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Les Couloirs

 
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Mr.Event/Vendeur
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MessagePosté le: 13/02/2011    Sujet du message: Les Couloirs Répondre en citant

LES COULOIRS


Votre groupe mené par Kira se dirige vers l'un des deux couloirs étroit qui avait été révélé lors de l'ancien raid. Au bout de celui-ci se trouve une porte métallique grise, sans inscription, étonnamment froid au toucher. Vous unissez vos forces pour l'ouvrir.
Vous remarquerez alors un immense grand corridor parcouru de titanesques conduits qui semblent partir de la Salle du Graal et déboucher vers une sortie que vous ne distinguez pas clairement. Des éclairs parcourent les conduits... serait-ce une espèce de réseau ?


Après un moment de dérive dans le passage, vous débouchez sur de nombreux couloirs déserts... aux premiers abords.



Tirage aux dés:
3+8: 11
Nombre de la mort = BOSS

Alors que vous débutez à peine votre parcours, une entité semble vous avoir repéré et avoir pour dessein de se dresser contre vous. Il s'agit du Masque d'Ashara

Deux personnes se verront d'entrée victime d'un Masque :
Lynael Sloan
Neä Harelly
Libre à vous ensuite d'imaginer qui seront les suivants si vous ne parvenez pas à détruire les Masques avant...

Vous n'êtes pas au bout de vos surprises (ni de vos peines) car à mi-chemin se trouve également un Pilier de la Prosternation.


Bon courage,
Mr.Event.
 

 
Vous devez rythmer votre RP de sorte à terminer l'évent: Dimanche
 
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MessagePosté le: 13/02/2011    Sujet du message: Publicité

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Lynn
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MessagePosté le: 21/05/2018    Sujet du message: Les Couloirs Répondre en citant

    Apparemment lassés d'attendre les derniers retardataires, les Chefs de groupe après une maigre concertation avec les autres Élites présents, décidèrent de mettre les petites troupes en marche...
    L'Orthros s'était risquée à un regard pour son amie aux cheveux blonds et à l'Albinos non muselé. Elle inclina la tête, aucun mot n'était sorti de sa bouche. Elle espérait juste les revoir plus tard, en bon état. Souhaiter bonne chance ? Une mission avec un taux d'échec élevé, certains ne reviendraient pas entiers. Un « bonne chance »... Cela changerait-il vraiment grand chose ? Probablement que non.


    Porte.

    Le fracas métallique résonna dans les couloirs désertiques révélant alors un corridor des plus étranges. Au loin, il était impossible de savoir ce qui se dessinait, ce qui terminait ce tunnel fait d'acier. De nombreux conduits ornementaient de leurs épaisseurs le plafond. S'échappant de ces contenants, une lueur bleuté, verdâtre illuminait les alentours. Quelques éclairs déchiraient ces immenses tubes transparents, s'autorisant parfois un écart lumineux un peu plus puissant, capable d'éblouir le groupe suicidaire dont un membre répondait toujours absent. Il y avait aussi ce vrombissement omniprésent et parfois oppressant en fond sonore.
    Leurs pas cadencés tambourinaient sur les tubes longeant le sol. Ceux-ci étaient juste fait de métal. Certains s'y prenaient parfois les pieds, manquant de déraper mais tous tentaient de rester aux aguets et ce malgré le fait que les lieux ne présentaient aucune présence si ce n'est la leur.

    Quelques murmures s'échappaient des participants, se risquant à faire la conversation, des remarques sur les lieux... L’Élite Illusienne, Neä apparemment était aux côtés du Démon aux cheveux blancs-bleutés. Celle-ci avait une expression passablement farouche. Plus proche d'elle, du moins à quelques mètres derrière, Kira et Irkaal... Malgré son ouïe fine, l'Orthros était incapable de dire s'ils avaient échangé et à quels propos... Une inquiétude commença à la gagner.
    Elle était en tête de groupe en avec l'Elfe Noir. La position d'éclaireur dans des couloirs si dégagés semblait peu utile. Après avoir palabré quelques mots supplémentaires avec Eöl son ancien colocataire et accessoirement l'avoir congratulé de sa récente promotion, Lynael fronça les sourcils. Il lui semblait avoir capté un mouvement, au loin. Furtif, volatile... Mais en l'absence d'une quelconque présence, elle se contenta de visser un regard interrogateur à l'Assassin. Lui se contenta de hausser des épaules. Probablement une brume causée par un tube cassé ou simplement une machination de son esprit.

    Quelque chose, ou plutôt quelqu'un vint lui saisir le poignet. Par pur réflexe, Sloan se retourna vivement, prête à décrocher un coup de poing à l'égard de la créature, mais se ravisa promptement.
    Kira. Il échangea avec Eöl un regard froid et quelques mots ressemblant à un « Je te l'emprunte. » mais sonnant plutôt comme un « Va jouer derrière. » . La moue impassible, elle retint un soupir, regardant l'Ange Déchu avec une certaine lassitude. Ils reprirent la marche.
    Ils leur fallut une centaine de pas dans un silence austère pour que l'un de ne se décide à parler. Ou du moins que tout deux se risquent, en même temps, à l'élaboration hasardeuse d'un semblant de phrase. La Féline qui se contentait de regarder au loin se risqua alors à poser un regard inquiet sur l'Illusien aux cheveux ébènes. Elle n'avait jamais été très éloquente et encore fragilisée par les derniers échanges qu'elle avait eu à son propos, l'effort lui paru insurmontable. Ses bonnes résolutions lui paraissaient aussi solides qu'un château de cartes sous des vents déchaînés. Lynn jeta un coup d’œil à l'arrière, son regard croisant celui d'Eöl, puis celui d'Irkaal.
    Elle inspira profondément.


    « Tu... vas bien ? Je veux dire... Il y a quelques jours, Renji m'a... questionné à ton propos. Enfin... Questionner... Et quand je l'ai revu, il n'a pas apprécié que je demande ce qu'il s'est passé... »

    Sa réponse resta vague, elle sentait son regard la traverser. Mais la Traqueuse avait pressenti quelque chose. Elle se figea dans son mouvement, sa marche. Cela stoppa également la progression du groupe, et les membres lui lancèrent un regard interrogateur, curieux. La Danaïde semblait à la fois agacée et contrariée de voir ses pas rythmés par les décisions d'une Officier qu'elle jugeait probablement néophyte.
    Lynn voulu prendre la parole ; dire qu'il y avait vraiment quelque chose : cette sorte de brume qu'elle avait aperçu plus tôt, la sensation de ne pas être seule, les légères fluctuations dans l'air et ce petit écho battant le rythme sur le vrombissement omniprésent...

    Lorsque l'Orthros se tourna pour prévenir qu'un invité surprise avait décidé de les rejoindre, il était déjà trop tard. Dans une nuée de papillons, une entité se positionna face à Neä qui avait décidé de venir exprimer son mécontentement. Aussi rapidement qu'elle fût apparue, cette même entité ailée fit quelque chose à la Danaïde que la Traqueuse ne put décrire étant donné que l'imposante créature leur tournait le dos, masquant au passage la teneur de ses actions. Les deux Démons (ou demi-Démon) et l'Elfe Noir avaient probablement eu un peu plus de visibilité quant à ce spectacle. Tous avaient dégainé prêts à se ruer sur le monstre ou à s'inquiéter du sort de l'Illusienne. Néanmoins, d'une vivacité fulgurante, l'apparition se volatilisa aussi vite qu'elle était apparue relâchant une fois encore, une flopée de papillons. Alors, à quelques mètres d'elle, Lynael vit l’Élite. Son visage se retrouvait agrémenté d'un étrange masque...
    Kira s'était empressé de s'approcher d'elle, mais avant qu'il ne puisse faire le moindre geste à son égard comme s'intéresser à cet étrange ornement, l'Illusienne fit apparaître quelques lames dans les airs, ciblant hostilement l'Ange Déchu qui était arrivé à son niveau.

    Lynn observait les alentours aux aguets, sa faux dégainée. Neä elle semblait prête à le attaquer à tout moment. Elle semblait marmonner quelque chose. En un battement d'aile, l'entité volante se dessina face à elle. Cherchant par automatisme à croiser le regard de celle-ci, ses iris grisées se perdirent sur la cavité à la lueur dorée. Le monstre ne dégageait pas une aura meurtrière non, mais l'Orthros ressentait une certaine crainte face à celle-ci. Et alors qu'elle se préparait à fendre l'entité, sa vue fut obstruée par quelque chose de doré. La Guerrière eut un mouvement de recul mais la créature et ses masques semblaient être plus rapide qu'elle.
    Les membres de son groupe s'était rapproché de la Danaïde tentant de la calmer. La voix de Lynael s'était étouffée, sa gorge enserrée.


    Poids.

    Quelque chose pesait sur sa peau, ses traits. La Féline, de sa main libre toucha fébrilement ce qui semblait s'être apposé sur son visage : une sensation froide, rigide électrisa ses doigts. Il lui semblait également plus difficile de respirer et sa vision se noircissait au fil des secondes.
    Autour ?
    Un éclair l'aveugla, changeant ce tunnel austère en un flash lumineux. Le vrombissement s'était finalement arrêté laissant s'élever d'abord, des murmures, puis des rires stridents, moqueurs...


    Rêve ?

    Allongée sur le sol, Sloan cligna plusieurs fois des yeux. Les muscles engourdis, et encore patraque, elle se redressa avec lenteur dévisageant les alentours, les personnes présentes d'un air hagard. Était-ce un cauchemar ? Un retour en arrière ? Avait-elle rêvé sa vie, jusque là ? Vie ? À quoi faisait-elle référence...? Les rires, les mots commençaient à lui déchirer les tympans accentuant le sentiment de mal-être déchirant ses entrailles.
    L'entourant, ses frères et sœurs singeaient, la dardant au passage de regard malsain, s'amusant parfois à lui donner des coups de pied. Un de ses frères s'arma de pierre, la ciblant. Les autres continuaient à chantonner des comptines acides à l'égard de cet élément indésirable.
    Après tout, elle n'était pas un membre à part entière de la meute...

    Lassée de se voir malmener sans répliquer, elle se saisit du bout de bois épais avant de se redresser d'un bond. Elle se rua en direction de l'un deux, abattant alors son arme de fortune. Le bougre, assez rapide et passablement surpris de cette attaque commença à rire, évitant parfois de justesse les coups qui lui étaient assénés. Plus fourbe et plus agile, Lynn tentait parfois de lui mettre un coup de pied, ou de lui faire un croche patte. Ce qu'elle aurait réussi à faire si un autre membre de la fratrie ne s'était pas décidé à la saisir par les épaules, tentant de la retenir. Les deux autres frères et sœurs semblaient se délecter de la scène, sans pour autant vouloir y participer. Telle une furie, l'Orthros tentait de se dégager mais se retrouva contrainte de lâcher son morceau de bois sous la pression de son geôlier. Son autre frère, celui qui avait été victime de sa série de coup s'approchait d'elle.
    Voulait-il l'étrangler de ses petits bras menaçant ?

    Profitant de son poids plume et que sa grosse brique de frère la maintenait toujours en l'entourant de ses bras épais, elle souleva ses deux jambes, les plantant alors, avec force, dans le torse de son assaillant. Avec l'élan de celui-ci, la collision du trio les entraîna dans une chute violente. Son frère au haut noir se retrouva les quatre fers en l'air de l'autre côté, marmonnant quelques mots qu'elle ne prit pas la peine d'écouter.
    Sa chute s'étant retrouvée amortie par le corps de son frère qui il y a quelques secondes la retenait, Lynn se dégagea promptement et dans une agile acrobatie, elle se retrouva sur pied. Apparemment encore sonné de par sa chute, celui-ci maugréera quelques mots, se saisissant d'une planche de bois. Il roula sur le côté, dévisageant avec une intensité inconnue l'Orthros et armée d'une légère barre de fer qui traînait dans le coin.
    Celui-ci prononça son prénom d'une façon étrange...

    Les yeux de la Féline balayèrent alors les environs, sans pour autant baisser la garde à l'égard de son ancien geôlier qui se redressait. Le T-shirt noir avait disparu de son champ de vision, probablement pour jouer avec son autre sœur... Ou bien pour fuir les foudres du Père qui allait s'abattre sur la pauvre bâtarde.
    Il s'approchait, furieusement, une planche cloutée à la main. Ses pas résonnèrent dans un écho métallique qui paralysa la Féline qui resserrait la prise sur son arme de fortune. Ses lèvres aux crocs incisifs vociférèrent son prénom avec une telle colère qu'en reculant, Lynael manqua de trébucher.
    D'un geste vif, il tendit la main à son égard. Son regard vrillait la barre de fer qu'elle tenait, avant de se planter dans les yeux gris et terrorisés de la petite Orthros.


    « Donne-moi ça maintenant petite peste et montre-moi ton dos ! »

    Dans une panique croissante, le souffle court, Lynn rabattit son morceau de fer bien plus lourd qu'il n'y paraissait.
    Un projectile vint fendre l'air. Sa sœur s'amusait-elle à se tenter à des lancers de pierre à son égard ? Néanmoins, elle ne semblait pas gêner que leur Père soit au milieu du passage. N'avait-elle pas peur de le blesser accidentellement ? La Féline dévia de justesse une pierre qui lui était adressée. Celle-ci ricocha sur sa barre métallique. Un bruit de fracas se fit entendre. Avaient-elle brisé par mégarde une fenêtre ? Un vase ? Pourtant, autour, il n'y avait rien. Ni bâtisse, ni décoration...
    Ne se laissant pas déconcentrer par des sons aléatoires sans importance et pour dissuader son géniteur de s'approcher ou de retenter une quelconque action, elle continuait à lancer une série de coup dans le vide...
    Le vide ? Plus vraiment. À présent, elle comptait vraiment l'atteindre.
    Une émotion envahissante commençait à la gagner. L'univers pulsait dans une distorsion étrange. Sa terreur se muait lentement en envie de sang, de vengeance, de fureur.
    Après tout, elle était face à son monstre ; ses monstres.

    Dans un feulement agacé, elle se lança dans un assaut avec une rapidité qui lui était étrangère. Elle se sentait plus légère, plus vive. Son arme d'infortune vint plusieurs fois en contact avec l'objet clouté que tenait son père. Là encore, des tintements d'acier s'élevaient dans les airs. Autour, ses frères et sœurs semblaient jouer ensemble, si bien que son attention ne tarda pas à se retrouver uniquement concentrée sur son Bourreau. Les chants de heurt résonnaient et la Féline continuait ses attaques, agrémentant parfois ses assauts métalliques de parades acrobatiques.

    Mais son Père, las de se voir acculé commença à répondre à ses attaques avec une violence croissante. La prise sur son arme se retrouvant affaiblie, la petite Orthros fût contrainte de lâcher son bâton métallique. Alors qu'elle se préparait à en venir aux mains voire aux crocs, elle se retrouva prise aux épaules. Les pattes velues et transformées du Lycan la saisirent d'une poigne qui la paralysa. La lueur meurtrière dans le regard de ce qu'elle avait souvent appelé « Papa »...
    La terreur et la tétanie s’immiscèrent dans ses membres, ses muscles, la laissant impuissante face à la fureur qu'elle allait subir. Allait-il s'amuser, encore, à dessiner d'hideuses marques sur son dos ? À la laisser se vider de son sang pendant qu'il la maintiendrait face contre terre ? Voulait-il l'acculer contre un mur pour mieux l'étrangler ?
    Son poids plume se retrouva entraîné par la force titanesque. Et, alors qu'il continuait de vociférer des menaces à son égard, la Féline se sentit étrange.


    Déchirement.

    Il y avait eu ce son ; cette déchirure, cette sensation sur son côté. Comme dépossédée de son propre corps, Lynn se vit baisser les yeux. Ceux-ci, brouillés et obscurcis aperçurent ce qui ressemblait à une... lame ?
    Lame rougie par une abondante présence d'un chaud liquide.
    La plaie encore obstruée par le métal commençait à picoter. Une sensation de brûlure commençait à se rependre autour de l'auréole rougeâtre grandissante. Dans un raz-de-marré, un goût cuivré inonda sa bouche.
    Derrière, elle sentait un souffle lui chatouiller la nuque. Était-ce une douce brise matinale décidant d'apporter un peu de réconfort dans ce monde de brute ?
    Sa tête se tourna avec une certaine lenteur : son frère.
    Elle l'a toujours su ; ils la haïssait...

    L'Orthros lâcha un feulement noyé sentant que la barre métallique qui ornait son bas côté s'extirpait doucement. La douleur causée lui engourdissait les muscles. Nauséeuse, déconnectée et sentant comme une forte fièvre ainsi qu'une extrême froideur l'envahir, elle fit un pas sur le côté. Son regard troublé par des larmes et par la douleur oscillait entre le Père fou et le Frère qui l'avait poignardé. Les deux se dévisageaient avec une appréhension malsaine, avant qu'un rictus ne commence à déchirer leurs traits déjà terrifiant. Elle leva la main, préparant à griffer à la gorge l'un deux mais cet effort qui lui sembla surhumain la fit vaciller.
    Léchant à présent le sol, elle agrippa aussi solidement qu'elle put la jambe d'un de ses bourreaux avant d'y planter les griffes. Elle voulut également y planter ses petits crocs, à défaut de pouvoir plus de dégâts mais quelque chose l'en empêcha. Sa mâchoire était comme paralysée. Luttant contre la douleur qui sciait son corps tremblant, la Féline tenta de se redresser une dernière fois avant que le rideau ne s'abattent sur ses paupières déjà lourdes.


Désolée Ladislas, je ne voulais pas trop m'avancer pour ton personnage, son positionnement, ses actions...

Après avoir marché de longues minutes dans des discussions plus ou moins futiles, Ashara a fait son apparition.
Elle s’immisce dans le groupe, prenant pour cible Neä qui à l'arrière avec Ladislas, avait décidé de remonter la file pour exprimer son mécontentement quant aux positionnements des élèves dans ce corridor et de l'arrêt inutile causé par le trouble de Lynn.
Masque apposée sur la Danaïde, celle-ci ne tarde pas à faire apparaître des lames astrales autour des membres du groupe trop proche d'elle : Kira qui s'était rapproché et Ladislas qui était précédemment à ses côtés...
Lynn qui avait tenté de les prévenir mais qui alors s'est retrouvée seule à quelques mètres plus loin est alors victime d'un masque. Eöl et Irkaal le remarquent mais prise dans son traumatisme, Lynn se décide à les attaquer car elle croit qu'il s'agit de ses frères.
Elle attaque d'abord Eöl avec sa faux, qui esquive ses attaques parfois difficilement. Alors qu'elle se prépare à le surprendre d'un croche patte, Irkaal intervient et attrape Lynn par derrière. Eöl revient à la charge pour la calmer/tenter de retirer le masque/l’assommer, mais Lynn ne se laisse pas faire et les trois finissent au sol. Lynn se retrouve désarmée de sa faux et est contrainte de prendre sa rapière.
Irkaal encore un peu sonné se relève avant que Kira ne réalise ce qu'il se passe dans son dos. Il tente de la raisonner mais celle ci l'attaque, le prenant pour son père. (Désolée Kira ;))
Lors du mayhem général, Neä lance quelques unes de ces lames pour certainement saigner à blanc les membres du groupe (masqués ou non), Lynn en dévie une et un des masques d'Ashara se retrouve fendu. Ashara voulait certainement prendre le dessus sur quelqu'un d'autre, par exemple... (C'est le passage où je parle de fenêtre brisée/vase cassé)
Et puis Kira, ne voulant pas faire de mal à une Lynn qui en veut à sa petite tête, décide de la repousser en lui tenant les épaules pour tenter de la calmer mais... Poussée un peu trop fort contre Irkaal qui voulait probablement intervenir, elle se retrouve empalée sur l'épée en argent qu'il tenait (ô joie d'être à moitié Lycan!) :D...
Elle tente d'en mordre un mais son geste est empêché par son masque. Pas de petits crocs d'Orthros pour vous, dommage...

Pour l'état de Lynn : Je suis pas sûre que quelqu'un apprécie de se faire joyeusement embrocher une partie du jambon (flanc)... Je vous laisse la main sur mon inventaire : Potion de soin majeure à utiliser sur la blessée quand l'un de vous pourra ;). Elle risque de ne pas être très fraîche pour vous aider ensuite mais on verra ça en temps voulu ;).

Masque d'Ashara restants : Six sur Neuf. (Un brisé. Deux actuellement et toujours apposés : Neä et Lynn.)

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Pilipa
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MessagePosté le: 23/05/2018    Sujet du message: Les Couloirs Répondre en citant

Son âme dans son corps, son corps dans son âme, son âme dans son esprit, puis son esprit dans son âme... La traversée du portail est rude pour la caemélidée qui ne parvient pas malgré l'expérience à s'habituer au transport magique. Elle se réceptionne malgré elle sur sa jambe fragilisée dès la sortie du vortex, trébuchant lamentablement au contact du sol, s'effondrant sur ses quatre membres, une nausée prononcée logée au creux de son ventre qui tente instinctivement de remonter par sa gorge. Maîtrisant péniblement son réflexe vomitif, elle tousse à de nombreuses reprises, tentant de repousser le rôt instinctif qui précède la finale libération gastrique pour parvenir enfin à trouver une relative paix intérieure et se relever, prête à affronter, avec plus ou moins de conviction, le public qui l'attend et qu'on imagine toujours enclin à rire méchamment de ses propres catastrophes.

Et pourtant, la jeune femme en relevant la tête ne découvre aucun élève sensible à sa piètre prestation, et, en fait, ne découvre aucun élève tout simplement. Échouée dans la caverne, cernée par les gigantesques cristaux traversés d'arcs électriques, Pilipa découvre le Temple une nouvelle fois, seule cependant, une terreur soudaine envahissant son âme qu'animent les pires angoisses enfantines convoquées soudainement des tréfonds de la personnalité, rappelées par l'abandon, cette peur viscérale de n'être qu'un unique être fragile et exposé dans un univers froid et hostile. L'abandon est un terme adéquat pour décrire la situation dans laquelle se tient la jeune femme qu'on avait laissée pour compte dans l'impitoyable Temple de la Foudre. Dans l'énorme salle bleutée, elle se retrouve sans possibilité de fuite, confrontée à tous les dangers possibles qu'elle est, elle le sait, incapable d'affronter seule.

Son esprit, animé d'une tension farouche qu'alimente le voltage ambiant du domaine, passe en revue toutes les applications dont elle dispose pour sortir vivante de ce pépin gros comme une noix de coco. En premier lieu, elle ne trouve aucune trace de ses coéquipiers qui, morts ou vifs, témoignerait d'une disparition sanglante ou précipitée. Leur absence soudaine est, elle l'espère malgré elle, volontaire. Ensuite, comme indiqué précédemment, ses chances de ressortir vivante du Temple pourtant déjà maigres s'annulent simplement si elle se retrouve durablement seule, exposée à toute la tyrannie d'un vestige qu'on l'avait prévenu être très probablement destiné à l'unique destruction du Velm. Retrouver ses pairs ne pouvait être une option si elle souhaitait vivre, ou du moins, survivre. Enfin, on lui avait expliqué qu'ils reprendraient leur parcours initial, abandonné non sans conséquences néfastes deux ans plus tôt. Malgré la rancœur toute particulière qu'elle ressent pour ses camarades, elle décide de retrouver le groupe qui lui a été attribuée, et qui, on l'avait prévenu, prendrait la direction du « couloir ».

Mais perdue dans l'immense et étrange grotte, elle peine à solliciter sa mémoire pour rassembler quelque indice capable de la guider dans ce dédale de minéraux dont l'aigue-marine éclaire le relief accidenté sans porter d'ombre sur les parois rocheuses et claires. La sorcière remercie sa précaution particulière qui fut de prévoir et préparer sa descente aux enfers en plongeant ses doigts au sein de sa poitrine pour extraire de ses vêtements un pendentif finement ciselé dont l'aiguille fixée dans un alliage d'or, d'argent, de métal précieux s'agence et se meut sans résistance sur un disque parfaitement enchevêtré au bijou en forme de larme. Tenant le pendentif dans le creux de sa paume, l'illusienne s'émerveille bientôt de voir son souhait exaucé par la boussole qui indique de sa fine flèche la direction qu'elle doit prendre pour trouver le fameux couloir.

Tandis qu'elle arpente avec difficulté la caverne et ses couloirs fait d'énormes gemmes éteintes, elle débouche bientôt sur une petite entré rectangulaire que lui indique sa boussole ésotérique nichée dans sa main. Devant l'ouverture discrète, la caméléon inspire profondément, consciente de quitter l'un des rares lieux passablement inoffensif du Temple. Elle vérifie une dernière fois son équipement entreposé sur elle, fouillant une nouvelle fois sa besace pour y trouver un flacon couleur miel qu'elle s'empresse d'apporter à ses lèvres pour en boire le contenu. Elle ressent, après quelques minutes parcouru dans le tunnel sombre, un apaisement dans son corps à mesure que sa résistance à l'élément électrique se développe. La tension palpable et étrange parcourant ses nerfs tendus par l'ambiance survoltée se décrispe soudain alors qu'elle reprend plus ample conscience de son esprit, de son corps, de son environnement. Au fil de ses pas précautionneux malgré la gêne légère qu'elle éprouve à sa jambe, elle découvre enfin une ouverture qu'elle approche avec lenteur, attentive à toutes formes de danger. Malgré son instinct de caméléon et son désir farouche de se découvrir pour se dérober sous l'apparence des parois, elle refuse de se séparer de son attirail, consciente que la fuite ne pouvait être une porte de sortie dans les Sources.

Un énorme corridor se présente à elle, tunnel impressionnant parcouru dans sa longueur par d'immenses conduits dans lesquelles fluctue une énergie lourde, imposante et luminescente. A la conclusion du couloir, l'illusienne se pose contre le rebord du sol pour sauter le plus bas possible sur l'assemblage de plaques, de poutres, de joints qui constituent la nouvelle surface irrégulière sur laquelle elle doit à présent évoluer. Elle accélère sa progression, malgré son handicap, décidée à retrouver ses coéquipiers qui, elle le craint, ont peut être pris une grande avance sur elle. Déambulant le plus rapidement possible dans le parcours d'obstacles métalliques, elle explore bientôt depuis quelques minutes le long tunnel lorsque, à son poignet, elle ressent une légère chaleur qu'une amulette, enchaînée à sa montre, dégage en même temps qu'une lueur étrangement sombre. Le pendentif, ouvragé dans un métal obscure et brillant, se manifeste en présence de créatures du vide.

Dans une panique franche, elle s'abaisse à couvert pour se cacher du danger, l'adrénaline parcourant son sang, développant ses sens aux aguets d'une créature qu'elle ne distingue pas encore. C'est d'abord son ouïe qui la prévient, alors qu'elle perçoit maintenant, sous le vrombissement sonore des gigantesques conduits transparents, les éclats d'un combat lointain qu'elle peut apercevoir bientôt en sortant courageusement la tête de sa planque. A toute allure, son esprit comprend qu'il s'agit de son escadron en lutte contre les progénitures du divin. Une pression monstrueuse s'empare de son être, alors qu'au bout de quelques secondes, la caméléon prend la décision de rejoindre l'affrontement, une lueur folle dans les yeux. Parcourant avec une vélocité toute mystérieuse les centaines de mètres la séparant du combat, elle découvre pas à pas le théâtre improbable d'un affrontement entre humains.

Le choc arrête sa course, sa motivation flanchant sous l'invraisemblance de la scène. Un instant, l'idée dingue d'un conflit mortel entre élèves questionne sa résolution à suivre leurs pas, avant de s'effacer soudainement lorsqu'elle reconnaît l'un des visages en retrait penché sur un corps qu'elle devine familier. Poussée par l'étrange et puissante empathie que l'on ressent pour certains camarades d'armes, la jeune femme se dirige vers Irkaal, devinant bientôt sous ses poings apposés et compressés un corps en proie à un violent saignement. Plus loin, son regard discerne les autres combattants poursuivis par des lames translucides qu'une intrigante silhouette masquée semble matérialiser. Démente, la demoiselle en proie au délire hurle des propos incompréhensible pousr la caméléon qui ne parvient non plus à discerner son visage, étrangement pâle pour ses yeux éloignés de la scène de conflit.

Elle parvient enfin aux côtés du guerrier qui, la dévisageant à son arrivée, affiche une expression grave et étrangement fêlé, appuyée par un regard qu'elle découvre pour la première fois dans des teintes sous-marines. Une tonne de questions s'agite dans son crâne qu'elle oublie presque instantanément de poser en découvrant l'identité de celle qui jonche le sol. Des mèches cuivrées encadrant un visage angélique, des traits infiniment tristes dans l'inconscience, une cape noire couvrant un corps fin mais solidement bâti, courbé tel un chat endormi, entouré dans son sommeil par un liquide poisseux. L'illusienne parvient difficilement à reconnaître Lynn, la douce mais forte guerrière qu'elle rencontra sur les îles. Aux côtés de sa tête inconsciente, la sorcière découvre des éclats de porcelaine et une potion au contenu vide, certainement versée entre ses lèvres pour soigner la profonde blessure infligée dans son flanc. Lorsqu'elle pose son regard sur la plaie qui se referme à vu d’œil, la caméléon reprend ses esprit en interloquant son camarade.


« Qu'est ce qui s'est passé ? »

Comme rappelé à son devoir par l'habitude protocolaire, l'ancien capitaine dresse rapidement un résumé à la caméléon, perdant sa fluidité cependant à l'explication de l'entaille impromptu dans le bassin de la jeune femme. Homme d'arme pourtant confirmé, le preux Irkaal s'était soustrait à la guerre en rage dans son dos pour s'occuper de la guerrière pour qui son regard devenait touchant malgré le prompte sérieux qu'il tentait de garder dans le chaos ambiant. A droite de la tête endormie, l'illusienne découvre les fameux restes du masque évoqué par l'arénien, qu'une apparition succincte avait apposé sans consentement sur l'orthros.

Un sentiment pénible s'empare de la jeune femme, alors qu'elle contemple Lynn blafarde, arraché de peu à un destin qu'elle savait partager, et qu'ils partageaient tous, d'Arena, d'Illusia, qu'ils soient officiers, élites, ou simples élèves... Chacun combattaient avec ses propres armes, ses propres convictions, ses propres mensonges, ses propres illusions. Mais tous luttaient pour la même raison, pour la même étincelle, universelle, ce même désir si profond, et si pitoyable, qui résonne en chacun des êtres fragiles qu'ils sont. Vivre. Lâchés en proie dans l'arène d'un Dieu délirant, acculés face à la mort, ils taillent, tranchent, frappent, broient, arrachent pour un même destin, pour une même raison qui les dépasse tous, pour un sort qu'il n'ont pas choisi, pour un monde qu'ils portent malgré eux, le poids du Velm tout entier reposant sur leurs maigres épaules.

Un vertige la déstabilise, alors qu'elle se redresse, tremblante, pour contempler le combat, énigmatique. Des élèves qui se battent avec des élèves. Des camarades, des frères d'arme, des compagnons qui se maltraitent, se frappent, se blessent, s’entre tuent. Un serrement lui pince la poitrine. Un fragile chaos s'empare d'elle, qu'un désespoir tranchant brise bientôt pour libérer la tempête. Est ce que ça en valait la peine ? Fallait-il donc forcément souffrir dans ce monde impitoyable ? La rage, le désespoir, le meurtre, la perte... Fallait-il vraiment sauver ce monde qui pouvait se montrer si cruel, si terrible ? Devait-elle vraiment prendre les armes pour conserver cette source intarissable de malheur ? Quelle raison avait-elle de protéger cet univers corrompu ?

Soudain, elle sort de sa stupeur, happé par la réalité, alors qu'elle voit Irkaal se lever, lui adresser un regard franc, convaincu, déterminé et s'avancer, la dépasser pour suivre le chemin du combat, cette route tracée vers la douleur. Un étonnement singulier s'empare d'elle, incapable de comprendre, incapable de saisir la raison qui le pousse à se battre. Et puis, soudainement, un regard, en arrière. Lynn. Protéger Lynn. C'est évident. Ça lui saute aux yeux. Ça s'inscrit dans son ventre comme un boulet, ça frappe ses côtes de soubresauts, ça lui arrache une larme. Son cœur se gonfle, sa main se raffermit, sa volonté se dresse alors qu'elle pense, un éclat farouche dans les yeux, à ceux qu'elle aime, à ceux qu'elle adore et qu'elle souhaite, plus encore qu'elle-même, protéger de la malédiction. Elle s'avance, à son tour, pour prendre part à la guerre. Elle les laisse. Elle disparaît dans le tumulte, elle s'inscrit dans le conflit, prend part au danger, pour faire front, pour devenir barrage, pour protéger tous ces êtres chers auxquelles elle tient par dessus tout. Dans ses obscurités, ces proches allument une flamme qui ne s'éteint jamais.

D'un pas décidé, elle s'avance, saisissant dans chaque main une dague, leurs manches reliés à deux câbles fixés à sa ceinture. Devant elle, quatre guerriers esquivent, parent, reculent, se déplacent et dansent entre les lames vorpales qui s'animent, meurtrières, pour les prendre à leur flanc. Le déluge d'éther rend l'approche de la somptueuse élite presque impossible, tant les armes s'acharnent sur le moindre humains à proximité. Mais comme pour son propre pouvoir, le don de l'illusienne perd en acuité à mesure qu'elle s'éloigne de ce qu'elle manipule. De même, il lui semble qu'elle perd en contrôle lorsqu'elle gagne en nombre de lames invoquées. Mais poussée par une énergie invraisemblable, elle semble ne jamais fatiguer à manier et créer ses armes magiques. Pire, tel un fauve poussé à ses extrémités, la doucereuse magicienne redouble de ferveurs alors qu'elle hurle sous son masque de porcelaine, emprunt de tristesse et de regret, que ce n'est pas de sa faute, qu'elle n'est pas responsable. Une empathie se dessine dans le cœur du caméléon, à mesure qu'elle comprend que, derrière le voile blanchâtre, se joue la tragédie d'une jeune fille qu'on a trop sévèrement puni. Le besoin pressant d'achever son épreuve trouve écho dans l'ordre que vocifère l'un des bretteurs, qu'elle reconnaît grâce à sa lame, puis à ses traits, qu'elle rencontrait quelques années auparavant dans la nécropole, combattant alors une armée de golems et de revenants.

Immobiliser. Il fallait l'immobiliser. La redoutable sorcière anime en effet ses bras vengeurs pour faire danser ses armes. Une idée émerge dans son esprit, une stratégie à double tranchant, qu'elle sait l'exposer au tourment des lames. Mais pour battre une élite à son propre jeu, elle devait se découvrir, et faire tapis de sa propre vie. C'était l'enjeu, le bluff d'une partie, le pari final qui passe, ou trépasse... La caméléon anime ses propres dagues avant de les jeter, devant elle, pour décrire autour de l'élite hystérique une parabole large que l'enceinte étouffantes des câbles surprend et nourrit sa colère d'une bouffée sauvage lorsqu'elle échoue à stopper l'avancement des armes métalliques. Son visage masqué se tourne brusquement vers sa rivale, ses membres animés d'une rage terrible que transcrivent la myriade d'éther qui se dirigent vers elle, prête à trancher de part en part son corps sans défense. Un laps de temps infini défile dans ses yeux, alors qu'elle perçoit ses câbles ceinturer bientôt la destructrice en même temps qu'évoluent, de plus en plus près, l'impressionnante vague d'éclats translucides qu'accueillera bientôt, elle le devine, son corps lacéré comme une vulgaire poupée déchirée. Un voile d'adieu se pose sur son regard, que l'apparition subite d'une silhouette maigrichonne déchire soudainement. La jeune femme, avec effroi, contemple la silhouette devant elle subir d'infini coups portés, bousculé sauvagement telle une marionnette désarticulée que l'on ferait danser follement malgré elle.

L'apparition, bientôt immobile, semble prête à s'écrouler alors qu'elle se transforme en un nuage bientôt dispersé de brume blanchâtre. Sonnée par le sacrifice soudain du spectre vaporeux, la sorcière prend quelques secondes pour reprendre consistance, sauvée de justesse par l'étrange fantôme à la toison pâle, et, elle croit le deviner, teintée d'un halo bleuté. Stoïque puis comme libérée, elle prend mécaniquement une énorme bouffée d'air avant d'adopter un souffle rapide, ses joues creusées malgré elle par un torrent de larmes. Soudainement, elle est portant délogée de ses appuies, emportée par sa ceinture qui la relient par deux lignes métalliques à la destructrice dont les bras retenus de force contre son corps n'empêchent pas de gesticuler sur elle-même. Surprise par l'attraction imprévue, la caméléon chute brutalement, sa jambe affligée encore incapable de garder pour elle une posture assurée. Piégée dans le lasso de métal qui la ceinture, l'élite reste malgré tout vindicative, tentant avec acharnement de se libérer, sans percevoir l'ombre discrète mais dangereuse qui s'approche derrière elle.

Relevant péniblement la tête, la caemélidé reconnaît le visage sombre et impassible de son compagnon autrefois privilégié, Eöl, dont la familière froideur dans le regard traduit la résolution sèche d'achever la sorcière, un coup bientôt porté à son cou par le tranchant de sa main. Le geste, chirurgicale, semble définitivement neutraliser la danaïde qui, pendant un instant, semble s'effondrer, mais garde pourtant conscience, titubant sur place malgré la science toute méthodique de l'assassin pour achever ses victimes. L'effet du masque brillant semble déplacer au delà du raisonnable les limites physiques de celui ou celle qu'il piège dans sa transe. L'élite accuse le coup, cependant, et ne semble pas pouvoir réagir face à son supérieur qui s'approche d'elle pour libérer son visage de l'emprise divine. Mais alors qu'il tend le bras pour s'emparer du masque rigide, la destructrice se redresse farouchement pour actionner de sa main libre un briquet tempête saisi discrètement dans sa poche et dont la flamme bleutée bientôt décuplée vient souffler le trompeur qui, d'un réflexe soudain et décisif, stoppe la folie décadente de la danaïde en apposant brutalement son poing sur sa face, brisant le masque et, par la même, son nez qui se découvre sous une forme anatomique d'ordinaire impossible. Le violent crochet conclut l'affrontement, la sorcière désormais inconsciente, disposée étrangement contre le sol irrégulier.

La caméléon parvient enfin à se relever, son bassin désormais libéré des mouvements chaotiques de l'élite assommée. En proie à un état de choc, elle ne découvre pas encore la somme de douleurs qui parcourent son corps, encore masquées par l'adrénaline qui continue d'irriguer ses artères. D'ailleurs, sans qu'elle ne comprenne bien ce qu'elle perçoit, un vol de papillons couvre bientôt sa vue pour se transformer sous son regard interloqué en une étrange et pâle sculpture arborant une expression de stupeur. Sans qu'elle ne parvienne à réagir, la réalité se brouille, et devant elle, se découvre une personne singulière, habillé d'un costume soigné, qu'elle peine à reconnaître...


Alors, alors...
Je sais qu'on aime pas les intros longues par ici mais j'ai été assez surpris de devoir rejoindre le groupe en retard, et je m'entraîne à prendre le point de vue interne, du coup j'ai préféré éviter les raccourcis.

Je profite que ce soit mon premier post dans le Temple pour annoncer ma liste de course. J'ai pas la foi dans l'immédiat d'écrire dans les magasins mais je m'y colle dès demain, ou plutôt dès aujourd'hui...
-> Amulette labyrinthique ; Amulette du vide ; Potion de résistance à la foudre (déjà consommée) ; Potion de soins majeurs que j'ai pas encore évoquée.

En résumé : Pilipa parvient tant bien que mal à rejoindre le groupe ;
Irkaal a fait consommé une potion de soins majeurs à Lynn, qui se rétablie dans un coin ;
Irkaal et Pili rejoigne la bataille contre Neä, qui tient déjà tout le monde sous le joug de ses armes éthérés ;
Pili projette ses dagues attachées par ses câbles, pour saucissonner Neä ;
Neä pas contente, Neä envoie une pluie de projectiles sur Pili ;
L'illustre Ladislas sauve de justesse mon personnage en sacrifiant l'un de ses clones pour recevoir la pluie de projectiles ;
Neä est désormais entravée, et ne peut plus créer ou manipuler d'armes magiques ;
Eöl en profite pour se glisser dans son dos, et tenter de l'assommer d'un violent coup du lapin ;
L'emprise du masque d'Ashara permet à Neä de ne pas perdre conscience ;
Kira s'approche de Neä, pensant pouvoir lui enlever safement son masque ;
Pas de bol, c'était pas safe, elle tente de l'enflammer ;
Pas de bol, il est précoce, elle reçoit son poing dans la figure, et tombe inconsciente ;
Pili se redresse, et tombe sous l'emprise d'un nouveau masque d'Ashara.

3 masques brisés ;
1 masque porté ;
6/9 masques encore intacts.

Pour le souvenir terrible de Pili, je vous renvoie à l'avant dernière partie de l'histoire de son background, que vous n'êtes absolument pas obligé de sous entendre dans vos post. Pour autant, si l'envie vous tient de l'évoquer, sachez que je réserve le rôle principale à mon Eöl chéri. Pour les autres, je vous laisse découvrir ses sbires.
Dans la plus pure tradition des QH, je violente sauvagement le pauvre PNJ qu'on nous confie, mais vous noterez qu'IRP, ce n'est sans doute pas moi qui recevra en priorité ses foudres. :3
N'amochez pas trop mon personnage s'il vous plaît, j'ai déjà une jambe en compote pardi !

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Dernière édition par Pilipa le 23/05/2018; édité 1 fois
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Ladislas Jagellon
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MessagePosté le: 23/05/2018    Sujet du message: Les Couloirs Répondre en citant

Ladislas était un genoux à terre. Pas vraiment à cause de l'entaille à la cuisse provoqué par une des lames de Neä mais plutôt l'utilisation soudaine et intense de son pouvoir. Quand tout avait commencé à déraper, il s'était instinctivement jeté à terre, et avait sentit la morsure sur sa jambe. Une belle estafilade qui teintait son pantalon de rouge. Il avait rampé le plus vite possible loin du chaos ambiant. Une fois éloigné, il avait eu une vue d'ensemble de la situation. Neä et Lynn, comme folles de rage, attaquaient leur coéquipiers.
Ladislas, un peu dépassé par la situation, n'avait pas su quoi faire, et avait assisté impuissant à la scène: Lynn transpercé par l'épée d'Ikraal. Il était là, inutile, comme un demeuré. Il eut l'impression que le temps ralentissait, les images et les sons lui parvenant comme de l'extérieur d'un bocal dans lequel il était coincé. Son hésitation ne dura que quelques secondes. De trop longues secondes. Il avait dégainé ses armes, prêt à se jeter dans la bataille, bien décidé à ne pas être un boulet et à aider ses camarades, lorsqu'il remarqua Pilipa.
Quand était elle arrivé? Avait il été à ce point absent? Elle s'échinait à maîtriser Neä, et probablement trop concentré sur son pouvoir, ne semblait pas en mesure d'éviter les lames qui se jetaient vers elle. Ladislas réagit quasi inconsciemment, comme si une partie de son esprit, loin en dessous, lui hurlait "Mec, tu sera inutile au combat, il y a mieux à faire, là, maintenant, TOUT DE SUITE!" Déployant son pourvoir, il avait créé un clone devant l'illusienne, et celui ci avait prit les coups avant de s'évanouir.
Ladislas gémissait. Générer et maintenir un clone physique était beaucoup plus dur qu'une simple illusion. Il avait presque sentit les lames se planter dans son corps lorsque son double avait encaissé. Il reprenait maintenant peu à peu ses esprits et analysa rapidement la situation. Neä et Lynn étaient hors d'état de nuire. Pilipa n'avait put échapper à la créature et se retrouvait maintenant avec un masque sur le visage, probablement prête à son tour à tous les attaquer. Par chance pour Ladislas, il se trouvait à l'écart. Cela voulait aussi dire qu'il était seul et vulnérable à une attaque de la chose aux masques. Il eut alors une idée, mais il avait besoin d'aide.
Il regarda ses coéquipiers restant et se dirigea vers l'arenien nommé Irkaal. Il avait eu l'air désemparé après avoir blessé Lynn, mais avait maintenant dans le regard une certain détermination. Ladislas s'arrêta à quelques mètres de lui.


"Irkaal, c'est ça? J'ai une idée, mais j'ai besoin d'aide!" Le guerrier se tourna vers lui, et Ladislas continua sans lui laisser le temps de répondre. "Écoute, je vais essayer de piéger cette créature pour qu'elle mette un masque sur un de mes clones puis le faire disparaître, tu n'auras alors plus qu'à détruire le masque, ça marche?"

"Ça marche." lui répondit le guerrier.

Ladislas se concentra, tâchant d'oublier sa blessure qui le piquait furieusement. Il matérialisa un clone à une vingtaine de mètres. Restait maintenant à voir si la créature s'attaquerait à lui. Ladislas sentit monter une angoisse en lui. Et si Irkaal était victime d'un masque? Il était juste à coté, et vu sa carrure, il n'aurait aucun mal à le décapiter avant qu'il n'ait eu l'occasion de tenter quoi que ce soit. Merde. Alors que Ladislas commençait à esquisser un mouvement pour s'éloigner du guerrier, il entendit un bruit. Comme un vrombissement. Des milliers de petites ailes. Un nuage de papillons passa devant le regard du démon. En un clin d'oeil, une silhouette se forma devant lui. Elle le dominait, immobile. Ladislas porta son regard sur son visage vide et sentit la terreur poindre en lui. Mais elle avait mordu à l'hameçon. Un des masques se déplaça, à une telle vitesse que Ladislas eut du mal à enregistrer l'information, pour se plaquer sur son visage.

Mais il était prêt.

En un instant, sans bruits ni artifices visibles, il avait changé de position avec son clone, sur lequel le masque se fixa. Celui ci fusionna avec le visage du double, et Ladislas sentit un froid se répandre dans son corps. Il fallait faire disparaître le clone au plus vite. Il se concentra, un sourire au coin des lèvres. Mais rien ne se passa.

Ladislas écarquilla les yeux. Il n'arrivait pas à le faire disparaître. Pire, il sentait son clone lui échapper, comme si celui ci devenait indépendant. Serrant les dents, crispé de tout son corps, tout ce qu'il parvenait à faire était de l'empêcher de bouger. Irkaal se tenait à coté du clone, l'épée dans les mains, hésitant. Son regard alternait entre Ladislas et le clone. Le sorcier peina à réfléchir et maintenir son emprise sur le clone. S'il échouait, il venait de créer un nouvel adversaire. Probablement pas le plus dangereux, considérant la carrure de Ladislas, mais tout de même. La frustration s'empara de lui. Voilà qu'il se sentait de nouveau inutile, incapable. Il en avait marre de ces sensations, marre de toujours se penser comme un boulet. Non, il n'était plus incapable, il n'était plus faible. Il était un sorcier d'Illusia, bordel, et ce clone était SON clone. Et cette saloperie de Sainte Masquée allait comprendre qu'elle était mal tombé! Rassemblant ses forces et sa volonté, comme poussé par une nouvelle énergie, le sorcier parvint à lever le poing, pouce en l'air.

Irkaal n'eut pas besoin de plus. Dans un mouvement vif et précis, il leva son arme au dessus de sa tête et l'abattit sur le double de toute ses forces. La lame brisa le masque, et derrière, trancha le crâne du clone qui s'évanouit.

Le choc jeta Ladislas à terre. Épuisé, perturbé par la perte de contrôle de son pouvoir, il ne parvint pas à se relever. Cela faisait un masque en moins, mais le démon venait de jouer sa seule carte et se demandait s'il pouvait encore être bien utile au groupe dans cet affrontement.




Bon, j'ai décidé de ne pas faire évoluer la situation avec Pilipa et de laisser ça aux perso qui ont un passif avec, genre Eöl.
J'ai résumé rapidement ce qui s'est passé pour le présenter du point de vue de Lad et comprendre son état mental et physique (cad: il se sent impuissant et est légèrement blessé à la cuisse gauche)
En gros, je suis à l'écart, je vais chercher Irkaal et lui propose un plan.
Le plan est de piéger Ashara pour qu'elle m'attaque, mais au dernier moment, je change de position avec un clone préalablement créé plus loin. Ensuite, faire disparaître le clone, puis Irkaal détruit le masque qui sera probablement tombé par terre.
Le hic: je n'arrive pas à faire disparaître le clone et il commence à m'échapper.
Je parvient à faire signe à Irkaal que j'ai tout de même réussit à me téléporter. Il détruit alors le masque et le clone d'un coup d'épée.
Lad est clairement trop épuisé et ne pourra probablement pas faire grand chose. Il va falloir qu'il se repose.

4 masques brisés
1 masque porté
5/9 masques encore intacts.

Désolé, je sais que c'est assez court, mais j'ai jamais été vraiment doué pour pondre des pavés sans avoir l'impression de broder du vent :(

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Irkaal Blackstone
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MessagePosté le: 23/05/2018    Sujet du message: Les Couloirs Répondre en citant

Après avoir détruit l’un des masques avec l’aide de l’Illusien, Irkaal s’arrêta un instant. Le guerrier s’était accroupi aux cotés de Ladislas qui dans l’état actuel ne pouvait plus combattre. Irkaal lui demanda juste de le prévenir si quelque chose s’approchait d’eux, pendant ce temps Blackstone analysa la situation. Lynn était blessée et encore trop proche de la zone de combat. Neä était elle aussi au sol mais le guerrier ne pouvait pas juger si elle était prête à remettre le couvert ou non. Eöl et Kira tentaient eux, d’esquiver les lames enchaînées et enragées de Pilipa, sa partenaire des Iles Terribles. Les masques, Irkaal compta ce qui flottait autour de la Sainte, quatre autour de celle-ci et un sur Pilipa, donc quatre de détruits, ils touchaient presque au but.
Une fois l’analyse terminée, les yeux changeant du guerrier arboraient toujours les couleurs bleu et vert mais le rythme jonglant d’une iris à l’autre s’accéléra. Il n’analysait plus, il planifier, il mettait en place sa stratégie de combat. Si les Elites d’Arena l’avait choisi lui, l’un des plus jeunes arrivés et manquant clairement d’expérience contre les forces obscures. Irkaal le savait et l’avait compris : il devait faire ses preuves. Il empoigna fermement son épée d’argent, celle avec laquelle quelques minutes plus tôt il avait transpercé le flanc de sa partenaire, coiffeuse à ses heures d’ébriétés perdu. Il repensa également au grand mec sombre tatoué au visage, il avait poussé Lynn, probablement à "l’insu de son plein grès" ou vraiment par accident. Peu importe, cela ne changera pas l’état de santé de Lynn puis Irkaal réglerait cela plus tard.


« Toi tu viens avec moi !" Lança-t-il à Ladislas.

Il s’élança sans même savoir si le sorcier l’avait écouté. Le guerrier chargea l’Illusien sur son épaule avec facilité et sauta par-dessus un énorme tuyau derrière lequel, ils pouvaient se tenir accroupi. Irkaal adossa Ladislas sur l’énorme canalisation et lâcha :


« Reste ici le temps de récupérer et tu bouges uniquement si ça pu pour le groupe. Donc jette un coup d’œil de temps en temps »

Blackstone continua de mettre en place ses idées et remonta le tunnel à couvert jusqu’au niveau de Lynn. Elle était seulement à quelques mètres mais trop loin pour qu’il puisse lui demander discrètement quelque chose. Le guerrier eut soudainement un pincement au cœur. Il la voyait nauséeuse, probablement le contre coup de la potion de soin. D’ailleurs, avait-il eu raison de l’utiliser immédiatement, ou aurait-il du attendre et faire comme sur le champ de bataille : une étoffe dans la plaie pour stopper l’hémorragie et attendre la fin du combat pour appliquer des soins plus adéquats. Il avait agi instinctivement, une crainte ou bien une peur pour elle ? Il ne savait pas… mais il savait en revanche que son chef de groupe était trop pris par ses combats, pour donner le moindre ordre. Face à un monstre de cette puissance une stratégie aurait été la bienvenue mais il était trop tard. Irkaal, lui, en avait une, mais il n’était pas le chef, il ne devait pas prendre de décisions, il n'aurait pas supporté que quelqu’un le fasse, et puis ce ne serait probablement jamais arrivé. (Je vous entends parler de ses chevilles, mais personne ne part au combat le vent au cul sans la moindre stratégie de replis.)
Le guerrier aux yeux changeant jura, et se recentra sur son idée. A une trentaine de mètres au nord de sa position Neä tentait avec difficultés de se redresser, grâce à cela Irkaal n’eut pas besoin de lui expliquer son plan et elle ne voudrait surement rien savoir. Son geste d’accensions mis en alerte les sens d’Ashara, en une fraction de seconde, il s’évapora en une multitude de petits papillons.


C’était le moment.

Irkaal glissa sur l’immense tuyau et couru jusqu’à Lynn. Il l’attrapa. La guerrière dans ses bras, le capitaine entreprit le chemin de retour, avec l’adrénaline, il n’avait mis que quelques secondes à exécuter son plan et la diversion involontaire mais souhaité de Neä fut là au bon moment. Lynn regarda son sauveur d’un seul œil, la guérison était dure, et parfois non supporté. Pour le coup, l’état de Lynn l’importait peu, elle était maintenant à couvert et la potion était en train d’agir. Ce qui « intéressait » le capitaine c’était la cape de traqueuse de celle-ci. Il lui retira d’un coup et commença et la déchirer avec l’aide de ses dents, il récupéra un grand rectangle dans lequel il découpa deux petites entailles. Lynn le regarda faire, elle voulait l’insulter mais son état ne lui permettait pas. Irkaal l’avait compris et lui lâcha un sourire moqueur et lui déposa un léger baiser sur le front avant de se redresser. Il se recouvrit le visage du morceau de tissu et se le noua derrière la nuque, les deux petites fentes prévu pour les yeux était parfaitement placé devant son nez et son oreille. Il réajusta le tout et se rua vers Neä dont un nouveau masque recouvrait déjà le visage halé. Devant son action aussi vive et bruyante qu'un chat renversant des poubelles remplis de verre en fin de soirée dans une ruelle déserte. La Sainte Pute Masquée se retourna face au guerrier qui s’arrêta instantanément. le capitaine resta interdit et croisa tous les doigts qu’il aurait pu croiser physiquement et psychologiquement.

Une nuée de papillons.

Devant ses yeux un masque se matérialisa. Il s’approcha. Le temps semblait comme figé pour Irkaal, au loin, il distinguait le tintement des armes de l’officier assassin et du « chef de groupe ». Blackstone ferma les yeux, il senti le froid envelopper son visage puis rien, puis à nouveau du froid. Il ouvrit un œil, et comprit que le masque lui-même ne comprenait pas pourquoi il ne fonctionnait pas. Irkaal n’hésita pas une seconde et trancha le masque en deux parties nettes qui se brisèrent au contact du sol. Il resta bouche bée une seconde, son idée avait fonctionné ? Oui ! Elle avait fonctionné, car aussi bête que cela puisse être à chaque fois le masque avait été en contact « direct » avec la peau de la cible pour fonctionner. Irkaal avait juste fait au plus simple, il n’était d’ailleurs pas serein lors de son exécution , il ne savait pas que cela allait fonctionner aussi facilement, mais il avait essayé. Ne cherchant pas à en comprendre plus, il se dirigea vers Neä entouré de ses armes magiques. Là son foulard de fortunes ne lui serait d’aucune utilité, seuls ses sens et ses capacités à encaisser et à parer lui serait utile.

Soudain Kira se détacha du combat contre la Pilipa « maléfique », il semblait à Irkaal qu’il avait entendu un « C’est bon je m’en charge va aider le bleu !! ».
Le chef de groupe servi à son tour d’appât car Ashara et Neä se tournèrent simultanément vers lui. Sautant sur la diversion Irkaal jeta sa lame d’argent sur la sorcière aux armes magiques. D’un revers de la main, elle balaya l’épée avec une hache synthétique. Mais trop tard. Les deux talons du guerrier s’enfoncèrent avec une telle violence dans la joue de la Danaïde que le masque se décrocha et se brisa sur le sol. La femme s’effondra elle aussi sur le sol mais sans se briser bien sûr, juste inconsciente. Elle fut suivie par Irkaal qui avec l’élan la dépassa d’un bon mètre avant de heurter les petites canalisations du tunnel violemment. Une douleur aux cotes lui arracha un cri de douleur mais le combat n’était pas fini. Il se redressa avec peine et regarda Kira en proie d’Ashara. Le capitaine sorti un bout de cape de sa poche qu’il roula et jeta à l’Elite avec un sourire moqueur.

« Si monsieur le « chef de groupe » veut bien se donner la peine (en lui montrant du doigt sa tête momifier certes mais protégé) et si il pouvait donner des ordres par la même occasion… »

En espérant que la pique hautaine de lui ne mette pas son nouveau chef à dos, il esquissa un sourire sous son masque de tissus quand une vive douleur dans le dos le fit tomber à genoux. Il tourna la tête vers son agresseur, du moins ses agresseurs. Deux Ladislas et un troisième caché derrière l’immense tuyau où le capitaine l’avait laissé plus tôt.
Blackstone prit au dépourvu une batte cloutée dans l’omoplate, fit volt face. Les yeux gorgés de rage face à son erreur de débutant (ne pas surveiller ses arrières) de légère ramification noire commencèrent à se former dans ses sclérotiques (le mot vulgaire pour le blanc de l’œil).
La douleur et sa colère montante, lui rappelaient tellement de souvenir. Les batailles, les blessures mais aussi la rage de vaincre et de sauver les innocents. Il arracha la batte de son dos dont la cotte de mailles avait absorbé beaucoup et se tourna face à ses adversaires un sourire aux lèvres, il avait battu plus tôt le même adversaire. D’un coup de sa batte, Irkaal explosa la tête des deux Ladislas dont le corps s'évanoui en de fines volutes de matières, tout comme la batte.

Des clones...






Bon alors, par où commencer.
Irkaal analyse la situation, il planque Ladislas et avance à l’abris pour rejoindre Lynn qu’il met à l’abri. Il se sert de la cape de celle-ci pour se faire une seconde peau en espérant que le plan fonctionne, MIRACLE, ça fonctionne, il brise un masque et se rend compte que Neä en a un nouveau sur le visage. Eöl demande gentiment à Kira de bouger pour se charger lui-même de Pili (Les autres voulaient apparemment que ça se passe comme ça XD j’ai suivi le mouvement.) Irkaal se sert de la diversion créée par Kira pour retirer avec la manière douce le masque de Neä (on dira qu’un tuyau lui est tombé dessus pour éviter à Irkaal des problèmes après tout c’est un PNJ ça sert à ça XD). Bon j’en suis où ? Ah oui… Irkaal jette un bout de cape à Kira et lui suggère gentiment de ressembler à un débile momifié mais inatteignable par les masques à lui de faire un choix 😉 et également de donner des ordres pour mener le combat (Irkaal a l’habitude des trucs carrés bétons, il aime pas se battre dans le brouillard et à le réflexe instinctif quand c’est le fouillis de vouloir redresser les choses, fin bref le personnage est comme ça :D ) Malheureusement sa pique lui fait perdre sa concentration et ne se rend pas compte des deux Ladislas qui se sont glissés derrière lui et du troisième au loin. Il éclate les deux premier qui sont bien sur des clones.

Voilà je pense que c’est tout pour moi si besoin je suis dispo sur le discord du groupe Alpha.


ahh si les masques...
9 masques
6 détruits
2 portés
1 sur le mob
reste 3

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Irkaal

L’amour, la haine, la douleur, le plaisir, la mort, la vie… Tout est là ! Pour l’humain comme pour le démon.
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Kira
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MessagePosté le: 25/05/2018    Sujet du message: Les Couloirs Répondre en citant

Créature d'habitude, Kira était de fort méchante humeur. D'abord d'entrée de jeu les deux seules femmes du groupe, comme par hasard, s'étaient faites masquer par un montre papillonnant -dans tous les sens du terme-. A croire qu'elles désiraient jouer aux dam'zelles en détresse... Dans le genre chevalier servant, Kira les avait gâtées : il en avait embroché une sur l'épée d'un tiers (accidentellement) et brisé le nez de l'autre (volontairement). Il aurait bien inversé les deux actions concernant ces deux princesses à sauver. Pas qu'il souhaitât coller des pains à Lynael, quoi que depuis qu'elle était arrivée avec un inconnu qui ne la lâchait pas d'une semelle l'idée l'ait traversé. Mais parce que c'était moins préjudiciable qu'un coup d'épée dans le flanc. A l'inverse, il se fichait à peu près de transformer la sulfureuse Naë en brochette.
Entre temps le dernier élément féminin et éminemment retardataire du groupe avait enfin débarqué... et après diverses péripéties avait fini elle-aussi par une étrange coïncidence sous le joug de la Sainte Manipulatrice. Ladislas avait décidé de s'ajouter au lot de victime efféminées, ce qui n'étonna pas son partenaire de chambrée à outre-mesure.

Tout ça pour dire que cette section du Temple de la Foudre était décidément sexiste et ne donnait pas envie d'augmenter les effectifs féminins des Ecoles sauf pour la prochaine représentation théâtrale de Roméo et Juliette.

Pour couronner le tout, car le reste ne suffisait pas, voilà que le petit nouveau du groupe qui accumulait les tares (à savoir : être un bleu, coller son ex, être Arénien) venait gratter le numéro gagnant en beauté : il était casse-couille.
Car oui, si le Trompeur détestait bien une caractéristique chez les autres, c'était que ceux-ci se sentent assez suffisants pour venir lui faire la morale et lui servir des remarques toutes chaudes à demi-voilées par un revêtement d'hypocrisie bien cinglante. Inutile de chercher Kira : il suffit d'invoquer son nom, on le trouve.

Mais bon chaque chose en son temps...
D'abord, il fallait s'occuper du pauvre Ladislas et de la furieuse Pilipa. Bien que leurs traits soient cachés, leur physionomie dégageait soit de l'horreur, soit une intense ire. Ils vociféraient par moments des imprécations tout en s'escrimant à exorciser leurs démons, ce qui revenait en réalité à dilapider leurs propres alliés. Kira regrettait que les porteurs de Masque ne soient pas capable d'aligner leurs neurones pour tirer leçon de leurs observations précédentes et comprendre que leurs adversaires imaginaires n'en étaient pas. Autant Neä et Lynn avaient des excuses, autant les autres...

Le sorcier retourna à l'envoyeur le morceau de tissu que le novice à l'impertinente grande gueule lui avait lancé.


Kira : Contrairement à toi, j'ai pas besoin de ce genre de trucs pour m'en sortir. Et puisque t'as l'air de crever d'envie de recevoir des ordres : Baisse-toi !

Il dessina un arc de cercle de la lame du Shiranui à l'endroit même où dressait le prétentieux Arénien la seconde d'avant. Au passage, l'acier découpa le cuir d'un frêle éphèbe enragé qui disparut presque aussitôt dans un cri de douleur. Qui ose dire que notre vil ami était bien violent avec ses plans d'un soir ? Bien que certains le trouvent chef de groupe exécrable et susceptible, l'Ange noir avait repéré l'original parmi sa pléthore de doubles : c'était le seul qui semblait paralysé au centre de ses copies amovibles. Quoi que l'invocateur soit en train de voir à travers les orbites de son masque, c'était quelque chose auquel il n'était pas prêt de se frotter lui-même, visiblement, ou bien seulement en dernier recours.
Kira poussa le guerrier sans ménagement et pourfendit les illusions semi-matérielles de son colocataire jusqu'à ce qu'il parvienne à son niveau. Là, avant que celui-ci ne parvienne à s'enfuir ou à lui faire le moindre mal avec sa force de mouche, il brisa le masque d'un coup de sabre, en faisant attention bien entendu de frapper avec le dos de celle-ci. C'est ainsi que fut libéré de son enchantement le jeune Jagellon sans pour autant subir d'autres dégâts qu'un énorme contre-coup après avoir utilisé autant ses pouvoirs et vécu éveillé ses propres cauchemars. Le sorcier se tint la tête dans ses mains aussitôt son second visage éparpillé en miettes en poussant un cri de douleur. Maux de tête ou résultat du coup qui lui avait été porté ? En tout cas il perdit connaissance.

Entre temps Eöl était enfin parvenu à briser le masque de Pilipa par un procédé que l'Ange Déchu n'avait pas vu. La jeune femme saignait du nez et semblait épuisée, à quatre pattes à sol, tremblante. Quelques papillons de nuit apparurent dans un frétillement d'ailes. Il restait un masque à détruire et le monstre n'aurait plus moyen connu de leur nuire...
Forts de leur mauvaise expérience, tous les membres du groupe encore conscients se couvrirent le visage, leur donnant un répit pour la dernière étape. Kira s'avança vers Neä qui s'était éveillée et traînée dans un coin pour soigner son nez brisé. A côté d'elle gisait le flacon d'une potion vide. Leurs inventaires se dilapidaient à grande vitesse... Le bras replié devant le visage tout comme son acolyte Illusien, qu'elle empoisonnait du regard, elle pesta.

Neä : Qu'est-ce que tu me veux encore ?

Kira : Tu es une Destructrice de type feu si j'ai bien pigé... On va utiliser ton pouvoir.

Neä : T'es bigleux ou quoi ? J'suis pas en état. Ca va me tuer.

Kira (la soulevant par l'aisselle) : Si t'as la force d'être désagréable ça devrait le faire. Faut bien rentabiliser ta potion non ?

Il passa le bras autour de sa taille et l'obligea à passer le sien autour de ses épaules afin qu'elle s'appuie sur lui pour marcher.

Kira (parlant assez fort pour s'adresser à tous) : Rapprochez-vous. Saisissez tous vos briquets. Toi, le novice, Ikraal ou Irkaal, j'sais pas quoi, t'as vas servir d'appât. A trois, tu enlèves ton foulard ridicule, on allume tous nos briquets et Neä crame notre insecte masqué. Si tu te prends le masque sur la tronche t'en fais pas, on te l'enlèvera...

Malgré la touche de sadisme qui devait vibrer dans la dernière phrase de Kira, le décompte commença et le guerrier quoi que peu enchanté n'eut pas l'air d'avoir l'intention de désobéir. A trois, il enleva son masque et les briquets furent allumés. Le murmure des ailes de papillons qui leur tournait discrètement autour jusqu'ici s'intensifia pour devenir très intense, comme une tornade de feuilles mortes. L'essaim se condensait à côté d'Irkaal lorsque Neä puisa la source de sa pyromancie dans la flamme des briquets pour créer un embraser les papillons qui s'enflammèrent comme des feuilles de papier, avec une désagréable odeur rance en bénéfice. Le feu se propagea rapidement dans la nuée d'insecte avec un étrange "frsshhh" et un crissement intense. Il n'y eut pas de cri, pas de plainte de la part de l'étrange statue qui disparut sans plus d'explication qu'elle n'était apparue. Mais elle ne partit pas sans laisser un souvenir : comme le risque l'impliquait, Irkaal était à présent revêtu d'un Masque et tournait la tête d'un air effaré (autant qu'on puisse l'avoir l'air le visage couvert, disons) et crispait le poing autour de son épée. Avant qu'il ne se décide à jouer de sa lame d'argent, Kira qui était près de lui brisa le masque de la garde de son katana, lui infligeant un hématome sous l'oeil droit. Rien de méchant en somme. Il méritait bien pire pour son insolence, m'enfin, ça pouvait attendre...

... Ou peut-être pas. Car bien déterminé à se fritter avec son supérieur, le guerrier qui décidément comme tous ses confrères avait le sang inutilement chaud n'allait pas tarder à revenir lui chercher des poux.
Le groupe était en train de profiter du court répit pour se reposer, prendre connaissance de ses blessures et de celles des autres, les soigner selon les possibilités et enfin se ressourcer en eau et en victuailles. Kira après avoir désinfecté et bandé ses quelques blessures, espérait trouver l'opportunité de s'excuser auprès de Lynn qui était plus loin avec son parasite châtain-roux. La jeune femme esquivait soigneusement son regard, du moins le Trompeur avait cette impression, mais en revanche l'Arénien semblait avide d'intercepter le sien. Ils finirent donc par se regarder en chien de faïence et finalement, Irkaal ou Ikraal, allez savoir, s'approcha du jeune homme aux cheveux d'ébène qui poussa un soupir irrité à sa proximité indésirée. Dommage que les pouvoirs de Neä aient vidé son briquet de tout son gaz, il avait une furieuse envie de cloper et d'étouffer son irritation dans un nuage de tabac.


Irkaal : Bon sinon, maintenant que on a le "temps" si je peux me le permettre "monsieur le chef de groupe", je peux savoir pourquoi t’as poussé Lynn aussi fort ? Parce bordel, que j’ai vraiment l’impression que tu voulais l’embrocher ? Et le coup du "j’ai glissé" ça ne marche pas avec moi…

L'accusation était tellement odieuse que Kira serra son poing assez fort en faire craquer toute ses phalanges. Il en fallait peu pour qu'il les incruste dans le visage de cet abruti. Mais non, c'était inutile, en plus que le sorcier risquait de s'attirer les foudres de Lynn et qu'il n'avait pas besoin de ça.
Inspirant un grand coup en essayant de s'imaginer qu'il s'agissait de nicotine bienfaisante, l'Ange Déchu saisit le tabard de son interlocuteur et le ramena à son niveau. L'autre saisit son bras dans l'intention de lui faire lâcher prise. Kira fut bien aise de lire dans les yeux du guerrier de la surprise, pas tant quant au geste de son chef mais plutôt quant à sa force physique. Il ne devait pas s'attendre ça de la part d'un Illusien qui ne portait même pas d'armure.
Tentant de maîtriser la colère qui perçait de sa voix, l'Elite énonça tranquillement :


Kira : Ecoute, mon vieux... On est partis sur un malentendu, toi et moi : j'ai pas choisi d'être ici à jouer le baby-sitter et encore moins de t'avoir comme sous-fifre dans ma crèche. Donc tu vas me lâcher avec ton "monsieur le chef de groupe", sinon je t'appelle "sous-merde" jusqu'à la fin de la mission et quand on sort d'ici je te fais la peau. Mon nom c'est Kira. Quant à Lynn, je la connais depuis bien plus longtemps que toi et je tiens sûrement plus à elle que toi aussi, donc ne viens pas me faire le numéro du chevalier donneur de leçon. J'ai pas de compte à te rendre. Si tu as compris, lâche-moi la grappe et ne m'adresse la parole que quand c'est nécessaire. Sinon, tu vas tâter de mon pouvoir et tu risques de ne pas aimer. Tu es prévenu.

Il relâcha prise lentement pour laisser le temps à l'avertissement de bien s'imprégner dans la tête creuse de l'Arénien.
Il ne restait plus qu'à attendre que tout le monde récupère pour avancer dans le couloir. Une surprise les attendait un peu plus loin...


Comme Ladis j'ai fait le choix de résumer un peu juste pour donner le ressenti de mon perso (bon et aussi pour m'échauffer je l'avoue) mais sans m'attarder non plus.
  • Kira refuse de se couvrir le visage avec le bout de cape que Irkaal lui tend. Il fait des sashimis des clones qui se dressent sur son chemin et fend le masque de Ladislas du dos de son sabre. Ladis subit le contre-coup de son pouvoir utilisé à l'excès et aussi du choc et s'évanouit.
  • De son côté, Eöl a brisé le masque de Pili par un procédé qui n'est pas développé.
  • Ashara menace de réapparaître mais tout ceux qui sont conscients couvrent leur visage de leurs bras ou autre pour se protéger.
  • Kira profite que Neä ait repris conscience dans un coin (elle a d'ailleurs utilisé la potion de son inventaire pour se retaper le nez) pour faire appel à ses pouvoirs. Il demande à tout ceux conscients (oui je fais de la répétiton mais on s'en fout c'est un HRP) de se rassembler (ceux qui sont éveillés mais pas trop en état rampent ou se font porter, j'ai pas précisé). A trois, Irkaal doit enlever le tissu qui lui couvre le visage pour appâter Ashara et les autres doivent allumer leurs briquets. Neä s'empare des flammes des briquets pour faire cramer Ashara, qui malgré tout avant d'être totalement consumée met un Masque à Irkaal. Le Masque est détruit par Kira d'un coup de garde se sabre qui lui fait un bleu sur la pommette.
  • Tout est bien qui finit bien. Personne n'est mort, tout le monde se repose et se remet de ses émotions. Irkaal vient chercher des noises à Kira qui l'envoie balader proprement.


Y'a presque plus qu'à partir et se frotter au Pilier qui est un peu plus loin !

 

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MessagePosté le: 26/05/2018    Sujet du message: Les Couloirs Répondre en citant

La fin de la mêlée fut une pause bienvenue pour tout le monde. L’assassin se massa le poignet, là ou l'impact du tranchant avait brisé le masque sur le visage de Pilipa. Cette dernière reprenait ses esprits aux sol, et saignait du nez. Il espérait ne pas lui avoir brisé, sinon tans pis.
Kira avait été comme dans ses souvenirs, chiant, mais peut être plus capable que la dernière fois, sa stratégie avait fonctionné, ce qui était bien, n'eut été cet élan de jalousie puérile. Eöl n'avait pas chercher à négocier, les événements lui donneraient raison. Il était retourné à la fin de la colonne en lançant un regard à l'élite dont la signification la plus probable était « va te faire foutre, sac à merde etc etc ». Ses talents d'éclaireurs ne semblait pas être la priorité. En ce qui concernait l'elfe noir, il pouvaient bien tous crever.

Il alluma une clope en faisant le tour du commando. Tout le monde avait été assez efficace, dans l’ensemble, ce qui était de bon augure pour la suite. Ladislas avait vraisemblablement progresser dans sa maîtrise des clones, et même le nouveau, Irkaal, savait y faire avec une épée. Son regard se balada dans l'espace ouvert avant de tomber sur Néä. Il ne la connaissait pas, il ne le souhaitait pas plus que ça. La destructrice savait y faire avec des flammes, il nota ce détail dans sa mémoire pour la suite. Il ne le faisait pas pour lui nuire, pas encore, mais plus comme un automatisme, un réflexe. Chaque personne qu'il côtoyait avait droit à sa petite fiche mémorielle, c'était important dans son travail d’assassin de tout savoir, et puis, il aimait que les choses soit classé, son esprit aimait ranger les choses et les gens, il n'y pouvait rien. Pilipa avait bien changé en deux ans, depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vues, des souvenirs de leurs ébats fougueux et sans retenu lui revinrent brièvement avant qu'il y mette le holà. Ce n'était ni le moment ni le lieux pour raviver d'anciens fantasmes, il fallait rester concentrer. Il ne l'avait pas attaqué de gaîté de cœur non plus, même s'il ne l'avouerait jamais clairement.
Il lui restait toujours sa potion de soin, il allait se faire oublier et la garder pour lui, pas envie de crever dans ce souterrain glauque et merdique.
Écrasant son mégot sous sa botte de cuir clouté, il se décolla du mur et fit jouer ses articulations.
Ils avaient eu de la chance de s'en sortir avec des blessures aussi superficielles, mais bien sur, Eöl ne doutait pas que le pire était encore devant eux.

Il reprirent leurs progression, lentement, clopinant. Cette fois, Eöl passa devant après un bref mais désagréable échange avec Kira.


- Écoute, tu fais ce que tu veux, garde Lynn à coté de toi si ça te fais plaisir, je prend la tête, c'est mon boulot, c'est ce pourquoi je suis le plus doué, essayons de ne pas nous foutre sur la gueule avant d'en avoir finit ici, non que j'en manque d'envie d’ailleurs.

Sans attendre sa réponse, il était repassé devant, marchant vingt mètre devant le groupe tout en étouffant la colère sourde qui coulait dans ses veines comme du plomb fondu. La présence des illusiens lui picotait la peau comme de multiples démangeaison de moustiques, et il n'y pouvait pas grand chose, de toute façon, dans son armure, il ne pouvait guère se gratter que le visage, ce qu'il ne fit pas. De sa démarche souple et féline, il guida le groupe dans la suite du couloir, bien qu'il eu été difficile de se perdre. Néanmoins, les gardiens du Velm avait tendances à accorder leurs protections à ceux qui faisaient preuve de prudence. Aussi, les sens en alerte, il avança, tachant de découvrir des pièges et autres choses désagréables pour l'intégrité physique. Il pestait en silence contre son groupe, aussi bruyant qu'un cerf en rut mais il garda ses remarques pour lui, vu que ses gestes pour leurs intimer le silence étaient resté lettres mortes. Il fallait dire que tout le monde commençait à fatiguer aussi...

C'est plus tard qu'il comprit qu'il se rapprochait su pilier lorsqu'une légère euphorie le surprit. Malgré lui, il sourit, malgré lui, il commença à se relâcher. Il leva le poing et la colonne stoppa net.
Il prit un des cristaux dans une de ses sacoches.


-Restez ici, je vais le faire, inutile de se battre entre nous.

Il s'avança jusqu'au piliers, luttant contre son influence. La chose, l'entité, ou quoi que ce soit devant lui, avait senti sa présence et luttait en retour. Cela ne voulais sûrement pas mourir, ou même être neutralisé, comme il l'avait appris au briefing.

Khaine...

Ça l'appelait, ça lui parlait.

Khaine , la fin justifie elle les moyens ?

Ha merde, pas le temps de philosopher. La sensation d'euphorie se transforma en un froid glacial grandissant à mesure qu'il approchait du but. La voix étais dans sa tête, directement dans sa tête. Irkaal et Lynn firent mine de s'avancer vers lui mais il les retint d'un geste de la main.

Khaine, l'ignorance tue plus facilement qu'une arme...

Il tituba mais continua à avancer. De la buée sortait de son nez et sa bouche à chaque expiration, il sentit le coin de ses lèvres se gercer. Il frissonna malgré son manteau.

Assassin, pourquoi lutter contre l'entropie ? C'est un combat que tu ne peut pas gagner.


-Ferme ta gueule saleté.

Il aurait bien crier mais il avait bien trop froid pour ça. Une pellicule de givre recouvrait son armure et ralentissait ses mouvements. Il continua de s'approcher, plus que quelques mètres. Il fut obligé de fermer les yeux car il avait peur qu'ils gèlent. A l'aveugle il continua sa progression. Il enfila une paire de gants et posa ses mains sur la boule, qu'il souleva.

Un cris de douleur s'échappa de ses lèvres tandis qu'il continua vers le socle repéré plus tôt.

Douleur. Froid. Néant. Une force invisible lui vrillait le crâne, il commença à saigner du nez. Des très mauvais souvenirs remontèrent à la surface de ses pensées. Il vit Gabriel se noyer devant ses yeux, impuissant, il se sentit tuer d'une dizaine de manière différentes, une grande faiblesse s'empara de lui et il chancela, manquant de lâcher l'orbe.
Une nuée de monstres moqueurs tournait dans sa tête, cherchant à le déconcentrer. Un regards vers le reste du groupe lui apprit qu'ils étaient aussi sous l'influence de la proximité de l'objet, à des degrés divers. Irkaal saignait du nez, et Ladislas s'était assis sur le sol, prostré, Kira essayait de le relever, mâchoire fermé, l'air concentrer, luttant aussi. Lynn avançait résolument vers lui, malgré les avertissements du reste du commando. Elle arriva à sa hauteur, et par sa simple présence, lui insuffla un regain de force. Pilipa la suivait de près.

Ensemble, ils déposèrent l'orbe sur son réceptacle. Eöl sortit le cristal de sa main ankylosé. Il respirait mieux, un peu, mais pas non plus totalement sereinement. Son corps n'était plus qu'un glaçon douloureux, remplit de pensées malsaines et dérangeante, des visions de folies.

Il leva le bras, en proie aux tourments les plus horribles, la chose tentait d'attiser une culpabilité refoulé au fond de lui. Il repensa aux paroles de son mentor et se mit à fredonner des bribes de phrases comme des mantras.

Je ne regrette rien.
La chose dans sa tête riposta, il la sentit proche de la colère.

Je ne regrette rien, rien du tout, jamais.

Cette fois on hurla dans son âme.

Allez vous faire, voir, j'assume tout, chacun de mes actes, et je ne regrette rien, j’emmerde ta culpabilité.

L'image de madeleine, son regard surprit, avant que la mort ne la saisisse.

Je ne regrette rien.


Il se tourna vers Pilipa, puis vers, Lynn, avant de leurs montrer son pire sourire de prédateur.

- Je ne regrette rien. Il baissa le bras et posa le cristal sur l'orbe, puis tout fut terminé.


Ce qui cloture donc cette partie du couloir. Après ça, Eöl risque de souffrir du froid encore un moment. A prendre en compte.

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MessagePosté le: 20/08/2018    Sujet du message: Les Couloirs

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