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Chambre n°1

 
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Réceptionniste
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MessagePosté le: 15/02/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Chambre n°1:

Occupants:
- Katy Gabriel Sorden, Humaine
- Lynael Sloan, Orthros
- Renji ?, Hybride Vampire/Démon
- Vost Odium, Démon


Quatre couchettes (deux lits superposés), un bureau, une bibliothèque, une salle de bains/toilettes, une grande armoire divisée en quatre compartiments.  

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La Réceptionniste n'est pas une rpgiste, merci de ne pas la jouer.
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MessagePosté le: 15/02/2018    Sujet du message: Publicité

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Lynn
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MessagePosté le: 26/03/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

    « Avec un bon régime alimentaire, une bonne hydratation et du repos, vous vous sentirez bien mieux d'ici quelques jours. Il en est de même pour vos petites blessures. Gardez vos bandages bien en place et par dessus tout, évitez de vous écorcher davantage... Du repos ! Je le dis souvent aux élèves et ils font leur forte-tête, n'écoutent pas, et reviennent quelques heures plus tard... »

    L'Orthros opinait silencieusement sous les dires de la soignante, laissant cette dernière la manipuler avec soin. Son esprit imprimait partiellement ses dires, bien trop concentrée à ne pas se laisser tenter par les bras de Morphée. De dernières compresses et autres bandages vinrent s'apposer et après de dernières vérifications, Lynn se vit congédier d'un simple signe de la main. Lorsque ses pas la guidèrent en direction de la sortie, elle se figea quelques secondes lorsqu'elle reconnu son colocataire, au chevet d'un blessé. Portant plus d'attention à la personne lourdement enrubannée, elle réalisa avec une certaine surprise qu'il s'agissait en fait de sa colocataire : Katy... L'inquiétude la gagnant, elle fit quelques pas pour s'approcher de ses colocataires et s’enquérir de l'état de la blessée.

    Trouble.

    A quelques mètres, elle se stoppa. Une ambiance plus que pesante se dégageait autour du lit de l'Humaine... Deux... Vost ? Soit son état de fatigue lui faisait voir double, soit... S'agissait-il du fameux Renji... ? Le Vampire dont sa colocataire lui avait tant parlé... ? Elle n'avait que peu de doute : il répondait parfaitement aux critères que son amie blonde lui avait dépeint auparavant, en plus de sa ressemblance avec son colocataire Démon, la glaciale impression qu'il lui laissait...
    Les deux hommes se miraient, se dévisageaient et s'assassinaient froidement du regard, séparés par le lit où gisait la Prêtresse de leur maux de cœur...
    Ne se voyant pas rajouter son grain de sel dans une telle situation, ni même tenter de s'approcher pour subir les foudres de tous, Lynael tenta de faire signe à son colocataire mais celui-ci, trop occupé à son duel de regard ne l'intercepta point. Alors, telle une légère brise, l'Orthros s'éclipsa de l'infirmerie...



    La Chambre.

    Peut-être un peu trop dans le coaltar, la jeune guerrière s'était figée devant la porte. Ses yeux balayèrent les noms inscrits sur la porte... Elle dut s'y reprendre à plusieurs reprises, voyant à présent que le prénom d'un ancien occupant de la chambre, dont elle n'avait jamais eu loisir de rencontrer, avait été remplacé par... « Renji ».
    Elle déglutit. Après les avoir vu à l'infirmerie, se dévorer d'un air hargneux du regard, comme des chiens de faïence, l'Orthros en était sûre : cette pauvre chambre numéro un ne resterait pas le petit havre de paix qu'elle était, auparavant. En l'espace de quelques jours, cette chambre se transformera en champ de bataille émotionnelle ou champ de bataille tout court. Rien n'était dit que le Vampire ne tente pas d'égorger son rival durant la nuit, ou quelque chose de similaire.
    Et Katy, dans l'histoire ? Au milieu de tout ce désordre émotionnelle ? Lynn n'était pas sûre qu'elle ait eu le loisir de réfléchir calmement à toute cette situation... Ses sentiments pour le Démon, la relation qu'elle entretient avec lui, le retour de son ancien amant d'entre chez les morts ; autant dire que le pêle-mêle de sentiments et de « que faire » allaient tourmenter sa tête blonde pour les jours à venir lorsqu'elle se décidera à reprendre connaissance... Elle n'aurait même pas le loisir de se remettre de ses lourdes blessures physiques dans le calme ; elle allait devoir être torturée psychologiquement, à présent... Une plume noire traversa son esprit. Au moins, elles feraient la paire.

    Chassant ses pensées, Lynn décida de s’engouffrer dans la chambre. Celle ci était vide, les autres acteurs jouant une autre scène à l'infirmerie...
    Une douche bien méritée, des vêtements propres, le repas qu'elle avait pris à emporter du réfectoire, l'Orthros se laissa ensuite emporter par Morphée. Elle espérait que celui-ci se montre clément ; une nuit de repos sans rêves, ni cauchemars...

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Renji
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MessagePosté le: 30/03/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Elle était sérieuse là ?
Les mains calleuses du Vampire forcèrent sur les poignées de la chaise, manquant au passage de les tordre. Matériel de l'école, c'est pas comme s'il en avait franchement quelque chose à cirer. Douche froide. Arrêt sur image. Raidit, il inspira profondément, l'irritabilité le gagnant. Sérieusement ? Mâchoire crispée, il regarda alors la tête blonde de la Guerrière qui s'agitait passablement sur sa chaise, piétinant certainement d'impatience pour avoir la réponse à sa foutue question. Son cœur de pierre, brisé, s'émiettait davantage. Sans le laisser transparaître, Renji se décomposait. Elle aurait préféré que ce soit lui, qui la raccompagne ? Qu'il soit là ? À sa place ? Le regard incertain et figé, la progression dans les couloirs étaient interrompues. C'est vrai ça, qu'est ce qu'il foutait là ? À lui imposer sa présence alors que clairement, elle voulait l'autre con. L'autre blanc du cul. Petit à petit, l'Albinos sentait comme une ombre le posséder. L'envie d'exploser, de tout détruire, de fracasser les murs et de faire voler en éclat des petits morceaux du bâtiment... Ou encore de demander à Ezek et sa Traqueuse de le téléporter là ou se trouvait ce Cul-Blanc pour lui arracher la jugulaire, se repaître de son sang et de ramener la tête à sa Belle en guise de souvenir. Douce attention non ? Enfin, il n'était pas sûr que cela soit coutume ni fortement apprécié.
Tieeeens, voilà la tête de ton ex-amant sur pic à broche. Tu aimes ? Ça te plaît ? On peut la poser en décoration dans la chambre comme ça, quand on s’envoie en l'air, tu pourras toujours le regarder. Ouais, ça lui aurait économisé quelques écus dans sa foutue poche. Pourquoi se faire chier d'aller chez un joaillier quand vous pouvez faire votre présent vous même ? Plus personnel en plus !
Le bras métallique qui s'apposa sur son épaule tira l'Albinos de ses funestes pensées. Il grogna sourdement à l'égard du Protecteur d'un genre de dire : Dégage ducon, me touche pas. Qu'est ce qu'il avait tous à vouloir le toucher ? Lui jeter des rideaux, lui prendre la main ? D'un geste brusque, il dégagea son épaule, reprenant la séance de poussette pour la p'tite grand-mère blonde mal en point.


- Vivant.

L'unique mot qu'il utilisa pour définir la situation de l'autre couille. Ouais, vivant, pour l'instant. S'il venait à crever, il ne s'en sentirait même pas responsable : trop faible pour survivre. Donc crève en silence. Bon ok. Techniquement il avait une once très minime voire infime de responsabilité... Mais, c'était pas lui qui a choisi où, dans quelle circonstance, pour quelle mission donc... Innocent. Comment ça, ça sonne faux ? Ezek, pour rassurer la Blonde s'avança à son niveau, racontant qu'il avait été dépêché pour une mission. Au moins, pour l'instant elle devait avoir réponse à sa vraie question qui devait plutôt sonner comme : Dis-moi... Mon amant... Vost... Tu sais le mec avec qui j'ai baisé un nombre incalculable de fois parce que tu étais censé être crevé, six pieds sous terre, décomposé, les cafards et autres insectes s'amusant à jouer sur tes ossements comme dans un parc d'attractions... Oui, il est bien différent de toi, il est doux, attentionné... Et en plus il ne me maltraite pas verbalement comme tu le faisais et fait encore si souvent... L'as-tu tué ? As-tu osé prendre la vie de mon bien-aimé ? Ton remplaçant ?

- Tu dois repasser par la réception, Renji. Pour récupérer tes clés.

Le Vampire ne répondit point au Lycan, le dardant d'un regard totalement insensible. C'était la seconde fois que ce con l'interrompait dans ses joyeuses pensées. Il haussa des épaules silencieusement, s'engageant dans le couloir de la réception. Sentant l'effort surhumain que l'Albinos avait fourni aujourd'hui, Ezek prit les devants, demandant à la place du Bersekir un trousseau de clés et son badge. Peut-être avait-il simplement peur qu'il entre dans une rage meurtrière s'il devait avoir à parler avec la réceptionniste... Après tout, il n'avait pas tué le Démon, une infirmière, un blessé... Il les avait malmené, totalement autre chose. Mais rien n'était dit qu'il n'allait pas finir par céder. Par vouloir repeindre les murs d'un rouge sang, agrémenté de quelques notes framboises. Un silence et un regard de poisson mort en guise de remerciement, Croc-Blanc se sentit, de nouveau, en train de pousser le caddie rempli de Pudding avachi.
Ils s'engagèrent dans les corridors : les chambres. Ils n'eurent pas à aller bien loin, ils étaient dans la première chambre. Parfait. Au moins, ils n'avaient pas à se coltiner plus longtemps le Papa-Poule-Lycan dans une ambiance des plus gênante. Quoi ? Vous croyez que Renji allait déballer sa vie sentimentale à cette grande patte couillue ? Il était au courant pour Gabriel déjà ; mais à savoir si ce con avait fait le lien entre la trahison et l'autre Cul-Blanc... Il s'en foutait. Genre royal.
Ses yeux bleus, blasés se posèrent alors sur la porte.
    - Renji (Nom de famille inscrit)
    - Vost Odium... Non mais ces connards étaient sérieux ? Genre, sérieux de chez sérieux ? Genre la blague de mauvais goût provenant du plus profond des égouts ? Quel était l’empaffé qui s'était dit, en faisant les chambres que Ho, trop bonne idée ! On a qu'à mettre l'amant, l'amante et le bouche trou ensemble ! Débrouillez-vous pour savoir qui est le baisé et baiseur dans l'histoire, lui même ne le sait pas.
    - Lynael Sloan Non. Il ne la connaissait pas et, il s'en foutait, trop concentré à garder un semblant de façade quant au précédent nom.
    - Katy, Gabriel Sorden De mieux en mieux, genre, les TROIS ensemble. Il pourrait même pas essayer d'étriper cet abruti sans se faire sermonner, si bien sûr celui-ci revient... Et quoi ? Il devrait en plus supporter les regards doucereux et coulant de mièvrerie de ce stupide Démon ? Jackpot. Trop chanceux, mec. Joue au loto.
Dans un silence, l'Albinos porta sa main sur les noms collés à la porte. P'être que si il retirait l'inscription... l'autre changerait de chambre. Mais à l'unisson, un duo (le Lycan était nettement plus audible) lança sur un ton sévère un : "Renji !" qui, comme un enfant qui s'en fiche totalement de faire une connerie ou non, les jaugea d'un regard mauvais. Néanmoins, il arracha uniquement... son nom de famille. Le sien, pas celui de l'autre couillon. Satisfait de la disparition de ces quelques lettres, il se tourna vers Ezek avant de lâcher un simple :

- C'est bon, casse-toi l'papa poule. C'pas comme si j'allais détruire la moitié d'Arena.

Le Lycan lui lança un regard suspicieux et souhaitant un bon rétablissement à la Blonde, il s'éloigna, se retournant parfois pour s'assurer qu'il ne jette pas le fauteuil ou retire le nom du Démon. Ouvrant la porte rageusement, Renji ne tarda pas à pousser la jeune femme à l'intérieur. L'odeur présente manqua de rompre la fébrile contenance dont il faisait preuve. Partout. La chambre empestait effluves diverses... Il sentait le Démon, ses affaires, son odeur. Il râla et la Protectrice se raidit. Pouvait-il mettre le feu ? Ou bien juste brûler ses affaires... ? Les jeter dehors ? Brûler une tonne d'encens ? Faire un sacrifice avec du sang d'un certain Démon... ? Il devinait facilement quel lit appartenait à Cul-Blanc... Tout comme il devinait que l'Humaine avait dormi avec lui, un bon paquet de fois... Serrant les dents, il aida Katy à s'installer sur ce lit, maudissant au passage ces foutues odeurs. P'être qu'il devait foutre feu au matelas et demander un autre à la réception ?
Ses yeux balayèrent alors la pièce. Ses affaires étaient là, disposée sur le lit apparemment vacant...
Il laissa quelques minutes à Gabriel, continuant sa vague installation. À vrai dire, il cherchait plutôt un moyen de se débarrasser des affaires et de l'odeur de leur cher colocataire sans éveiller les soupçons de la guerrière... Bon ok, elle était p'être blonde mais pas aveugle... Pour l'instant, c'était raté.



c(-____-c)

Bon ok. Partir de la chambre sans rien dire, c'était pas une bonne idée. Pour sa défense, dans sa tête, il l'avait prévenu. L'information lui était montée au cerveau mais sa bouche n'avait pas suivi le mouvement. Trop tard.
D'un geste bourru, le Vampire enfonça avec sa délicatesse certaine, la porte de la chambre numéro un. Le bras chargé de sacs, il commença à déballer les plateaux repas rapportés du Self. Il avait également des boissons froides et des jus de fruit. Sous le regard surpris de Gabriel, il installa les couverts avant de venir près du lit où elle était toujours allongée. Faisant preuve de douceur, il l'aida à se redresser avant de l'aider à se déplacer vers la table. Aller, c'l'heure de manger. Ça serait con de trop maigrir, de perdre la musculaire et les deux obus... Ben quoi ? C'vrai.
Soupe chaude, crème glacée, purée... Comme les p'tits vieux avec une fragile dentition, il fallait la traiter comme telle. Après tout, elle mangeait et se déplaçait de la même manière qu'eux. Oh p'être même qu'un petit papy en déambulateur serait plus rapide à l'heure actuelle.
Au milieu du repas et de manière totalement contraire à l'idée du romantisme, Renji lança sur la table une petite boite noire. Gabriel fronça les sourcils et de manière plutôt lente, elle vient se saisir de l'objet. Galérant de longues secondes pour l'ouvrir, le Vampire baissa la tête, quelque peu gêné par cette marque d'affection. La boite émit un petit bruit lors de son ouverture et, tenant apparemment la chose à l'envers, le précieux objet glissa sur la table. Une chaîne en or se révéla ainsi qu'une pierre rouge... Le vendeur lui avait vendu ça comme une "larme" de rubis. Lui y voyait de son côté Vampire, une goûte de sang.
Se raclant la gorge pour chasser le certain sentiment de gêne, il lui lança :


- Si ça te plaît pas, on peut toujours aller le changer...
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Katy
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MessagePosté le: 03/04/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Mince... J'aurais bien voulu le voir, son nom de famille.
Entre deux douleurs osseuses, Gabriel ressassait distraitement cette pensée. Elle songeait que c'était un mystère qu'elle n'avait jamais percé. Elle savait juste que l'albinos reniait ce nom et, aussi loin que ses souvenirs remontassent, celui-ci était absent des documents officiels comme les appels de mission. C'était comme si le Bersekir faisait tout pour qu'il tombât dans l'oubli. C'était donc un fait curieux que, cette fois-ci, ils l'aient affiché : s'étaient-ils trompé et était-ce pour cela qu'il l'avait arraché ? Ou alors avaient-ils oublié les menaces du Vampire qui refusait l'évocation de ce patronyme gênant ? L'Arenienne chassa ces interrogations vaines dont les réponses lui resteraient obscures à jamais, peut-être pour le meilleur. Après tout, quelle importance pouvait avoir ce nom pour elle, puisque jusqu'ici elle ne s'en était jamais préoccupée ? Elle-même s'appelait "Sorden", il est vrai, mais pour autant cela ne portait aucune signification particulière pour elle et ne changeait pas le monde qui l'entourait ni ses relations... Ses pensées, tandis qu'elle déglutissait avec difficultés la nourriture que le Vampire lui avait ramené, voguèrent vers d'autres sujets qui méritaient une plus grande vivacité d'esprit de sa part : le Démon. Vost était parti en mission, d'après le Lycan dénommé Ezek, et il était "Vivant." d'après Renji, ce qui signifiait qu'il ne l'avait pas tué lors de leur première et dernière entrevue en date. Cette idée réconfortante que leur rencontre n'ait pas tourné au drame alimentait alors dans l'imaginaire de la guerrière un maigre espoir d'entente entre les deux protagonistes de son cœur. Etait-ce le bon moment pour aborder la conversation qu'ils auraient dû avoir depuis le début, sur la plage des Iles Terribles... ?
L'arrachant à ses pensées circulaires ou désireux de couper à l'avance ce genre de discussions, le Vampire lui jeta quelque chose qu'elle ne put distinguer. Oubliant ses douleurs d'outretombe, la guerrière se protégea instinctivement en brandissant sa fourchette devant elle. Mais l'entraînement d'Elite était bel et bien achevé, il ne s'agissait pas d'une ultime parade à contrer, seulement d'une innocente petite boîte noire. Gabriel la saisit lentement, quelque peu désorientée, et sentit sous ses doigts le frisson du velours... cela ressemblait fortement à un écrin de bijou. Bien que cette idée lui parût improbable, la jeune femme lutta quelques instants contre le délicat objet avec une certaine excitation, ses côtes protestant au moindre mouvement de ses bras, avant de finalement parvenir à ses fins. Elle entrevit alors, incrédule, des reflets d'or luisant chaleureusement aux rayons du jour. Le pendentif qui dansait au bout de la chaîne entre ses doigts était serti une pierre aux reflets d'un ronge profond, taillée en larme. L'air gêné, l'albinos lui proposa de retourner chez le joailler pour changer l’œuvre pourtant sublime qui lui était présentée, si cela lui déplaisait. Encore bouleversée par un présent aussi inattendu, la blondinette laissa couler quelques secondes à s'émerveiller devant le bijou, avant de secouer vigoureusement la tête, ce qui lui occasionna une violente migraine.


- C'est magnifique ... Merci. Tu peux m'aider à le mettre ...?

Le Vampire s'exécuta dans un grincement de chaise et se plaça derrière elle. Avec toute la délicatesse dont il était capable avec elle, il rassembla ses cheveux blonds et les rejeta doucement sur un côté, où elle les maintint légèrement suspendus. Les bras blancs et musculeux de l'Elite passèrent doucement autour d'elle pour étendre la chaîne, qu'il déposa autour du cou de la jeune femme avant de la verrouiller au niveau de la nuque. Gabriel relâcha ses cheveux ses ses épaules et se retourna à demi sur sa chaise pour montrer le résultat à l'albinos, qui de sa hauteur la dévisageait de ses prunelles bleues intriguées puis visiblement soulagées. Ses lèvres pincées se détendirent, quoi qu'on puisse lire quelque chose comme de la gêne sur ses traits.
L'Humaine lui sourit, le pendentif entre ses doigts.


- Alors ? C'est joli ?

Renji eut un petit mouvement en arrière, les yeux écarquillés, comme si en souriant et en lui posant cette question la candeur et l'enthousiasme de la jeune femme l'avaient piqué. Il faut avouer que Katy n'avait pas l'habitude de recevoir des cadeaux au quotidien. Les seuls qu'on lui aient jamais offert dataient d'après son arrivée à Arena : ses colocataires, dont Renji à deux reprises, lui avaient présenté des fleurs à l'Equinoxe du Printemps, et il y avait eu aussi la période où ils avaient fait de leur chambre un refuge pour animaux... Et également le Noël où son Grincheux lui avait offert des sous-vêtements sexy, souvenir qui la fit rougir vivement, d'abord de plaisir et de gêne à ce souvenir, mais aussi pour d'autres raisons moins innocentes. Sans doute le Vampire ne serait-il pas heureux d'apprendre que l'ensemble était également très apprécié par son double, à moins qu'il s'en doutât... En parlant de la personne absente, il y avait également eu la boîte à musique offert par Vost un an jour pour jour après leur première nuit sous les étoiles, et qui constituait un de ses plus précieux biens. Là se résumait son palmarès d'offrandes amicales ou amoureuses, qui la satisfaisait amplement; mais c'était la première fois qu'elle portait un bijou autre que son amulette d'Arenienne et c'était quelque chose de très étrange pour la guerrière forcenée qu'elle était. Heureusement incapable de suivre le cours de ces pensées dont certaines lui auraient déplu et imperméable aux expressions de sa partenaires, Renji grogna entre ses crocs une réponse qui ressemblait à "Grrrmouais...". Il avait croisés ses bras trapus et détourné le regard, l'air d'avoir retrouvé toute sa mauvaise humeur habituelle. Mais Gabriel, qui le connaissait, savait que ce n'était que feint et qu'en réalité il était plutôt satisfait de son choix et du rendu que cela lui renvoyait. Toujours souriante, ses noires réflexions momentanément envolées par l'euphorie de sa nouvelle acquisition, Gabriel tendit son minois vers le reflet que lui renvoyait la fenêtre. Avec ses balafres en moins, cette parure et ce sourire , elle semblait beaucoup plus féminine que d'accoutumée et ses traits étaient adoucis, lui renvoyant une personne qu'elle ne reconnaissait pas tout à fait, mais ce n'était pas vraiment pour lui déplaire...
Soudain Gabriel réalisa quelque chose avec horreur, mais elle eut le réflexe involontaire de baisser assez tôt le visage vers son collier pour le camoufler. La chaîne était en or, semblait-il, cependant il s'agissait d'un métal hautement toxique pour les Démons. Etait-ce un cadeau intéressé pour repousser le Démon tout en essayant de se renouer avec elle ? La guerrière désirait ardemment croire le contraire, même si une voix au fond d'elle-même lui soufflait que le Vampire aurait été capable d'un stratagème de ce genre pour parvenir à ses fins. Toujours est-il que demander à changer la nature du pendentif paraissait être une mauvaise idée en ce temps calme qui s'offrait à eux... Serait-il suffisant de le cacher sous son haut pour éviter les effets néfastes au Démon ? De toute façon, il sera certainement préférable qu'elle quitte le bijou pour dormir, prendre sa douche ou filer en mission... Elle espérait que, à l'abri dans son écrin, le pendentif d'or ne soit pas une gêne pour son précieux colocataire.

Avant que Renji ne s'inquiète de la voir quelque peu prostrée sur elle-même, quelqu'un frappa à la porte. Les deux guerriers maudirent, à voix haute comme au plus profond d'eux-même, l'Ecole qui ne laissait décidément jamais ses élèves en paix. Il s'agissait en effet d'une mission, adressée à l'Elite Protectrice fraichement promue. Apparemment Arena était en manque d'effectif et ils avaient besoin de former en masse de nouveaux gradés : d'ici quelques jours, quand elle serait remise de ses traumatismes, la jeune femme partirait en tant que formatrice d'un aspirant Officier Assassin. Renji disposait d'un temps de repos sensiblement plus long étant donné ses longues années d'absence hors des territoires du Velm, mais sans doute serait-il bientôt appelé pour de petites missions prochainement. Alors qu'elle était blasée, lorsqu'elle décacheta l'ordre de mission que lui avait apporté Renji de la part du Traqueur, le visage de la jeune femme s'illumina quelque peu : elle connaissait l'élève qu'elle devait former. Il s'agissait d'Eöl Khaine, un Elfe noir qu'elle n'avait pas croisé depuis un moment, mais avec lequel elle avait passé de bons moments de beuverie à la Capitale et fait de nombreuses missions d'importance. Passer du temps avec un frère d'arme qu'elle appréciait adoucirait le calvaire de retourner en mission aussi peu de temps après sa propre promotion. Elle avait ensuite le détail des instructions et son visage s'assombrit malgré ses tentatives d'optimisme; la mission s'annonçait épineuse... Elle referma le pli, soudain las. Malgré ses deux jours de coma, le repas qu'elle venait d'avaler pour la première fois depuis qu'ils avaient quitté l'île des Sirènes lui causa une intense fatigue. Elle prit docilement ses traitements et décida d'aller se reposer et de repousser à plus tard la charge d'informations et de sujets de réflexion qui s'accumulait dans son crâne. Mais une question incongrue lui vint : où se coucher ? Plus tôt, Renji l'avait posée avec une grimace de dégoût sur le lit qu'occupait Vost avant de sortir en trombe. Ne voulant pas attiser les tensions qui étaient déjà de prime dans cette chambrée, notamment lorsque le Vampire apprendrait que la dénommée Lynn avait un lien ambigu avec son pire ennemi Ange Déchu en pleine forme physique, Katy décida d'aller se réfugier en terrain neutre : sur son lit originel, qui était situé en hauteur au-dessus de celui de Vost. Elle tenta de s'y hisser dans un grincement de dents et le Vampire s'approcha pour l'aider. Après quelques vaines tentatives, résistant sans doute au désir de la balancer par-dessus la rambarde, Renji la fit s'installer sur son propre lit qui était autrefois la place vacance du dortoir. Après plus d'hésitations encore, il s'étendit près d'elle, pour la première fois depuis leur dispute autour de la boîte à musique. Soulagée de voir qu'elle retournait dans les faveurs du Vampire, Gabriel se blottit contre l'épaule qui lui était offerte. Elle écouta le coeur qui, lui, battait du côté gauche, avec une mélodie différente de celui de Vost. Un battement plus puissant, plus brutal, plus lent. Et qui pourtant lui apportait le même réconfort.

Il fallait absolument qu'elle profite de leur intimité et du calme de son (ancien?) amant pour avoir une discussion sérieuse à propos de leur relation et de celle qu'elle entretenait avec le Démon. Mais elle ne savait comment aborder le sujet, ni à quelles conclusions elle désirait parvenir, puisque les deux étaient chers à son coeur. Néanmoins, il fallait au minimum qu'elle s'assure qu'ils se tolèreraient et...
... Epuisée par le casse-tête que lui imposait ce triangle amoureux, la guerrière s'endormit contre son Grincheux avant d'avoir pu engager la moindre discussion...


Désoléeee du temps de réponse xD J'espère que ça te va sinon tu me dis et j'édite ;D Je pense que dans ton prochain post tu peux dire que Katy essaie de dégainer le fameux "Faut qu'on parle" qui va bien (et selon si tu veux qu'on fasse le dialogue on peut se parler par messagerie instantanée ;D). Tu peux faire une ellispe et me faire partir en mission aussi, normalement si Raphaël finit sa formation j'ai prévu de faire celle d'Eöl juste après (il lui manque pas grand chose).

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Renji
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MessagePosté le: 07/04/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Nan. Il n'était pas si con. Il sentait bien que quelque chose travaillait lourdement la baleine à obus. Les derniers jours, il avait tenté de renouer avec elle, de lui faire oublier, entre autre, Cul-Blanc. Ben ouais, cet abruti avait été envoyé il-ne-sait-où par Ezek et sa clique, pour une mission. Savoir où, dans quelle circonstance, la dangerosité, blabla, ça passait totalement au dessus de la tête blanche du Vampire. Il était certain que ce qui travaillait actuellement la maigre masse cérébrale blonde avait un rapport avec ça. La situation actuelle : le fait d'avoir deux amants, bien vivants, prêts à s’entre-tuer (s'il n'y avait pas de stupide règle scolaire ou de bienséance sociale leur disant que "Ah ben non, tu peux pas le tuer... Autrement tu te feras châtier le derrière par l'école et en plus ta meuf, ben... Elle te détestera.")
Pour Renji, elle avait un choix simple à faire : soit l'un, soit l'autre. Basta. Point barre. Ou bar. Ouaip. "Noyer le chagrin" dans l'alcool, ou des litres de sang, au choix. Bien sûr litres de sang obtenu de force, préférablement pour laisser éclater la rage et la colère bouillonnante au fond de ses entrailles. Rage qu'il tentait tant bien que mal de contenir en présence de l'odeur récurrente et des regards soutenus de la belle, qui semblait prise dans un dilemme intérieur. Il y avait également l'option fuite, que l'Albinos s'amusait à utiliser de temps à autre, lorsque la guerrière s'approchait dangereusement, se tortillant les doigts, un air de constipation émotionnelle déchirant son visage. Hop, petite disparition impromptue dans les chiottes ou dans la douche... Détour à l'infirmerie pour aller cherche des poches de sang artificielles ou truc du genre. Ouaip, option fuite. Il se tapait suffisamment l'odeur et autres réminiscences de l'autre couillu, fallait pas non plus que la blonde se mette à lui taper sur le système en remuant le couteau dans la plaie. Quoi ? De quel couteau il parle ? Bordel faut suivre l'histoire les gars, les gens. Et comment ça, il sait pas ce qu'elle va lui demander, lui dire ? Faut pas être un bon devin, doté d'une empathie pour deviner que la Blonde est en proie à "lequel des deuuuuux, hummm je peux pas choisiiiiiiir... ils se ressemblent tellemennnnnnnnt ahhh, je fais quoiii ? Maman, je peux garder les deuuux ? Un acheté, un offert, non ?"
Ouais. La connaissant, elle, ses idées farfelues, son indécision quant aux choix des plus cartésiens et classiques, elle s'était certainement mise en tête de pouvoir rabibocher les deux partis en espérant une froide entente cordiale, ou un autre truc stupide du genre. Comment ? En jouant sur l'affection qu'ils lui porte, bien sûr... Renji le savait, il n'avait pas le droit d'arracher la tête de ce merdeux de première, même si ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Dans d'autres circonstances, peut-être qu'ils auraient pu s'entendre. Là, l'Albinos voyait son double comme une des personnes les plus détestables de son entière existence. Il y avait toujours ce stupide piaf en tête de chasse, même s'il n'était pas sûr que celui-ci soit toujours en vie. Mais l'abruti démon n'était pas loin de passer devant. Après tout, y'a pas un proverbe disant que le temps réparait les maux ? Apaisait les tension ? Un truc stupide du genre ? En bref, Renji n'avait pas oublié Kira, ni comment il souhaiterait lui botter l'arrière train
(Au cas ou t'inquiète de te faire voler la première place, Kira, tu auras toujours la tête de podium, tkt babe, tmtc t'es l'first.) mais là il fallait avouer que la proximité omniprésente de l'autre Vost le poussait à vouloir faire "disparaître" celui-ci le plus rapidement possible.

Fixant les lattes du lit situé au dessus du sien, Renji continuait de laisser des pensées morbidement funestes défiler dans son crâne blanc. Tiens, et s'il en profitait pour aller payer une petite visite à Illusia ? Faire un petit remue-ménage pour savoir si l'emplumé aux ailes noires a claqué ou s'il erre encore sur le Velm, à faire chier toutes bonnes âmes ? Dans ce cas, ce serait un bon moyen de se vider l'esprit. Il pouvait toujours demander à la Naine. Elle devait certainement pouvoir se rendre utile, agacer tout le monde et avoir les informations demandées en un rien de temps. Bref. Alors qu'il planifiait divers moyens de pouvoir savoir si le cadavre de son pire ennemi était en train de pourrir dans les bas fonds de la Capitale, Gabriel s'approcha, la mine sérieuse, l'air constipé, les doigts se tortillant... Elle inspira longuement alors que Renji n'avait pas daigné se redresser, jaugeant toujours les lattes boisées au dessus de lui.


- Renji, faut qu'on parle.

Chose à laquelle il répondit d'un simple grognement. Si elle voulait monologuer, elle pouvait. Il n'avait rien à dire étant donné que la plupart de ses idées se résumaient à mettre un terme, plus ou moins définitivement, à l'existence de l'autre. Donc c'était pas sûr qu'elle veuille entendre ça, ni qu'elle prenne la peine de l'écouter. En plus, lorsque cette tête blonde à une idée en tête, elle n'en démordait généralement pas. En plus, généralement, avec ce genre de phrase "faut qu'on parle" c'était toujours : l'un parle, l'autre ferme sa gueule et avale. Et non, Renji n'était pas du genre à avaler (bande de cochon). D'autant plus quand il s'agissait de salades à propos d'un démon albinos l'ayant remplacé pendant ses années d'absences. Elle voulait quoi ? L'absolution pour elle et son amant remplaçant ? Il valait p'être mieux ça que d'entendre le : "Je peux pas choisir entre vous deuuux", qu'il sentait venir gros comme un palais.
Perdant patience par rapport à au temps de réflexion qu'elle prenait pour lui annoncer ce qu'elle avait à dire, le Vampire se redressa, le regard mauvais.


- Quoi ? Tu veux parler de l'autre ? De ce que tu vas ou dois faire ? Du fait que tu sais pas comment t'en sortir ? Simple. Tu choisis. Soit l'un, soit l'autre. C'tout.

Douchée par ses propos, l'humaine le regarda avec un mélange d'incertitude et de choc. Apparemment elle ne s'attendait pas à ce qu'il la prenne de court, ou à ce qu'il parle tant. P'être qu'elle avait autre chose à dire, un truc du genre "j'ai pas aimé la soupe de l'autre fois.", "C'est pas gentil de penser à vouloir mettre le feu au lit de Vost..." Un truc banal. Mais quand on aborde une mine aussi froissée que la sienne et quant on est dans un dilemme intérieur, c'est pas le genre de chose auquel on a envie de penser...
Mais, alors qu'elle semblait chercher à reprendre un semblant de contenance, ou bien à chercher ses mots, encore une fois. On frappa à la porte.

Sauvée par le gong comme dirait l'autre. Ouaip. Sa foutue formation ; Eöl Khaine, l'autre couillu d'elfe noir. Quoi ? Ce couillu devrait se sentir flatter, il se souvient au moins de son nom entier, et possiblement de sa tronche. Vaguement. De loin. P'être dans le noir total.
Bref. Tout ça pour dire que la conversation allait être -encore- reportée le temps que la Miss fasse du baby-sitting d'Elfe.
Bon courage, bonne chance ; le Traqueur s'impatiente. Juste un maigre "au revoir" grinçant entre les dents et pan, la porte se ferme. Tombé de rideau, salut les marsouins.


[HRP : Bon tu m'as dit de faire partir ton personnage donc, ça y est, je suis seul au monde x). J'espère que Be$tah tu vas vite revenir pour me porter compagnie.]
_________________

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MessagePosté le: 22/04/2018    Sujet du message: Chambre n°1

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