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Chambre n°1

 
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Réceptionniste
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MessagePosté le: 15/02/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Chambre n°1:

Occupants:
- Gabriel 'Katy' Sorden, Humaine
- Lynael Sloan, Orthros
- Renji ?, Hybride Vampire/Démon
- Vost Odium, Démon


Quatre couchettes (deux lits superposés), un bureau, une bibliothèque, une salle de bains/toilettes, une grande armoire divisée en quatre compartiments.  

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La Réceptionniste n'est pas une rpgiste, merci de ne pas la jouer.
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MessagePosté le: 15/02/2018    Sujet du message: Publicité

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Lynn
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MessagePosté le: 26/03/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

    « Avec un bon régime alimentaire, une bonne hydratation et du repos, vous vous sentirez bien mieux d'ici quelques jours. Il en est de même pour vos petites blessures. Gardez vos bandages bien en place et par dessus tout, évitez de vous écorcher davantage... Du repos ! Je le dis souvent aux élèves et ils font leur forte-tête, n'écoutent pas, et reviennent quelques heures plus tard... »

    L'Orthros opinait silencieusement sous les dires de la soignante, laissant cette dernière la manipuler avec soin. Son esprit imprimait partiellement ses dires, bien trop concentrée à ne pas se laisser tenter par les bras de Morphée. De dernières compresses et autres bandages vinrent s'apposer et après de dernières vérifications, Lynn se vit congédier d'un simple signe de la main. Lorsque ses pas la guidèrent en direction de la sortie, elle se figea quelques secondes lorsqu'elle reconnu son colocataire, au chevet d'un blessé. Portant plus d'attention à la personne lourdement enrubannée, elle réalisa avec une certaine surprise qu'il s'agissait en fait de sa colocataire : Katy... L'inquiétude la gagnant, elle fit quelques pas pour s'approcher de ses colocataires et s’enquérir de l'état de la blessée.

    Trouble.

    A quelques mètres, elle se stoppa. Une ambiance plus que pesante se dégageait autour du lit de l'Humaine... Deux... Vost ? Soit son état de fatigue lui faisait voir double, soit... S'agissait-il du fameux Renji... ? Le Vampire dont sa colocataire lui avait tant parlé... ? Elle n'avait que peu de doute : il répondait parfaitement aux critères que son amie blonde lui avait dépeint auparavant, en plus de sa ressemblance avec son colocataire Démon, la glaciale impression qu'il lui laissait...
    Les deux hommes se miraient, se dévisageaient et s'assassinaient froidement du regard, séparés par le lit où gisait la Prêtresse de leur maux de cœur...
    Ne se voyant pas rajouter son grain de sel dans une telle situation, ni même tenter de s'approcher pour subir les foudres de tous, Lynael tenta de faire signe à son colocataire mais celui-ci, trop occupé à son duel de regard ne l'intercepta point. Alors, telle une légère brise, l'Orthros s'éclipsa de l'infirmerie...



    La Chambre.

    Peut-être un peu trop dans le coaltar, la jeune guerrière s'était figée devant la porte. Ses yeux balayèrent les noms inscrits sur la porte... Elle dut s'y reprendre à plusieurs reprises, voyant à présent que le prénom d'un ancien occupant de la chambre, dont elle n'avait jamais eu loisir de rencontrer, avait été remplacé par... « Renji ».
    Elle déglutit. Après les avoir vu à l'infirmerie, se dévorer d'un air hargneux du regard, comme des chiens de faïence, l'Orthros en était sûre : cette pauvre chambre numéro un ne resterait pas le petit havre de paix qu'elle était, auparavant. En l'espace de quelques jours, cette chambre se transformera en champ de bataille émotionnelle ou champ de bataille tout court. Rien n'était dit que le Vampire ne tente pas d'égorger son rival durant la nuit, ou quelque chose de similaire.
    Et Katy, dans l'histoire ? Au milieu de tout ce désordre émotionnelle ? Lynn n'était pas sûre qu'elle ait eu le loisir de réfléchir calmement à toute cette situation... Ses sentiments pour le Démon, la relation qu'elle entretient avec lui, le retour de son ancien amant d'entre chez les morts ; autant dire que le pêle-mêle de sentiments et de « que faire » allaient tourmenter sa tête blonde pour les jours à venir lorsqu'elle se décidera à reprendre connaissance... Elle n'aurait même pas le loisir de se remettre de ses lourdes blessures physiques dans le calme ; elle allait devoir être torturée psychologiquement, à présent... Une plume noire traversa son esprit. Au moins, elles feraient la paire.

    Chassant ses pensées, Lynn décida de s’engouffrer dans la chambre. Celle ci était vide, les autres acteurs jouant une autre scène à l'infirmerie...
    Une douche bien méritée, des vêtements propres, le repas qu'elle avait pris à emporter du réfectoire, l'Orthros se laissa ensuite emporter par Morphée. Elle espérait que celui-ci se montre clément ; une nuit de repos sans rêves, ni cauchemars...

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Renji
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MessagePosté le: 30/03/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Elle était sérieuse là ?
Les mains calleuses du Vampire forcèrent sur les poignées de la chaise, manquant au passage de les tordre. Matériel de l'école, c'est pas comme s'il en avait franchement quelque chose à cirer. Douche froide. Arrêt sur image. Raidit, il inspira profondément, l'irritabilité le gagnant. Sérieusement ? Mâchoire crispée, il regarda alors la tête blonde de la Guerrière qui s'agitait passablement sur sa chaise, piétinant certainement d'impatience pour avoir la réponse à sa foutue question. Son cœur de pierre, brisé, s'émiettait davantage. Sans le laisser transparaître, Renji se décomposait. Elle aurait préféré que ce soit lui, qui la raccompagne ? Qu'il soit là ? À sa place ? Le regard incertain et figé, la progression dans les couloirs étaient interrompues. C'est vrai ça, qu'est ce qu'il foutait là ? À lui imposer sa présence alors que clairement, elle voulait l'autre con. L'autre blanc du cul. Petit à petit, l'Albinos sentait comme une ombre le posséder. L'envie d'exploser, de tout détruire, de fracasser les murs et de faire voler en éclat des petits morceaux du bâtiment... Ou encore de demander à Ezek et sa Traqueuse de le téléporter là ou se trouvait ce Cul-Blanc pour lui arracher la jugulaire, se repaître de son sang et de ramener la tête à sa Belle en guise de souvenir. Douce attention non ? Enfin, il n'était pas sûr que cela soit coutume ni fortement apprécié.
Tieeeens, voilà la tête de ton ex-amant sur pic à broche. Tu aimes ? Ça te plaît ? On peut la poser en décoration dans la chambre comme ça, quand on s’envoie en l'air, tu pourras toujours le regarder. Ouais, ça lui aurait économisé quelques écus dans sa foutue poche. Pourquoi se faire chier d'aller chez un joaillier quand vous pouvez faire votre présent vous même ? Plus personnel en plus !
Le bras métallique qui s'apposa sur son épaule tira l'Albinos de ses funestes pensées. Il grogna sourdement à l'égard du Protecteur d'un genre de dire : Dégage ducon, me touche pas. Qu'est ce qu'il avait tous à vouloir le toucher ? Lui jeter des rideaux, lui prendre la main ? D'un geste brusque, il dégagea son épaule, reprenant la séance de poussette pour la p'tite grand-mère blonde mal en point.


- Vivant.

L'unique mot qu'il utilisa pour définir la situation de l'autre couille. Ouais, vivant, pour l'instant. S'il venait à crever, il ne s'en sentirait même pas responsable : trop faible pour survivre. Donc crève en silence. Bon ok. Techniquement il avait une once très minime voire infime de responsabilité... Mais, c'était pas lui qui a choisi où, dans quelle circonstance, pour quelle mission donc... Innocent. Comment ça, ça sonne faux ? Ezek, pour rassurer la Blonde s'avança à son niveau, racontant qu'il avait été dépêché pour une mission. Au moins, pour l'instant elle devait avoir réponse à sa vraie question qui devait plutôt sonner comme : Dis-moi... Mon amant... Vost... Tu sais le mec avec qui j'ai baisé un nombre incalculable de fois parce que tu étais censé être crevé, six pieds sous terre, décomposé, les cafards et autres insectes s'amusant à jouer sur tes ossements comme dans un parc d'attractions... Oui, il est bien différent de toi, il est doux, attentionné... Et en plus il ne me maltraite pas verbalement comme tu le faisais et fait encore si souvent... L'as-tu tué ? As-tu osé prendre la vie de mon bien-aimé ? Ton remplaçant ?

- Tu dois repasser par la réception, Renji. Pour récupérer tes clés.

Le Vampire ne répondit point au Lycan, le dardant d'un regard totalement insensible. C'était la seconde fois que ce con l'interrompait dans ses joyeuses pensées. Il haussa des épaules silencieusement, s'engageant dans le couloir de la réception. Sentant l'effort surhumain que l'Albinos avait fourni aujourd'hui, Ezek prit les devants, demandant à la place du Bersekir un trousseau de clés et son badge. Peut-être avait-il simplement peur qu'il entre dans une rage meurtrière s'il devait avoir à parler avec la réceptionniste... Après tout, il n'avait pas tué le Démon, une infirmière, un blessé... Il les avait malmené, totalement autre chose. Mais rien n'était dit qu'il n'allait pas finir par céder. Par vouloir repeindre les murs d'un rouge sang, agrémenté de quelques notes framboises. Un silence et un regard de poisson mort en guise de remerciement, Croc-Blanc se sentit, de nouveau, en train de pousser le caddie rempli de Pudding avachi.
Ils s'engagèrent dans les corridors : les chambres. Ils n'eurent pas à aller bien loin, ils étaient dans la première chambre. Parfait. Au moins, ils n'avaient pas à se coltiner plus longtemps le Papa-Poule-Lycan dans une ambiance des plus gênante. Quoi ? Vous croyez que Renji allait déballer sa vie sentimentale à cette grande patte couillue ? Il était au courant pour Gabriel déjà ; mais à savoir si ce con avait fait le lien entre la trahison et l'autre Cul-Blanc... Il s'en foutait. Genre royal.
Ses yeux bleus, blasés se posèrent alors sur la porte.
    - Renji (Nom de famille inscrit)
    - Vost Odium... Non mais ces connards étaient sérieux ? Genre, sérieux de chez sérieux ? Genre la blague de mauvais goût provenant du plus profond des égouts ? Quel était l’empaffé qui s'était dit, en faisant les chambres que Ho, trop bonne idée ! On a qu'à mettre l'amant, l'amante et le bouche trou ensemble ! Débrouillez-vous pour savoir qui est le baisé et baiseur dans l'histoire, lui même ne le sait pas.
    - Lynael Sloan Non. Il ne la connaissait pas et, il s'en foutait, trop concentré à garder un semblant de façade quant au précédent nom.
    - Katy, Gabriel Sorden De mieux en mieux, genre, les TROIS ensemble. Il pourrait même pas essayer d'étriper cet abruti sans se faire sermonner, si bien sûr celui-ci revient... Et quoi ? Il devrait en plus supporter les regards doucereux et coulant de mièvrerie de ce stupide Démon ? Jackpot. Trop chanceux, mec. Joue au loto.
Dans un silence, l'Albinos porta sa main sur les noms collés à la porte. P'être que si il retirait l'inscription... l'autre changerait de chambre. Mais à l'unisson, un duo (le Lycan était nettement plus audible) lança sur un ton sévère un : "Renji !" qui, comme un enfant qui s'en fiche totalement de faire une connerie ou non, les jaugea d'un regard mauvais. Néanmoins, il arracha uniquement... son nom de famille. Le sien, pas celui de l'autre couillon. Satisfait de la disparition de ces quelques lettres, il se tourna vers Ezek avant de lâcher un simple :

- C'est bon, casse-toi l'papa poule. C'pas comme si j'allais détruire la moitié d'Arena.

Le Lycan lui lança un regard suspicieux et souhaitant un bon rétablissement à la Blonde, il s'éloigna, se retournant parfois pour s'assurer qu'il ne jette pas le fauteuil ou retire le nom du Démon. Ouvrant la porte rageusement, Renji ne tarda pas à pousser la jeune femme à l'intérieur. L'odeur présente manqua de rompre la fébrile contenance dont il faisait preuve. Partout. La chambre empestait effluves diverses... Il sentait le Démon, ses affaires, son odeur. Il râla et la Protectrice se raidit. Pouvait-il mettre le feu ? Ou bien juste brûler ses affaires... ? Les jeter dehors ? Brûler une tonne d'encens ? Faire un sacrifice avec du sang d'un certain Démon... ? Il devinait facilement quel lit appartenait à Cul-Blanc... Tout comme il devinait que l'Humaine avait dormi avec lui, un bon paquet de fois... Serrant les dents, il aida Katy à s'installer sur ce lit, maudissant au passage ces foutues odeurs. P'être qu'il devait foutre feu au matelas et demander un autre à la réception ?
Ses yeux balayèrent alors la pièce. Ses affaires étaient là, disposée sur le lit apparemment vacant...
Il laissa quelques minutes à Gabriel, continuant sa vague installation. À vrai dire, il cherchait plutôt un moyen de se débarrasser des affaires et de l'odeur de leur cher colocataire sans éveiller les soupçons de la guerrière... Bon ok, elle était p'être blonde mais pas aveugle... Pour l'instant, c'était raté.



c(-____-c)

Bon ok. Partir de la chambre sans rien dire, c'était pas une bonne idée. Pour sa défense, dans sa tête, il l'avait prévenu. L'information lui était montée au cerveau mais sa bouche n'avait pas suivi le mouvement. Trop tard.
D'un geste bourru, le Vampire enfonça avec sa délicatesse certaine, la porte de la chambre numéro un. Le bras chargé de sacs, il commença à déballer les plateaux repas rapportés du Self. Il avait également des boissons froides et des jus de fruit. Sous le regard surpris de Gabriel, il installa les couverts avant de venir près du lit où elle était toujours allongée. Faisant preuve de douceur, il l'aida à se redresser avant de l'aider à se déplacer vers la table. Aller, c'l'heure de manger. Ça serait con de trop maigrir, de perdre la musculaire et les deux obus... Ben quoi ? C'vrai.
Soupe chaude, crème glacée, purée... Comme les p'tits vieux avec une fragile dentition, il fallait la traiter comme telle. Après tout, elle mangeait et se déplaçait de la même manière qu'eux. Oh p'être même qu'un petit papy en déambulateur serait plus rapide à l'heure actuelle.
Au milieu du repas et de manière totalement contraire à l'idée du romantisme, Renji lança sur la table une petite boite noire. Gabriel fronça les sourcils et de manière plutôt lente, elle vient se saisir de l'objet. Galérant de longues secondes pour l'ouvrir, le Vampire baissa la tête, quelque peu gêné par cette marque d'affection. La boite émit un petit bruit lors de son ouverture et, tenant apparemment la chose à l'envers, le précieux objet glissa sur la table. Une chaîne en or se révéla ainsi qu'une pierre rouge... Le vendeur lui avait vendu ça comme une "larme" de rubis. Lui y voyait de son côté Vampire, une goûte de sang.
Se raclant la gorge pour chasser le certain sentiment de gêne, il lui lança :


- Si ça te plaît pas, on peut toujours aller le changer...
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MessagePosté le: 03/04/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Mince... J'aurais bien voulu le voir, son nom de famille.
Entre deux douleurs osseuses, Gabriel ressassait distraitement cette pensée. Elle songeait que c'était un mystère qu'elle n'avait jamais percé. Elle savait juste que l'albinos reniait ce nom et, aussi loin que ses souvenirs remontassent, celui-ci était absent des documents officiels comme les appels de mission. C'était comme si le Bersekir faisait tout pour qu'il tombât dans l'oubli. C'était donc un fait curieux que, cette fois-ci, ils l'aient affiché : s'étaient-ils trompé et était-ce pour cela qu'il l'avait arraché ? Ou alors avaient-ils oublié les menaces du Vampire qui refusait l'évocation de ce patronyme gênant ? L'Arenienne chassa ces interrogations vaines dont les réponses lui resteraient obscures à jamais, peut-être pour le meilleur. Après tout, quelle importance pouvait avoir ce nom pour elle, puisque jusqu'ici elle ne s'en était jamais préoccupée ? Elle-même s'appelait "Sorden", il est vrai, mais pour autant cela ne portait aucune signification particulière pour elle et ne changeait pas le monde qui l'entourait ni ses relations... Ses pensées, tandis qu'elle déglutissait avec difficultés la nourriture que le Vampire lui avait ramené, voguèrent vers d'autres sujets qui méritaient une plus grande vivacité d'esprit de sa part : le Démon. Vost était parti en mission, d'après le Lycan dénommé Ezek, et il était "Vivant." d'après Renji, ce qui signifiait qu'il ne l'avait pas tué lors de leur première et dernière entrevue en date. Cette idée réconfortante que leur rencontre n'ait pas tourné au drame alimentait alors dans l'imaginaire de la guerrière un maigre espoir d'entente entre les deux protagonistes de son cœur. Etait-ce le bon moment pour aborder la conversation qu'ils auraient dû avoir depuis le début, sur la plage des Iles Terribles... ?
L'arrachant à ses pensées circulaires ou désireux de couper à l'avance ce genre de discussions, le Vampire lui jeta quelque chose qu'elle ne put distinguer. Oubliant ses douleurs d'outretombe, la guerrière se protégea instinctivement en brandissant sa fourchette devant elle. Mais l'entraînement d'Elite était bel et bien achevé, il ne s'agissait pas d'une ultime parade à contrer, seulement d'une innocente petite boîte noire. Gabriel la saisit lentement, quelque peu désorientée, et sentit sous ses doigts le frisson du velours... cela ressemblait fortement à un écrin de bijou. Bien que cette idée lui parût improbable, la jeune femme lutta quelques instants contre le délicat objet avec une certaine excitation, ses côtes protestant au moindre mouvement de ses bras, avant de finalement parvenir à ses fins. Elle entrevit alors, incrédule, des reflets d'or luisant chaleureusement aux rayons du jour. Le pendentif qui dansait au bout de la chaîne entre ses doigts était serti une pierre aux reflets d'un ronge profond, taillée en larme. L'air gêné, l'albinos lui proposa de retourner chez le joailler pour changer l’œuvre pourtant sublime qui lui était présentée, si cela lui déplaisait. Encore bouleversée par un présent aussi inattendu, la blondinette laissa couler quelques secondes à s'émerveiller devant le bijou, avant de secouer vigoureusement la tête, ce qui lui occasionna une violente migraine.


- C'est magnifique ... Merci. Tu peux m'aider à le mettre ...?

Le Vampire s'exécuta dans un grincement de chaise et se plaça derrière elle. Avec toute la délicatesse dont il était capable avec elle, il rassembla ses cheveux blonds et les rejeta doucement sur un côté, où elle les maintint légèrement suspendus. Les bras blancs et musculeux de l'Elite passèrent doucement autour d'elle pour étendre la chaîne, qu'il déposa autour du cou de la jeune femme avant de la verrouiller au niveau de la nuque. Gabriel relâcha ses cheveux ses ses épaules et se retourna à demi sur sa chaise pour montrer le résultat à l'albinos, qui de sa hauteur la dévisageait de ses prunelles bleues intriguées puis visiblement soulagées. Ses lèvres pincées se détendirent, quoi qu'on puisse lire quelque chose comme de la gêne sur ses traits.
L'Humaine lui sourit, le pendentif entre ses doigts.


- Alors ? C'est joli ?

Renji eut un petit mouvement en arrière, les yeux écarquillés, comme si en souriant et en lui posant cette question la candeur et l'enthousiasme de la jeune femme l'avaient piqué. Il faut avouer que Katy n'avait pas l'habitude de recevoir des cadeaux au quotidien. Les seuls qu'on lui aient jamais offert dataient d'après son arrivée à Arena : ses colocataires, dont Renji à deux reprises, lui avaient présenté des fleurs à l'Equinoxe du Printemps, et il y avait eu aussi la période où ils avaient fait de leur chambre un refuge pour animaux... Et également le Noël où son Grincheux lui avait offert des sous-vêtements sexy, souvenir qui la fit rougir vivement, d'abord de plaisir et de gêne à ce souvenir, mais aussi pour d'autres raisons moins innocentes. Sans doute le Vampire ne serait-il pas heureux d'apprendre que l'ensemble était également très apprécié par son double, à moins qu'il s'en doutât... En parlant de la personne absente, il y avait également eu la boîte à musique offert par Vost un an jour pour jour après leur première nuit sous les étoiles, et qui constituait un de ses plus précieux biens. Là se résumait son palmarès d'offrandes amicales ou amoureuses, qui la satisfaisait amplement; mais c'était la première fois qu'elle portait un bijou autre que son amulette d'Arenienne et c'était quelque chose de très étrange pour la guerrière forcenée qu'elle était. Heureusement incapable de suivre le cours de ces pensées dont certaines lui auraient déplu et imperméable aux expressions de sa partenaires, Renji grogna entre ses crocs une réponse qui ressemblait à "Grrrmouais...". Il avait croisés ses bras trapus et détourné le regard, l'air d'avoir retrouvé toute sa mauvaise humeur habituelle. Mais Gabriel, qui le connaissait, savait que ce n'était que feint et qu'en réalité il était plutôt satisfait de son choix et du rendu que cela lui renvoyait. Toujours souriante, ses noires réflexions momentanément envolées par l'euphorie de sa nouvelle acquisition, Gabriel tendit son minois vers le reflet que lui renvoyait la fenêtre. Avec ses balafres en moins, cette parure et ce sourire , elle semblait beaucoup plus féminine que d'accoutumée et ses traits étaient adoucis, lui renvoyant une personne qu'elle ne reconnaissait pas tout à fait, mais ce n'était pas vraiment pour lui déplaire...
Soudain Gabriel réalisa quelque chose avec horreur, mais elle eut le réflexe involontaire de baisser assez tôt le visage vers son collier pour le camoufler. La chaîne était en or, semblait-il, cependant il s'agissait d'un métal hautement toxique pour les Démons. Etait-ce un cadeau intéressé pour repousser le Démon tout en essayant de se renouer avec elle ? La guerrière désirait ardemment croire le contraire, même si une voix au fond d'elle-même lui soufflait que le Vampire aurait été capable d'un stratagème de ce genre pour parvenir à ses fins. Toujours est-il que demander à changer la nature du pendentif paraissait être une mauvaise idée en ce temps calme qui s'offrait à eux... Serait-il suffisant de le cacher sous son haut pour éviter les effets néfastes au Démon ? De toute façon, il sera certainement préférable qu'elle quitte le bijou pour dormir, prendre sa douche ou filer en mission... Elle espérait que, à l'abri dans son écrin, le pendentif d'or ne soit pas une gêne pour son précieux colocataire.

Avant que Renji ne s'inquiète de la voir quelque peu prostrée sur elle-même, quelqu'un frappa à la porte. Les deux guerriers maudirent, à voix haute comme au plus profond d'eux-même, l'Ecole qui ne laissait décidément jamais ses élèves en paix. Il s'agissait en effet d'une mission, adressée à l'Elite Protectrice fraichement promue. Apparemment Arena était en manque d'effectif et ils avaient besoin de former en masse de nouveaux gradés : d'ici quelques jours, quand elle serait remise de ses traumatismes, la jeune femme partirait en tant que formatrice d'un aspirant Officier Assassin. Renji disposait d'un temps de repos sensiblement plus long étant donné ses longues années d'absence hors des territoires du Velm, mais sans doute serait-il bientôt appelé pour de petites missions prochainement. Alors qu'elle était blasée, lorsqu'elle décacheta l'ordre de mission que lui avait apporté Renji de la part du Traqueur, le visage de la jeune femme s'illumina quelque peu : elle connaissait l'élève qu'elle devait former. Il s'agissait d'Eöl Khaine, un Elfe noir qu'elle n'avait pas croisé depuis un moment, mais avec lequel elle avait passé de bons moments de beuverie à la Capitale et fait de nombreuses missions d'importance. Passer du temps avec un frère d'arme qu'elle appréciait adoucirait le calvaire de retourner en mission aussi peu de temps après sa propre promotion. Elle avait ensuite le détail des instructions et son visage s'assombrit malgré ses tentatives d'optimisme; la mission s'annonçait épineuse... Elle referma le pli, soudain las. Malgré ses deux jours de coma, le repas qu'elle venait d'avaler pour la première fois depuis qu'ils avaient quitté l'île des Sirènes lui causa une intense fatigue. Elle prit docilement ses traitements et décida d'aller se reposer et de repousser à plus tard la charge d'informations et de sujets de réflexion qui s'accumulait dans son crâne. Mais une question incongrue lui vint : où se coucher ? Plus tôt, Renji l'avait posée avec une grimace de dégoût sur le lit qu'occupait Vost avant de sortir en trombe. Ne voulant pas attiser les tensions qui étaient déjà de prime dans cette chambrée, notamment lorsque le Vampire apprendrait que la dénommée Lynn avait un lien ambigu avec son pire ennemi Ange Déchu en pleine forme physique, Katy décida d'aller se réfugier en terrain neutre : sur son lit originel, qui était situé en hauteur au-dessus de celui de Vost. Elle tenta de s'y hisser dans un grincement de dents et le Vampire s'approcha pour l'aider. Après quelques vaines tentatives, résistant sans doute au désir de la balancer par-dessus la rambarde, Renji la fit s'installer sur son propre lit qui était autrefois la place vacance du dortoir. Après plus d'hésitations encore, il s'étendit près d'elle, pour la première fois depuis leur dispute autour de la boîte à musique. Soulagée de voir qu'elle retournait dans les faveurs du Vampire, Gabriel se blottit contre l'épaule qui lui était offerte. Elle écouta le coeur qui, lui, battait du côté gauche, avec une mélodie différente de celui de Vost. Un battement plus puissant, plus brutal, plus lent. Et qui pourtant lui apportait le même réconfort.

Il fallait absolument qu'elle profite de leur intimité et du calme de son (ancien?) amant pour avoir une discussion sérieuse à propos de leur relation et de celle qu'elle entretenait avec le Démon. Mais elle ne savait comment aborder le sujet, ni à quelles conclusions elle désirait parvenir, puisque les deux étaient chers à son coeur. Néanmoins, il fallait au minimum qu'elle s'assure qu'ils se tolèreraient et...
... Epuisée par le casse-tête que lui imposait ce triangle amoureux, la guerrière s'endormit contre son Grincheux avant d'avoir pu engager la moindre discussion...


Désoléeee du temps de réponse xD J'espère que ça te va sinon tu me dis et j'édite ;D Je pense que dans ton prochain post tu peux dire que Katy essaie de dégainer le fameux "Faut qu'on parle" qui va bien (et selon si tu veux qu'on fasse le dialogue on peut se parler par messagerie instantanée ;D). Tu peux faire une ellispe et me faire partir en mission aussi, normalement si Raphaël finit sa formation j'ai prévu de faire celle d'Eöl juste après (il lui manque pas grand chose).

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Renji
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MessagePosté le: 07/04/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Nan. Il n'était pas si con. Il sentait bien que quelque chose travaillait lourdement la baleine à obus. Les derniers jours, il avait tenté de renouer avec elle, de lui faire oublier, entre autre, Cul-Blanc. Ben ouais, cet abruti avait été envoyé il-ne-sait-où par Ezek et sa clique, pour une mission. Savoir où, dans quelle circonstance, la dangerosité, blabla, ça passait totalement au dessus de la tête blanche du Vampire. Il était certain que ce qui travaillait actuellement la maigre masse cérébrale blonde avait un rapport avec ça. La situation actuelle : le fait d'avoir deux amants, bien vivants, prêts à s’entre-tuer (s'il n'y avait pas de stupide règle scolaire ou de bienséance sociale leur disant que "Ah ben non, tu peux pas le tuer... Autrement tu te feras châtier le derrière par l'école et en plus ta meuf, ben... Elle te détestera.")
Pour Renji, elle avait un choix simple à faire : soit l'un, soit l'autre. Basta. Point barre. Ou bar. Ouaip. "Noyer le chagrin" dans l'alcool, ou des litres de sang, au choix. Bien sûr litres de sang obtenu de force, préférablement pour laisser éclater la rage et la colère bouillonnante au fond de ses entrailles. Rage qu'il tentait tant bien que mal de contenir en présence de l'odeur récurrente et des regards soutenus de la belle, qui semblait prise dans un dilemme intérieur. Il y avait également l'option fuite, que l'Albinos s'amusait à utiliser de temps à autre, lorsque la guerrière s'approchait dangereusement, se tortillant les doigts, un air de constipation émotionnelle déchirant son visage. Hop, petite disparition impromptue dans les chiottes ou dans la douche... Détour à l'infirmerie pour aller cherche des poches de sang artificielles ou truc du genre. Ouaip, option fuite. Il se tapait suffisamment l'odeur et autres réminiscences de l'autre couillu, fallait pas non plus que la blonde se mette à lui taper sur le système en remuant le couteau dans la plaie. Quoi ? De quel couteau il parle ? Bordel faut suivre l'histoire les gars, les gens. Et comment ça, il sait pas ce qu'elle va lui demander, lui dire ? Faut pas être un bon devin, doté d'une empathie pour deviner que la Blonde est en proie à "lequel des deuuuuux, hummm je peux pas choisiiiiiiir... ils se ressemblent tellemennnnnnnnt ahhh, je fais quoiii ? Maman, je peux garder les deuuux ? Un acheté, un offert, non ?"
Ouais. La connaissant, elle, ses idées farfelues, son indécision quant aux choix des plus cartésiens et classiques, elle s'était certainement mise en tête de pouvoir rabibocher les deux partis en espérant une froide entente cordiale, ou un autre truc stupide du genre. Comment ? En jouant sur l'affection qu'ils lui porte, bien sûr... Renji le savait, il n'avait pas le droit d'arracher la tête de ce merdeux de première, même si ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Dans d'autres circonstances, peut-être qu'ils auraient pu s'entendre. Là, l'Albinos voyait son double comme une des personnes les plus détestables de son entière existence. Il y avait toujours ce stupide piaf en tête de chasse, même s'il n'était pas sûr que celui-ci soit toujours en vie. Mais l'abruti démon n'était pas loin de passer devant. Après tout, y'a pas un proverbe disant que le temps réparait les maux ? Apaisait les tension ? Un truc stupide du genre ? En bref, Renji n'avait pas oublié Kira, ni comment il souhaiterait lui botter l'arrière train
(Au cas ou t'inquiète de te faire voler la première place, Kira, tu auras toujours la tête de podium, tkt babe, tmtc t'es l'first.) mais là il fallait avouer que la proximité omniprésente de l'autre Vost le poussait à vouloir faire "disparaître" celui-ci le plus rapidement possible.

Fixant les lattes du lit situé au dessus du sien, Renji continuait de laisser des pensées morbidement funestes défiler dans son crâne blanc. Tiens, et s'il en profitait pour aller payer une petite visite à Illusia ? Faire un petit remue-ménage pour savoir si l'emplumé aux ailes noires a claqué ou s'il erre encore sur le Velm, à faire chier toutes bonnes âmes ? Dans ce cas, ce serait un bon moyen de se vider l'esprit. Il pouvait toujours demander à la Naine. Elle devait certainement pouvoir se rendre utile, agacer tout le monde et avoir les informations demandées en un rien de temps. Bref. Alors qu'il planifiait divers moyens de pouvoir savoir si le cadavre de son pire ennemi était en train de pourrir dans les bas fonds de la Capitale, Gabriel s'approcha, la mine sérieuse, l'air constipé, les doigts se tortillant... Elle inspira longuement alors que Renji n'avait pas daigné se redresser, jaugeant toujours les lattes boisées au dessus de lui.


- Renji, faut qu'on parle.

Chose à laquelle il répondit d'un simple grognement. Si elle voulait monologuer, elle pouvait. Il n'avait rien à dire étant donné que la plupart de ses idées se résumaient à mettre un terme, plus ou moins définitivement, à l'existence de l'autre. Donc c'était pas sûr qu'elle veuille entendre ça, ni qu'elle prenne la peine de l'écouter. En plus, lorsque cette tête blonde à une idée en tête, elle n'en démordait généralement pas. En plus, généralement, avec ce genre de phrase "faut qu'on parle" c'était toujours : l'un parle, l'autre ferme sa gueule et avale. Et non, Renji n'était pas du genre à avaler (bande de cochon). D'autant plus quand il s'agissait de salades à propos d'un démon albinos l'ayant remplacé pendant ses années d'absences. Elle voulait quoi ? L'absolution pour elle et son amant remplaçant ? Il valait p'être mieux ça que d'entendre le : "Je peux pas choisir entre vous deuuux", qu'il sentait venir gros comme un palais.
Perdant patience par rapport à au temps de réflexion qu'elle prenait pour lui annoncer ce qu'elle avait à dire, le Vampire se redressa, le regard mauvais.


- Quoi ? Tu veux parler de l'autre ? De ce que tu vas ou dois faire ? Du fait que tu sais pas comment t'en sortir ? Simple. Tu choisis. Soit l'un, soit l'autre. C'tout.

Douchée par ses propos, l'humaine le regarda avec un mélange d'incertitude et de choc. Apparemment elle ne s'attendait pas à ce qu'il la prenne de court, ou à ce qu'il parle tant. P'être qu'elle avait autre chose à dire, un truc du genre "j'ai pas aimé la soupe de l'autre fois.", "C'est pas gentil de penser à vouloir mettre le feu au lit de Vost..." Un truc banal. Mais quand on aborde une mine aussi froissée que la sienne et quant on est dans un dilemme intérieur, c'est pas le genre de chose auquel on a envie de penser...
Mais, alors qu'elle semblait chercher à reprendre un semblant de contenance, ou bien à chercher ses mots, encore une fois. On frappa à la porte.

Sauvée par le gong comme dirait l'autre. Ouaip. Sa foutue formation ; Eöl Khaine, l'autre couillu d'elfe noir. Quoi ? Ce couillu devrait se sentir flatter, il se souvient au moins de son nom entier, et possiblement de sa tronche. Vaguement. De loin. P'être dans le noir total.
Bref. Tout ça pour dire que la conversation allait être -encore- reportée le temps que la Miss fasse du baby-sitting d'Elfe.
Bon courage, bonne chance ; le Traqueur s'impatiente. Juste un maigre "au revoir" grinçant entre les dents et pan, la porte se ferme. Tombé de rideau, salut les marsouins.


[HRP : Bon tu m'as dit de faire partir ton personnage donc, ça y est, je suis seul au monde x). J'espère que Be$tah tu vas vite revenir pour me porter compagnie.]
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MessagePosté le: 27/04/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

    Blasée.

    La notion du temps toujours décousue, Lynael tentait de remettre de l'ordre dans son esprit éreinté. Les derniers jours avaient été loin d'être de tout repos. Sa formation, la cafétéria, son malaise puis cette étrange expédition sur les Îles... Vost, Pilipa, Irkaal. Kira, Aidan. Katy, Renji. Kira, encore. Une vague pensée à l'égard de la Sorcière et de sa lourde blessure à la jambe fût rapidement noyée sous l'omniprésence de certains noms.. Ces mêmes noms défilaient dans sa petite tête malmenée et telle une poupée de chiffon, elle se laissait manipuler par la Soignante. Elle tenta néanmoins de mettre ses pensées en veilleuse.

    Feignant d'écouter l'énième remontrance de l’Infirmière sous son masque d'indifférence, l'Orthros se contentait d'incliner de la tête de temps à autre. Il s'agissait de la même Infirmière qui, quelques jours plus tôt, l'avait ausculté au retour de son excursion au Palais Maudit. Là encore, elle rabâchait qu'il fallait qu'elle se repose, qu'elle récupère. Quelque chose du genre. Une mine blasée sur les traits fatigués de son visage, la demoiselle tentait tant bien que mal de ne pas grincer des dents ou d'esquinter le lit dans son ennui. Nettoyage de plaies, nouveaux pansements, nouvelles sutures s'ils s'étaient avérées que celles-ci aient lâché...De temps à autre, elle jetait un regard indiscret à l'égard de son colocataire qui lui, exprimait son mécontentement de regard furieux.
    Dans les parages, la Prêtresse des maux de cœur avait disparu du lit dans lequel elle se reposait... Était-elle de retour en chambre, ou... ? Le Démon, apparemment prit de la même inquiétude se racla la gorge. Dans ce qui s'apparentait à un grognement rauque osa poser la fameuse question...


    « Mademoiselle Sorden... ? Oh oui. Nous l'avons relâché il y a quelques jours. Elle a été raccompagnée par l’Élite Protecteur et ton frère jumeau. Pas d’inquiétude ! »

    Sloan retint un sourire à la fois moqueur sidéré. Elle n'était pas sûre que le Démon ait apprécié de se voir réduit au frère jumeau de l'ancien amant de sa Belle... De plus la Féline se doutait qu'avec les tensions électriques entre les deux Albinos, la Chambre numéro une allait rapidement être réduite à un champ de mine prête à détonner à n'importe quel moment...
    Pensant à cela, les deux colocataires furent à leur tour « relâchés ». La cadence rapide, le Guerrier à la stature d’Albâtre avalait les nombreux mètres qui les séparaient de la chambre numéro une. Lynn, qui trottinait difficilement derrière, finit par lui attraper le bras, le forçant ainsi à ralentir.


    « La chambre et ses occupants ne vont pas disparaître... Ralentis. On pourrait en profiter pour parler un peu, non ? Je veux dire... Dans la chambre ça va être difficile, maintenant. »

    Un peu mécontent, il se contenta d'acquiescer pour marcher à une allure plus raisonnable.
    Les deux n'étant pas de nature bavarde, il était sûr qu'à présent, le silence serait maître dans la chambre. Peut-être que, de temps à autre, leur amie aux cheveux d'or tenterait de lancer une conversation... Même conversation qui se retrouvera avortée par des regards assassins entre les deux Albinos et une Féline peu concernée...
    Soupirant intérieurement, ils commencèrent à apercevoir, plus loin, le corridor les menant aux chambres.
    Avec toute l'animation aléatoire des précédents jours, l'Orthros n'avait même pas eu l'occasion de résumer, même de manière très succincte son initiation aux capacités de Traqueur dans le cœur labyrinthique du Palais Maudit...

    Aucune voix ne filtrait au travers de la porte. Se pourraient-il que les deux anciens tourteaux soit absents ? Peut-être trop absorbée dans sa phase de préparation mentale quant à son futur discours, elle n'y porta pas plus attention. À moins que la fatigue omniprésente y soit pour quelque chose. Dans le corridor, la présence d'autres élèves ne lui soufflait qu'une seule chose : se réfugier dans leur lieu de passage et de s'y enfermer jusqu'à nouvel ordre. La main sur la poignée, elle entreprit d'ouvrir celle-ci commençant alors à monologuer sur le tenant de sa formation :


    « J'ai été formée au Palais Maudit... Accompagnée par deux Elites d'Illusia. Un Traqueur Illusien que j'ai apparemment rencontré auparavant à la Capitale et... Mh. Et un Trompeur : Kira. Tu vois le topo... »

    Lorsque la porte offrit lentement une vision sur la chambre, le lit habituellement libre était occupé par le dénommé Renji... Elle nota cependant l'absence de Katy, de son armure, son arme... Analysant rapidement la situation, les iris argentés de l'Orthros croisèrent celles dudit Élite Bersekir.
    Un frisson lui déchira l'échine ; une pulsion meurtrière.

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MessagePosté le: 29/04/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Tiens, la porte s'ouvre. Le Vampire, se doutant là qu'il ne s'agissait pas du Retour de la Momie Baleine à Obus -sauf si cette couille aux oreilles noires avait -malencontreusement- claquée- (HRP : En fait j'sais plus si Renji connait Eöl ou non. J'ai eu la flemme de chercher. Au pire on justifie ça avec une Katy bavarde, ça passe niquel.), Renji ne prit même pas la peine de se bouger de son lit, trop occupé à faire briller ses lames. Ouaip. Les femmes aiment quand les diamants brillent ; pour les Areniens, ils préféraient généralement avoir leurs armes bien affûtées. Puis, c'moins cher que c'foutu carbone compressé inutile. Surtout pour en faire des petits anneaux hors-de-prix qui finissent soit chez le prêteur sur gage ou bien arraché à votre doigt pour être revendue. Parfois l'doigt ben il part avec, c'plus drôle. Bref. Diamant. C'tait quoi la chanson à deux balles chantée par l'autre pauvre vache répétant l'unique phrase -dont son pauvre cerveau pouvait se souvenir- une quinzaine de fois d'affilée ? Shine bright like a -fucking- diamond ? Bref. Ouais donc. La porte. Quelqu'un. Une voix féminine. Ou bien celle d'un homme fraîchement castré ou vachement efféminé. Y'en a plein ces temps-ci. Des blonds, des Elfes. Surtout des Elfes. Sans faire de racisme de bas étage, of course. Soit, le porteur/la porteuse de voix était en proie à la folie -passagère- et se tapait des monologues à chier pour se faire de la compagnie, soit y'avait une autre pauvre tanche avec elle. Mettant à profit quelques neurones existants dans son blanc cerveau, il réalisa que, les deux seules personnes qui pouvaient le rejoindre n'étaient autre que... Roulement de tambours, s'il-vous-plaît.... Cul-Blanc-Terreux et l'autre dont il avait déjà oublié le nom, prénom et existence. Dommage. Ça voulait dire un témoin. Il ne pourrait donc pas s’acquitter du meurtre du petit démon sans devoir s'élancer -malheureusement-, dans un noble double homicide -in-volontaire. Quoi que. Il pouvait toujours les saigner à blanc et prétendre que les monstres du néant ont attaqué pendant son absence. Après tout, les sceaux du vide avaient tendance à flancher dernièrement...

- Elites Illusia, blablabla inintéressants, Trompeur : Kira.

Renji bugua.
L'était sérieuse l'autre ? Kira ? LE Kira ? Trompeur en plus ? Devait pas y en avoir des centaines. Ce connard d'emplumé de merde était donc toujours vivant ? La pire des raclures, increvable, comparable à la merde collée sous les chaussures était toujours présente sur la surface du Velm. Ouaip, la même crotte comparable à celle qui veut pas se décrocher, même si tu frottes comme un couillon pendant trois-quart d'heures. Vous connaissez. Ah. Vous savez pas de qui il parle ? Bon. C'est vrai. En dix ans, vous avez p'être oublié. L'ennemi juré de Renji. L'homme a qui il veut la peau pour on ne sait plus trop quelle raison (En fait je crois qu'on a jamais su. Ni même si un jour, on le saura.)... Après multiples duels, coup-bas avec de la lingerie, attaques sournoises portées aux (ex) petites amies (décédées), des choses pas nettes dans un Harem gay... Je vous présente donc, le seul et l'unique ; le frustré sexuel (victime de panne MDR. Papi, te faut des p'tits cachetons bleus maintenant.) accessoirement dépravé de service : moins cher que la plus cheap des putes du Bunny Paradise, veuillez applaudir bien chaleureusement : Kira dont on se branle royalement du nom de famille !
(J'tekiffemonchou#love)
Ouais, Kira, vous savez, le mec, cheveux noirs, regard transperçant. Un tattoo vers l’œil parce que bon, c'est trop cool sa maman. Ce mec, déjà pute sournoise, possède un pouvoir des plus fielleux. Un pouvoir de tantouze surineuse. Ouais, ce pauvre con est capable de vous faire vriller le cerveau avec vos pires traumatismes. Tranquille la vie. Enfin de son côté, Renji avait été plus chanceux que certains, dira-t-on.
Pour être honnête, le Vampire se demandait parfois pour quelle raison cet emo-dépressif de la life était encore en vie. Depuis l'temps, il aurait pas pu se faire sauter la cervelle ou s'ouvrir joyeusement les veines dans une baignoire anonyme ? Aurait-il manqué à quelqu'un ? Genre VRAIMENT ? Bon, p'être un peu à Renji... Perdre son punching-ball favori... Même si là, en tant que maso de première, un petit Démon au cul blanc avait fait son apparition pour rentrer dans la compétition.
Enfin voilà. Renji, ne pensant qu'avec une (très petite) partie de sa matière grise se leva d'un bond, s'avançant vers les deux nouveaux. Il jugea silencieusement V.O.S.T, regrettant que celui-ci ne s'est pas vu débarrassé de sa tête durant la mission donnée par Ezek et sa clique, avant de reporter ses yeux de prédateurs sur la tête féminine aux cheveux auburn. L'avait-il déjà aperçu quelque part ? Oh, après tout il s'en foutait, il n'avait de l’intérêt que pour les informations qu'elle pouvait lui fournir à propos de l'emplumé. Acculant les deux élèves aux odeurs de chiens mouillés (Les douches ça existe, les enfants.) devant l'entrée, il poussa la porte dans la gueule de l'autre abruti. Bon, celui-ci la bloqua avec son bras. Mais Renji continuait de forcer dessus, afin que ce même mou-du-bulbe lui laisse le temps de discuter avec... Qu'importe son nom. Tiens, pourquoi il se la tapait pas elle, plutôt que de jouer le vautour autour de Gabriel ?
(En fait, qu'importe qui se tape Lynn, tant que ça fasse chier Kira x) – j'offre de l'xp si vous voulez. Ok je sors.)
Bref. Dévisagé de façon amère par Mademoiselle-sans-nom aux yeux gris, le Bersekir s'élança dans un interrogatoire aux mots limités :

- Kira. Ange Déchu ? (Elle hocha d'un signe de tête.) Cheveux noirs ? Tattoo sous l'oeil ? Sabre ? (Là encore, elle inclinait la tête à l'affirmative) Vivant ? (Elle sembla à la fois exaspérée et agacée. Peut-être souhait-elle également sa mort. À moins que c'était le questionnaire. Les deux ? Bref. Elle répondit un truc genre : "Aux dernières nouvelles, oui." Dernières nouvelles : quelques semaines. Bref,  pas d'inquiétude. Ce mec était increvable.)

Quoi qu'il en soit, Renji était impressionné. Rapide et efficace. Pas de fioritures, juste quelques mots. Discussion parfaite pour ces trois là. Enfin, ces deux là étant donné que l'autre lèchait la porte, presque dehors. Bref : les infos. Même pas la peine de sortir les crocs ou de fracasser quelques têtes. Économie d’énergie, parfait avant un petit duel sanguinaire avec, il l'espère, une mise à mort sanglante. Relâchant la pression sur la porte, le Vampire fit volte-face se dirigeant alors vers son arsenal. Sans échangé un autre regard à l'égard des deux -futurs- paillassons malodorants, il commença à s'équiper. Derrière lui, il entendit la porte de la salle de bain se refermer. Bien, au moins l'un d'eux avait saisi l'utilité des douches. Passant vaguement son regard par dessus son épaule, plus pour vérifier l'attache de son épaulière que de se soucier de ses colocataires, il croisa néanmoins le regard de Cul-Blanc-Terreux. Pas plus concerné que cela par la présence de l'indésirable cafard en l'absence de la Blonde et ayant à présent une autre cible en tête, il se contenta de continuer de s'équiper. Cependant, le Démon fan des Télédumbies grogna quelque chose ressemblant à : "Katy ?"
Renji se tourna donc agacé vers le nabot. Avait-il cet air paternel/maternel sur la tronche ? Genre "Je sais parfaitement où ma petite fifille est". Quoi ? Qu'est-ce qu'il imaginait ? Juste parce qu'elle était pas là, qu'elle était allée se pendre dans un coin d'Arena pour ne pas avoir à dealer avec la situation actuelle ? Qu'elle avait claqué de ses blessures ? Nan, elle était bien trop têtue pour tout cela.


- Mission.

Trop d'effort pour ce simple mot. L'Albinos R. haussa des épaules, finissant ses deniers préparatifs. Puis, sans échanger un quelconque regard (Désolé, on en est pas encore là x)), -bien qu'un bras d'honneur le démangeait fortement-, il sortit de la chambre. Premier arrêt : Infirmerie . Après tout, on sort pas pour un petit duel tous les jours. Sang de Méduse oblige.
Comment allait-il trouver Kira ? Eh bien étrangement, ces deux là se trouvent... Toujours.
Vous savez comme les âmes sœurs, truc du genre : "Non mais, je ne m'arrêterai jamais de te chercher, jusqu'à ce que je te trouve." Rajoutez des p'tits cœurs, des petits "Kyah", des ballons si vous voulez, si vous êtes plutôt loveurs du dimanche, etc.
Ou si vous préférez, écrivez ça en lettre de sang avec des petits boyaux en guise de guirlande. Ce qui était un peu plus réaliste dans cette situation.
C'vous qui voyez.

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MessagePosté le: 30/04/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

* ~ La contrefaçon d’albinos, à la matière grise en solde et à l’air constipé, venait de disparaître dans un claquement de porte ridiculement viril. Ce départ, bien qu’heureux, ne contrecarra absolument pas l’accablement de Vost. La fortune, accompagnée de son cynisme, se riait de lui. D’abord, elle avait demandé à la faucheuse de ramener d’entre les morts la pire des raclures, le pire des rivaux. Ensuite, elle avait mué celui-ci en un chien de garde qui ne laissait personne s’approcher de son morceau de viande ; un morceau de viande aux cheveux blonds. Depuis longtemps déjà, l’affreuse bête s’était tristement emparée du cœur de la belle comme s’il s’agissait d’un os à moelle. Dorénavant, elle accaparait l’entièreté de son être. Toujours affublé de son humour acerbe, la providence avait même jeté le Démon en pâture aux îles terribles sans lui laisser le temps veiller au chevet de sa radieuse moitié, ni de converser avec elle. Plus encore, le sort avait détruit son unique havre de paix en y invitant une brute décérébrée ; avait fait faner les fleurs de son jardin secret en y déversant de l’acide. Pour couronner cet acharnement, l’état-major avait décidé d’envoyer la pauvre Gabriel en mission pendant son absence. Dans ces circonstances, que pouvait-il bien arriver de pire ?

* ~ Les tisseurs du destin sont impitoyables.~ *


* ~ Les désirs de l’albâtre se résumaient en un seul mot : destruction. Il voulait transformer tout le mobilier en sciure, abattre toutes les cloisons à coups de poing, exploser toutes les vitres de la fenêtre à grand renfort de cris de rage. Cependant, il n’en eut point la force ; le désespoir et l’éreintement avaient pris le pas sur la colère. Si la princesse avait triomphé des blessures de son corps, quels tourments assaillaient son insondable esprit ? D’ailleurs, le chevalier y avait-il encore une place ? Rien de moins sûr. En tout cas, le dragon l’empêcherait de s’en assurer en réduisant les potentiels moments d’intimité en un tas cendres fumeuses.

* ~ Las, Vost ouvrit les battants de la grande armoire dans le but de quérir une nouvelle tenue : des sous-vêtements propres, un T-shirt Avenged SevenSource, un jean troué ainsi qu’un hoodie noir. Avant d’enfiler des habits secs, un passage par la salle de bain s’imposait. Néanmoins, elle se trouvait toujours occupée par Lynn qui, après ses exploits sur l’archipel capricieux, méritait largement de s’y éterniser. Pour patienter en évitant de remuer ses sombres pensées, il reprit sa dernière lecture en date, installé sur la chaise de bureau. L’inconfort de la position le prémunissait d’embrasser les effroyables cauchemars que Morphée lui avait concoctés pendant qu’il parcourait les lignes du traité de psychologie sur l’hyper-sensibilité. Katy lui avait conseillé de se renseigner sur le sujet car elle le croyait atteint de ce mal. Ce livre s’avérait donc être un très mauvais moyen de ne pas songer à sa douce, sans compter que son humeur ne le rendait que peu réceptif aux élans positifs de trois psychologues en manque de reconnaissance. Finalement, il balança nonchalamment le concentré d’optimisme sur la table. Ses rubis, perdus dans le désordre qui régnait en maître, s’attardèrent sur quelques menus détails. Un tome de Berserkir dont les marques-pages indiquaient qu’elle ne l’avait point entamé, une enveloppe décachetée qui illustrait son incroyable capacité à générer de l’entropie. Le moindre objet évoquait la présence de la guerrière aux iris de jade ; dans la pièce comme dans les songes du Démon. Ce dernier laissa échapper un râle – qui tenait plus de la plainte que du soupir – puis saisit son baladeur dans l’espoir que le premier album de Sleep Not adoucît ses mœurs.

* ~ Casque vissé sur les oreilles, les tympans percutés par de violents roulements de grosse caisse, il n’entendit pas sa colocataire regagner la chambre. Lorsqu’elle s’immisça dans son champs de vision, il constata qu’elle le dévisageait d’un regard inquiet, du moins autant que ne pouvait l’exprimer ses yeux métalliques. En guise de réponse, il se contenta d’un signe de tête avant de se diriger à son tour vers la douche rédemptrice. Le front posé sur le carrelage glacé, il se tenait debout dans la baignoire, un filet d’eau brûlant glissant le long de son dos sinueux. Il demeura immobile un long moment, concentré sur les picotements de ses plaies fraîchement recousues, hypnotisé par le clapotis des gouttes sur la céramique. Malheureusement, les torrents n’emportèrent pas les tourments. Il sortit de la salle de bain tout aussi accablé qu’il y était entré.

* ~ À la vue de sa camarade en proie à la contemplation du doux ciel de printemps, l’albinos total profita de l’absence de son jumeau – auquel la nature avait oublié de greffer un cerveau – pour déterrer la fameuse bouteille de whisky de sa cachette. Il en servit alors deux doses dans des verres alambiqués qu’il gardait secrètement pour les grandes occasions. Même ces fichus récipients lui rappelaient des souvenirs qu’il s’empressa de chasser afin de se focaliser sur les troubles de son amie. Dans un geste lent, il fit glisser un contenant sur le bureau encombré, tirant la rêveuse de ses réflexions.

« Je te l’avais promis. »

* ~ Remonter le moral faisait partie des innombrables compétences sociales que Vost ne possédait pas. Bien qu’il escomptât palier ce manque à l’aide d’un flot d’éthanol salvateur, il essaya tout de même de construire une phrase réconfortante dans un cliquetis de méninges affairées. Il parvenait avec difficulté à suivre l’ensemble des péripéties amoureuses de Lynael mais se souvenait clairement du fameux Kira dont il n’appréciait guère l’attitude. Ce play-boy manipulateur, qui ne ratait aucune occasion de la faire souffrir en se cachant derrière des justifications faussement larmoyantes, se déguisait maintenant en formateur ? Encore un acte qui prouvait l’absurde cruauté des pontes d’Arena ; si bien que le dépressif à la peau blême lâcha d’un ton franc :

« Tu t’étais enfin séparée de ce connard et ils te le refoutent sous le nez... Putain. »

* ~ Devant le mutisme de son interlocutrice, il s’aperçut que sa réplique s’avérait tout sauf consolative. Elle avait plongé ses pupilles dans les abysses de son verre déjà vide, ce qui le poussa à la resservir. Lorsqu’il lui tendit sa coupe à nouveau remplie, il agença quelques mots censés excuser son indélicatesse légendaire.

« Désolé. J’ai essayé. »

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MessagePosté le: 14/06/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

    Les yeux de l'Orthros balayèrent la population d'un air absent. Elle n'avait jamais pensé remettre les pieds ici, et pourtant...
    Elle était là.
    N'ayant pas pu se servir de sa jolie cape de Traqueuse pour des raisons évidentes (le beau trou au milieu de celle-ci et la longueur raccourcie par là), Lynael masquait son visage sous une capuche. Pourquoi se cachait-elle ? Les années ont passé, l'eau à du couler sous les ponts mais... elle continuait de raser les murs, incertaine.

    Bien qu'elle ouvrit la porte avec une certaine appréhension, la cloche résonna sinistrement dans la petite échoppe. Une odeur de vieux bois et métallisée s'élevait dans les airs. Les lieux semblaient vides de présence humaine mais un tintement régulier semblait provenir de l'arrière-boutique. La Féline laissa son regard parcourir les lieux, portant attention sur les diverses armes ci-présentes. Après tout, elle était là pour remplacer sa faux, tombée dans le gouffre intersidéral du Temple de la Foudre, quant à sa rapière... Un sort similaire. Elle avait déjà une idée prédéfinie de ce qu'elle voulait mais pourquoi ne pas se donner des idées supplémentaires.
    Distraite par son repérage visuel, Lynn se raidit en sentant une présence s'approcher.


    « Je peux vous... aider ? »

    Apparemment, il l'avait reconnu. Elle aussi.
    Son père.


    ~_~_~


    Après de longues séries d'explication et d'essayage de ses nouveaux gadgets, son choix était fait. Ses nouveaux achats bien emballés dans sa besace, Lynn remet sa capuche en place et se dirige vers la sortie. Le Félys la dévisagea longuement, une pointe de culpabilité vissé sur ses traits fatigués.

    « Tu... veux qu'on aille manger un bout... ? Qu'on parle ? Qu'on...
    - Non. »

    Là encore, la cloche tinta.

    ~_~_~


    De retour à Arena, l'Orthros avait fait un détour par l'infirmerie. L'état de son colocataire Albinos était moins préoccupant que la veille mais il était toujours dans un profond coma. Personne n'avait su lui expliquer clairement ce qu'il était advenu de la Guerrière aux cheveux d'or ni de son amant hargneux. Les soigneurs courraient dans tous les sens, prétextant qu'ils avaient des choses plus urgentes à faire. Elle était tentée de lui laisser un message mais elle n'avait rien sous la main pour écrire.

    Ses pas la guidèrent alors vers sa chambre. Elle fût tentée de s'arrêter dans la pièce voisine pour remercier les hôtes de leur. hospitalité mais elle se ravisa. Plus tard, peut-être.
    Comme attendu, sa chambre était vide. L'armure de la Protectrice n'était toujours pas réapparue. Affectée, elle imaginait les les raisons de cette absence... Raisons parfois tristement funestes ; elle n'avait aucun souvenir de ce qu'il s'était passé peu après la cristallisation des deux Piliers et le Capitaine avait préféré garder ça sous silence.
    Dans un soupir, elle se débarrassa de ses récents achats, se dirigeant alors dans la salle de bain.

    Son regard se posa sur la chemise accrochée sur un cintre. Chemise qu'elle avait emprunté à un certain Arenien avant de s’éclipser de cette même chambre sans un bruit. Son esprit commença à vagabonder à propos de ses aléas sentimentaux récents comme son dernier échange avec Kira ou... Irkaal.
    Soulevant son haut, l'Orthros ne put retenir un léger feulement plaintif lorsque ses doigts effleurèrent sa fraîche cicatrice. Autour de la plaie refermée, il y avait toujours cette plaque rougeâtre. Dans un soupir, elle porta son attention sur la chemise qui lui arracha un pâle sourire.

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Vost
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MessagePosté le: 18/06/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

12504ème tentative de redémarrage des fonctions motrices.


Envoi d’un signal dans le membre supérieur droit...


* ~ Des doigts frémirent, légèrement.

Envoi d’un signal dans le membre supérieur gauche...


* ~ Un bras oscilla, furtivement.

Envoi d’un signal aux membres inférieurs...


* ~ Des jambes tressaillirent, brusquement.

Envoi d’un signal aux muscles dorsaux et abdominaux...


* ~ Un abdomen tressauta, imperceptiblement.

Envoi d’un signal aux muscles faciaux...


* ~ Des paupières glissèrent sur des yeux, lentement.

Évaluation en cours... Réponses détectées. Succès. Avertissement : communication avec le membre supérieur gauche perturbée. Avertissement : intensité des réponses à 20% du nominal. Analyse des données sensorielles acquises... Erreur : noyau cognitif hors ligne. Système d’exploitation endommagé. Redémarrage en mode sans échec.

* ~ Une lumière, des ombres. Un contour étincelant ; une figure repoussant l’obscurité. Un cadre immobile et immuable ; sans début ni fin. Une ouverture vers le vide inerte ? Non. Des picotements, des ondes, circulaient en deçà ; des constrictions, des spasmes, alternaient dans le temps. Une entité était secouée ; des formes invisibles se dessinaient. Un corps impuissant se trouvait hors champ. Quel corps ? Qu’était-ce déjà, un corps ? La manifestation physique, dans un monde tangible, d’un individu. Une personne ? Un lieu ? Tout cela peinait à faire sens.

* ~ Des effluves stériles, un goût stérile, des réflexions stériles.~ *


* ~ Lui ; c’était lui. Les balbutiements d’une proprioception semblaient l’indiquer. Mais qu’est-ce que cela signifiait ? Qui était-il, ce fameux « lui » ? Impossible de s’en souvenir. Souvenir ? Une réminiscence d’un acte passé. Des actes passés ? Existait-il autre chose que ce rectangle blanc et ces désagréables contractures ? Exister ? Une notion, une sensation, tout aussi floue que les autres. Un instinct qui poussa la silhouette lumineuse dans un coin de l’image en créant une nouvelle crispation. Un trait rectiligne, une toile ondulée se découvraient à l’orée ; quelque chose subsistait, en dehors du cadre. Animé par la curiosité, le champ se déplaça encore ; il se leva puis s’abaissa, au prix d’un effort et d’une douleur incommensurables. Le tableau capturait cette fois le mouvement, celui d’autres... Gens. Parmi les silhouettes qui apparaissait et disparaissait, une se rapprocha. Une musique émana d’elle, couvrant le vacarme de la vie qui emplissait l’espace :

« Bon retour parmi nous. »

* ~ La mélodie paraissait connue... Presque triviale... Des mots ; la manifestation acoustique d’une pensée, d’un sens. Mais... Retour ? Nous ? Tout cela n’évoquait quasiment rien. Les autres... Individus formaient-ils une sorte de groupement ? En avait-il fait partie, « lui » ? Etait-il parti ? Quand ? Où ?

« Encore sous le choc, hein ? Normal. Vous êtes resté dans le coma pendant cinq jours. »

* ~ Un coma... Cela rappelait une notion vaguement connue, un sommeil prolongé, sans rêves. Cinq jours... Cela suggérait une certaine notion de temps ; une période longue ou courte ? Difficile à déterminer.

« Je vais vous poser quelques questions afin d’identifier de potentielles séquelles, d’accord ? »

* ~ Des questions ? C’était « lui » qui voulait en poser... Mais lesquelles ? Des sensations, un peu plus nettes qu’auparavant, permirent d’ouvrir un orifice qui, selon quelques réminiscences instinctives, devait servir à émettre des notes. Pourtant, aucune ne sortit.

« Hum. Ça attendra. Est-ce que vous m’entendez ? Est-ce que vous me comprenez ? Hochez la tête pour oui. »

* ~ Entendre... Oui. Comprendre... Un peu. La tête, partie d’une personne, réceptacle du cadre, des pensées ; « il » en possédait une. Le champ se secoua, légèrement.

« Bien. Vous êtes dans l’infirmerie d’Arena, vous vous appelez Vost Odium. Ça vous dit quelque chose ? »

* ~ Vost Odium , Arena ; des sons familiers.~ *


* C’est moi. *


Corruption du noyau cognitif réparé. Fichiers systèmes restaurés. Connexion avec le registre mémoriel établie. Avertissements : entrées récentes illisibles.

* ~ Une déferlante d’informations et de souvenirs submergea son esprit. Sous la violence l’impact psychologique, sa tête fut repoussée en arrière ; ses yeux écarquillés. Il se sentit vaciller, mais il se rappelait. Vost Odium, c’était lui ; se faire recoudre à l’infirmerie demeurait l’un de ses passe-temps favori. Les réminiscences s’entrechoquaient : une enfance merdique, des combats clandestins, une intégration forcée dans les rangs d’Arena et surtout... Katy. Le dernier évènement qu’il parvenait à se remémorer concernait le départ pour une deuxième expédition au Temple de la Foudre. Vu la gravité de ses propres blessures – épaule gauche démise ou sectionnée, côtes fracturées, abdomen déchiré ou brûlé au troisième degré, trauma crânien –, déterminées à l’aide de vives pointes de douleurs, savoir si la mission s’était soldée par un succès ou une débâcle s’avérait impossible. Impossible, par conséquent, de dresser des suppositions quant à l’état de la Protectrice. Le regard du Démon scruta promptement les environs à la recherche de nouvelles données susceptibles d’affiner ses hypothèses. Des rideaux tirés, un meuble vide ; rien. En cinq jours de coma, personne n’avait pris la peine de se manifester à son chevet. Ses rubis avaient perdu leur ardent éclat lorsqu’ils se posèrent sur l’infirmier à ses côtés. D’un geste brutal, il saisit son bras avant de dégainer, d’une voix éraillée et rocailleuse :

« Katy. »

* ~ Devant le mutisme et l’incompréhension de l’ahuri qui lui servait d’interlocuteur, il fut contraint de réitérer sa demande, quelque peu agacé :

« Gabriel. Sorden.

- Je... Elle n’a pas été enregistrée à l’infirmerie. »

* ~ Comment ça, pas enregistrée à l’infirmerie ? Qu’était-ce sensé vouloir dire ? Se faisait-elle dorer la pilule au centre balnéaire des îles terribles ou reposait-elle dans la fosse commune d’Arena ? L’absence de pertinence dans les propos du jeune soignant rompit le peu de patience dont l’albinos pouvait faire preuve. Il insista en raffermissant son étreinte, sans un mot.

« Je n’en sais pas plus... »

* ~ La phrase ne s’arrêtait pas là mais il n’écouta point la suite. Crocs et poings serrés, il relâcha son emprise avec véhémence. Dans le même mouvement, il arracha sa perfusion puis bondit du lit. Très mauvaise idée. Son contact avec le carrelage lui rappela le concept d’atrophie musculaire. S’agrippant au mobilier, il peina à se relever. Une fois debout sur ses jambes flageolantes, il pouvait tituber jusqu’à l’accueil afin d’étancher sa soif d’informations relatives à la guerrière aux iris de jade. C’était sans compter sur l’infirmier, au professionnalisme hors norme, qui tenta de l’appréhender. L’albâtre contrecarra violemment sa capture, manquant de choir à nouveau.

« Ça va. », lança-t-il en embrassant l’armature métallique qui séparait les différents box.

* ~ Son avancée fut chancelante, d’autant plus que le corps médical ne semblait pas décidé à le laisser s’échapper. Ceinturé, sa progression se retrouva stoppée. Il était prêt à exploser, toutefois sa dernière once de conscience lui intimait de ne pas céder à la colère. Dans un immense effort de contrôle de soi, il réussit à cantonner sa réaction à une simple menace :

« Lâchez. Moi. »

* ~ Malgré sa condition, l’intensité de sa réplique effraya une partie du personnel soignant. Le rythme haché, la rage sous-jacente, n’auguraient que de furieuses représailles pour ceux qui avait eu l’outrecuidance de barrer la route du forcené. Un des docteurs, soucieux du sort de l’infirmerie, ordonna à ses collègues de défaire les liens de la bête. Cette dernière reprit donc sa marche vacillante avant de s’immobiliser au niveau de la secrétaire médicale.

« Gabriel. Sorden.

- Elle... Elle n’a pas été notée dans le registre... »

* ~ Sans attendre la fin de la réponse, le bretteur se détourna dans un râle rauque. Visiblement, personne ne voulait lui fournir le moindre renseignement.

* ~ Le Démon courroucé se dirigea vers son havre de paix brisé.~ *


* ~ Fermée à clef. Dans cette chambre une, d’ordinaire pétrie de tension, personne ne demeurait. Pas même un vampire écervelé, pas même une orthos cinglante, pas même... Elle. Vêtu d’une simple blouse qui reflétait la nudité de son cœur, Vost était seul, sur le seuil de son refuge. Dans un geste mû par la désolation, il écrasa son poing sur la porte. Soudain, une pensée germa dans son cortex embrumé : Eöl et Irkaal avaient participé à la mission dans le Junterval. Peut-être seraient-ils en mesure de lui apprendre ce qu’il était advenu de sa douce. Animé par le vain espoir d’obtenir des réponses, il longea le mur jusqu’à atteindre la chambre numéro deux. Il tambourina pendant un long moment mais aucun son ne s’échappa de la pièce. Vide, également. Accablé, l’albinos endolori glissa contre la paroi de bois.

* ~ Un détour par la réception, quelques railleries et l’absence de nouvelles rassurantes.~ *


* ~ De retour dans son dortoir, il consentit à interrompre son enquête, le temps d’enfiler une tenue adéquate. Au passage, il se débarrassa du cathéter qui le gênait avec les dents. Néanmoins, la pause fut de courte durée car il se mit rapidement à sonder la pièce à la recherche d’indices. L’armure en cuir de Krachart ne reposait pas dans son armoire. Heureusement, il y trouva ses vêtements plus ordinaires ; l’existence de la Protectrice n’était pas qu’une fabulation de son esprit – après une crise d’amnésie partielle, difficile de démêler le vrai du faux. Par contre, aucun autre élément n’indiquait sa présence : pas un ordre de mission, pas une lettre, pas d’excroissance d’entropie. L’ex-pugiliste devenait fou. Avait-elle réellement disparu sans laisser de traces ? Il tournait en rond dans la minuscule pièce, en bousculant les meubles. Il ne lui restait plus qu’une option : s’adresser au Traqueurs. Certains avaient sans doute rapatrié des élèves à la fin de l’excursion au Temple de la Foudre mais leur affabilité s’avérait aussi légendaire que son éloquence.

* ~ Cependant, les Elites finirent tout de même par lui donner les explications qu’il attendait. Elle séjournait au refuge, aux côtés de Renji. Ce chacal savait attirer l'attention sur lui mais ce n’était pas ce qui exaspérait le plus Vost. Katy ne lui avait pas adressé la parole depuis des mois, ne s’était pas rendue à son chevet... Elle n’avait même pas daigné lui écrire un mot ! Rien pour lui, tout pour l’autre tocard ; voilà ce qui l’excédait. Sa plus grande crainte prenait vie : elle n’avait d’yeux que pour ce vampire arrogant.

* ~ En quête d’un exutoire, Le guerrier abattu foulait le sentier qui menait à la Capitale.~ *

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Lynn
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MessagePosté le: 03/07/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

    La Féline écoutait avec une application blasée les dires du médecin. Semi-allongée, ses yeux observèrent les environs austères ; stériles. Immaculés. Encore une fois, un récital non exhaustif des blessures et autres balafres récoltées au cours d'une mission à laquelle elle avait été forcée de participer lui parvint à ses oreilles. Oreilles bourdonnantes, elle maudissait chaque « bip » répétitif qui accentuait ce sentiment d'inconfort chez elle.
    Néanmoins, elle nota avec dépit les mots suivants :
    « Poumon perforé, cotes brisées, mâchoire toujours fragile, attention à vos cervicales aussi... ». Suivit de mention de blessures plus superficielles, d’ecchymoses, le médecin lui tendit une feuille de papier : « C'est pour les dosages de vos médicaments. Avec du repos, le tout devrait se résorber d'ici peu. Attention bien sûr à ne pas forcer sur vos blessures, surtout pour vos cotes. Et préférez de la nourriture liquide. ». Elle voulu jurer mais sa mâchoire, comme paralysée ne traduisit aucun son...
    Sur un autre lit, non loin de là, Irkaal gisait toujours inconscient. Le docteur lui précisa toute fois que son état était stable et qu'il était hors de danger ; du repos pour lui également.


    Ombre.

    Au travers la baie vitrée, une silhouette familière se dessina brièvement ; Katy ?
    La surprise la fit se redresser subitement, lui arrachant ainsi une douleur électrisante sur ses cotes. Le personnel hospitalier eut pour réflexe de s'approcher, de s'enquérir. Lynn rouvrit alors les yeux, remarquant que l'ombre de la Protectrice avait disparu. Était-ce une fabulation de son esprit et des médicaments imposés, où était-elle vraiment passée en ces lieux ?
    Elle n'avait pas vu sa sœur d'arme depuis la mission suicide réunissant les deux écoles et peu après son retour à Arena, la Féline s'était vue embarquée pour cette stupide mission avec ces stupides lézards plus ou moins géants... Katy était-elle vraiment ici ? Si oui, que faisait-elle ? Pourquoi n'était-elle pas rentrée à Arena ?

    L'agitation d'Irkaal effaça momentanément ses pensées...


    ~_~_~


    Vacarme.

    Quelque chose, ou plutôt quelqu'un, s'amusait à tambouriner la pauvre porte en bois. Retenant un feulement et une longue liste d'insultes à l'égard du furieux impatient, l'Orthros se redressa avec une douleur certaine. Celle-ci irradiait sur ses cotes, son visage, lui rappelant ainsi de prendre sous peu ses nouveaux cachets. Respirant avec quelques difficultés, elle s'extirpa du lit se dirigeant, agacée, vers la porte.
    Serrant la mâchoire déjà douloureuse, elle ouvrit brusquement la porte, révélant ainsi le Traqueur qui l'avait envoyé pour l'expédition suicidaire pour récupérer un caillou de pacotille. Croisant alors les bras, elle vissa un regard courroucé à l'égard de l'invité inopportun. Si celui-ci esquissa un signe et sourire à l'égard du Guerrier encore allongé, sa façade changea bien vite en voyant Lynn s'impatienter, prête à lui claquer la porte au nez.


    « Toujours fourrés l'un chez l'autre, hein... Nouvelle mission pour toi, Sloan. Oui, je sais, encore. Bon cette fois-ci, c'est pas dangereux. Ou moins. Bref, mission de récupération. Non, pas de petits nouveaux ; de déserteur. Singulier. Ton colocataire. Oui, Vost Odium. Les deux autres sont toujours au Refuge. En plus ce boulet doit être formé sous peu, autant qu'il soit là et en plus ou moins, bon état. Oui, oui, je sais, tu reviens de mission, c'est vrai que je pourrais moi-même y aller mais : tu le connais mieux que moi et c'est ton coloc. Puis, je pourrais porter compagnie au charmant Blackstone si tu t'inquiètes de son état. J'ai quelques... activités en tête. Je pense que ça pourrait lui plaire. Ah ? Oui, c'est vrai, tu peux pas trop l'ouvrir avec ta fracture. Mais bon, plus vite tu le ramènes, plus vite tu reviens, alors zou ! »

    La porte claqua sur le nez du Traqueur tandis que Lynael pestait, se tournant alors vers ses affaires. Elle prit néanmoins le temps de prendre ses cachets et de forcer Irkaal à en faire de même. Dans sa légendaire loquacité et malgré la fragilité de ses mandibules, elle lâcha quelques mots à l'égard de l'ancien Capitaine.
    Ouvrant la porte, elle tomba alors sur l'Orthros qui apparemment, attendait qu'elle s'en aille pour des raisons -non- connues. La Féline le fusilla silencieusement du regard avant de s’engouffrer dans sa chambre pour se changer et accessoirement, tenter de deviner où avait bien pu passer son colocataire aux pigments limités...

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MessagePosté le: 11/07/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Clac. Clac. Clac.

Les semelles métalliques des bottes de Gabriel tintaient avec une étrange intonation, pareilles à des percutions dans le silence. Empreinte d'une indéfinissable solitude, la jeune femme remontait le défilé de corridors par automatisme, ses pas lugubres la menant vers les Dortoirs. Arrivée devant l'ineffable chambre une, son bras chercha les clés qui gloussèrent de leur rire cristallin dans le vide du hall. Gabriel arrêta son geste. Arena semblait désertée d'une partie de ses élèves... pourquoi ? Y avait-il eu pendant son absence un départ massif pour des missions dont elle n'avait pas eu vent ? Mais maintenant qu'elle y pensait... elle-même jusqu'ici faisait partie de ces absents. La pièce qui allait se découvrir devant elle serait-elle vide ?
Las de se torturer l'esprit en vain, la jeune femme prit son courage à deux mains et, se gonflant d'une solide inspiration, tourna la clé dans la serrure. Le verrou claqua; le loquet s'ouvrit; les gonds grincèrent faiblement...

La chambre était belle et bien vide. Sans personne pour l'animer ou s'abriter en son sein, dépouillée ainsi de sa raison-d'être, la pièce lui renvoyait comme un miroir la triste reflet de son propre désœuvrement et solitude. Gabriel soupira et alla déposer ses affaires dans un coin de la pièce, tâchant de se consoler avec l'idée que cet état n'était que temporaire et que bientôt la chambre se verrait repeuplée de ses habitants, balayant la noirceur de son isolement. C'est alors qu'avec un certain retard, elle remarqua un fait étrange... en effet, les affaires de Vost manquaient à l'appel dans le paysage étroit du dortoir. Pas de façon habituelle, comme s'il s'était absenté de mission. Non : il n'y avait réellement plus aucune trace de lui. Le coeur s'affolant dans sa poitrine, Katy entreprit de vérifier le contenu de l'armoire, les trousses de toilettes et étagères de la salle de bain... elle trouva quelques une de ses affaires et de celles de Renji restées intacts pendant leur mois passé au Refuge, quelques une de Lynn mais en moindre mesure, comme si elle passait le plus clair de son temps hors de la chambre... mais pas de traces du rasoir de Vost, de ses rares effets ou souvenirs, des présents que l'Humaine lui avaient offert au cours de ces trois années de cohabitation et de liens plus intimes. Ses soupçons étaient confirmés : Vost n'habitait plus ici. Pourquoi ? Avait-il retourné l'aile administrative d'Arena pour obtenir une autre chambre loin des deux amants dont il ne pouvait souffrir la vue ? Lui en voulait-il d'avoir suivi Renji au Refuge et d'être resté à son chevet pendant que le fleuron du corps médical du Velm s'échinait à le maintenir en vie tout d'abord, et à trouver comment remplacer le bras et le morceau de cage thoracique qui lui manquaient ?... Elle se souvint que le Démon était assommé en fin de mission et pâlit : et si, contrairement à ce qu'on lui avait rapporté comme informations, le guerrier était mort ? Elle se préparait à sortir en trombe de la pièce quand elle percuta violemment quelqu'un dans sa course. Les deux Areniens, ou plutôt les deux Areniennes, tombèrent au sol dans un fracas d'équipement. Gabriel reconnut très rapidement, malgré le choc de leur accident, la silhouette et le visage de Lynn. Après s'être dévisagées un court moment avec une muette surprise et stupéfaction, comme si elles n'étaient l'une pour l'autre qu'un fantôme du passé, les deux amies s'étreignirent vivement et avec effusion. Mais l'émotion vite balayé par leur esprit martial peu épanoui aux réjouissances, elles reprirent rapidement de leur contenance pour se demander des nouvelles. Une espèce de rapport entre amies ayant bravé ensemble la mort à plusieurs reprises.
Lynn lui résuma succinctement l'état actuel de son cœur, qui s'était détaché de l'Illusien sadique pour fleurir timidement auprès d'un voisin de chambrée et Gabriel témoigna son empressement à le rencontrer. La Traqueuse lui fit ensuite, en soldate rompue à la tâche, un rapport exact de ses dernières aventures pour le moins exubérantes et fantastiques dans les Contrées du Nord. Ce tournant de la conversation semblait apparemment idéal pour l'Orthros pour aborder un sujet pour le moins délicat : les nouvelles du côté de la Protectrice.


- En parlant de ça... il m'a semblé t'avoir vu, au Refuge, mais je n'étais pas sûre... est-ce que tu y étais pendant tout ce temps ? demanda la jeune femme aux cheveux châtains.

A côté d'elle, la guerrière assise jambes légèrement écartées, coudes reposant sur les genoux, entremêlait ses doigts en silence. Il lui fallut un certain temps, traduit extérieurement par un long silence, avant de trouver la force de parler au moment même où Lynn allait s'excuser :
"Tu n'es pas obligée de raconter..."

- J'étais là-bas oui, au Refuge... Pas pour moi-même, ne t'inquiètes pas : je n'avais pas grand chose... Mais pour Renji. Elle tâcha de maîtriser sa voix au terrible souvenir du corps déchiqueté, inconscient et trempé de sang de son premier bien-aimé. L'étreinte de ses doigts se resserra. Au Temple... je ne sais pas si tu as vu... tu étais inconsciente... mais il a poussé Vost. Pour le sauver. Et... il s'est pris des débris... il avait tout le bras, l'épaule et le poumon droits broyés. C'est un miracle qu'il soit en vie... Je suis allée au Refuge et j'ai aidé pendant tout un mois a récupérer des matériaux nécessaires à la fabrication de prothèses et à rendre des services utiles au personnel pour tuer le temps. Il est toujours dans le coma mais de nouveau entier... Les médecins ne peuvent pas garantir son réveil et ça ne servait à rien que je m'attarde d'avantage là-bas.

Lynn fit preuve de compassion envers son amie et lui enserra brièvement mais fortement les épaules, geste d'affection auquel l'Elite fit de son mieux pour répondre en contenant ses émotions. Chassant le noeud qui menaçait de se nouer à sa gorge, Gabriel s'enquérit de nouvelles de Vost et l'Orthros resta assez évasive, disant que celui-ci allait bien physiquement puisqu'il cassait les dents de tous les duellistes des bas-quartiers du Velm. Elles convinrent d'aller le retrouver ensemble le lendemain et d'en profiter pour sortir ensemble se détendre quelque peu, étant donné que le couvre-feu sonnait déjà. Après un rapide repas à emporter à la Cafétéria, la soirée s'écoula plus tranquillement pour les deux femmes qui s'entretinrent jusque tard dans la nuit à la lueur de la lampe de chevet.
Le lendemain, quelqu'un vint frapper à la porte de la chambre. Lynn ouvrit et Gabriel entraperçut une silhouette inconnue de haute stature, avec laquelle elle échangeait avec une certaine tendresse. Etait-ce le fameux Arenien dont elle s'était entichée ? La discussion sembla tourner au sérieux et, plutôt que de lui présenter le nouveau-venu, Lynn s'excusa et s'absenta hors de la chambre. La guerrière crut alors avoir le loisir d'un moment de tranquillité qui ne soit pas de la solitude, puisque son amie était vouée à revenir. Mais le calme fut bref et digne de ceux qui précèdent les plus tortueuse tempêtes : quelqu'un d'autre frappa à la porte. Croyant ouvrir à sa colocataire ayant oublié sa clé, Katy se retrouva en réalité face à Ezek et une silhouette inconnue dont la taille qui rivalisait presque avec le géant était encapuchonnée et encapée dans la tenue traditionnelle des Traqueurs. Un Avemain, à en croire son sixième sens et ses pieds en serres crochues dépassant se la silhouette de sa cape noire. La guerrière dut laisser transparaître sans filtre sa surprise et son scepticisme face à leur venue, car le Lycan prit la parole sur un ton qui se voulait rassurant :
Salut, Gaby, comment ça va ? Tu nous fais rentrer ?

De plus en plus intriguée, la guerrière les invita dans sa chambre pour discuter assis sur les lits inconfortables plutôt que debout dans le couloir. Les deux individus s'installent en face d'elle avec cette solennité qui caractéristique de l'annonce d'une mission délicate ou d'une mauvaise nouvelle, comme un décès. L'Avemain fixait attentivement Katy de ses yeux bleus étincelants comme un ciel d'été, azur où il devait se noyer de ses grandes ailes lorsque les Écoles le lui en donnaient le temps. Ses mains étaient posées de façon décontractée sur ses genoux. Sa capuche dégagée avait révélé une longue chevelure tressée épousant les formes d'un crâne légèrement allongé vers l'arrière. À côté de lui, Ezek avait une attitude plus désinvolte, moins contenue et réservée; il semblait même gêné par quelque chose pour lequel il s'agitait. Ce quelque chose, c'était ces mots :

- Je viens vers parce que j'ai une mission délicate à te transmettre. Dahlia Valliant, dit-il en indiquant l'Avemain, qui hocha silencieusement la tête en guise de présentation (La blondinette rougit un instant d'avoir mal interprété le sexe de cet androgyne mais se consola à l'idée qu'elle n'avait pas commis cette bévue de vive voix), pense que l'élève Vost Odium, est prêt à devenir Officier Bersekir. L'idéal serait qu'il soit formé par un Protecteur. Je pourrais m'en occuper mais je forme déjà quelqu'un bientôt, donc je me suis dit que tu voudrais bien t'en charger personnellement, à moins que tu ne préfères qu'on échange nos deux élèves.

Plus parce qu'elle encaissait le coup de la nouvelle que parce qu'elle avait le moindre avis là-dessus, la guerrière ne répondit pas. Mis mal à l'aise par son silence, Ezek continua avec moins d'assurance, choisissant précautionneusement ses mots...

- Voilà ce qui s'est passé. En prévision de cette formation, je suis allé voir Vost Odium qui était déclaré déserteur et se bat dans les bas-fonds de la Capitale - il y a d'ailleurs eu des ordres contradictoires à son sujet mais... passons. Je lui ai apporté toutes les affaires de sa chambre et je lui ai jeté en lui déclarant "Suite à ton mauvais comportement lors de la précédente mission, à ta désertion et aux plaintes te concernant portées par des Elites, tu n'appartiens plus à Arena mais à ce trou minable." J'ai rajouté "J'espère que Renji et Katy ne reverront plus ta gueule de monstre".

- Quoi ! s’exclama Gabriel qui se redressa d'un bond, tremblante d'indignation et de fureur, prête à se jeter sur son confrère.

- Calme-toi, l'interrompit avec douceur mais fermeté le guerrier en levant son avant-bras mécanique d'un geste apaisant et autoritaire à la fois. Ça fait partie de sa formation telle qu'on l'a imaginé. Il est enragé, il te déteste, il hait Renji. Nous allons le laisser mariner dans sa haine quelques jours, puis si c'est toi qui te charges de la formation tu iras le retrouver une fois qu'il sera bien à point. Il sera sûrement ravi de voir que tu te préoccupes enfin de lui après ton mois et demi d'absence auprès de Renji. A ces paroles culpabilisantes, Gabriel détourna la regard mais ne dit rien. Sauf que tu lui diras que tu es venue seulement pour une mission, pour le former et le ramener à Arena et le tuer s'il échoue, par exemple. Il a été diagnostiqué psychiatriquement dans le passé comme ayant un comportement intrépide suicidaire. Il voudra sûrement mourir. Mais tu refuseras de lui donner la mort sans un combat où il représente une réelle menace pour toi. Or, enragé, il sera incapable de te porter atteinte. Il faudra qu'il retrouve son calme et son contrôle malgré sa hargne et son empressement à se venger et à mourir : c'est ainsi que les Bersekirs apprennent "Méditation", leur état-d'esprit nécessaire à apprendre et perfectionner pendant leurs années d'Officier avant d'obtenir la potion de Méduse en tant qu'Elite. Toi, tu devras en toutes circonstances alimenter sa haine et lui donner les clés pour qu'il se contrôle. Tu as saisis ? Tu préfères qu'on échange et que je m'en charge ?

La blondinette le scruta de ses deux émeraudes vastes et brillants de stupéfaction. Lui demandait-on sérieusement de jouer la tortionnaire psychologique, telle une sadique ? Soit disant pour les bienfaits de la formation... Mais ni le Lycan ni l'Avemain ne semblaient enclins aux plaisanteries pour le moment. Tâchant de contenir sa colère et son incompréhension, aidée en cela par sa confusion, Gabriel porta ses doigts à ses tempes comme si une violente migraine l'assaillait.

- Attendez, je... un instant. Même si en théorie... non, ça ne marchera pas. Je ne pourrais pas jouer la comédie comme ça...

- C'est sûr qu'un Trompeur ferait plus l'affaire niveau jeu de rôle, mais Dahlia pense sérieusement que tu es le meilleur élément pour la formation, étant donné les liens que tu as eu avec lui.

La guerrière nota l'emploi du passé et tiqua, ce qui entraîna une réplique acide de sa part : Ha oui ? Et elle ne peut pas me le dire elle-même ? Elle est muette ou quoi ?
L'Avemain recula légèrement le buste, comme pour esquiver la bile de ces propos, avant de se pencher ostensiblement en avant. Ce geste eut l'effet de l'investir physiquement dans la conversation, comme si elle passait la porte battante d'un saloon. Un sourire très énigmatique éclaira son visage et ses yeux bleus étincelèrent comme la lumière du jour. Nullement offusquée, elle semblait ravie d'être directement sollicitée pour éclaircir ses arguments. Ses lèvres mutines s'entrouvrirent et laissèrent affluer les premiers mots...
Deux heures plus tard, Gabriel préparait ses affaires pour rejoindre Vost dans les tréfonds de la Capitale
.


[HRP]Mon personnage sort donc de la chambre. On peut dire que l'on s'est croisées Lynn selon ce que tu vas faire et dans ce cas là mon personnage dira simplement au tien quelque chose du genre : "Je vais y aller toute seule, j'ai quelque chose à faire" =D A la prochaine ! [/HRP]
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MessagePosté le: 20/08/2018    Sujet du message: Chambre n°1

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