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Vost Odium [Terminée]

 
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Auteur Message
Vost
Officier d'Arena

Hors ligne

Inscrit le: 10 Aoû 2010
Messages: 124
Date de naissance du personnage: 03/02/1283
Race: Démon
Arme(s): Zanbato
xp: 80 570
Moyenne d'xp: 649,76

MessagePosté le: 11/08/2010    Sujet du message: Vost Odium [Terminée] Répondre en citant

Le cœur à droite

Identité

Nom :
Odium
Prénom :
Vost
Age :
Vingt-deux ans
École :
Arena
Race :
Les Démons qu'ont créé les Gardiens ne sont pas des êtres velus avec des cornes et une queue en forme de pic... contrairement à certains démons (monstres). Les Démons ne se nourrissent pas de la chair des autres Races, mais d'aliments "normaux" et des cauchemars.

Capacités supplémentaires: peuvent pénétrer dans les rêves pour se nourrir et se régénérer et voler grâce à des ailes de dragons rétractiles.

A savoir: Les Démons font parties des dernières races apparues. Peu nombreux et pourtant omniprésent, ils vivent tranquillement dans les villes ou les villages sans se faire remarquer, ou uniquement dans les rêves. Leur couper les ailes les tues, mais ne les transforme pas en monstres. L'or est un métal qui dévore leurs âmes.


Description physique

Vost, bien que d’apparence humaine, pétrifie d’horreur la plupart des êtres. Il n’est pas spécialement imposant, quoiqu’un peu plus grand que la moyenne, mais de ses yeux rouges émanent une haine infinie qui cloue n’importe qui sur place. Son regard inspire la peur à des kilomètres. Son visage d’un teint presque gris, bien que plutôt beau, ne fait qu’ajouter à son effroi, sans oublier ses cheveux mi-longs d'un blanc terne qui lui donnent un air de revenant (voir mon avatar).

L'albinos aime cacher son corps sous de longs et larges vêtements. D'ailleurs s'il ne faisait pas si peur, certaines personnes aux goûts spéciaux pourraient sûrement lui trouver beaucoup de classe, autant dans sa stature que dans son style vestimentaire. J'entends par là que son air désinvolte et négligé peut avoir beaucoup de charme. Au niveau de sa tenue il ne se sépare jamais de son long manteau noir et de son vieux plastron de cuir noir. Sans doute pour dissimuler les cicatrices d'un passé douloureux, comme celle qui trône fièrement sur la gauche de sa poitrine ou encore ses ailes; ses ailes qui lui rappellent sans cesse ce qu'il est, un Démon.

Pour conclure, si vous aimez les choses qui brillent, les papillons, la vie, si vous avez tendance à être effrayé facilement, le premier réflexe que vous aurez en le croisant sera de changer de trottoir. Par contre si vous préférez tout ce qui est sombre, mystérieux, déjanté ou que vous êtes vous même animé par la haine, il se peut qu'il attire votre regard et éveille votre curiosité.

Description mentale

On ne peut pas lui enlever, il est intelligent et cultivé. Le peu d’éducation qu’il a reçu de ses parents mêlé à son goût pour la lecture et à son expérience de vie en ont fait un jeune homme brillant. Il est d’ailleurs capable d’analyser une situation avec rapidité afin d’envisager les meilleures solutions. Ayant grandi dans des bars musicaux, il a appris à apprécier les Jazz bands ou encore les groupes de la nouvelle vague métal. En fait, il peut s’avérer très intéressant, si vous passez au dessus des aprioris et que vous ne l’énervez pas.

En effet son côté colérique l’empêche d’être sociable, il parait plutôt froid. Son passé a transformé son cœur en pierre. Aimer ne fait plus partie de son vocabulaire, il n’a confiance en personne. Ainsi il ne s’avère pas très accueillant, toujours sur la défensive, la solitude est même son seul ami. Comme si ce n’était pas suffisant, les Démons sont en général mal vus. De ce fait il n’aime pas vraiment les autres races, particulièrement les humains.

Le seul sentiment qu’il éprouve est la haine. Elle entrave ses capacités et l’empêche de réfléchir. Pendant ses périodes de lucidité, il a beau se dire que l’idée d’une vengeance est totalement absurde, il ne peut pas s’empêcher de vouloir le tuer… Celui qui a détruit sa vie… Celui qui l’empêche d’être libre… Comment l’oublier ? Il vaudrait mieux qu’il abandonne, pour qu’il puisse enfin vivre sa vie, une vie normale… Mais c’est impossible.

Le combat est pour lui vital, il lui permet de se défouler, de soulager ses excès de rages. En fait, depuis ce jour fatidique, Il s’est toujours battu. Peu importe où il allait, il se battait. D’ailleurs, c’est paradoxal car sa haine est son principal atout quand il s’agit réduire quelqu’un en pièce. En effet elle lui donne une force impressionnante.

Pour lui la malédiction de l’Eternel ne fait que confirmer que ni la vie ni le Velm ne sont beaux. Être élève à Arena est une corvée pour lui. Sauver des gens n’est pas vraiment sa tasse de thé, il a mieux à faire, mais ce n’est pas comme s'il avait le choix.

Statistiques

Force 17 + 1 (Niveau) +2 (Officier Bersekir) + 5 (Enchantement) /20
Agilité 10/20
Défense 13/20
Sagesse 12 + 2 (Niveau) /20
Endurance 13/20

Le véritable atout de Vost réside dans sa force extraordinaire ; force qui lui permet de manier les armes les plus lourdes et, potentiellement, de s’équiper d’armures massives. Par contre, le reste de ses aptitudes physiques s’avèrent pour le moins passables quand on les compare aux standards d’Arena. Heureusement, il parvient à les compenser grâce à son intelligence, ou plutôt sa capacité d’analyse.

Ses deux premières années à Arena l’ont renforcé, tant sur le plan physique que psychique. En effet, mise à part sa prise de masse musculaire liée à une pratique de l’art de la guerre toujours plus intensive, il a également appris à contenir sa rage, du moins en de rares occasions.

D’où le +1 en force et en sagesse.
. ~ ~*


Histoire

* ~ Vost a vécu une enfance tranquille jusqu’à ses quatre ans, âge auquel Krom, son père, a tué Elia, sa mère, lorsqu’il s’est rendu compte que celle-ci appartenait à la race des Démons. Le bougre a tenté de faire de même avec son fils mais ce-dernier fut prémuni d’un coup fatal au cœur grâce à son situs inversus.

* ~ Une fois son paternel derrière les barreaux, l’albinos a intégré un orphelinat. Rejeté par ses « semblables » à cause de sa race et son parent meurtrier, il s’est renfermé sur lui-même. Peu à peu sa tristesse s’est muée en rage. Il répondait alors à chaque provocation par des crises de colère accompagnées d’une violence extrême. Son seul réconfort, il l’a trouvé dans les livres.

* ~ Après l’orphelinat, il a continué à se battre dans les bars contre des lascars franchement plus âgés que lui (au passage il a développé son goût prononcé pour la musique). La force et son goût pour la baston l’ont très vite entraîné vers les combats clandestins. Quand il a commencé à se débrouiller et à gagner en notoriété, un Traqueur est venu le cueillir.

* ~ Il a passé deux ans à Arena, au cours desquels il s’est épris de Katy et fait pote avec Faram. Pour l’instant il se fait à sa nouvelle situation sans trop d’aigreur. Cependant le retour de Renji risque de changer les choses !
. ~ ~*


* ~ Préambule.~ *

* ~ Krom, le père de Vost, était un humain forcené, une bête de travail, si bien qu’on ne le voyait que très peu chez lui. Mais grâce à cela il pouvait fournir un très bon confort de vie à sa famille.

* ~ Il aimait sa femme Elia de tout son cœur et savait qu’il en serait de même pour son enfant. Cependant son instabilité psychologique, due à une enfance douloureuse, n’avait pas disparu. En effet, un Démon avait dévoré les rêves de sa mère jusqu’à ce qu’elle n’ait plus de subconscient. Depuis lors, Krom voue une haine profonde à la gente démoniaque.

* ~ Pour en revenir à sa psychologie, Il n’était pas diagnostiqué comme quelqu’un de dangereux. Il avait tout simplement tendance à s’emporter et à ne plus avoir conscience de ses actes.

* ~ Elia était sans doute la Démone la plus aimante de tout le Velm, mais aussi plus grande cachotière. En effet son mari ne savait rien de sa nature. Son amour et ses longues absences l’empêchaient d’y voir clair. À côté de ça, elle était toujours aux petits soins avec lui quand elle avait la chance de l’avoir à la maison. Elle aimait Krom, ça c’est sûr.

* ~ Déroulement.~ *

* ~ Une nuit sanglante, des monstres du néant en grand nombre, voilà dans quel contexte se fit la naissance de Vost. Ce dernier ne pleurait pas, mais était bien vivant. Il naquit dans le noir, avec un père absent, sans doute ce qui le sauva. En le tenant dans ses bras, Elia comprit tout de suite à quelle race il appartenait, les bourgeons d’ailes sur son dos en disaient long. Elle redoutait ce jour depuis neuf mois… Serait-ce un humain ou un démon ? Enfin elle savait, mais son mari lui, ne devait pas savoir. Elle allait encore lui cacher des choses.

* ~ On peut dire que les quatre premières années de Vost furent pour le moins heureuses et de loin les meilleures. Il habitait une maison avec jardin dans une petite ville de la banlieue de la capitale, entre un père souvent absent mais qui le gâtait, et une mère qui lui donnait tout son amour. Que rêver de mieux ? Cependant, il ne se rendait pas compte de sa chance à l’époque.

* ~ Un jour tout bascula. C’était une belle journée, il faisait beau et chaud, le soleil répandait ses rayons créateurs de vie. Elia étendait le linge pendant Krom prenait du bon temps dans le jardin avec son fils.

Vost : Maman ! J’ai trop chaud ! Je veux enlever ma chemise !

Elia : Non mon chéri, tu sais très bien que tu ne peux pas.

Krom : Aller, laisse-le se mettre torse nu ! rétorqua le père

Elia : Tu sais très bien qu’il a la peau fragile, je ne voudrais pas qu’il lui arrive quelque chose !

Krom : Mère poule va ! Vas-y fiston, enlève donc ta chemise!

Elia : NON VOST !

* ~ Il était trop tard, l’enfant avait déjà le dos nu. Un silence de mort s’installa… Personne n’osait bouger… Il fallut attendre un long moment avant le que Krom daigne prendre la parole :

Krom : Je... Je rêve non ?

Elia : Je te promets que je voulais t’en parler depuis longtemps mais je ne savais pas comment...

Krom : Mon fils... Un démon ! Et je ne m'en suis jamais rendu compte! Mon fils, une sale raclure des enfers ! Mais… Mais… Comment? Non… NON ! Ne me dis pas que toi aussi...

Elia : Je t’assure, je voulais te le dire…

Krom : Garce ! Tu me mens depuis le début! Ce n’est … Ce n’est pas mon fils! Et toi tu n’es pas la femme que j’aime ! Tu fais partie de ces créatures abjectes ! Tu m’as spolié, manipulé! Quel était ton but ? Te nourrir de mon esprit et profiter de l’héritage, c’est ça ?!

* ~ Il était en train de bouillir de rage. Il tourna un bon moment en rond, vociférant des insultes à l’égard de sa femme qui se mit à pleurer. Vost ne comprenait rien et ne pouvait que regarder Elia effondrée. Quel spectacle plus horrible peut-il y avoir pour un enfant ? Krom disparut un instant dans la maison et réapparut avec son poignard. Il hurlait que ce n’était pas sa femme, qu’elle l’avait manipulé, qu’elle s’était infiltrée dans ses rêves, qu’elle avait essayé de le tuer, que c’était une créature de l’enfer, qu’elle ne méritait plus de vivre ! La lame blanche vint transpercer le cœur de la pauvre femme à de nombreuses reprises. Vost ne pouvait plus remuer ne serait-ce que le petit doigt. Ses jambes le lâchèrent et le firent tomber à la renverse. En fait il y a sûrement un spectacle plus horrible que de voir sa mère pleurer, celui de voir son père l’assassiner. Elle se laissait pourtant faire, regardant son fils, le visage toujours noyé par les larmes. Ces dernières se mêlèrent bientôt au sang pour former la dernière image que Vost eut d’Elia, et surtout la seule dont il se souvienne. L’enfant vit son père s’approcher. Il pleurait lui aussi lorsque le poignard s’enfonça dans le torse de son fils.

*C’est froid… Très froid…*

* ~ Malheureusement le vacarme provoqué par tout cela avait alerté les voisins qui s’étaient empressés d’appeler la garde. Une fois arrivée sur place, elle put simplement constater le carnage et maitriser Krom. Il était trop tard pour Elia, cependant le petit garçon, bien qu’évanoui, respirait encore. Il fut conduit d’urgence à l’hôpital le plus proche avec sa mère.

* ~ Le réveil fut douloureux. Où était-il ? Que faisait-il ?

Médecin : T'as eu beaucoup de chance mon gars. Si t'avais pas eu le cœur à droite, tu serais mort.

Vost : Où… Où…

Médecin : N’essaie pas de parler. T’es pas en état. En tout cas tu te remets plutôt bien. Tu es hors de danger.

Vost : Maman…

Médecin : Désolé petit... Elle est... Partie. Tu comprends? Non, bien sûr que non... Au moins, ton père est derrière les barreaux...

* ~ Ce n’était pas un rêve, sa mère était bel et bien morte et son père incarcéré. Il était tout seul… Tout seul… Qu’allait-il devenir… Pourquoi l’avait-on sauvé ? Il aurait préféré mourir.

* ~ Pendant son rétablissement, il ne pouvait pas s’empêcher de repenser à ce qui s’était passé. Il pleurait sans cesse. Sa mère agonisant dans le sang et les larmes, son père en meurtrier, il n’arrivait pas à enlever ces images de sa tête. Sa tristesse était infinie. Comme tous les enfants, il avait considéré ses parents comme des dieux, il était né de leur amour… Sans eux, sans cet amour, qu’était-il ? Il n’était rien. Que devenait-il ? Juste l’ombre de lui-même. Son propre père avait essayé de le tuer, c’était bien la preuve qu’il ne méritait pas d’être aimé…

* ~ Il fallait bien que ce jour arrive, le jour où il sortirait de l’hôpital. Un huissier l’attendait pour tenter de lui expliquer avec des mots simples qu’il n’avait droit à aucun héritage car son père était toujours en vie. La seule chose que Vost avait le droit de conserver était une valise avec quelques effets personnels et des vêtements. Pour finir, comme aucun de ses parents ne pouvait assurer son éducation, le pauvre enfant fut envoyé dans un orphelinat.

* ~ L’orphelinat… L’endroit acheva sa désillusion. Tous ces enfants abandonnés, toute cette souffrance. Il se rendait vraiment compte que le Velm n’était pas un monde parfait, au contraire. Au moins il se disait qu’il pourrait trouver des gens ayant eu comme lui une vie difficile, se faire des amis en somme. Au final les seules choses qu’il put recevoir furent le mépris et la crainte :

« Oh r'garde le nouveau! 'Parait qu'c’est un Démon, t’imagines ? Moi il me fout les chocottes !

-C’est clair... Le pire c’est son père! T'sais qu'il a tué sa mère? C’est un psychopathe...

-Sérieux ? Rappelle-moi d'jamais l’approcher. Manquait plus qu'ça, un fils de fou... »


* ~ La solitude devait être son karma. Le seul réconfort qu’il pouvait trouver résidait dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture que fournissait l’orphelinat. Il passait ses journées à essayer de déchiffrer les livres de la bibliothèque si bien qu’à dix ans, il avait déjà une culture hors norme. C’était son seul moyen de s’évader du Velm, d’oublier, l’espace d’un instant, les méandres de sa vie.

* ~ En parallèle de son gout pour la lecture, son désespoir se transformait peu à peu en rancune, rancune envers son père, envers ceux qui le rejetaient. Pourquoi lui ? Qu’avait t-il fait de mal ? Et sa mère, qu’avait-elle fait de mal ? Si ce n’était naître ! Pourquoi cet acharnement… Il en voulait surtout à Krom, après tout, c’était à cause de lui que tout ça était arrivé, à cause de lui qu’elle était morte, à cause de lui qu’il était seul… Sa haine lui donnait une image de jeune garçon turbulent. Il suffisait d’une phrase, d’un mot pour l’énerver. Cela finissait toujours en bagarre, bagarre qu’il remportait à chaque fois, renforçant au fur et à mesure la crainte de ses camarades.

* ~ À partir de quatorze ans, on autorisait les orphelins à sortir seuls. Vost en profitait souvent pour aller à la bibliothèque municipale ou trainer dans un bar où l’on pouvait écouter de nombreux groupes de musique. C’est ainsi qu’il apprit à apprécier le Jazz et certains groupes plutôt hard qui passaient parfois juste avant le couvre feu. Mais un adolescent était mal vu dans ce genre d’endroit, ce qui lui attirait souvent des ennuis. La plupart du temps il rentrait à l’orphelinat couvert de bleus et d’écorchures.

* ~ Un jour il se fit remarqué par un organisateur de combats clandestins qui vint lui promettre quelques sous s’il terrassait quelques uns de ses gars. Se battre était pour lui le seul moyen d’évacuer toute cette rancune qui au fil du temps se transformait en rage. Ni une ni deux il accepta et se retrouva en face de montagnes de muscle. Il essuya de cuisantes défaites mais écrasa aussi un bon nombre de combattants. Il se débrouillait tellement bien pour un gamin qu’on lui proposait des combats armés. Il reçut un nombre incalculables de blessures graves, mais celles qu’il infligeait à ses adversaires étaient bien pires. À seulement dix sept ans, il était connu dans le milieu comme un dur à cuire. Plus il se battait, plus il croyait s’apaiser. Le contraire se produisait.

* ~ Au fil du temps, son renom augmentait pendant que l’orphelinat s’arrachait les cheveux. Cet enfant revenait toujours plein de coups et de bosses, entaillé parfois jusqu’à l’os. Il inspirait une peur panique aux autres orphelins. Ça ne pouvait plus durer. Le directeur prit la décision de l’exclure définitivement de l’établissement. Comme si il n’était pas déjà assez rejeté comme ça, on remuait encore une fois le couteau dans la plaie.

* ~ Après cela, Vost n’avait pas d’autre choix que de se lancer corps et âme dans les combats. L’argent qu’il gagnait lui permettait de manger au moins une fois tous les deux jours et de s’acheter quelques livres. Le jour il s’entrainait, la nuit il lisait. Devenant de plus en plus fort, son expérience du combat n’étant plus à prouver, à dix neuf ans il devint champion de l’arène clandestine de la ville dans laquelle il s’entrainait. Les autres combattants n’étaient pas devenus ses amis pour autant. Ils le regardaient toujours d’un mauvais œil, tandis que pour lui ils n’étaient que des sacs de frappe.

* ~ La haine qu’il éprouvait envers son père était à son paroxysme. Cette fois c’était clair, il voulait le tuer mais il ne le pouvait pas. Cela le rendait fou. Comment tuer quelqu’un qui est au bagne? On ne le laisserait jamais rentrer avec une arme, s’il tentait le moindre geste lors d’une entrevue, un régiment de garde lui sauterait dessus… Mais il fallait qu’il le voie, pour sa santé mentale.

* ~ Le plus dur fut de franchir la porte de la prison. Ce simple geste lui fit remonter ce souvenir douloureux, ces images qu’il voyait toutes les nuits depuis ce jour… Il fallait que ça cesse. Il demanda un détenu du nom d’Odium Krom. Un garde le guida jusqu’à son siège et le pria d’attendre. Il n’eut pas le temps de s’ennuyer, son père se était déjà là devant lui. Il avait pris un sacré coup de vieux. Des rides, ou plutôt des crevasses, recouvraient son visage… Seuls quelques cheveux blancs se tenaient encore sur son crâne… Cependant, il avait toujours le même air, cet air de meurtrier, cet air de fou…

Krom : Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? Pourquoi m’a-t-on dérangé pour cet énergumène !

Vost : Tu ne me reconnais même pas...

* ~ Vost déboutonna le haut de sa chemise pour que le prisonnier puisse bien voir la cicatrice sur son torse.

Krom : C'est pas vrai ! Toi ? Comment j'ai pu rater mon coup? Sale race ! Qu’est ce que tu me veux ?!

Vost : Tu oses poser la question ?!

Krom : C'est pour la catin qui te sert de mère, c'est ça?! Je regrette rien... Si ce n'est d'pas avoir réussi à te crever toi aussi. Ça aurait fait deux raclures de moins dans ce monde de merde...

* ~ C’en était trop, Il se jeta sur Krom et commença à l’étrangler. En deux temps trois mouvements il fut immobilisé et son père reconduit en cellule. On fit comprendre à Vost qu’il ne devait plus jamais revenir ici, et que si quelqu’un le voyait trainer dans le quartier il appellerait la garde.Une fois dans la rue il continuait à bouillir de rage.

* Je le tuerai.*

* ~ Il réfléchissait nuit et jour à un moyen d’arriver à ses fins mais il n’y en avait aucun. On ne le laisserait jamais approcher son père de nouveau. Pour contrôler ses excès de colère, il continuait à se battre clandestinement. À vingt ans, il était cette fois connu dans toute la capitale pour ses prouesses. Avec tout l’argent qu’il avait amassé il put s’acheter sa propre épée, et quelques pièces d’armure.

* ~ Sa vie n’était qu’un combat. Il ne savait faire que ça, cogner. Il n’aimait personne, il cherchait simplement de nouveaux défis. En fait il ne chercha pas longtemps car quelques jours plus tard, un inconnu se présenta dans l’arène, grand et vêtu d’une cape noire.

Elite : C’est vous Vost ?

Vost : Oui.

Elite : J'aimerais vous affronter.

Vost : Hum... Commencez par ces trois gaillards, là-bas.

Elite : Bon, on ne m’en voudra pas si je m’amuse un peu… C’est entendu, qu’ils se ramènent !

* ~ Vost s’assit tranquillement sur un banc pour regarder le spectacle. Quand le premier combat commença il n’en crut pas ses yeux… Son premier combattant était déjà à terre. Il avait à peine vu l’inconnu bouger. Un long silence s’installa.

Elite : Alors ? Suivant ? Vost, vos amis se dégonflent !

Vost : Ce ne sont pas mes amis. Mais soit.

* ~ Il n’avait pas droit à l’erreur, son adversaire était bien plus fort que lui, il le savait. Il fallait régler ça en un coup décisif. Trop tard le nouveau fonçait déjà droit sur lui en brandissant son épée.

*Un coup d’estoc serait trop risqué, vu ma garde il va tenter une taille haute, il faut que je pare à l’aveugle car je n’aurais même pas le temps de voir son attaque.*

* ~ Il avait vu juste. Les deux épées s’entrechoquèrent dans un sifflement des plus désagréables.

Elite : Ah ! Je n’en attendais pas moins de vous ! Vous êtes aussi fort que ce que la rumeur prétend ! Bien, assez bavardé.

* ~ Vost vit le bras libre de son adversaire frémir.

*Il veut m’entamer au pugilat ? Vu sa position et la mienne, il va essayer d’asséner un uppercut au ventre. Un léger pas de côté suffira à l’esquiver, je n’aurais plus qu’à contrattaquer avec un crochet en plein foie.*

* ~ Encore une fois sa prédiction était exacte mais le coup qu’il donna n’ébranla même pas l’inconnu. Soudain il se retrouva par terre le nez en sang.

*Hum la saleté ! Ça c’était du coup de boule! *

Elite : En fait non je me suis trompé. Votre mère ne vous a pas appris qu’il ne faut jamais baisser sa garde ?

* ~ La simple mention de sa mère suffisait à le faire enrager.

Elite : Oh oui pardon j’oubliais, elle est morte, c’est ça ? En même temps, qui se soucie du sort d'un Démon ?

* ~ Vost bondit, envoyant un coup d’épée d’une puissance rarement égalée à son adversaire. Les lames hurlèrent. L’attaque avait été parée d’une seule main.

Elite : Effectivement votre rage vous donne une force impressionnante ! Vous me plaisez ! Oh et désolé pour votre mère, je ne le pensais pas, je vous le promets.

* ~ L’inconnu avait l’air sincère, Vost était perdu.

Vost : Euh… Quoi ?

Elite : Veuillez m’excuser de vous avoir abordé de la sorte, je devais simplement vérifier si les bruits qui courent vous concernant sont vrais. Pouvons-nous parler calmement quelques instants ? Venez, écartons-nous.

* ~ Bientôt les deux combattants allèrent s’isoler, à l’abri des oreilles indiscrètes.

Elite : Je ne me suis pas présenté, je suis Holic, un traqueur de l’école d’Arena. Ce rôle consiste à lutter contre les monstres du néant.

Vost : C’est bien… Vous me voulez quoi ?

Holic : Eh bien je dois vous recruter au sein de notre établissement.

Vost : Ça ne m'intéresse pas.

Holic : Euh vous n’avez pas bien saisi, vous n’avez pas le choix. Soit vous me suivez gentiment, soit je vous amène de force et vous savez très bien que vous ne faites pas le poids contre moi. Allons ne faites pas l’idiot, rassembler vos effets et partons, la route est longue !

Vost : J’ai plus quatre ans. Je vais où bon me semble.

Holic : Ne m’obligez pas à vous amener de force, s’il vous plait…

* ~ Vost resta planté là, tel un roc. Tout à coup, il sentit sa mâchoire se disloquer avant de tomber évanoui à même le sol. Le traqueur n’avait pas eu d’autre choix que de l’assommer. Il porta le jeune garçon sur son épaule, récupéra quelques unes de ses affaires et se mit en route vers cette mystérieuse école.

* ~ 2 ans au sein d'Arena ?~ *

* ~ Depuis la cuisante défaite de l’an 1302, qui avait dessiné d’indélébiles zébrures sur la peau blême du Démon, la sévérité des Élites d’Arena s’était raffermie. Chaque jour, hors travaux ou séjours à l’infirmerie, ils contraignaient les élèves à s’entrainer jusqu’à l’épuisement. De l’aube à la première sonnerie du couvre-feu, pas une heure de répit ne leur était accordée. Par ailleurs, les délais de récupération entre deux missions s’amincissaient de semaine en semaine. Affligé par cet éreintement perpétuel, Morphée s’avérait difficile à embrasser et n’offrait qu’un repos précaire...

* ~ Emprunt à une certaine forme de nostalgie, Vost se remémorait parfois l’impétuosité qui l’habitait deux années auparavant. Non pas que la brutalité qui ruisselaient dans ses veines l'ait quittée, au contraire. Sa formation, parsemée d’harassantes mésaventures, lui avait simplement appris à la canaliser. Un souvenir en particulier venait fréquemment harceler son esprit, celui de son premier cours d’arts martiaux...

* ~ L’albinos enfila des gants rembourrés d’environ une livre chacun, puis glissa son crâne dans un casque de boxe. Devant lui se tenait Katy, vêtue du même appareil. Lors de diverses missions, elle avait déjà informé l’autodidacte du risque induit par ses positions de combat hasardeuses. Ce jour-là, elle comptait bien rectifier le tir. Après un énième sermon, la pugiliste leva sa garde, invitant son adversaire à la suivre. Les premiers coups, plus feints que véritablement portés, furent ponctués d’interjections redondantes telles que « Monte tes mains ! », « Fléchis plus ! », « Écarte tes pieds ! » ou encore la fameuse « Ta garde, bordel ! ».

* ~ Finalement, malgré la différence de niveau qui les séparait, Vost détecta une faille dans la protection de son antagoniste grâce à son habile sens de l’observation. Sautant sur l’occasion, il asséna un violent direct qui vint s’écraser sur le piton de son enseignant. Il espérait ainsi signifier que l’enfilage de perles ne faisait pas partie de ses desseins. Malheureusement, cela n’eut pas l’effet escompté. L’albâtre ne s’en rendait pas compte mais il venait de commettre une terrible erreur. Le grincement émis par les dents la guerrière retentit dans toute la pièce.

* ~ Animée d’une incroyable vivacité, elle incrusta son coude dans la mâchoire du Démon, ce qui le déséquilibra. Saisissant l’opportunité offerte, la combattante se désaxa puis faucha les jambes de son opposant avec fluidité. Sans discontinuer, elle posa un genou sur le torse de son partenaire avant d’armer son poing jusqu’à l’épaule, les babines retroussées. Alors que son élève ramenait instinctivement ses bras vers son visage, elle se ravisa dans un soupire sonore.


« Merde Vost, c’est un entraînement ! On n’est pas là pour se foutre sur la gueule ! T’auras plein d’autres occasions pour ça ! »

* ~ Décontenancé, le perdant ne répondit pas. Pour lui, la notion d’entraînement demeurait vague et se diluait dans celle de combat. Par conséquent, il ne parvint à comprendre les raisons de cet agacement soudain. Outre la démonstration technique dont il avait été témoin, il n’appréhenda que bien plus tard la réelle portée des enseignements de Gabriel.
. ~ ~*


* ~ Katy ne s’était pas trompée à l’époque, les occasions d’en découdre semblaient infinies et impliquaient souvent de se faire recoudre. Toutefois, une nouvelle opportunité se présenta à l’albinos : celle de forger des... Relations sociales ? Oui, même si cela sonnait bizarrement, ce devait être le terme consacré. D’abord, il songea assurément aux liens tissés avec l’humaine susmentionnée. Leur liaison, puisqu’il fallait l’appeler ainsi, arborait une subtilité pour le moins inégale. Pourtant il s’en moquait. Ce qui comptait réellement à ses yeux, c’était l’attention qu’elle lui portait. La Défenseuse n’avait de cesse de le protéger, des créatures du néant et de lui-même. Elle s’enquérait sincèrement de son état, physique comme psychique, ce qui dépassait déjà largement la considération éprouvée à son égard par l’ensemble des habitants du Velm. Plus encore, elle dépensait une énergie folle pour l’extirper de ses tourments à grand renfort de jovialité ou de subterfuges bancals...

« Ah au fait, j’ai recroisé Faram depuis la mission au pays de l’aurore et il m’a dit qu’il aimerait te revoir ! » *Mais bien sûr...* « Ça te dirait une petite virée en ville tous les trois ? »

* ~ ~*

« J’ai une furieuse envie d’écouter du jazz ! » *C’est faux.* « C’était quoi déjà le nom de ce bar dont tu m’avais parlé ? L’Orleans ? On y va ? »

* ~ ~*

« Ça fait longtemps que tu m’as pas fait voler sur ton dos, ça me manque... » *C’est ça ouais...* « Tu m’emmènes ? »
. ~ ~*


* ~ L’ardeur de ses tentatives rendait la jeune femme incroyablement touchante. Sa gentillesse et sa bienveillance rayonnaient, pareilles à des étoiles perchées sur un ciel dépouillé de toute nébulosité. Elle acceptait l’acrimonie du Démon, pardonnait sa maladresse, l’arrachait à ses cauchemars grâce à son étreinte. En retour, il n’avait rien à offrir si ce n’est le reflet réconfortant d’un amant disparu. Même s’il remarquait la tristesse qui s’emparait peu à peu de sa belle suite au décès de bon nombre de ses amis, la consoler paraissait trop éloigné de son spectre de compétences. La seule tâche dont il se savait capable, hormis réduire les Hommes en une bouillie de chair et d’os, c’était cogiter. À ce titre, une interrogation avait germé dans son esprit : qu’adviendrait-il de sa pauvre carcasse si Gabriel venait à s’éteindre ? La peur inhérente à la perte d’un être cher, alors totalement inédite, le taraudait tant qu’il interrogeait parfois sa douce à ce sujet. Cela se soldait immanquablement par des réponses évasives doublées d’une abstruse déprime. Mais après tout, l’absence de clefs pour contrecarrer cette terreur importait peu. Parcourir le sinueux chemin de l’existence aux côtés d’une personne affectueuse, quelle que soit la cause de cet attachement, suffisait amplement. Au fond, bien que son cortex ne parvînt à le concevoir, les abysses insondables du cœur de Vost brûlaient d'amour pour Katy.

* ~ À propos d’accointances inopinées, comment ne pas citer sa rencontre avec Faram ? Elle s’opéra au Pays de l’Aurore, dans un contexte étrange, voire sulfureux. Au début, la simple mention du nom de l’ondin réveillait une douleur acerbe dans l’épaule gauche de l’albâtre. Puis, au gré de leurs entrevues – souvent imposées par la guerrière aux iris verts –, il avait fini par l’apprécier, quoique le sens de ce mot restât assez flou. Au fil temps, les railleries quant à l'attitude risible du bretteur relevèrent plus de la taquinerie que de l’affront. Le duo de lettrés partagea même quelques intéressantes conversations relatives à des créations artistiques, principalement des œuvres musicales. Malheureusement, la brute à l’éloquence tangente terminait systématiquement par botter en touche, faute d’aisance rhétorique. Enfin, ils possédaient un dernier goût commun, certes développé à des fins divergentes : leur soif d’éthanol. Dire qu’ils ne retrouvèrent jamais minables au point de devoir s’entraider pour tenir sur leurs pattes, reviendrait à mentir.

* ~ Les remaniements de chambrées – ainsi que les vives remontrances de l’amazone au buste généreux – l’avaient également forcé à côtoyer Lynn, sa nouvelle colocataire. Malgré l’aspérité de leur confrontation originelle, les deux cas sociaux du dortoir s’étaient, grâce à la ressemblance qui les appariait, rapprochés aussi prestement que des continents à la dérive. Tiédis par une apathie semblable, ils palabraient peu, trop occupés à remuer silencieusement leurs maux. Tantôt ils se criblaient de regards vides dont chacun connaissait parfaitement le sens, tantôt ils s’associaient pour abattre une bouteille de scotch.

* ~ Lorsque Vost ouvrit la porte flanqué du numéro 1, ses prunelles se posèrent sur une silhouette inaccoutumée. La camarade fraîchement débarquée, assise sur sa couche, sondait ardemment le sol de ses impénétrables iris métalliques. De son côté, Katy feuilletait une bande-dessinée vautrée sur sa chaise, les pieds croisés sur le bureau. Délaissant sa lecture, l’humaine jeta au Démon un regard des plus expressifs. Il se souvenait très précisément des réprimandes qu’elle rabâchait sans cesse : « On dit pas bonjour ? », « T’as pas oublié quelque chose ? » et l’inévitable « J’ai pas entendu… ». Dans un léger soupir, il s’approcha de l’inconnue. Parvenu à une distance qu’il jugea respectueuse, il tendit sa pince.

« Bonjour. Vost. »

* ~ Son interlocutrice se contenta de lever la tête. Elle examina un instant ses traits anguleux d’un air détaché, lointain. Soudain, elle se détourna, bondit puis partit en direction du couloir. Animé d’un geste indiquant qu’il avait tout donné, l’albinos haussa les épaules. Gabriel, quant à elle, vida ses poumons dans un ronflement bruyant avant de sauter de son fauteuil pour partir à la poursuite de Lynn. Elle saisit celle-ci par le bras, dégainant d’une voix rude :

« Bon, on va recommencer. »

* ~ L’albâtre peina à savoir si cet élan de familiarité était imputable à une quelconque relation partagée par les deux femmes ou simplement à l’irritabilité. Les deux options semblaient tout aussi envisageables. Sans discontinuer, la Défenseuse traîna l’orthos face à Vost. Les antisociaux se lorgnèrent, planté comme des piquets, jusqu’à qu’elle enchaînât :

« Lynn, je te présente Vost, mon… Un ami. Vost, je te présente Lynn, notre nouvelle coloc’. »

* ~ En dépit de la carrure de la nouvelle arrivante, la poignée de main qui s’en suivit fut musclée.
. ~ ~*


* ~ Dans un autre registre, le Démon avait fait la connaissance d’une plantureuse succube, désireuse de le rudoyer pour des raisons foncièrement obscures. Opale l’avait, tour à tour, houspillé de ses mains, jeté en pâture à des persécuteurs puis s’était délectée de son passage à tabac. Lui qui se croyait mystérieux et complexe, il s’aperçut qu’Arena lui réservait bien des surprises.

* ~ En somme, l’autrefois mal-aimé s’accommodait progressivement de sa nouvelle vie. Non pas qu’elle lui plût ; cependant le désir de mettre fin à ses jours ne s’accrochait plus tel un arapède au rocher érigé dans sa poitrine. Pour la première fois, une certaine cénesthésie l’emplissait, le sentiment de se battre pour survivre et non mourir dignement. L’éducation aux convenances sociales rudimentaires promulguée par Gabriel commençait même à porter ses fruits : l’albinos saluait parfois des quidams qu’il ne connaissait aucunement. Peut-être méritait-il d’être aimé ? Lorsqu’il se trouvait entouré de ses compères, l’oppression exercée par la foule s’amenuisait.

* ~ Cette accalmie allait-elle se révéler pérenne ? Je crains que non.~ *

Arme utilisée et l'armure qu'il porte

La seule arme que Vost possède est une énorme épée large d'environ un mètre cinquante. Elle est inutilisable pour quelqu'un de normalement constitué, mais quand sa rage vient décupler sa force, elle devient son meilleur atout. Pour encore ajouter à son potentiel de destruction, le Démon l’a récemment enchantée.

Son "armure", si on peut vraiment l'appeler ainsi, est faite de bric et de broc. Tout d'abord il possède un plastron de cuir sur lequel vient s'attacher une plaque d'acier. Pour ce qui est des jambes son pantalon en cuir renforcé comportant protège-tibias et genouillères en acier lui convient tout à fait. Ensuite, il n'a qu'une épaulière en acier (la droite) reliée à sa ceinture par deux lanières de cuir. Au niveau des mains, il porte un gantelet renforcé avec de l'acier à droite et un gant plus léger à gauche. Pour se chausser, il a des bottes en cuir très résistantes (Un peu comme des bottes de sécurité) et le meilleur pour la fin, il ne se sépare jamais de son long manteau noir qui commence à partir en lambeau.

Son style de combat se décline quant à lui en deux variantes principales. La première, assez insolite, repose sur le maniement de son zanbatō à une main, la gauche. La droite, ainsi que ses chausses renforcées, lui servent à modifier la trajectoire de ses tranches à des moments impromptus -c’est-à-dire avant d’atteindre le point d’inflexion de la courbe de vitesse- dans le but de désarçonner son adversaire. Bien évidemment, cela ne fonctionne que sur des êtres déstabilisables, donc humanoïdes pour la plupart. Face aux monstres, qu’il ne combattait point avant d’intégrer Arena, il dut s’accommoder d’une technique plus classique mais robuste : tenir son arme à deux mains, pointe dirigée vers l’avant. La portée et la largeur de son instrument lui offrent alors un avantage, offensif comme défensif.

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Dernière édition par Vost le 12/03/2018; édité 36 fois
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MessagePosté le: 11/08/2010    Sujet du message: Publicité

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Katy
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MessagePosté le: 11/08/2010    Sujet du message: Vost Odium [Terminée] Répondre en citant

Bonsoir et bienvenue :D

(Note: pour les pateys, on a eu pire, t'en fais pas XD)
Ta fiche est pas mal ^^! Il y a quelques erreurs qui se baladent mais vu ton niveau en français (qui est très bon) j'en déduis que ce ne sont que des erreurs d'inattention, et non des lacunes. Et ça, personne n'y échappe :d. Relis toi un peu si tu veux, mais il n'y a rien de grave :D

Par contre étant donné le niveau intellectuel de ton personnage, je dirais qu'il mérite bien un 12, même s'il a un côté associable et bourrin, il est quand même très cultivé et stratège (lorsqu'il n'est pas pris dans le feu de l'action).

Voilà, fais cette modif' et, quand ce sera fait, je pourrais te valider.

Si tu as des questions en attendant n'hésite pas ^^

Katy
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MessagePosté le: 11/08/2010    Sujet du message: Vost Odium [Terminée] Répondre en citant

Merci d'avoir répondu si vite!

(Pour les pateys : ça veut dire que je peux étoffer? :P)

J'ai apporté la modification que tu souhaitais au niveau des statiques, j'ai boosté sa sagesse aux dépens de son endurance.
Et effectivement, j'avais laissé quelques fautes; d'inattention comme tu l'avais. J'ai la fâcheuse tendance d'écrire jusqu'à six heures du matin en ce moment, il faudrait peut être que j'arrête... J'en ai corrigé le plus possible, j'espère ne pas en avoir oublié... Oh et puis, quand je relis, je ne peux pas m'empêcher de modifier quelques petits trucs, je suis un grand insatisfait. Donc quelques mots et tournures de phrases ont changé, en mieux j'espère.

Enfin merci encore et je te souhaite du courage pour les présentations à venir!
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MessagePosté le: 11/08/2010    Sujet du message: Vost Odium [Terminée] Répondre en citant

Merci ^^

VALIDE
Tu peux à présent te diriger en Réception où tu pourras réclamer les clés de ta chambre et ton amulette (attention, ne joue pas la Réceptioniste!)
Si tu le désires, tu pourras ensuite:
-Faire une Mini-Quête
-Faire une Demande de RP
(liens dans le message d'en-tête)

Bon jeu à toi :d

Katy
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MessagePosté le: 20/09/2018    Sujet du message: Vost Odium [Terminée]

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