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Raphaël Nihilz

 
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Raphaël
Officier d'Illusia

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2009
Messages: 221
Date de naissance du personnage: 16/11/1284
Race: Belzeroth
Arme(s): cape
xp: 80 465
Moyenne d'xp: 364,10

MessagePosté le: 09/01/2010    Sujet du message: Raphaël Nihilz Répondre en citant

Parrainé par Lord Silver

Nom: Nihilz

Prénom: Raphaël

Âge: 20 ans


Le physique : L'apparence d'un Belzeroth se résume bien souvent à une simple dualité : une forme humaine et une forme démoniaque. En effet, cette race dispose du don (ou de la malédiction) d'avoir une double forme. Le Belzeroth se présente ainsi des similitudes avec l'espèce des lycans.
Commençons, tout d'abord, par le descriptif du physique humain. Il faut savoir que pour la généralité, les traits sont le plus souvent héréditaires, par conséquent, on remarquera toujours une forte ressemblance entre l'enfant et son géniteur, si cela n'est pas un parfait modèle réduit. Seul la couleur de la chevelure ou encore celle des yeux différera. Un Belzeroth affirmera, à coup sûr, une grande beauté tandis que sa taille restera dans la moyenne humaine. Enfin, leur corpulence ne change jamais (pour le peu qu'ils se nourrissent), quelle que soit la quantité de nourriture ingurgité, mais cela ne se trouve valable uniquement que pour l'ensemble des femelles ; les mâles n'auront qu'une chance sur deux de finir ainsi.

Maintenant passons à l'aspect démoniaque. Jusqu'à sa première mutation, le Belzeroth se montre inconscient de l'existence de cette forme. Une forme au physique variable d'un individu à l'autre. Cependant, faisons simple et intéressons-nous, en particulier à la forme démoniaque de notre cher Raphy. En se transformant Raphaël se voit arborer une chevelure aussi sombre que peuvent l'être les ténèbres. Cette noirceur parvient même à engloutir la totalité de ses yeux ne laissant derrière elle que des prunelles noires. Ne se contentant pas uniquement du visage, l'érèbe se répandra aussi sur ses ongles qui s'allongeront d'eux-même jusqu'à devenir des griffes tranchantes comme un fil de lame de katana. La peau de notre Raphy, quant à elle, se teintera d'un rouge vif apte à rappeler les coulées vermeilles qu'engendreront sa transformation. Cette dernière parviendra même à se durcir au point d'égaler une fine armure, autrement dit, afin le trancher, il faut posséder le désir de le tuer. Loin de s'arrêter là cette forme le changera du tout au tout en termes de force, d'agilité, de sagesse, d'endurance, de magie ou de défense.

Voici une image approximative pour vous faire une idée :



La mentalité : En tant qu'humain, un Belzeroth est psychologiquement instable à partir de l'instant où il connait sa capacité de mutation. Cela peut amener la création d'une double personnalité (schizophrénie). Ils se rapprochent, par ce biais, des Néphilims. En dehors de ce contexte, un Belzeroth se présente comme particulièrement avide de savoir.

La psychologie de la forme démoniaque se résumera, elle, à la bestialité. Tuer pour tuer, détruire pour détruire. Elle n'est donc que pure folie meurtrière, une bête quasiment impossible à contrôler n'ayant qu'une soif d'hémoglobine insatiable. Bien sûre n'allez pas croire, chers lecteurs, que le Belzeroth perd conscience en se transformant, non, loin de là. Afin d'accentuer le sadisme implicite liée à cette espèce, l'humain gardera ses esprits clairs pour assister impuissant aux ravages que causera sa forme démoniaque.

La transformation : Lors de sa toute première transformation, le Belzeroth humain doit éprouver une peur, une crainte ou une volonté de vie d'une extrême intensité. A ce moment précis, la mutation apparaît inévitable et prendra lentement possession de l'être. Cependant, cette expérience ne se montrera que temporaire (quelques minutes tout au plus), mais assez douloureuse. Plus le sentiment prendra de l'ampleur plus le changement se présentera comme long et douloureux. Une fois cette étape passée, le Belzeroth pourra néanmoins de nouveau se transformer par simple volonté et à condition de se remémorer volontairement l'un de ses souvenirs les plus pénibles. Malgré le fait que la mutation soit aisée, son contrôle ainsi de ses contraintes laissent énormément d'obstacles soumettant le Belzeroth à rudes épreuves.

Le contrôle : Ici intervient, ni plus ni moins, la question d'une volonté hors normes. Le mental du Belzeroth sous forme humaine doit absolument être inflexible ; chose difficile pour des personnes devenant instable dès qu'ils prennent conscience de ce qu'ils cachent en eux.
Une alternative reste toujours possible. Il suffit que le Belzeroth arrive à s'habituer à sa forme. Cela signifie qu'il lui faut garder sa forme démoniaque pendant plus d'une heure, mais là encore, la difficulté est de pouvoir l'empêcher de causer des dégâts durant ce laps de temps. L'alternative citée se présente tout de même dangereuse pour cette créature en question, de par les contraintes que la transformation offre.

Contraintes : Disposant d'une forte ressemblance avec la race des démons, les Belzeroth se trouvent, eux aussi, amoindris face à l'or.
Dans un second temps, le passage à la forme démoniaque entraîne une élévation graduelle de la température corporelle. Celle-ci ne cessera de croître jusqu'à devenir insoutenable. Plus le temps passera plus la chaleur interne du Belzeroth augmentera au point de faire bouillir puis évaporer le sang pour, à terme, arriver à la combustion spontanée.

Caractéristiques spéciales : En dehors de son apparence excentrique après sa transformation, de ses griffes affûtées, de sa peau comparable à une faible armure ainsi que de sa chaleur corporelle en constante augmentation, le Belzeroth se voit jouir d'un gène dominant lors de la reproduction ; peu importe la race du partenaire d'un demi-démon car celle-ci se retrouvera condamnée à engendrer des enfants Belzeroths.

Ecole: Illusia

Description Physique:

Beaucoup d'entre vous se demande bien souvent à quoi pourrait bien ressembler un être issu de l'union entre un ange et un démon et des toutes les rencontres que j'ai faites, jusqu'à ce jour, je n'ai retenu que deux idées récurrentes. Certains personnes, lorsqu'on leur évoque cette pensée, s'attendent à voir un hybride d'une laideur jamais connu auparavant tandis que d'autres croient qu'ils rencontreraient un individu d'une beauté sans égale. Pour ma part tous ces préjugés n'ont aucun sens pour moi, ou que j'aille on me traite de monstre, alors il est évident que je ne possède pas de véritable notion de ce que peut être ce que vous appelez avec acharnement "beauté" ou "laideur".
Enfin, j'ai cru comprendre, selon vous et lorsque vous n'avez aucune connaissance de ma véritable nature, que je serais relativement "beau", beaucoup d'entre vous reste ébahis face à ma chevelure dorée et ma peau blanche ainsi que, mais yeux bleus que vous dîtes à la fois "perçants", "pénétrants", "comme si on pouvait y voir le reflet de notre âme" mais pourtant vous semblez aussi y voir quelque chose que vous qualifiez chez vous de "triste". Les traits de mon visage ne vous laissent pas non plus indifférents et vous parlez même de "visage fin".
Vous vous retrouvez aussi nombreux à faire les louanges de ce que vous aimez appeler mon "allure svelte" et de ma taille "respectable" que vous estimez "d'environ 1m70", cependant mes goûts vestimentaires ne vous conviennent pas, vous m'en avez fait souvent la remarque, en effet vous ne vous gênez pas pour me dire que la façon dont je m'habille "nuit à beauté". Au bout de ces deux dernières années j'ai donc choisi de commencer à écouter vos conseil de ce que vous nommé "mode". Le collier en forme de pentacle que je porte en évidence autour de mon cou suffit à vous intriguer.
Personnellement, je trouve qu'il ne vous faut pas grand-chose pour attiser votre curiosité. J'ai eu, moi aussi, un jour, l'occasion de me voir grâce à un miroir et pourtant ce visage dont vous parlez tant et que vous trouvez beau, je n'ai pas l'impression d'y voir "d'émotion". Cependant, après avoir retrouver un de mes frères, au cours de ses deux, j'ai noté l'apparition de certains rictus inhabituels qui m'étaient jusque là inconnus. Dernièrement, une cicatrice allant de mon œil droit jusqu'à mon oreille est apparu suite à l'une de mes missions. J'y ai d'ailleurs perdu mon bras gauche. Heureusement, pour moi les médecin du refuge des contrées des neiges éternelles ont pu me fournir un membre de remplacement ; un membre métallique argenté et froid, composé de plusieurs couche de métaux différents donnant une allure légèrement écaillée ; de plus, aucune sensation ne parvient à mon cerveau lorsque mon bras entre contact avec une quelconque matière. Ce nouveau membre semble plus puissant que l'ancien ; en effet il m'est arrivé, malgré moi de briser des verres ou d'abîmer d'autres objets tien qu'en les serrant un peu dans ma main.
Je dois vous confier une dernière chose sur mon apparence. La découverte de mon autre forme laissa une séquelle sur mon corps, en particulier sur mon œil gauche ; celui-ci est devenu noir seul ma pupille bleu subsiste encore. Depuis ce changement physique, je cache cette anomalie sous une mèche de cheveux.


Description Mental:

Plus jeune j'avais l'habitude de voir la vie en rose, mais cela était bien avant que je quitte de force ma terre natale. J'ai vu et subis tellement d'atrocités au cours de ma vie que je me sens, aujourd'hui, incapable de faire preuve de compassion envers qui que ce soit ni même d'avoir confiance en qui que ce soit. Selon moi aucune race ne vaut mieux qu'une autre et surtout on ne peut accorder aucune pitié à personne ; à quelques rares exceptions près. C'est pourquoi, je suis par nature tout aussi froid que solitaire, cependant, j'ai mes raisons pour me comporter ainsi. Lesquelles me demanderiez-vous, pour tout vous dire je fus si souvent la proie de votre haine et de votre violence que j'arrive à déceler en vous l'hostilité que vous pourriez avoir à l'égard d'une personne. De ces traumatismes vécus survient parfois en moi une folie me rendant totalement incontrôlable et imprévisible.
Toutes ces années que j'ai vécu m'ont permis d'acquérir un sang-froid extraordinaire, quelle que soit la situation je reste maître de mes émotions au point que je n'en laisse pas paraître sur mon visage. Cet aspect calme de ma personnalité me rend souvent sujet à la réflexion ou me fait plonger dans mes pensées. Dès lors, inconsciemment, j'ai pour habitude, durant ces instants, de jouer avec l'une de mes mèches.
Passons maintenant à un côté effrayant de ma personnalité, récemment je me suis rendu compte que je faisais preuve d'un sadisme peu commun, cela vient probablement de mon côté démoniaque, oui, je prends assez de plaisir à torturer mes opposants aussi bien psychologiquement que physiquement. De plus, si je dois tuer, j'exécuterai cette tâche sans sourciller.
Enfin, terminons sur une chose à propos de mon comportement que je qualifierais d'étrange. En effet, je fais toujours preuve de respect et de politesse envers mes paires, bien que cela soit en totale contradiction avec mes pensées.
Encore une chose que je me dois de vous confier, lors de mes rares excès de colères, il arrive que ma personnalité devienne plus impulsif en se traduisant par des répliques cinglantes et un comportement penchant sur la violence. Les personnes m'ayant vu dans cet état sont d'accord sur le fait que je suis un vrai "Démon" à cette occasion.

Statistiques :


Forme humaine / Forme démoniaque:

Force : 13/20 (+1) / Force : 21/20 (+8)

Agilité : 17/20 (+2) / Agilité : 18/20 (+1)

Magie : 12/20 (+2) / Magie : 8/20 (-4)

Sagesse : 18/20 / Sagesse : 7/20 (-11)

Endurance : 10/20 / Endurance : 16/20 (+6)

Magie:

En entrant à Illusia les Traqueurs m'informèrent que l'intérêt qu'on me portait venait en fait de mon pouvoir. Rien, jusqu'à maintenant, me faisait croire ou penser que j'étais spécial. Et pourtant, le fait que je puisse augmenter ou diminuer la puissance d'un sentiment ressentit par quelqu'un fut considéré comme tel. Enfin, puisque c'est le cas, je crois que des explications s'imposent. Je peux donc, en effet, augmenter ou bien diminuer un sentiment ressentit par une personne ; l'augmenter au point qu'il soit une "surcharge" pour la personne visée ou le diminuer au point de le rendre inexistant. Cela peut paraître impressionnant à ce que j'ai cru comprendre, mais cela reste néanmoins très contraignant. Effectivement, je ne peux user de mon pouvoir que sur un seul sentiment éprouvé par une seule personne, ma capacité n'affecte donc pas les groupes, elle est à caractère individuel. De plus, pour que cette technique fasse effet je dois obligatoirement voir ma cible et surtout que cette dernière croise mon regard. Le nombre d'utilisation que je peux en faire reste bien limité. Approfondissons ce dernier point, voulez-vous ? Durant ces deux dernières années, j'ai pu me familiariser un peu plus avec mon don. Je suis, aujourd'hui, capable de faire usage de ma capacité sur cinq personnes différentes, par jour, à condition que celle-ci soit plus faible que moi (HRP : le pouvoir fonctionne sur des personnes ayant un niveau et/ou des statistiques en magie inférieur à Raphaël) ; en revanche si je me retrouve face à une cible plus forte, je ne pourrais n'en user qu'une seule fois. Si je viens à en faire un usage abusif, c'est-à-dire à dépasser la limite d'utilisation citée auparavant, il y aurait de grands risques que je perde, au hasard, l'un de mes sens durant une période plus ou moins longue.

Histoire :

" - A ce qu'on dit, quand on se rapproche de la mort, toute notre vie défile devant nos yeux. Je me demande bien ce que tu vois en ce moment."

A mes oreilles, ces mots furent à peine audibles. La seule chose que je sentais encore fut la douleur, le sang coulait de mes blessures tandis que ce démon, mon père, ne cessait d'admirer allègrement son œuvre. Il me tourna le dos m'abandonnant à mon sort qui ne faisait plus aucun doute. Je vais surement mourir. D'ailleurs, comme preuve de cette évidence, les images de mon passé commençaient à défiler dans ma tête. J'étais sur le point de revivre les événements qui marquèrent les 18 ans de ma vie...

Ma vie commença dans un nid d'amour, un véritable paradis, enfin quoi de plus normal quand votre mère est un ange et que vous vivez dans un petit village autant reculé que peu connu, uniquement peuplé de personne comme elle. Oui, je naquis parmi des êtres d'une pureté sans pareil. Il neigeait souvent là-bas, j'adorais cela. En ces temps, chaque jour qui suivait le précédent était plus merveilleux que l'autre. Tous les jours, je côtoyais la joie, le bonheur et l'amour de mes confrères. Ma mère, Sélène, une femme dont la beauté ne connaissait que pour égale sa douceur ainsi que sa gentillesse, on ne pouvait trouver aucun ange aussi respectable qu'elle en dehors son époux, l'ange Malik, qui durant ma prime jeunesse se faisait aisément passer pour mon père. Enfin, je ne m'attarderai pas là-dessus. Il arriva, un jour où certains anges me regardaient assez étrangement. Maman m'appris, qu'à partir de l'âge de cinq ans, les jeunes anges devenaient capables de sortir leurs ailes pourtant malgré mes sept ans révolus, je ne fus pas disposé à cette prouesse ; avais-je du retard par rapport à mes paires ? C'est ce que je croyais, c'est ce que tous pensait. Pendant plusieurs jours, Papa, comme j'aimais appeler Malik à l'époque, me prit en charge afin de m'aider à déployer mes ailes. Ce fut-là une erreur qui transforma le cour de ma si merveilleuse vie à jamais. Un beau matin je partis m'exercer seul et à ma grande surprise, je réussis, ce matin-là, à atteindre mon but. Bien qu'assez spécial comparaient aux autres, je trouvais mes ailes magnifiques même si les sortirent m'avait causé de grandes douleurs.
Ce matin-là j'accourus fou de joie jusqu'à chez moi, ce matin-là j'ouvris dans un grand fracas la porte de ma maison, ce matin-là je ne pouvais pas imaginer que ce serait la dernière fois que j'arborais un sourire qui exprimait ma joie...

"- Qu'est-ce que c'est que ça ! S'emporta Malik en me dévisageant ;

- Non, non, ce n'est pas possible ! Dit Sélène dont le visage affichait clairement le dégoût ;

- Depuis tout ce temps, tu étais en fait le fils de ce maudit violeur, un bâtard de la pire espèce et cette catin qui t'as servi de mère t'as porté, mis au monde et élevé à l'insu de tous ! S'énerva Malik qui s'approchait de moi."

Je ne comprenais pas le sens de ces mots, ni pourquoi il affichait un air aussi colérique que dégoutté. Après avoir haussé le ton, Papa leva sa main puis l'abattit sur moi. Je me retrouvai vite projeté contre l'un des murs de la maison. Je sentis comme un liquide coulait de mes lèvres, instinctivement, je passai ma main pour essuyer ce liquide de couleur rougeâtre qui m'était inconnu. Le coup de Papa m'avait sonné si bien que je ne le vis pas s'approcher de nouveau uniquement dans le but de renouveler son visa ; peu de temps s'écoula avant que Maman se décide à se joindre à Papa. Je ressentais une sensation jamais connu auparavant mais celle-ci était désagréable, de mes rires habituels je venais de passer au cris, je voulais que ça s'arrête mais rien n'y faisait. Des larmes commencèrent à ruisseler le long de mes joues pourtant je n'étais ni heureux ni remplis d'une joie incommensurable, alors pourquoi pleurai-je ?...

J'ouvris les yeux, je constatai que j'avais perdu connaissance ou bien que je venais de me réveiller du plus horrible de mes cauchemars, mon corps endolorit me fit comprendre que l'alternative du rêve semblait invalide. Le contact avec le sol gelé et rocailleux me fit prendre conscience qu'on me traînait de la même façon que l'on traîne négligemment un sac de déchets, cela ne dura que peu de temps, mon "porteur" se stoppa.

"- Tu es réveillé ? Questionna la voix de Malik ; C'est une bonne chose, tu pourras admirer au mieux ton bannissement du village comme cela. Quant à ta catin de mère, elle perdra ses ailes pour avoir engendré un monstre comme toi. Adieu, monstre."

Avec la même force dont il usa pour me frappa plus tôt il me jeta du haut de je ne sais où, j'entamai alors une descente qui mettrait probablement fin à mes jours heureux.

Ma chute connue plusieurs rebonds sur des rochers mal placés puis s'arrêta brusquement à la suite d'un temps dont j'avais perdu la notion, mon corps se fracassa lourdement au sol, je n'y fis point attention. Certains de mes os furent réduis à l'état de miettes, je n'y fis pas attention. Une douleur physique s'empara de tout mon corps, je n'y fis pas attention. Certes, je souffrais, mais cela n'avait rien à voir avec l'état de mon corps. Ce fut comme si quelque chose venait de se briser en moi. Ils m'avaient appelé "monstre" ; dans leurs regards j'avais pu entrevoir toute la haine éprouvé envers moi. Je ne comprenais toujours pas. Je restai là, gisant sur le sol, les yeux dans le vide, un vide que je ressentais aussi en moi au fur et à mesure que des flocons de neige venaient peu à peu m'enterrer.

"-Hé ! Petit. Oh ! Répond-moi ! Tu vas bien ? Les gars venez m'aider !"

Cette voie .. des secours ? Ma pensée s'affirma lorsque je sentis qu'on me déplaçait. Cependant, cette aide se présenta implicitement, par la suite, comme le début d'un enchaînement de calvaires. Je me retrouvais bien vite comme un véritable phénomène de foire, l'attraction principale de saltimbanques ambulants qui mettaient à profit l'exhibition de mes ailes que je n'arrivais pas encore à rétracter. Puis quand la troupe se dissout, je fus une vulgaire marchandise qui passa de mains en mains. Durant près d'un an, je connus les "joies" que pouvait procurer le fait d'être un animal domestique, un objet de décoration, un esclave, un instrument d'échange, un objet sexuel ou un simple punching-ball vivant selon le bon plaisir de mes multiples propriétaires. Aujourd'hui encore ne faisait pas exception. J'étais en route, à l'intérieur d'une cage, pour le domicile de mon nouveau "maître". On me permit uniquement que de prendre connaissance de son nom : Hukron, ce qu'il allait faire de moi était passé sous silence.

Arrivé à sa demeure, on me laissa dans une des salles, j'attendis donc jusqu'à ce que cet Hukron daigne se présenter. Bientôt, la porte s'ouvrit laissant apparaitre une personne, ou plutôt une bête, de carrure plutôt imposante dont le pelage noir rappelait indéniablement les ténèbres.

"- Le repas est enfin arrivé ; annonça-t-il"

Il se jeta, sans attendre, sur moi. Par réflexe et voyant le danger approcher, je me protégeai de mon bras dans lequel s'enfoncèrent les crocs de la bête m'arrachant au passage un cri de douleur. Après m'avoir broyé l'avant-bras, la créature se releva avec un air dépité.

"- Répugnant, je ne sais pas ce que tu es, mais ta chair est infecte, ce n'est pas celle d'un ange ; Dit cet étrange être. Enfin, je devrais me contenter de cette aile."

Il se précipita, cette fois-ci sur mes ailes que je réussis pour la première fois à rétracter, inconsciemment devant la menace imminente. Furieuse, la bête me frappa et me déchiqueta de ses griffes. Cette torture, cette violence me fit perdre connaissance...

A mon réveille, je me trouvais dans un lit où je me rendis compte que je ne devais plus être chez Hukron. J'étais recouvert de bandages, mais je ne m'en préoccupais pas plus que ça. La porte de la chambre s'ouvrit et je pus voir arrivé un homme à l'apparence normal. Il tenait dans ses mains un plateau sur lequel était disposé de la nourriture dont l'odeur alla narguer mes narines.

"- Oh ! Déjà réveillé ; constata-t-il en s'avançant ; Je suis ravis de voir que tu ailles bien. Tu as eu de la chance que Hukron ne t'a pas occis, il a préféré te balancer hors de son domaine. Nous passions par ici à ce moment et comme tu étais mal en point nous nous sommes permis de te soigner. Ne t'en fais pas, tu peux rester ici le temps que tu veux et si tu n'as nul part où aller nous t'offrirons le gîte."

Il avait posé le plateau qui semblait m'être destiné puis retourna vers la sortie avant de brusquement se stopper en se tapant le front.

"- Oh ! Pardonne mon impolitesse, j'ai oublié de me présenter. Je me nomme Lucian Nihilz, lycan de mon espèce. Et toi qui es-tu ?

- J'aimerais le savoir ; fut ma seule réponse.

- Ce n'est pas très pertinent comme réponse ; reprit Lucian après un instant de silence ; Enfin, je ne te forcerai pas à répondre, tu te confieras quand tu te sentiras prêt mais puis-je au moins connaitre ton nom ?"

Mon nom ? Il y a bien longtemps que l'on ne me l'avait pas demandé. Cette question retentit en moi tel un choc au point où j'en restai sans voie. Ne me voyant pas répondre, le dit lycan sourit me faisant comprendre qu'il attendrait que je veuille bien me confier puis sorti sans rien ajouter. Je me retrouvais alors seul et songeur jouant avec l'une de mes mèches. Cette gentillesse, cette bonté, cette hospitalité, je croyais ne plus jamais en profiter depuis mon exil. Rien, ni dans son regard, ni dans ses paroles, ni même dans sa façon d'être ne laissait penser que cet homme était mal attentionné. Malgré tous, mes expériences passées m'incitèrent à me méfier.

Une fois mon repas terminé, je quittai la pièce et visitai la demeure à la recherche de mon hôte. En peu de temps, j'entrai dans ce qui semblait être un salon dans lequel se trouvait, en compagnie d'une femme, le but de mes recherches. Remarquant ma présence, ils me regardèrent. Je les imitai et nous restâmes ainsi plongés dans ce silence un certain temps.

"- Tu dois être le garçon que mon mari a sauvé ; Dit la femme.

- Je te présente Elendil, mon épouse et aussi une lycan ; Continua Lucian ; J'ai remarqué que ma demande de tout à l'heure t'avait troublé, si je te vois ici est-ce car tu te sens prêt à te confier ?

- Pourquoi ? Répondai-je ; Pourquoi m'avoir recueilli ? Que comptez-vous faire de moi ?

- Nous ne te ferons rien, petit ; annonça la femme ; En soignant tes plaies, j'ai constaté des blessures antérieures à celle d'Hukron. Tu traînes un passé douloureux pour un si jeune enfant. C'est pourquoi nous t'avons pris à notre charge. Personne ne devrait être traité comme tu l'as été.

- Je connais cette souffrance, étant lycan je l'ai subi ; Reprit le Lucian ; Le rejet dont tu as dû être victime. Tu te demandes comment je peux être au courant de ta différence. Eh bien, des informations ont filtré sur une mystérieuse commande d'Hukron. Un être provenant d'une race inconnue. Je peux donc aisément déduire ce qui t'es arrivé."

Ce discours eut un effet auquel je ne m'attendais pas. Des larmes ruisselaient sur mon visage, des larmes qui n'avaient plus coulé depuis bien longtemps, des larmes de joie, la joie d'être compris et traité normalement. Elendil vint me bercer dans ses bras.

"- Raphaël ; disai-je une fois entre deux sanglots ; Mon nom est Raphaël."

Puis j'entamai le long récit de mon histoire ...

Le temps passa et durant deux années, je vécus d'un bonheur que je n'avais plus connu dans ma nouvelle famille. Lucian, mon nouveau père et puissant chef lycan, m'apprit les rudiments du combat, les ruses ainsi que les bases de la stratégie tandis qu' Elendil, ma nouvelle mère, enceinte depuis quelques temps travaillait avec moi à la culture de mon esprit. C'est dans ce contexte que j'acquis force, agilité, savoir, sagesse et endurance. C'est aussi durant cette période que je décidai de porter fièrement le nom de cette famille que je chérissais ; Nihilz. En y repensant, Raphaël Nihilz, ça sonne bien. Ne sachant pas non plus, quelle était ma race j'entrepris d'entretenir un recueil d'information sur elle et de la nommer ; je repris donc le nom d'un personnage d'un conte que j'appréciais particulièrement ; Belzeroth. Je ne pouvais être qu'on ne peut plus fier de la façon dont je me présentais ; Raphaël Nihilz, belzeroth de mon espèce.

Un beau jour, Lucian, affolé, fit irruption dans ma chambre.

"- RAPHAËL ! paniqua-t-il ; TA ... MA ... ELENDIL !

- Quoi ? Que se passe-t-il ? Que lui est-il arrivé ? Demandai-je en donnant l'impression de garder mon calme afin d'apaiser mon père.

- ELENDIL ! ELLE ... UN MÉDECIN ... LE BÉBÉ ..."

Comprenant la situation malgré des explications paniquées et confuses, je bondis hors de ma chambre. Elendil était en train d'accoucher.

"- Je vais chercher un médecin ! Reste auprès d'elle ! Lançai-je à mon père."

Si tôt dis, je m'exécutai et ramenai, dans les plus brèves délai, le médecin du camp de lycan. Lucian nous attendait avec une anxiété qui ne cessait de s’accroître par les cris d'Elendil qui avait déjà perdu les eaux. Ces même hurlements me firent ressentir une légère appréhension sur les événements qui se déroulaient sous mes yeux. Confiant et sur de lui le docteur s'avança en direction de la lycan, étala les différents ustensiles nécessaires à son opération et commença le travaille. Devant un tel spectacle, aussi sanglant qu'assourdissant, je vis Lucian s'évanouir tandis que j'écarquillai les yeux face à ce que je pouvais voir. Après plusieurs heures qui semblèrent interminables et le réveille de mon père, les cris d'Elendil se turent pour laisser place aux pleurs des trois nouveaux nés. Oui, j'ai bien dit trois, vous êtes étonné ? Imaginez donc notre surprise. Le chef lycan était tous ce qu'il pouvait y avoir de plus enjoué, sa compagne malgré son érintement sourit voyant qu'elle venait de perpétuer ce merveilleux miracle de la naissance et quant à moi je fus tout aussi joyeux que mes nouveaux parents, je devenais grand-frère. Il s'agissait là de trois beaux bébés en parfaite santé, un exploit remarquable du médecin que nous avions longuement remercier.

"- Ce n'est rien voyons ; dit-il en toute humilité ; je n'ai fait que mon devoir. Il reste juste à savoir comment vous comptez les appeler ?

- Nous ne nous attendions pas à une tel surprise ; Annonça Lucian ; Nous n'avions prévus qu'un seul nom au départ.

- Et si chacun de nous donnait un nom à l'un de nos enfants ; suggéra Elendil.

- C'est une excellente idées que tu as là, mon amour ; Répliqua son mari en déposant un baiser sur ses lèvres ; Je baptiserai cet enfant Jargo !

- Voyons voir, toi nous t’appellerons, hmmm ... Attila ; lança ma mère à l'attention du triplé qu'elle tenait ; Raphaël, c'est à ton tour.

- Que diriez-vous de Siegfried ; proposai-je"

Le coupla acquiesça, le docteur nota les noms et partit sous une suite de remerciements en continu. Les jours passèrent et notre vie quotidienne depuis peu chamboulée ne s'en retrouvait que plus embellie. Me sentant de plus en plus comme un membre à part entière de la famille et ayant forgé rapidement une sorte de lien profond avec mes frères, je décidai de m'atteler à la frabrication de collier à partir de minerais et de pierres rares et précieuses que j'avais recherché non sans difficulté ou parfois en y mettant le prix. Une fois fini, j'en fis cadeaux à ma famille dans le but de symboliser nos liens ainsi que la solidarité et la loyauté que nous nous vouons. Je remis à Lucian un collier que j'eus sculpté à l'image d'une fleur de lys, Elendil reçut un bijou en forme d'étoile aux branches inégales, j'offris à Jargo un pendentif en croissant de lune argenté, Attila eut une parure qui arborait un épervier, Siegfried acquit de ma part un une chaîne représentant un anneau et quant à moi je m'en étais confectionné un à l'image d'un pentacle. De cette manière, je symbolisais implicitement la force de notre unions à tous. Cependant, ce bonheur ne pouvait être éternelle, le mauvais sort finit par me rattraper...

Je n'oublierai jamais cette nuit-là. Que s'est-t-il passé ? Laissais-moi donc vous conter la nuit durant laquelle on m'enleva du Velm...
Vous vous souvenez que Lucian se présentait comme un puissant chef lycan et pour preuve lui seul faisait obstacle aux rêves tyranniques d'Hukron. Ce soir là, cette vermine mit en oeuvre un plan visant à évincer son rival. Pactisant avec un chef démon relativement puissant, il décida d'attaquer notre camp, ma maison, ma famille. En peu de temps le village fut mis à feu et à sang. Les hommes de Lucian, les plus nobles et fidèles guerriers à ma connaissance, défendirent leur chef vaillamment et mettait plus d'ardeur à protéger les lieux. Mes parents rejoignirent la bataille après m'avoir intimer l'ordre de veiller sur mes frères, âgés de quelques mois seulement. Soudain, j'entendis quelqu'un tentant de forcer la porte. Sans réfléchir, je pris les enfants afin de les cacher, me saisis d'un arme improvisée et me dissimula dans un angle mort de l'entrée qui s'ouvrit sans plus tarder. L'intrus me surpris par son apparence non lycantrhope mais démoniaque. Je le laissai entrer. Discrètement, je me faufilai jusqu'à lui et m’apprêtai à lui briser la nuque quand, derrière moi, un lycan d'Hukron me bondit dessus alertant de ce fait le démon. Le lycan me plaquait au sol et, dans le but d'éviter une morsure de la bête, je parais de mon arme.

"- Qu'avons-nous là ? Un jeunot inexpérimenté ; se moqua le démon.

- Inspecte plutôt ces lieux et tues-y tous les habitants qui s'y cachent, c'est le maison de Lucian ; rétorqua le lycan qui tentait toujours de m’ôter la vie."

Le démon s'exécuta me laissant aux prises avec la créature dont les crocs s'approchaient inexorablement de ma gorge.

"- Regarde-moi dans les yeux, la peur que j'y verrai me procura un immense plaisir ! lâcha le demi-loup."

Je ne sais pas pourquoi mais, j' accédai à sa requête. Le lycan se figea soudain sur place puis hurla, me demanda ce que je lui avais fait, me supplia d'arrêter puis tomba sur le sol, mort. Je restai, un instant abasourdis avant de prendre conscience que mes frères couraient un danger imminent. Je rattrapai le démon qui se trouvait à quelques pas de la cachette et, sans réfléchir, je fonçai sur lui prêt à le frapper de mon arme, dont je ne sentais plus la présence dans ma main malgré que celle-ci s'y trouvait. M'ayant vu venir, mon opposant me désarma facilement pour ensuite me saisir à la gorge puis me soulever du sol.

"- Ce lycan n'était qu'un minable ; Cracha mon adversaire ; permet que je repars son incompétence en te ..."

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase car un demi-loup venait de lui sauter dessus le déchiquetant de part en part. Je le reconnus, c'était Lucian.

"- Raphaël ! Prononça-t-il ; Nous ne pourrons pas les contenir ! Prend-les enfants avec toi et fuyez loin d'ici !

- LUCIAAAAN !! Hurla la voix d'Hukron.

- Nous allons les retenir et couvrir votre fuite. Raphaël, fait bien attention à tes frères et à toi. Et aussi, votre mère et moi vous aimions tous les quatre, nous sommes fier d..."

Hukron venait de jaillir de nulle part emportant mon père dans les décombres de la maison que son assaut avait créé. Quelques secondes plus tard, le rival de Lucian fut projeté, à son tour. Mon père réapparut devant moi.

"- FUYEZ !!!"

Tel un déclic, ce mot me fit rapidement prendre les triplés avec moi. Je fuis sur-le-champ escorter par des hommes de mon père. La fuite était terrible, je voyais peu à peu mes protecteurs mourir en tentant de repousser nos poursuivants qui ne cessaient de revenir en surnombre. Après une longue course, j'atteignis, en compagnie de mes frères, une forêt dans laquelle je n'hésitai pas à m'enfoncer afin d'échapper aux derniers sbires d'Hukron encore sur mes traces. Le calme qui y régnait abordait un aspect effrayant. A n'importe quel moment, le risque de me retrouver face à un demi-loup ou à une créature démoniaque grandissait.

Je pris rapidement une décision, quitte à tomber sur eux, je devais cacher les enfants et tenter d'éliminer moi-même ceux qui me pourchassaient. Je commençai par dissimuler Jargo, à l'intérieur d'un buisson, avant de m'éloigner suffisamment pour déposer Siegfried dans le creux d'un arbre. Il ne me restait plus qu'à trouver un endroit où laisser Attila quand un groupuscule de lycans me surpris. Je me mis à courir, mais cela ne dura guère longtemps et mes ennemis finirent par m'encercler. Je ne disposais plus que d'une seule alternative, résister. Gardant Attila dans mes bras, je me précipitai alors vers un de ces demi-humains et glissai entre ses pattes pour me tenir derrière lui d'où je lui assénai un coup de mes deux pieds à l'arrière d'un de ses genoux. Un craquement, synonyme que sa rotule venait de céder sous l'impact, retentit quand je sentis des bras, venant de derrière moi, me saisirent. Je déployai aussitôt mes ailes ce qui repoussa mon agresseur puis m'envolai au-dessus de la masse de bête. A ce moment, l'une d'entre elles escalada un arbre dans le but avant de bondirent sur moi me forçant une rencontre brutale avec le sol. Je fis de mon mieux pour épargner à Atilla les conséquences de ma chute ; cependant je ne pus empêcher ses pleurs. Cette fois-ci, ils me tenaient à leur merci. Incapable de bouger, je ne n'avais d'autre choix que de contempler ces créatures s'avançant vers moi, probablement afin de nous ôter la vie.

"- Je vois que vous avez enfin mit la main sur ce que je recherchais, ce n'est pas trop tôt ; Dit une voie s'élevant de nulle part."

Suite à ces mots, je vis les lycans autour de moi se fendre en deux sans aucune effusion de sang. Figeai par la surprise et le choc de cette abomination, Je restai immobile. Une personne, tout de noir vêtu et brandissant une rapière, apparut devant moi.

"- Je vous pris, messieurs, de bien vouloir accepter ce "remerciement" pour avoir retrouvé mon fils ; Lança-t-il aux cadavres qui jonchaient le sol ; Bien je vais prendre la marchandise avec moi ainsi que ce bébé. Sur ceux, messieurs, reposez-vous bien, hahaha."

C'est comme cela que finit ma vie paisible au Velm. Cette personne, enfin ce démon ou plutôt mon véritable père me traîna de force chez lui ; un véritable enfer, si je puis me permettre. L'air qu'on y respirait sentait le souffre, la chaleur y était incommodante et probablement dû aux quelques courants de laves qui traversaient l'endroit, enfin les habitations se situées dans un gigantesque réseau de galeries souterraines privées de la lumière du jour. Je fus séparé d'Attila dès mon arrivée. A la demande de mon paternel, un de ses démons usa de ses pouvoirs afin de ralentir mon vieillissement. Dix-huit années passèrent, mais je ne vieillis que de huit ans. J'eus enfin le temps de prendre pleinement connaissance de ma nature moitié démoniaque, moitié angélique ainsi que de l'épouvantable secret de ma conception ; le viol de ma mère par cet enflure qui me servait de père biologique. Ce séjours aux enfers, m'initia à la torture, mais aussi, me forma au meurtre, aux traditions démoniaques et m'apprit à maîtriser le don utilisé inconsciemment contre le lycan qui attaqua mon ancienne demeure. Alastor, cette raclure, c'était mis en tête de faire de moi une arme à sa disposition. Je ne l'entendis pas de cette oreilles, je tentai donc de m'enfuir de ce monde inférieur aux odeurs écœurantes de souffre. Ce fut vint car mon père me rattrapa. Ayant tué plusieurs démons lors de mon évasion, Alastor pris la décision de m'occire de ses mains. Je ne résistai pas longtemps à sa force combinée à son pouvoir et me retrouvai dans un état pitoyable ...

" - A ce qu'on dit, quand on se rapproche de la mort, toute notre vie défile devant yeux. Je me demande bien ce que tu vois en ce moment."

A mes oreilles, ces mots furent à peine audibles. La seule chose que je sentais encore s'était la douleur, le sang coulait de mes blessures tandis que ce démon, mon père en l'occurrence, ne cessait d'admirer allègrement son oeuvre. Il me tourna le dos m'abandonnant à mon sort qui ne faisait plus aucun doute. Je vais surement mourir. Mes yeux se fermèrent, bientôt je n'entendis plus rien.

"Enfin, après tout, n'est-ce pas ce que j'avais souhaité tout ce temps. Quand Malik me bannit, cette idée ne cessait de trotter dans ma tête. Mais alors pourquoi ? Pourquoi, suis-je ... triste ? ... Triste de mourir ici ? Pourquoi ne voulais-je pas mourir ? Lucian, Elendil, Attila, Jargo, Siegfried ... Tiens, voilà que mon esprit divague maintenant, je pense aux seules être qui m'ont vraiment aimé, avec qui j'ai retrouvé un semblant de bonheur. D'ailleurs, vivent-ils encore ? Je n'en suis pas sûr, mais je l'espère. J'aurais tant voulu les revoir avant mon trépas ... Ces gens qui m'aiment et qui voulaient que je continus à vivre pour eux, pour les autres, pour moi. Ils désiraient me voir subsister, certains ce sont même sacrifiés dans ce but. Quand j'y repense, moi aussi j'ai reproduis ce même comportement en tentant de cacher mes frères. Comment réagirai-je si j'apprenais leur mort ? NON ! De la même façon dont j'ai placé l'espoir dans leur survie, mes proches ont aussi placé de l'espoir dans la mienne. Je ne dois pas les décevoir ! Il faut que j'agisse en tant qu'exemple pour ces petits ! Je dois les retrouver et pour cela je dois ... je dois ..."

"- JE DOIS VIVRE !"

Sans trop comprendre ni le comment, ni le pourquoi ; je venais me relever tandis que mes plaies s'arrêtèrent de saigner d'elles même. Alastor se retourna subjuguait par la surprise que ma "résurrection" provoqua. Ne voulant pas gâcher cette seconde chance, je défiai mon père du regard puis dégainai la cape que je portais en guise d'arme.

"- Eh bien, je suis impressionné, fiston ; Lâcha mon père d'un ton glacial ; Une si magnifique volonté de vivre ... Je me ferai un plaisir de la briser."

La fin de sa phrase marqua le début de sa charge dans ma direction. Je levai ma cape me cachant ainsi du regard d'Alastor qui se rapprocher, sa rapière pointait droit sur moi. Je sentis peu de temps après le contact de sa lame contre le tissus, c'est à ce moment que je choisis de lâcher le drap avant d'effectuer un tour sur moi-même afin de me positionner de façon à frapper le démon de mon poing d'une main et de rattraper mon équipement de l'autre. Étonné par un tel subterfuge, Alastor tourna son regard vers moi, sourit de manière sarcastique lorsque le métal pénétra ma chair puis se recula pour éviter mon coup. Posant ma main sur ma plaie, je n'arrivai toujours pas à comprendre pourquoi sa vitesse augmentée quand j'étais sur le point de le frapper. Soudain, je sentis sa présence apparaître derrière moi. Tel un réflexe, je dégainai mes ailes, qu'il se prit en plein torse, à ma grande surprise. Rapidement, je saisis mon outil de combat que je jetai sur lui et qu'il repoussa d'un coup horizontale, j'en profitai alors pour me baisser sous son épée dans le but de l'atteindre par un coup de coude dans les poumons. Mais cette tentative échoua de nouveau et son fer traversa ma cuisse, il la retira ensuite pour m'asséner un crochet de sa main libre qui m'envoya sur le côté. Je me relevai tant bien que mal tandis qu'Alastor marchait vers moi, le sourire aux lèvres. La victoire m'échappé et mon opposant ne le savait que trop bien.
"Ce regard, il me rappel tant de délicieux souvenir, mon petit Raphy ; lâcha mon père; Comme ce jour où ta mère et moi nous nous sommes rencontré ..."
Voilà que ce sale enfoiré chercha à me déstabiliser. Bizarrement cela me laissa de marbre. Après tout ce temps, je ne considère plus réellement Sélène comme ma mère. Je repris donc le cheminement de ma pensé, l'air de rien.
Il fallait que je trouve une explication à ce surplus de vitesse ponctuel. Je me mis à jouer avec une de mes mèches .

"Et si ... c'était plutôt le contraire, d'un côté si quelqu'un accélère à nos yeux, cela veut dire que nous ralentissions pour lui. Est-il capable de faire ralentir les autres ? Non, sinon mes ailes ne l'auraient pas surpris. Maintenant que j'y repense, elles restaient jusqu'à présent dissimuler dans mon dos à l'abri des regards. Alors, peut-être qu'il ne peut ralentir uniquement ce qu'il voit. Après tout, je devais bien tenir quelque chose de mon père même si cela est une variante."

Je retirai ma chemise puis me ruai sur mon adversaire contre lequel je lançai mon vêtement au niveau de son visage qu'il repoussa comme il avait repoussé ma cape. Cependant, je profitai de son angle mort créé afin de prendre pour envol, récupérai ma chemise virevoltant au ralentit pour enfin recouvrir le visage et surtout les yeux d'Alastor du tissu que je tenais fermement. Je donnai ensuite un coup de pied dans le poignet armé de mon ennemis qui lâcha la lame qu'il brandissait. Je la récupérai aussitôt et pourfendis le cœur de mon père avant de remonter l'épée jusqu'à sa tête. Le démon s'écroula mort tandis que moi je m'effondrai exténué par cet affrontement ...

Je pus finalement trouver une sortie à cet enfer. Il ne se révélait plus qu'un seul objectif en moi ; retrouver ma famille. Durant des mois, je parcourus le Velm sans résultats concret. Tout avait changé depuis mon départ. Après tout, dix-huit ans s'étaient écoulés pour le Velm que j'avais connus. Le temps passa jusqu'à ce qu'un homme vint se présenter à moi.

"- J'ai ouïe dire que vous recherchiez certaines personnes, M. Nihilz ; M'adressa l'inconnu ; Des lycans, si je ne m'abuse.

- En effet, mais comment êtes-vous au courant de cela ? l'interrogeai-je

- Nous les Traqueurs disposons de nombreuses sources d'informations, mais cela n'est en rien la raison de ma venue. On m'a intimé l'ordre de vous ramener à Illusia de ...

- J'accepterai de vous rejoindre sans discuter, mais permettez-moi d'abord de retrouver ma famille.

- Ce collier autour de votre cou ; dit le Traqueur en montrant mon pendentif ; Il me semble en avoir vu un similaire sur l'un des élèves.

- Comment ? Conduisez-moi à lui, s'il vous plaît !"

Même si cet homme me mentait, je possédais désormais une piste si improbable soit-elle. Je partis sans plus tarder à Illusia ...

Arme(s) utilisée(s) et l'armure qu'il/elle porte : Mon style d'arme reste assez particulier car je me bats exclusivement avec une cape. En ce qui concerne l'armure je n'en porte point. Que j'en porte ou non je mourais bien un jour de toute façon.
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Dernière édition par Raphaël le 17/07/2018; édité 12 fois
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MessagePosté le: 09/01/2010    Sujet du message: Publicité

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Katy
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MessagePosté le: 10/01/2010    Sujet du message: Raphaël Nihilz Répondre en citant

Enfin ta fiche :P! Depuis le moment qu'on l'attendait!

Bon, bon~ Pour la description de la race, j'aimerais que tu ajoutes que les Belzeroth craignent l'or autant que les Démons :P.
Aussi, pour la description physique, les Démons possèdent une apparence tout à fait semblable à celle des Humains, il n'y a donc pas la coloration rouge et autres détails évoqués ^^ (sauf les ailes).

Le pouvoir fait penser à celui d'Ethan Brake, mais ce n'est pas tout à fait le même, donc je ne pense pas que cela pose problème ^^

Pour l'Histoire, le Paradis, qui est le royaume de Dieu, auteur de la Malédiction du Velm (puisqu'il est le maître des Monstres du Néant), est, tu t'en doutes, un endroit inaccessible aux habitants du Velm qu'il méprise. On nait donc sur les terres ou les mers du Velm, et nulle part ailleurs :P Après, si tu veux citer le Paradis en métaphore ou comparaison, libre à toi, mais je crois que ce n'était pas le cas ici ^^. Les Enfers sont eux aussi inaccessibles, réservés aux habitants de la Terre, qui est un monde à part (il existe à peu près un équivalent au Velm, mais il a été détruit au cours de la dernière Quête Historique (voir "La Prison du Feu")
Aussi, la douleur se fait aussi ressentir lorsque l'on sort ses ailes, contrairement à ce que les Anges de ton histoire prétendent (ça déchire la peau :p).

Voilà, pour le reste, c'était une histoire très sombre et agréable à lire :P Bonne chance pour les Edits ^^!

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MessagePosté le: 10/01/2010    Sujet du message: Raphaël Nihilz Répondre en citant

Je vous remercie du temps que vous avez consacré à la lecture de cette très longue fiche.

Je vais maintenant m'atteler à la correction des ces quelques imperfections de ma fiche que je vous retournerai d'ici peu^^.

A bientôt.
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MessagePosté le: 10/01/2010    Sujet du message: Raphaël Nihilz Répondre en citant

Voici ma fiche corrigée.

Etant conscient de la longueur de mon histoire ^^, j'ai pris la liberté de coloriser les modifications afin de facilité votre relecture =) .

Je vous laisse maintenant seul juge de ma fiche =)
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Katy
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MessagePosté le: 11/01/2010    Sujet du message: Raphaël Nihilz Répondre en citant

Il n'y a plus aucun souci :P Et merci, c'était pratique, le texte en couleur ^^

VALIDE
Tu peux à présent en Réception pour réclamer ta chambre. Si tu le désires, tu pourras ensuite:
-Faire une "Demande de RP"
-Faire une "Mini-Quête"
(liens dans le message d'en-tête)

Bon RP :3

Katy
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MessagePosté le: 11/05/2018    Sujet du message: Raphaël Nihilz Répondre en citant

Salut Raph', rien à redire à ta fiche qui est très bien mais je trouve qu'on pourrait clarifier ton pouvoir.
Citation:
. De plus, pour que cette technique fasse effet je dois obligatoirement voir ma cible et surtout que cette dernière croise mon regard. Le nombre d'utilisation que je peux en faire reste bien limité, car si je viens à en faire un usage abusif (à partir de combien c'est abusif ?) il y aurait de grands risques que je devienne alors la cible de mon propre pouvoir. Par ailleurs, un recours à long terme (peut-être préciser aussi ce que tu entends par long terme) de cette capacité m'infligerait momentanément la perte, au hasard, d'un de mes sens.

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MessagePosté le: 20/08/2018    Sujet du message: Raphaël Nihilz

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