres et du sang Répondre en citant

Rappel: Les paroles en rouge foncé sont les pensées de Zen, alors que le rouge clair sont ses paroles (audibles).
Ps: Désolé, c'est (très) court, mais j'ai du faire ça en 30 minutes :). Je ferais mieux la prochaine fois.

Zen parcourut du regard les étagères. "Encyclopédie des composés hydrocarbures magiques", Richard Twain "La psychanalyse des rêves conditionnés" Dracula Freud "Hypnose et illusion"... Que de grands titres barbants et peu de revues distrayantes. Mais c'est ainsi qu'il aimait la lecture.


« C'est le premier point positif que je constate depuis mon arrivée ici. Tant mieux, ca m'aidera à tenir... Mais quand peut-on sortir d'un tel endroit, au fait? On ne peut s'en séparer que par la mort, je présume... Les gens autour de moi ne semblent pas s'en soucier. Etrange. C'est fou de constater combien les humains sont faciles à embobiner, on a beau les arracher de force à leur ancien lieu de vie, il suffit de les mettre dans des conditions relatives de confort après chaque mission pour que ça suffise à leur consentement, si ce n'est pas leur bonheur. Dire que je suis entourée de tels moutons, pff... Bon, voyons, le livre de psychanalyse me parait suffisamment intéressant et ennuyeux pour m'occuper quelques heures. » Son regard se porta sur le vacarme que produisaient des élèves un peu éméchés, en train de se battre contre un pantin de bois à l'autre bout de la grande salle. « Je ferais mieux d'aller dans ma chambre, mais je risque d'être abordé par mes colocataires, alors qu'ici, personne ne me connait et n'aura de raisons de m'adresser la parole. C'est mieux ainsi. »
  

Et tout en continuant de débattre intérieurement du dégoût que lui inspirait la misère intellectuelle de la race humaine, le jeune Chimera alla s'installer un peu à l'écart dans la salle de cours, de sorte à avoir une vue sur l'ensemble de la bibliothèque sans se faire trop remarquer.
Entre deux lignes d'un ennui des plus purs, le jeune homme redressait la tête pour observer le monde d'abeille qu'il l'entourait. La bibliothécaire, imperturbable, triait les revues avec l'habilité et la froideur d'un automate, mais aussi tout le dépit que puisse porter un être humain. Quelques élèves aux faux airs d'intellectuels lisaient avec sérieux des encyclopédies de combat et de monstres, tandis que d'autres, plus bruyants, jouaient aux cartes et aux dés en mettant en jeux des sommes gargantuesques.

«
C'est indécent d'être aussi riche. » pensa Zen avec amertume.
Et enfin, au fond de la salle, il y avait ces mecs un peu bourrés malgré l'heure qui défiguraient avec leurs dagues le pantin de bois. Dans leur délire éthanoïque, ils le prenaient aussi dans des positions suggestives ou obscènes.

«
C'est indécent d'être aussi con. » ajouta-t-il mentalement.

Comme le temps résistait à la mort lente qu'il lui donnait, il posa un instant l'œuvre de Dracula pour se remémorer sa journée. Pourquoi était-il venu, déjà?
Puis il se souvint.


C'était à cause de cette conne, là. Cette Traqueuse qui après un combat des plus inégaux l'avait traîné jusqu'à cette école.
Cette usine à guerriers.
Cette prison.
Tout d'abord, Zen avait erré comme un mort. Il s'était cru de retour dans le passé, dans l'Organisation.
Puis au moment où il avait cru s'être trompé, on l'avait conduit avec trois autres guerriers sur une île déserte et dangereuse où il leur avait fallut lutter pour leur survie.
Revenu en territoire connu, blessé, éreinté et irrité, il avait compris qu'il y avait beaucoup de choses qu'il ignorait de cette partie du monde qu'il lui fallait connaitre. Et il avait décidé d'étudier...

« Et finalement, me voilà en train de lire un "mord-moi-l'cerveau"... »
  
  
*
  

« HE SALOPE!!! »

Retour dans le présent et surtout, à la réalité. Les mecs au pantin avaient l'air de s'être lassés du bois. Ils voulaient de la chair à présent. Leur cible était une belle jeune femme, présente non loin d'eux pour une raison qui lui échappait, étant donné qu'il n'avait pas suivi. Sans être mû par l'intention d'intervenir, pour le moins immédiatement, Zen observa d'un air intérêt et critique la scène qui suivit...
  
  
  

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MessagePosté le: 12/02/2011    Sujet du message: Publicité

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Meelona
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MessagePosté le: 12/02/2011    Sujet du message: Des livres et du sang Répondre en citant

Note : Pas de soucis pour la longueur, c'est histoire de se lancer :)
Quand à moi j'utilise le Violet gras pour les paroles audibles et le violet pour les pensées de Meelona.

Encore et toujours en quête de découvrir au mieux cette école et plus particulièrement ses élèves, Meelona avait jugé bon de se rendre en salle de cours. Pourquoi la salle de cours ? Elle y avait beaucoup réfléchi la veille dans sa chambre. Elle pensait que pour son premier jour il était bon d'apprendre deux ou trois choses élémentaires, elle n'avait pas envie d'être la pauvre gourde qui ne savait rien, même si c'est ce qu'elle était à l'heure actuelle.
Une fois entrée dans la salle de cours, la Danaïde fut choquée. Ils étaient si nombreux. Elle pensait se retrouver avec quatre ou cinq élèves isolés qui resteraient assis à lire, en restant silencieux et imperturbables.
Mais non. C'était presque le foutoir. C'était sans doute dû au fait que la présence d'adulte était quasi inexistante, il n'y avait que la bibliothécaire dans cette partie de l'école à ce moment là, comme adulte en tout cas.

Elle était mal à l'aise. Elle qui avait été seule pendant des mois, elle ne savait pas comment réagir. Devait-elle rester discrète ? Devait-elle se présenter ? Danser sur une table ? Elle ne savait plus comment se comporter face à tant de monde.
Le peu de personnes qu'elle a croisé durant son pseudo-exil n'étaient pas très fréquentable et elle a du en venir aux armes assez souvent. Elle avait apprit à ne pas faire confiance à n'importe qui, à être méfiante. Durant cette année de solitude, elle devenait presque paranoïaque. Elle n'avait rejoint la vraie civilisation que depuis deux jours, quand ce traqueur l'avait dénichée, et pendant ces deux jours, elle n'a croisée que des personnes désagréable.

Mais revenons au présent.
Meelona s'avançait lentement dans la salle de cours, évitant le plus possible l'épicentre de l'agitation qui semblait se trouver autour d'un pantin de bois. Des humains, pas dans leur état normal on dirait, qui frappait un pantin avec des dagues rouillées.


" Mouai, je préfère rester seule qu'être avec des gens comme ça " pensait-elle en ressentant presque de la pitié pour ces jeunes hommes.

Après quelques minutes pendant les quelles elle tournait en rond, où elle observait les élèves et retenait bien ceux qui la reluquait, elle eut une envie irrésistible de rejoindre sa chambre. Etrangement, c'était un endroit qui lui avait tout de suite plu. La vue sur le fleuve en contrebas, le calme, et tout simplement le confort lui plaisaient. C'était étrange en effet que Meelona aime une chambre vide à ce point, elle qui avant d'arriver ici détestait la solitude.
Mais cette salle, cette école, cet endroit et ces élèves la faisait changer petit à petit. La belle et jeune Danaïde qui aimait être au centre de l'attention et qui aimait se faire remarquer commençait à laisser sa place à la belle et jeune Danaïde qui aime le calme et la solitude. Elle se contenta de prendre un livre sur " les 36 manières de sortir d'un conflit diplomatiquement " pour le lire éventuellement dans sa chambre.


" Hop, j'en ai assez vu, ils me gavent tous ici " dit-elle a voie basse. Personne ne l'avait entendue de toute manière.

Elle prit doucement la direction de la sortie. Celle-ci était bloquée par les guignols qui tapaient sur le pantin quelques minutes auparavant. Ils avaient l'air d'avoir un coup dans le nez, ou ils étaient con, c'était l'un ou l'autre ... ou les deux.


" Excusez-moi " adressa Meelona calmement aux élèves qui bloquaient la porte

En guise de réponse, les abrutis riaient. Pourquoi ils riaient ? C'est une bonne question. Meelona pensait que non seulement ils étaient bourré, mais en plus ils étaient attardés. Ils n'avaient rien d'impressionnant, à part peut-être un, le plus moche et celui qui semblait avoir le plus d'influence sur les autres. Mais la danaïde ne lâchait pas l'affaire, malgré leur nombre de trois.


" Euh ... j'aimerai passer. Au cas où vous n'auriez pas compris. "

Et ils riaient de plus belle. Elle n'allait pas insister. Après tout elle avait un livre pour ce genre de situation.
En dehors de l'école elle aurait sortit son arme pour les calmer. Mais bon, elle était nouvelle et n'avait pas envie de se faire remarquer.
C'est donc sans rien dire, dans le plus calme que Meelona leur tourna le dos. Mais sa patience et son calme ont des limites, surtout lorsque le gros de la bande lui hurla :


« HE SALOPE!!! »


L'agitation dans la salle de cours cessait petit à petit, laissant place à un calme vraiment artificiel. Ce calme n'allait durer qu'un temps, le temps de voir comment Meelona allait réagir.

" Bon, songea-t-elle, en temps normal j'aurais sortit mon sabre pour lui demander calmement de s'excuser. Mais bon j'vais me faire remarquer là. En même temps si je réagis pas ça va recommencer, jusqu'à ce que je craque. Et puis ce bouquin commence à peser.
Et mais réfléchis cocote ... bouquin de 700 pages ... gros lard bourré ... répondre sans armes ... "


La jeune Danaïde n'allait pas réfléchir plus longtemps, profitant de son agilité et des reflex de tortues du gros lard, elle prit son bouquin de 700 pages à deux mains et l'encastra dans sa tête. Celui-ci s'écroula au sol. Il devait être dans le coma, le choc avait été vraiment violent.
Mais elle n'allait pas s'arrêter là. Ils étaient trois après tout. Trois guignols à lui avoir bloqué le passage. Elle lâcha son livre et sortit son sabre, ce qui provoqua des exclamations de tout type. De " Haaaa " avec des " Hooo " et des " Ouaiiii ". Chaque élève réagissait à la situation à sa manière.


" Dégagez les salopes " adressa Meelona en direction des deux abrutis.

Bien entendu, ils ne leur fallu pas trente seconde pour décamper, sans leur maître, les toutous étaient vraiment perdus. Ils laissèrent leur ami obèse couché au sol, toujours inconscient.
Tout le monde suivait la scène avec beaucoup d'attention, jusqu'au moment où Meelona remit son sabre dans son fourreau. Les discussions reprirent alors, comme si rien ne s'était passé.
Si ils en étaient capable, elle aussi.
Elle ramassa son livre et se dirigea tranquillement vers un fauteuil à l'écart.
Elle se sentait un peu plus intégrée et acceptée qu'avant, il fallait qu'elle montre aux autres sa vraie nature pour cela.
C'est dans le plus grand calme qu'elle ouvrit son livre au premier chapitre. Son titre s'accordait parfaitement à la situation : Comment résister à la provocation ?




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Zen
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MessagePosté le: 14/02/2011    Sujet du message: Des livres et du sang Répondre en citant

Note: Tu peux jouer mon personnage (sauf le faire parler, enfin, évite), du moment que tu respectes sa fiche =). Si tu as des questions, tu peux me les envoyer par mp ou sur le tchat.
Je corrigerai demain soir. En attendant, excuse-moi pour les fautes. Tu peux poster avant que j'ai corrigé, bien sûr.
   


« Haha, excellent! »
 

Difficile de trouver autre chose à dire. Cette pensée avait été si forte qu'elle avait dépassé des lèvres de Zen. Il était moins impressionné par la stupidité de ces types que par le culot et la franche répartie (plus physique que verbale) de la femme. Ca, c'était le genre de comportement qu'il aurait pu croiser à Amber. Quoique, à Amber, les mecs ne se seraient pas contentés de l'insulter, la femme de les frapper avec un livre, et les lâches de fuir. Non, les proportions auraient été plus importantes.

« Plutôt que des mots, un viol.
Plutôt qu'un livre, un couteau.
Plutôt que la fuite, la vengeance.
Les lois d'Amber, quoi. »
 

La femme s'était déplacée et lisait à présent un livre, dans le même secteur que lui, cette zone bizarrement désertée de la bibliothèque pour la simple et bonne raison qu'elle dégageait une odeur rance de vieux livres plus forte que partout ailleurs. Du moins, il était préférable de penser que l'odeur était due aux livres.
Laissant reposer son bon vieux Dracula et sa psychanalyse « De mes deux » (de mes deux quoi, d'ailleurs?), le Chimera se pencha pour voir à quel genre de lecture pouvait s'adonner ce genre de guerrière. Il s'attendait, à en juger au physique, à quelque chose de mielleux, de collant, de terrible, quelque chose qui ressemblerait à
"Comment garder son homme prêt de soi" "Transformer son ex en crapaud" "Le vaudou, chasser les rivales"...
Il plissa les yeux, sa vue s'accentua. Il déchiffra:

« Comment résister à la provocation »
« Haha »
 

Son rire avait été plus discret, cette fois, et légèrement étouffé par un détournement de tête, un plat de main. Décidément, cette inconnue était étonnante. Et incroyablement bête.
Ne pouvant résister à l'envie de la provoquer un peu, il voulut lui héler quelque chose, se demandant s'il aurait lui aussi droit à l'affront d'un coup de livre bien placé. Mais pas le temps de mettre en place son test: un homme, un surveillant peut-être (si cela existe dans cet établissement), apparut dans la salle de cours. A croire que les lâches qui étaient apparus plus tôt l'avaient alerté. La peau mat, les épaules larges comme une armoire, il faisait la taille de Zen, si ce n'est plus. Et il avait l'air tout aussi commode, si ce n'est pire. Quelqu'un dans la salle chuchota à son camarade « Regarde, un élite! »
Mais cela n'évoquait pas grand chose à Zen.
L'élite, puisque tel était son rang, regarda la corps à terre. Puis la brune.
Le silence était de mort dans la salle.

« Vous avez l'air bien agités, aujourd'hui. Je me propose pour vous calmer. »
 

Il renversa la table des joueurs de cartes, qui se levèrent en hoquetant de stupeur.
La tension était à son paroxysme.
   

« Nous allons procéder à des duels. Entre vous. Toi, là, le brun, désigne-toi un partenaire de combat. »

Il n'aimait pas trop qu'on le commande, mais la situation l'amusait vaguement, autant qu'elle le comblait de dépit. Zen rejoignit la femme et lui demanda en balançant le livre qu'elle lisait hors de sa portée:

« Alors, résisteras-tu à la provocation, où accepteras-tu un duel contre moi? »
  
  
  
  

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Meelona
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MessagePosté le: 15/02/2011    Sujet du message: Des livres et du sang Répondre en citant

Passionnant ... ou pas. Le bouquin était d'un ennui mortel. Du blabla et encore du blabla. C'était par là qu'il fallait passer pour être diplomate il faut croire. Mais c'était vraiment pas sa tassé de thé, bien au contraire. A chaque phrase, la Danaïde fronçait les sourcils, levait les yeux en l'air ou par moment joignait ses mains sur sa tête, l'air dépité. Elle ne put toutefois s'empêcher de sourire quand elle vit un titre : " Sortir pacifiquement d'une confrontation avec plusieurs hommes ". Elle lisait, et au fond d'elle ne pouvait s'empêcher de se dire que l'auteur de ce torchon devait vivre dans un monde parallèle, où les oiseaux chantent, où la vie est belle et les gens ne sont pas con. Car Meelona n'avait encore jamais rencontré quelqu'un dans cette école qui ne soit pas con. Peut être la serveuse au self ... nan même elle était pas claire.

En parlant de personne pas très claire, elle n'eut pas beaucoup de mal à remarquer un homme étrange qui l'observait. Enfin tout le monde l'observait plus ou moins depuis sa scène cinq minutes auparavant, mais lui l'observait vraiment et sans relâche.

« Il me veut quoi cet abruti ? »
pensait-elle

Elle se contentait de lui jeter quelques regards par ci par là, à chaque fois l'humain le regardait.
Ce n'était pas rare qu'un homme la regarde, mais c'était différent.
Il avait quelque chose de différent.
 «  J'me demande même s'il est humain ..., songea Meelona en observant son livre, sans pour autant le lire, il ressemble à un elfe noir ... non à un lycan ... mais non il est humain, j'en suis sûre. Mais il est différent, et ça aussi j'en suis sûre. Une sorte d'hybride que je n'ai jamais rencontrée avant peut être. Et puis après tout je m'en tape, »

Meelona était peut être une jeune femme qui avait beaucoup à apprendre, mais de ce coté là elle s'y connaissait. Native d'un village abritant presque toutes les races connues, elle savait faire la différence facilement entre les races. Mais là elle bloquait. Elle en oubliait même son livre dont elle n'avait plus tourné une page depuis cinq bonne minutes, depuis qu'elle s'interrogeait sur son observateur. L'envie de poser ce torchon et d'aller le voir était grande, mais son capital confiance était à zéro.
Les dernières personnes qu'elle avait rencontrées étaient soit désagréable, soit insultantes, soit méritaient de se prendre des bouquins en pleine face. Elle n'avait pas eut une réelle discussion depuis plus d'un an. Elle se souvenait à peine de cette sensation, celle qu'on éprouve quand on découvre quelque chose sur l'autre, ou quand on confie quelque chose à l'autre, cette sensation n'était qu'un vague souvenir.

«  Il faut que j'oublie tout ça, il faut beau aujourd'hui je vais aller dans l'eau, pour y réfléchir. »
se décida Meelona en épluchant les dernières pages du livre, comme pour se convaincre elle-même qu'elle l'avait lu en entier.

Mais évidemment, les ennuis allaient continuer.
L'arrivée d'un élite dans une salle bondée d'élève n'était pas bon signe, et elle était prête à parier qu'il était là pour elle, surtout quand ses yeux se fixèrent sur elle après avoir remarqué qu'un gros était allongé par terre. Mais au lieu de l'appeler, ou au lieu de demander des explications, il fit une annonce assez originale.

« Nous allons procéder à des duels. Entre vous. Toi, là, le brun, désigne-toi un partenaire de combat. »


« Mais bien sur ! » pensa Meelona, pensée un peu forte peut être, si bien qu'inconsciemment elle l'avait exclamé à voie haute.

Sur les dizaines d'élèves présent, il fallait que ça tombe sur lui. Ca aurait très bien pu tomber sur elle, le résultat aurait été le même. Elle était presque sure que l'homme qui l'observait depuis tout à l'heure allait la choisir, surtout après son exclamation qui n'eut pas le mérite de la faire passer inaperçue, au contraire. C'était vraiment pas son jour, d'ailleurs ça faisait deux jours que c'était pas son jour.
Rien n'allait en s'arrangeant, l'homme désigné pour le duel s'approcha d'elle. C'était pas une surprise, mais un infime espoir de le voir choisir un abruti était toujours présent, avant qu'il ne s'adresse à elle. Il avait prit ses précautions peut être en éloignant le livre de ses mains. Enfin ... vu son physique c'était pas un livre dont elle avait besoin pour l'assommer celui-là. Du haut de ses 2 mètres, il surplombait Meelona de 30 centimètres environ, et physiquement ils étaient aux antipodes, l'un était un homme " armoire à glace " , l'autre était une femme d'apparence fragile.

« Alors, résisteras-tu à la provocation, où accepteras-tu un duel contre moi? »


« l se prend pour qui cet abruti ? »
pensa Meelona de manière assez expressive, quelqu'un l'observant attentivement pouvait facilement deviner ce qu'elle pensait de Zen.
Alors que Meelona l'observait, un silence de cathédrale régnait dans la bibliothèque. Les élèves étaient comme la veille de noël, impatient d'ouvrir leur cadeau. Ici, ils étaient impatient de voir la réponse de la Danaïde, qu'elle soit faite de mot ou de geste. Dans les deux cas, elle avait était convaincante face aux trois imbéciles auparavant.
Mais c'était pas un imbécile en face, enfin peut être que c'en était un. Elle avait du mal à le juger, mais il donnait pas l'apparence de quelqu'un de très ...fréquentable. De plus, il ne s'était pas gêné pour la provoquer devant tout le monde, et elle n'allait pas se laisser faire. Ce bouquin et cette méthode de diplomatie n'était vraiment pas son truc.

«  C'est pas fait pour moi la diplomatie, et à vrai dire ça me fatigue ... Je n'aurai aucun mal à te faire rejoindre le pays des comateux, le gros par terre t'y attend déjà. »
adressa Meelona à Zen, déjà prête à anticiper un éventuel coup.

Quelques gloussements d'élèves se faisaient entendre à droite à gauche, la plupart n'ayant pas envie de se faire remarquer par l'élite. Mais elle n'était pas là pour faire rire la foule, elle était on ne peux plus sérieuse, elle avait un duel à faire, et elle n'allait pas se défiler. Après tout un duel était l'occasion rêvée de comparer sa valeur à un autre élève d'Arena. Elle ne savait pas s'il était connu, puissant ou s'il était rapide, elle ne savait rien de lui, et encore moins de sa manière de combattre. Mais elle allait bientôt le découvrir, en lui annonçant clairement qu'elle acceptait ce duel. Après tout, elle n'avait pas grand chose à perdre, mais beaucoup à gagner.

« J'accepte ce duel »
annonça Meelona d'une voie claire et sûre.

Elle s'approcha un peu plus de lui, si prêt que son visage effleurait le sien. Elle s'approchait toujours de lui, lentement, sensuellement même, et ce n'est qu'une fois à quelques centimètres de son visage qu'elle lui murmura des mots inaudible pour les autres élèves, et pourtant très clair pour lui.

« As-tu déjà été humilié en public mon joli ? »


La jeune Danaïde se contenta de sourire tout en s'éloignant doucement de lui à reculons. Elle gardait la main sur son sabre qui était toujours dans son fourreau, et elle attendait qu'il réponde, que ce soit avec des mots ou avec les armes.




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MessagePosté le: 16/02/2011    Sujet du message: Des livres et du sang Répondre en citant

« As-tu déjà été humilié en public mon joli? »

La question et la façon dont elle avait été posée firent l'effet d'un mauvais choc à Zen, qui se hérissa et se tendit instantanément. L'outrage était moins puissant que les souvenirs qu'il avaient soulevé chez le guerrier.
Complètement dévié de son objectif principal, qui était de titiller la jeune femme, le Chimera était à présent furieux et serrait les dents.

«
Pour qui elle se prend, cette gueuse?  »
«
Va te faire voir. »

Zen enfila ses poings américains et attendit le signal de l'élite.

«
Bien sûr que j'ai déjà été humilié en public, quelle question. Qui ne l'a jamais été? Peut-être pas elle, avec ses airs de prétentieuse, de tyran d'école. Voilà, je me sens suffisamment hargneux à présent pour la tuer, ou du moins lui refaire le portrait à ma façon. Si seulement elle savait... Ce que je suis, ce que j'ai vécu. Elle aurait peut-être une véritable idée du mot humiliation. Bien sûr, que j'ai été humilié. Foutu nu devant des chercheurs qui ne vous voient que comme un objet de science, une bête, un cobaye. Leurs regards froids et dédaigneux vous parcourant sans aucune gêne. Etre réduit à l'état de rien, ou de moins que rien. Perdre ce qui fait de soi un être humain. Tuer des hommes et des femmes sans en avoir conscience, des enfants même, et être pourchassé comme une bête dans le dédale des forêts... Comme un monstre, une abomination.
Ce que je suis. Sûrement. »
  
 

« Prêts? » demanda l'élite de sa voix rauque et dure. « Allez-y »

Contrairement à ce que la tension de l'air suggérait, ni l'un ni l'autre des adversaires ne se jetèrent dessus. Leur immobilité ne fit qu'augmenter encore la pression, les regards braqués sur eux s'étaient figés, les respiration, coupées.
Le Chimera fut le premier à bouger. Il claqua ses phalanges les unes contre les autres, faisant tinter l'acier de ses poings américains, et chargea. Son attaque était brève et forte, agressive, sans aucune feinte. De la force à l'état brut. Pour l'instant, tester l'ennemi, et juger du comportement à suivre par la suite.
La grâce incarnée, la jeune femme esquiva en faisant glisser sa chevelure d'huile dans l'air. Agile et rapide, comme si elle coulait dans le vent, elle contrattaqua avec son sabre avec la vivacité d'un serpent. Tout chez elle, sa façon de se déplacer, prédatrice et sûre, lui évoquait ce reptile froid et dangereux. Zen vit sa joue se faire entailler, mais ne sourcilla pas. Elle attaquait sans feinte et sans se fatiguer, misant tout sur sa vitesse, son aptitude à surprendre, son endurance. Le regard du brun tomba sur deux livrets non loin, collés l'un à l'autre. D'un geste aussi vif que possible, il envoya le premier volontairement un peu à droite de la guerrière. Elle esquiva, visiblement amusée par cet acte peut-être jugé lâche et sa maladresse, mais le deuxième carnet lui atterrit directement dans le minois.
Parfait.
Zen crut l'instant idéal pour attaquer, à présent qu'elle était surprise, désorientée, potentiellement sonnée et probablement rongée par la colère. Cependant, elle était encore trop rapide pour lui. Avec cette habilité hors du commun, elle manqua de le tuer et dessina sur le torse de son adversaire une estafilade profonde.
Et puis elle cracha quelque chose comme une provocation. Une moquerie.

« Bon, ça devrait aller comme ça » lança l'élite.

Son intervention fut couronnée d'une ovation négative. Zen claquait des dents. Il se sentait mal à l'aise. Certains ricanèrent, croyant que c'était à cause de sa blessure ou de la vue du sang. Il ne réagit pas à leurs rires. Quelque chose n'allait vraiment pas. Il se sentait...
Comme ce jour là. Exactement comme ce jour là.
Oh, Andola, Andola...
Un hurlement de douleur, perçant, horrible.
Un déchirement de peau.
Des giclées de sang.
Une peau noire et dure.
Difforme.
Et des lambeaux de vêtements...

Il était là, recourbé, gémissant de cette douleur qui le plongeait dans la folie. Et cette soif inexplicable qui lui brûlait la gorge. Qu'était-ce?
Tuer... Il lui fallait tuer...

  
 
   
   
   
   
   
   
   
   
   

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MessagePosté le: 17/02/2011    Sujet du message: Des livres et du sang Répondre en citant

La jeune danaïde se battait au maximum de ses capacités. C'était comme un examen, un test, le bilan final des années d'apprentissage, le moment où il fallait montrer aux autres ce dont on était capable. Rapide et élégante, elle bénéficiait d'un avantage certain sur l'humain, d'autant plus que lui se battait au corps à corps à proprement parlé, Meelona elle se servait, et se servait même très bien de son sabre. Elle toucha l'humain à deux reprises, une fois faiblement au visage et un autre fois où elle manqua de le tuer, son coup entaillant une grande partie de son torse.

Ce fut ce coup rapide et violent qui marqua la fin prématurée du combat. Mais la danaïde ne bronchait pas, même après l'annonce de l'élite. Elle conservait son sérieux et sa concentration, sabre à la main. Les ricanements et les ovations de certains élèves ne l'atteignait pas, rien ne pouvait la perturber.
Sa concentration et sa patience était une arme dont elle se servait à chaque combat, car elle savait très bien que c'est souvent dans ces moments, où notre corps est affaibli et où la raison nous dirait d'abandonner qu'on a envie, dans un sursaut de désespoir de baisser sa garde, et d'attaquer avec ce qui nous reste de force son adversaire.

Cependant, même sa concentration et sa discipline dans l'art du combat ne pouvaient la préparer à la réaction de Zen.
Après l'annonce de l'élite, il avait l'air absent. Son esprit était ailleurs, il n'avait plus l'air concerné par ce qui se passait dans cette salle de cours.
C'est alors qu'une chose inhabituelle se passa. Inhabituelle ... on pourrait même dire unique aux yeux de Meelona. Les cris poussés par l'humain qui ressemblait de moins en moins à un humain étaient insupportables. La métamorphose de Zen provoqua une incroyable panique. Les élèves courraient, hurlaient de peur, seul cinq ou six d'entre eux étaient restés, mais ils étaient comme la jeune danaïde : pétrifiés.

" Mais merde c'est quoi cette chose ! "
hurla Meelona en direction de l'élite ne montrait aucune stupéfaction. L'élite resta muet et immobile, comme s'il voulait voir les capacités de destruction de cette chose.

La jeune danaïde était au bord de la panique. Elle tentait de conserver le peu de sang froid et de concentration qui lui restait, mais l'adrénaline provoquée par le combat et par cette transformation devenait presque incontrôlable.
C'est alors que tout se passa très vite, l'action était tellement intense, tellement puissante et terrifiante que Meelona ne réfléchissait plus au moyen de vaincre son adversaire, mais plutôt au moyen d'y survivre.

La créature se rua sur elle, sans doute attirée par son odeur et aveuglé par la rage de tuer celle qui, quelques minutes avant l'avait presque vaincu. La bête attaquait et chargeait sans aucune hésitation, sans aucune réflexion, elle se contentait de courir en direction de Meelona, dans le seul et unique but de la tuer. La danaïde quand à elle avait lâché son sabre depuis le début de la poursuite. Elle courait elle aussi, sautait sur les tables, passait entre les rayons de la bibliothèque, mais la bête était très rapide et agile, bien plus que Meelona ne l'avait jamais été.

" Mais faites quelque chose espèce de bon à rien ! " s'exclama Meelona à bout de souffle en direction de l'élite.

La bête lançait tout ce qu'elle trouvait sur son passage, elle envoya un morceau de miroir brisé, par chance celle-ci détourna la tête au dernier moment, pour n'avoir qu'une entaille sur la joue au lieu de l'avoir planter au milieu du visage.
La course de Meelona s'acheva au moment où la créature lui envoya une table qui la heurta de plein fouet. Elle l'aurait évité si elle n'était pas épuisée et effrayée.
La peur était si forte. Elle voyait sa vie défiler devant ses yeux. Ses erreurs. Ce qu'elle aurait dû dire. Ce qu'elle n'aurait pas dû dire. Faire ou ne pas faire. Elle remettait en question toute sa vie pendant les cinq secondes les plus effrayantes qu'elle ait eut à vivre. Mais ...
" Patch ! ". L'élite était enfin intervenu. C'était le seul encore présent dans la salle, même les quelques rares élèves étant restés là s'étaient planqués dans leur chambre. Le coup que l'élite avait assené à la bête était violent, vraiment violent. Il s'approcha de la créature agonisante au sol pour lui remettre un direct en pleine face. La créature était enfin immobile, et Meelona hors de danger.

" Quand il se réveillera, ne sois pas dans les parages petite "


Et l'élite quitta la pièce, laissant Meelona seule avec la bête K.O.
Il lui fallu dix bonnes minutes pour se relever. Elle n'arrivait pas à reprendre ses esprits. Etait-ce un cauchemar ? Une sorte d'initiation ? Ca ne pouvait pas être réel, comment un homme pouvait se transformer en une telle chose sans âme, sans aucune autre raison que de tuer ?
Tant de question qui restait sans réponse. La danaïde était de nature curieuse, surtout quand il s'agissait d'autres individus. Elle ne pouvait pas fermer les yeux, retourner dans sa chambre mine de rien, comme si cet affrontement n'avait pas eut lieu.
Après avoir récupérée, elle se leva et se dirigea vers la bête au sol. Elle avait besoin de parler à l'humain qui était derrière ce tas de chair dénuée d'âme et de raison.
Elle décida de s'assoir à coté de la créature au sol et d'attendre, attendre que l'homme revienne à lui.

" J'espère que ce sera l'homme qui va se réveiller, et pas cette chose. J'ai eut de la chance que l'élite intervienne avant " songea Meelona avec crainte. " Mais je dois en savoir plus sur lui, savoir pourquoi il s'est transformé en cette chose. Après tout c'était un duel d'entraînement, il n'a pas pu se métamorphoser de son plein gré, quelque chose a du le pousser à bout ... "

Ignorant que c'était elle et elle seule la responsable de la fureur incontrôlable de Zen, Meelona attendait là. Elle patientait en s'enlevant le sang dont elle était recouverte sans pour autant lâcher la créature du regard, prête à fuir si elle se réveillait, ou prête à parler si c'était l'homme qui se réveillait. Elle était toujours effrayée, et la solitude et le silence ne la calmait pas, ceci lui donnant la désagréable impression que la peur ferait partie d'elle pour toujours.
Et le seul moyen de se débarasser de cette peur était de savoir comment éviter qu'une telle chose se reproduise.
Pour cela elle devait attendre le réveil de Zen.

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MessagePosté le: 20/02/2018    Sujet du message: Des livres et du sang

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