Nom: Sakuya
Prénom: Kira
Age: 18 ans
Race: Ange déchu
Ecole: Illusia, depuis 3 ans.
Description Physique: D'assez grande taille, Kira a toujours dépassé les jeunes de son âge, en tout cas dans sa ville. Pour ne pas se faire repérer, il est souvent obligé de ranger ses grandes ailes aussi noires que la suie. Ses cheveux noirs comme l'ébène, son regard sombre et perçant, sa peau blême... beaucoup le considèrent comme l'incarnation de la mort dans sa ville de supersticieux. Loin de là. Il est tout simplement un Ange Déchu, descendant des Anges qui furent maudits par les Gardiens du Velm. Ses muscles longs et robustes ont travaillé grâce à la lutte qu'il faisait chaque jour contre les autre garçons d'Elnil, et à présent grâce à ses nombreux combats dans la salle d'entrainement d'Illusia. C'est quelqu'un qui, par son comportement et l'aura qu'il dégage, n'inspire rien de bon. On peut voir, sur son oeil gauche, une marque.
Description Mentale: Kira n'est pas du genre à vouloir faire copain-copain avec les autres, mais il aime beaucoup parler et... traumatiser les gens qu'il rencontre. De sa nature plutôt sadique s'écoule quelques pensées hors du commun qui ont coutume de choquer les gens, ce qui l'amuse particulièrement. Animé par une joie sombre qui a fini par lui valoir une réputation sanglante, l'Ange Déchu finit par être évité par beaucoup d'élèves craignant de finir "écartellé avec un couteau profondément implanté entre les deux jambes". Le jeune homme est aussi très dragueur et gagne un certain succès parmis la gente féminine qu'il se borne à maltraiter dès que l'occasion s'y présente. Il reste intéressant de cotoyer cet étrange personnage, pour le peu qu'on prenne la peine de gratter cette surface de sadisme et de perversité, et de découvrir la nature profonde de son âme brisée par une malédiciton vielle comme l'humanité.
Statistiques:
Force: 16/20
Agilité: 18/20
Sagesse: 9/20
Magie: 11/20 (Comme certains de sa race, l'Ange Déchu dispose d'un pouvoir d'envoûtement. Pour sa part, il peut pénétrer dans l'esprit des gens et fouiller leurs souvenirs. A ce moment là, il peut rendre folle une personne en lui faisant vivre ses pires craintes ou ses pires souvenirs. En revanche, Kira ne peut utiliser son pouvoir "Ténèbres" qu'une fois par jour. A ses risques et périls.)
Endurance: 11/20
Histoire:
Le coup de poing partit à une vitesse impressionante, et Kira fut propulsé contre un mur. La bouche remplie de sang, l'Ange Déchu sortit ses ailes, à la grande surprise des citadins qui ignoraient encore sa véritable nature. Ces Traqueurs n'étaient pas très drôles... et dotés d'une force incroyable. D'autres le menaçaient en faisant apparaître des flammes de la taille d'un crâne dans le creux de leurs mains. Mais qui étaient donc ces individus vêtus d'ombres? Pourquoi voulaient-il l'emmener? Ils ne l'auraient pas!
Les gosses de la ville regardèrent Kira d'un air effrayé, pour plusieurs raison. La première était que, même si ils savaient qu'il n'était pas humain comme il le prétendait, l'idée qu'il descende d'une lignée maudite ne leur avait même pas effleuré l'esprit. La seconde était qu'il était réputé pour ses carnages lors des combats, et que le voir ainsi en position de faiblesse montrait que l'adversaire était puissant. Oui, d'où sortaient ses hommes aux allures monstrueuses qui prétendaient être les Traqueurs d'Illusia et d'Arena? Tout ça n'était pas logique. Ces lieux n'avaient jamais existé, et n'étaient répertioré sur aucune carte. Kira le savait, car il avait longtemps étudié la géographie avec son grand-père. Ces gens parlaient de l'inscrire à Illusia, car même si il avait le profil d'un excellent guerrier son atout restait le pouvoir qu'il détenait. Comme si il en avait un! Les regards furibonds des hommes en noirs lancèrent des éclairs sur Kira, presque réellement.
Traqueur: Tu te dois de venir avec nous, Sakuya! Tu as été séléctionné, ne te rends-tu pas compte de la chance que tu as de pouvoir enfin t'échapper de cet ignoble cité où les rats grouillent à chaque coin de rue?
Kira: J'aime bien les rats, moi.
Les plumes de ses ailes étaient hérissées, prouvant son irritation et sa frustration. Pas un seul de ses coups n'était parvenu à ne serait-ce qu'éffleurer le pan d'un manteau d'un des hommes. Il souligna sa réplique d'un sourire mauvais, prêt à repartir à l'attaque, mais une main se posa sur son épaule. A la couleur dorée de l'épiderme, il reconnut déjà son amie Denn. Elle lui sourit nerveusement, la main qui n'était pas posée sur son épaule triturant sa robe noire.
Denn: Laisse les s'expliquer, non? Au lieu de les cogner en vain... Tu fais assez peur aux gens comme ça, tu vas finir sur le bûcher à ce rythme là. Si ça se trouve, ce n'est pas si mal...
Kira: Non! Je ne veux rien entendre! Il est hors de question que je laisse ma mère dans son état!
Le jeune homme s'en fut vers sa résidence, et personne ne tenta de l'en empêcher, même les Traqueurs. Après avoir claqué la porte plus violement que nécéssaire, il s'en alla au chevet de sa pauvre mère qui se mourrait depuis une semaine. Son temps, il le savait, était compté. Elle ne le reconnaissait même plus, perdue dans un délire épouvantable. Dès qu'il s'approcha d'elle, elle prit peur et sa cacha sous son coussin en toussant à s'en briser les cotes. Kira, prenant la peine de la réconforter en balbutiant toutes les paroles rassurantes qui lui passaient dans la tête, lui apporta à boire et un peu de soupe, puis il se réfugia dans son sanctuaire personnel: sa chambre.
Alors que son horloge murale sonnait minuit trente, l'Ange Déchu sentit une présence dans la pièce. Un souffle saccadé caressa son visage, et il ouvrit de grands yeux. C'était Denn. Elle lui sourit, les joues rouges de honte et d'épuisement car elle avait courru.
Denn: Pardon de t'avoir réveillé, je ne voulais pas.
Kira: Comment es-tu rentrée chez moi?
Denn: J'ai le double de tes clés, tu as oublié?
Il n'avait pas oublié, mais il se souvenait qu'elle ne les avait jamais utilisées. Pourquoi faisait-elle ça? Le visage de son amie s'approcha dangereusement du sien.
Denn: Kira. Vas y, s'il te plait, pour moi... Tu as promis que tu ferais ce que je voudrais pour mon anniversaire, et je ne t'ai rien demandé. Je suis en droit de te réclamer quelque chose maintenant, non? Vas à Illusia. Un grand pouvoir siège en toi... Je le sens!
Kira: Arrêtes ton char, Denn. Je ne vais pas laisser ma mère ici, comme ça.
Denn: Mais elle ne vivra pas plus d'un mois, tu le sais! Pense à ton avenir!
Kira: D'où te viens cette folie? Je n'irais pas, c'est tout!
A sa grande surprise, elle chercha à l'embrasser. Il la repoussa, stupéfait par son comportement, et la balanca hors du lit lorsqu'elle posa ses mains sur son torse avec un peu trop d'ardeur. Elle se releva, les larmes aux yeux, et éclata en sanglot.
Denn: Pourquoi? Pourquoi tu ne veux pas y aller? Tu serais tellement mieux qu'ici! Je t'en supplie, au moins pour la ville! Personne ne t'aime, sauf moi, alors écoute moi!
Sans répondre, Kira la conduit à la sortie et ne prit pas la peine de fermer le vérou: elle n'oserait pas rentrer à nouveau. Et puis, ça n'aurait servi à rien, elle avait les clés...
Le lendemain, après avoir généreusement remplis les poches des médecins de la ville pour être assuré que sa mère serait bien soignée, Kira se rendit aux Traqueurs.
Traqueur: Je suis content que tu aies décidé de venir avec nous, Kira. Je vois que Denn a pleinement remplis son rôle, je suis content d'elle.
Kira: Pardon?
Traqueur: C'est vrai, tu n'es pas censé être au courrant. J'ai vu que c'était une pauvre fille et que vous étiez très amis. Elle ne se serait pas retournée contre toi, mais la perspective d'une fortune nouvelle semblait lui plaire plus que ton amitié.
Kira demanda un moment avant de partir, et ce lui fut accordé. En rageant, il se dirigea vers la petite cabane à l'Est du village qui appartenait à Denn et ses parents. Il savait que ses géniteurs n'étaient pas là, il ne restait donc elle, cloitrée dans son habitacle à compter les pièces d'or. Denn lui accorda un regard appeuré.
Denn: Kira! Comment es-tu entré?
Kira: Moi aussi, j'ai le double de tes clés. Je vois que tu as été généreusement récompensée pour ton acte de bravoure incroyable. Permets-moi de te remercier moi aussi.
Levant la main, il la remercia par une baffe. Puis, emporté par la colère, il se permit de lui en donner d'autres, si bien que son visage marqué de rouge fut bientôt maculé du sang qui coulait de sa bouche et de son nez. Avant de partir, il lui donna un ultime coup de pied dans le ventre. Ses yeux gris vrièrent sur elle un regard sans pitié, et il retourna auprès des Traqueurs.
Arme: Un sabre, le Shiranui. C'est une arme qui ne peut blesser son propriétaire.
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Si jamais, il te venait a l'idée de m'abandonner, crois tu que je succomberai a ma propre perte ?