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Chambre n°1

 
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Réceptionniste
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MessagePosté le: 15/02/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Chambre n°1

Cette chambre dispose de quatre lits simple, une bibliothèque, une armoire de rangements divisée en quatre compartiments, un bureau, une salle de bains/toilettes.

- Erwan Silver, Lycan
- Pilipa Ni'ihau, Caemélidé
- Raphaël Nihilz, Belzeroth

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La Réceptionniste n'est pas une rpgiste, merci de ne pas la jouer.
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MessagePosté le: 15/02/2018    Sujet du message: Publicité

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Pilipa
Eleve d'Illusia

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MessagePosté le: 12/04/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

[HRP]
Je rattrape mon retard. Chronologiquement, ce post se situe entre mon abandon de formation et la quête Seuls au monde.


Encore endormie, la jeune caméléon se blottit sous la caresse douce qui survole son crâne. Elle émerge, difficilement, pour se retrouver dans l'infirmerie, entourée d'une soignante et d'un visage plus ou moins familier.

« Alex ? »

Elle se redresse, incrédule, pour mieux contempler son mentor qu'elle n'a plus vu depuis son arrivée, il y a quatre ans.

« Alex, c'est bien toi ? Je croyais ne plus te revoir... »

Le quarantenaire, mal à l'aise, lui répond d'un regard dépeint de honte, de gênes et de tendresse. Ses cheveux, gagnés par la calvitie et les mèches grisonnantes, s'entortillent entre ses doigts ravinés pendant que son visage, marqué par de nouvelles rides et balafres, s'articule maladroitement pour esquisser un sourire peu assuré. Sa main occupée rejoint bientôt sa consœur, jointes contre l'anxiété, avant de chercher les doigts de la jeune femme. Le lien, enfin renoué, investit la sorcière d'émotions débordantes qu'elle déverse, à chaudes larmes, contre son épaule. D'abord dépourvu, le vieil élite referme bientôt sa prise pour enlacer l'illusienne, et lui murmurer à l'oreille « Je suis là, je suis de retour... » pour consoler sa peine.
Calmement, l'infirmière impassible signale son départ avant de quitter, discrètement, le pavillon.
Apaisée, la sorcière se relève, doucement, pour sécher son visage embrumées et découvrir à son ami un sourire timide mais rayonnant. Un long silence permet à leurs âmes de converser du regard tandis qu'une chaleur tranquille empreint leur échange.


« Je suis content de te revoir, Pili... J'aurais aimé cependant te retrouver en d'autres circonstances... »

Étonnée, la sorcière comprend avec du recul la raison de leur retrouvaille, et celle de la tristesse qui se cache dans son regard. Les derniers souvenirs d'une entrave tentaculaire et fongique viennent ternir l'expression ravie qui compose son visage. Son réveil dans un lit d'infirmerie signe la fin précipitée de sa formation. En d'autres termes, elle a échoué.

« Je ne veux pas t'inquiéter, mais je dois te prévenir : les écoles ne sont pas indulgentes, comme tu le sais...
-Qu'est ce qui va m'arriver ?
-Ça, je ne le sais pas encore... Mais tu dois t'y préparer. Tu risques d'être confrontée à l'impossible.
-Mais qu'est ce que je dois faire alors ?
-Pour l'instant, repose toi. Tu vas en avoir besoin. Ensuite... Je vais faire ce que je peux. Mais comme je te l'ai dit : prépare-toi, à tout. »

Cette fois, le silence est totale. Chacun regarde un point fixe pour encaisser le coup. L'élite, enfin, se lève :

« Je dois y aller Pili. Je... je suis content de t'avoir revu, malgré...
-Alex ?
-Oui ?
-Est ce que je vais bientôt te revoir ?
-...
-Est ce que tu vas encore disparaître ?
-Non, Je... Je ne sais pas quand... Mais je reviendrais. D'accord ?
-Tu me le promets ?
-Je te le promets. »

La jeune femme se lève subitement pour déposer un baiser sur la joue du mentor, qui, toujours surpris par ses gestes affectueux, esquisse un sourire, avant de quitter l'infirmerie sous son regard chaleureux. Pourtant, lorsqu'il disparaît, le visage du caméléon se recompose : l'inquiétude et la tristesse la gagne.




Morose, elle pénètre la réception pour découvrir le guichet vide. S'approchant du promontoire pour appuyer sa tête et ses bras contre le plateau de bois massif, elle tapote vaguement la clochette dorée sensée alerter la réceptionniste. La sorcière, confrontée à son absence de réactions, décide de renforcer le tintillement en augmentant progressivement la puissance de ses coups, créant bientôt un vacarme improbable. A l'entente des pas s'approchant, elle relève sa tête plaquée contre le promontoire et tend son bras pour s'emparer des clés.

Après un bref détour par la cafétéria, elle rejoins la chambre n°1, armée d'un plateau de fruits à la fraîcheur douteuse et de ses possessions retrouvées à l'infirmerie. Avec joie, elle découvre les prénom d'un ondin bien connu avec qui elle a sympathisé il y a quelques temps déjà. Au moins ne serait-elle pas totalement inconnue de ses colocataires. Deux autres prénoms accompagnent le sien, dont l'un marque plus efficacement son esprit que l'autre : Raphaël. La surprise de partager la chambre de son ex-camarade de formation succède bientôt au désespoir d'être confrontée à son échec même dans ses quartiers personnels. Rageusement, elle enfonce ses clés pour déverrouiller la porte et découvrir... une chambre en bordel ! Avait-elle pénétré dans l'antre d'une garçonnière, où son chemin serait constamment sillonné de caleçons abandonnés, de chaussettes esseulées, de livres éparpillés, de plateau repas en proie à la moisissure, de préservatifs usagés... Non ! Il en était hors de question !

Dans une tempête de rage noire, la jeune femme retourne la chambre entière pour entasser équitablement les affaires sur chacun des lits des garçons. Peut être était-ce là l’œuvre unique d'un de ses colocataires, mais elle comptait néanmoins leur transmettre à tous un message important :
« Bordel is not coming ! » Fatiguée par son entreprise, elle termine d'avaler ses fruits sans substance pour rejoindre la salle d'eau où elle débute de remplir d'eau chaude la baignoire. Encore souillée par les résidus spongieux, elle entame une toilette préliminaire pour apprécier sainement son bain. Désormais immergée, elle laisse son esprit vagabonder, d'abord prise d'une pointe de culpabilité pour sa réaction vive. Puis, elle s'imagine ses camarades, encore à la poursuite du gobelin, certainement. Elle se projette sous leurs regards. Le visage impassible et sévère d'Eöl ; la bouille tragique d’Eléanore. L'expression blanche qui trahit la déception de Raphaël... Elle tente de chasser ces images en noyant son visage, avant de se tourner, défaite, vers ses cigarettes. Elle espère que les garçons lui excuseront ce maigre réconfort. Après tout, ils n'avaient pas fait beaucoup d'effort pour l'accueillir dans un lieu confortable. Après quelques mégots soigneusement évacués par la fenêtre, la sorcière s'installe dans son lit, ses cheveux encore imbibés, pour trouver difficilement le sommeil...
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Raphaël
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MessagePosté le: 22/04/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Après un énième tapotage sur le sommet de mon crâne, ma formatrice et consœur illusienne disparue dans les couloirs de l'école, me laissant seul entre les mains des professionnels de la santé présents dans l'infirmerie. J'eus le droit au traditionnel bilan de santé du retour de mission.

" - Vous êtes bien chanceux ; Monsieur Nihilz ; cette fois vous revenez sans blessures, ni autres séquelles ; Me dit l'infirmière sur un ton qui me laissa penser qu'elle cherchait à me féliciter."

Je lui répondis d'un sourire qu'elle me rendit aussitôt.

"- J'ai cru comprendre que vous reveniez de votre formation de Traqueur ; permettez-moi de vous féliciter ; Ajouta-t-elle ;

- Oh ... Merci ; Répondis-je un peu surpris par l'attention que cette ravissante demoiselle semblait me porter ;

- Je suppose que vous allez fêter votre succès avec vos camarades ; reprit-elle ;

- A vrai dire ... Je n'y avais même pas songé ; lui rétorquai-je ;

- Eh bien dans ce cas, je finis mon service dans d'ici une heure, que diriez-vous de le fêter avec moi ; me proposa-t-elle."

Je ne dis rien pendant un moment, surpris de me retrouver face à une femme aussi entreprenante. Elle continua de me fixer du regard, ses yeux verts ne masquaient en rien les idées qu'elle avait derrière la tête. Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure tout en serrant son bloc-note contre elle. Sans doute éprouvait-elle un besoin quelconque de passer la nuit avec un homme et qu'elle venait de jeter son dévolue sur ma personne ; cependant, le fait de m'avoir proposé cela semblait la mettre dans une situation plutôt inconfortable et l'attente de ma réponse devait la torturer davantage.

"- Avec plaisir ; finis-je par lui annoncer."

Un sourire, laissant apparaître une dentition à la blancheur irréprochable, mélangeant ravissement ainsi que soulagement vint promptement illuminer son beau visage, encadré par ses longs et magnifiques cheveux roux qui descendait jusqu'au sommet de sa poitrine.
Je me levai, promis à l'infirmière de la rejoindre, après son service à la sortie de l'infirmerie, et lui demandai son nom ; Astrid. Je pris ensuite la direction de ma chambre afin de me préparer au rendez-vous qui m'attendait, mais aussi pour prendre un temps de repos bien mérité.
Devant la porte, je constatai la nouvelle répartition des chambres. Par chance, mon frère et moi ne nous retrouvions pas séparés. Faram aussi restait avec nous. Je remarquai néanmoins, le nom de notre dernière camarade de chambre ; Pilipa. *Une femme et trois hommes ; quel ménage à quatre intéressant !* Je pénétrai ma chambre. J'eus la surprise de découvrir que le peu de bazar habituel de notre garçonnière était, comme par magie, rangé. *Un message de la seule fille du dortoir, je suppose. Tant mieux, elle me fait gagner du temps pour mon rendez-vous !* Je vais dans la salle de bain, me douche, me brosse les dents, me parfume puis sélectionne les vêtements les plus élégants dont je dispose afin d'offrir à la jeune infirmière la meilleure des impressions. Une fois prêt, avant l'heure prévue, je choisis de jouir du quart d'heure d'avance pour me détendre en me perdant dans les pages d'un bon livre.
Je termine le chapitre puis me décide de rejoindre la belle infirmière au point de rendez-vous que nous nous sommes indiqué. Je la rencontre une nouvelle fois, devant l'infirmerie. Astrid est là.

"- Je ne vous ai pas trop fait attendre ; lui demandai-je sur un ton cavalier ;

- Non, je suis là que depuis cinq minutes, à peine ; me répondit-elle ; Où allons-nous ?"

Je l'invitai donc à m'accompagner dans une des tavernes de la Capitale, mais le jeune femme déclina poliment en m'expliquant qu'elle ne devait pas quitter Illusia, car en cas d'urgence, il fallait qu'elle soit rapidement sur place. Elle me proposa de quérir une bouteille à la cafétéria puis de la déguster dans ma chambre. Ce que nous fîmes sans plus tarder.
Nous trinquâmes donc à ma réussite plusieurs fois de suite enchaînant verre sur verre comme si nous étions dans un concours du plus gros buveur d'alcool. La liqueur commença bientôt à nous faire tourner la tête puis un désir charnel inavoué s'empara de nous. Nos lèvres se rapprochèrent, l'une des mains d'Astrid se posa sur ma cuisse tandis que je répondis en caressant sa joue d'une des miennes. Nous nous laissâmes ainsi aller à nos pulsions profitant de l'intimité que nous offrait notre chambre.
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Si nous pouvons tuer par amour, nous pouvons aussi sauver par haine.
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Erwan Silver
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MessagePosté le: 25/04/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Quoi de mieux que de rentrer chez soi après une dure journée de labeur. Cela fait bientôt trois semaines qu''Erwan a quitté les murs d'Illusia pour entamer sa formation de traqueur. Cette formation qui devait être sans danger, qui finit en démantèlement de cartel de la drogue. Bien que le lycan put profiter d’un repos bien mérité chez les Loups Cogneurs auprès de la sublime Sally, les soins rustiques prodigués par le vétérinaire sur place commencent à arriver à terme de leur efficacité. Les plusieurs heures de marche pour rentrer eurent l’effet d’un supplice pour le géant qui, malgré sa capacité à supporter la douleur, fut pris d’une immense joie en voyant l’enceinte du château des magiciens.
Il franchit la porte avec difficulté. Il laisse des traces de sang derrière lui, comme un petit poucet morbide. Il prend le chemin de l’infirmerie, lieu qu’il ne connaît que trop bien, vu l’état dans lequel il finit à chacune de ses missions. Il ouvre la porte avec fracas, il s’avance vers un lit et s’y assoit pour reprendre son souffle. Personne, pas l’ombre d’un médecin ou d’une infirmière. L’heure est tardive, il réussit à revenir au château pile pour le couvre-feu, mais il est étrange qu’une garde de nuit ne soit pas mise en place. Les missions sont de plus en plus nombreuses, et l’état des élèves qui en reviennent de plus en plus critique, pas le temps pour une pause clope.
Erwan commence à chercher autour de lui la raison à ce manque de personnel sur les lieux. Par chance, sa formation et son titre fraîchement acquis lui permettent une sensibilité et un sens de l’observation plus aiguisée. Il va être plus facile de retrouver une infirmière qu’un des plus grand criminel du Velm. La migraine s’enclenche presque instantanément, rapide, et bien moins douloureuse qu’auparavant.

Un homme est entré dans l’infirmerie, blessé, mais pas suffisamment pour une urgence, car aucunes traces de sang autres que les siennes. Il semble avoir fait une visite de routine, pas l’ombre d’un dossier ne traîne à son sujet. Il a discuté avec une femme, au parfum très agréable, cheveux roux, longs, assez pour qu’elles en perdent sur le sol. Les traces de pas indiquent qu’ils se sont tournés autour, avant que l’homme ne quitte les lieux. La jeune femme, Astrid, a laissé sa veste ainsi que son badge nominatif dans son casier, elle s’est changée, puis a quitté son poste. Erwan suit donc sa piste via son parfum et les marques de ses chaussures à talons, elle s’est faite coquette pour son rendez-vous. Les indices le traînent jusqu’à la cafétéria. La cuisinière n’est plus là, mais on peut voir une bouteille manquante dans la réserve, l’infirmière s’est servie. Elle s’est pris une gorgée pour la route, ça sent le vin. Elle n’est pas seule, sûrement rejoint par son rendez-vous galant, et tout deux prennent la direction…


« -Mon dortoir !!! »

Erwan suit la piste de l’infirmière jusque devant la chambre numéro 1, la sienne. Il fixe qui s’y trouve. Faram n’a pas donné de nouvelles depuis son départ de la formation. Pilipa est un nom qu’il a déjà entendu quelque part, sûrement lors d’une mission dans les puits du néant, mais ce n’est pas quelqu’un qu’il connaît personnellement, et c’est une femme.

« -Raphy ? »

Abasourdi de sa déduction, le lycan pousse la porte de la chambre violemment, faisant une entrée en trombe dans le dortoir commun, où Raphaël, ainsi que la fameuse Astrid se donne à cœur joie à une partie de jambe en l’air.

« -Ça va faire trois semaines que je n’ai pas pu bouffer, boire ou me faire soigner correctement, et faut que tu te tapes la seule infirmière de garde quand je rentre ! »

Le blondinet sursauta, ainsi que sa conquête, agrippant le drap du lit sur lequel ils batifolent pour recouvrir leurs parties intimes. Il ne sait pas quoi dire, il est complètement saoul, et commence à balbutier un charabia incompréhensible mélangeant gène et colère. Le lycan ne prit même pas la peine de l’écouter, il prend les affaires de la jeune femme, les lui balance, avant de la quérir de le retrouver à l’infirmerie au plus vite. Et ce fut au bout d’une quinzaine de minutes qu’Astrid le rejoint pour mettre en place la séance de soin. Elle remarqua avec horreur les blessures profondes et les os brisés du lycan, avant de faire appel au service des urgences, en particulier le docteur Baner, reconnu pour être le seul capable de recoller n’importe quelle ossature émiettée Il fallut plusieurs heures de souffrance supplémentaires pour que le lycan tombe dans les pâmes, la seule anesthésie qui fonctionne sur lui.

Le lendemain matin, le réveil est équivalent à une gueule de bois. Et apparemment, il n’est pas le seul à en avoir une, car à ses côtés se trouve Raphaël, le visage déconfit par la fatigue et l’abus d’alcool. Il semble avoir veillé sur lui, malgré l’effort suprême qu’il effectue pour ne pas lui vomir dessus.


« -Désolé de t’avoir privé de ta réjouissance hier soir. Comment s’est passé ta formation ? »

« -Me voilà traqueur, comme toi à en juger le fait que tu sois revenu presque entier. »

Les deux frères se mirent à rire de bon cœur, bien que les points de sutures furent douloureux pour le géant.

« -Que dirais-tu de me raconter tout ça en ville, autour d’une bonne chopine de bière ? Je sais que tu as eu une sacrée dose hier soir, mais moi ça fait trois semaines que je tuerai pour une bonne brune. »

L’ange déchu acquiesça à sa demande, un sourire en coin. Et une fois remis de son opération, et ses affaires récupérées dans sa chambre, Erwan entama la route du Cheval Bourré avec lui.
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Pilipa
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MessagePosté le: 21/05/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Encore allongée, la rescapée entend par bribes la voix d'un infirmier qui, présent à son chevet depuis son réveil, décrit à la jeune femme distraite le résumé succin de sa prise en charge, alors qu'inconsciente, elle accosta le bois des anges à bord d'un navire surnaturel.

« ...avons opéré votre jambe... » ; « ...besoin de repos... » « ...sans premiers secours... » ; « ...ne seriez probablement pas là... »

Préoccupée, l'illusienne, incapable d'écouter davantage le timbre de voix pourtant doux et charmant, débute de quitter le lit d'infirmerie, découvrant dans la partie inférieure de son corps une gêne nouvelle, conséquence d'une blessure sévère, qui la fait tanguer désormais alors qu'elle marche vers la sortie. Interrompue d'une main prévenante, la jeune femme croise le regard de son samaritain en blouse mauve, une expression interloquée au visage, qui lui tend un petit sac en papier.

« Mademoiselle, vous oubliez votre traitement... »

Sous l'injonction attentive de son regard métallique, face à la délicieuse incompréhension qui se dessine sur ses lèvres charnues, naïvement entrouvertes, qui habillent une fine mais solide mâchoire sculptée, contrastée par la courbe angélique de sourcils inquiets, elle reste de marbre. Sans perdre de temps, elle saisit le sac que lui tend l'éphèbe d'un remerciement bref pour continuer sa marche chaloupée vers les couloirs.

Une sombre conviction l'obsède, une crainte irréversible éveillé durant son périple dans l'archipel déchaîné. Un sentiment terrible pour sa famille. La sorcière, inquiète, craint pour le sort de son père.

Malgré le balancement inconfortable de sa hanche, la jeune étudiante prend la direction de la vie scolaire, résolue à se renseigner pour sa famille qu'elle quitta malgré elle sous la cape noire d'Alexandre. Défilant les couloirs d'une marche véloce que sa jambe boiteuse rend presque sautillante, elle trouve enfin le bureau, occupé par un groupe d'élites, dont la responsabilité pénible d'administrer l'école et les missions rendaient la rencontre parfaitement détestable. Elle apostrophe le premier vétéran qu'elle rencontre pour s'enquérir de son ami, plus à même de répondre à ses craintes :


« Est ce qu'Alex est là ?
-Non. Vous avez un message à lui transmettre ?
-J'ai besoin de renseignements sur ma famille.
-Mademoiselle...
-Je pense qu'il est arrivé quelque chose à mon père.
-Le sort de votre famille nous importe peu, je ne pense pas vous surprendre...
-Est ce qu'un traqueur peut vérifier ? Ou bien, vous avez peut-être des nouvelles d'Imerrisha ?
-Écoute, petite, je ne peux pas...
-Dîtes moi juste ce que je souhaite entendre, je veux juste savoir si mon père...
-Arrêtes, je ne peux pas te rensei...
-J'AI BESOIN DE SAVOIR, REPONDEZ-M... »

Son bras saisi violemment par l'arrière se coince alors contre son dos alors qu'elle même se retrouve plaquée contre le bureau, son visage collé aux feuilles et dossiers qui jonchent la surface et qui reçoivent bientôt ses larmes de colère et de douleur. A son oreille, une voix inquisitrice et rauque murmure, froidement :

« Entendu ? On peut pas te renseigner. Baisse d'un ton ou je déboîte ton épaule.
-Doucement ! Elle s'est déjà blessée à la jambe...
-Tu retrouves ton calme ? C'est bon ? Dégage ! »

D'un regard assassin, elle quitte le bureau, une haine muette dans le cœur, son bras endolori contre son corps, l'autre occupé à sécher ses larmes. La sorcière retrouve le couloir, une résolution froide inscrit sur son visage et des mots écrits en lettres noires imprimés dans son esprit désormais : « MISSION de RECONNAISSANCE », « CAEMELIDES », « ARCHIPEL D'IMMERISHA ». Des mots lus par accident qui lui promettent d'en savoir plus si elle daigne poursuivre la voie de sa curiosité...


Elle prend de nouveau le chemin du bureau alors que le jour décline, progressant prudemment dans les couloirs, dont la pierre pâle empruntera bientôt la teinte flamboyantes du crépuscule. Un bref coup d’œil porté à son montre lui indique le temps restant avant le couvre feu. Anxieuse mais déterminée, elle poursuit sa route, espérant trouver au bureau les conditions nécessaires pour s'infiltrer : d'abord, l'absence de traqueur, capable de la débusquer malgré ses talents de discrétion, ensuite, un nombre réduit d'élites, si possible à l'unité. Aucun d'entre eux ne devaient rester dans la pièce.

Malgré le déséquilibre récent de sa jambe blessée, la jeune femme passe devant l'ouverte du bureau d'une démarche qu'elle espère la plus commune possible pour compter discrètement les résidents encore en poste. La sorcière se rassure de ne compter parmi ses doigts repliés la présence d'aucune cape noire. Désormais, tout dépendrait d'elle, de son exécution et de sa chance. Un nouveau regard sur sa montre la prévient qu'il lui reste trente minutes avant le couvre feu.

Déviant du couloir principale, elle trouve des toilettes à proximité, dans lesquelles elle s'introduit à l'abri des regards pour ouvrir une fenêtre discrète, faite d'un petit cadre à la vitre opaque, avant de se retourner pour attacher au loquet de la porte une ficelle qu'elle rabat en sortant pour condamner l'accès. Elle emprunte de nouveau le couloir pour trouver, à une distance suffisamment lointaine pour écarter les indésirables et suffisamment proche pour percevoir son leurre, une salle abandonnée et poussiéreuse remplie de meubles décomposés et de matériels délabrés. Elle libère, en découvrant les fenêtres de vieux rideaux mangés par le temps et les termites, un épais nuage de poussière qu'elle chasse en ouvrant la pièce à un nouvel air frais. La sorcière fouille dans son sac pour en sortir un câble fin, léger et résistant, lié à son extrémité par un mousqueton auquel elle associe l'une de ses courtes lames percées qu'elle s'empresse de manipuler à l'aide de son pouvoir, lévitant désormais à distance respectable de l'ouverture. Alors qu'elle se penche dans le vide pour trouver le cadre précédemment ouvert, la lame s'élance d'un mouvement discret et bref pour suivre une trajectoire parfaite et disparaître dans les toilettes, le câble à sa suite de nouveau calme après s'être zébré sous la tension. Les deux pièces désormais reliées, l'illusienne se saisit d'une fiole au contenu trouble et chaotique frappé d'impulsions lumineuses pour enfiler méthodiquement son bouchon percé à un deuxième mousqueton qui conclue l'autre extrémité du câble. Entre deux meubles finement espacés pour maintenir le goulot sans entraver le liège qui le scelle, elle cale la potion de tempête, avant de rejoindre le couloir pour retrouver, sans obstacle particulier, la cabine où se trouve la lame plantée dans un mur qui laisse à son retrait une généreuse entaille dans le papier peint.

La jeune femme découvre une nouvelle fois son poignet pour vérifier à nouveau le timing de son plan. La montre révèle une avance généreuse qu'elle consacre à se déshabiller. Rangeant soigneusement ses vêtements sur le réservoir d'eau, elle tend l'oreille pour s'assurer de l'absence de témoin, nouant et enroulant d'un premier tour le câble au manche de sa dague qu'elle tient désormais immobile, en attente, un regard constant sur le cadran, ses aiguilles et le compte des minutes, des secondes qui s'égrènent et s'enchaînent et la rapprochent inexorablement du signal tant attendu, le couvre feu.

Une minute avant le déclenchement de l'alarme, elle tend son esprit sur sa dague qui prend place, bientôt statique dans les airs, devant l'entrée de la fenêtre, dehors. Après trois grandes et profondes respirations, elle sort de la petite pièce avec discrétion, en adoptant immédiatement l'apparence de la pierre contre laquelle elle se tient, avançant à pas mesuré pour se figer, enfin, lorsqu'elle aperçoit le bureau. Alors que sa montre, déposée sur ses vêtements, annonce la naissance de la dix neuvième heure de la journée, la sonnerie du couvre feu commence à retentir, entamant le balais des élites quittant la pièce, seul ou en groupe, prêts à retrouver leurs chambres ou quelconques autres endroits inconnus.

L'inquiétude la gagne, car les minutes s'écoulent, et aucun d'entre eux ne cherche encore à fermer la salle, alors qu'elle peine de plus en plus à conserver la maîtrise de son pouvoir, sa dague toujours en vol. La dixième sortie annonce la fin du défilée, le dernier vétéran s'apprêtant à sceller définitivement le bureau pour la nuit, tandis qu'elle focalise le reste de sa concentration vacillante pour faire pivoter son arme sur elle-même et enrouler la ligne métallique qui entraîne, le point de tension dépassé, le bouchon de liège qui maintient l'essence de tempête emprisonnée.

La réaction, immédiate, produit un vacarme terrible, achevant net la progression de la clé que son détenteur emmène loin de sa serrure pour suivre, dans le couloir, l'origine de la catastrophe. Dans un dernier effort, la sorcière enroule la fin du câble autour de sa lame alors qu'elle déplace son arme à l'intérieur du cabinet et chute contre le sol lorsqu'elle perd son contrôle.

Quelques minutes lui sont disponibles avant que les légitimes résidents de la pièce ne reviennent sur leurs pas sceller définitivement le lieu pour la nuit. Rapidement, elle pénètre la pièce pour trouver où, quelques heures auparavant, elle lisait malgré elle l'intitulé d'un rapport à propos de son île natale. Le bureau, enfoui sous un tas de paperasses qu'elle éparpille dans la précipitation, découvre enfin le dit papier qu'elle s'empresse d'amener à la photocopieuse. Pendant la copie bruyante de son feuillet, la sorcière part à la recherche d'autres documents capables de la renseigner sur l'état de son père. Elle découvre bientôt, par hasard, son propre dossier ouvert sur une table, accompagné d'autres élèves et d'un tonitruant
« TOP SECRET » de mauvais augure. Happée par l'inquiétude, l'illusienne découvre avec effroi la mention du « TEMPLE DE LA FOUDRE » suivie par la terrible « MISSION SUICIDE ». Le choc rencontre le creux de son estomac lorsqu'elle comprend les intentions de l'école et sa toute prochaine et funeste destinée. Détournée de ses souvenirs traumatiques par le silence soudain de la photocopieuse, la caméléon réintègre la réalité pour parcourir rapidement son dossier et piocher au hasard quelques feuillets qu'elle s'empresse d'aller doubler. S'assurer de ses proches passait avant sa propre vie. Son larcin conclu, elle s'empresse de quitter la pièce une liasses de papiers en main, échappant de justesse au gardien, qui, de retour, écrasent le sol de ses pas lourds et précipités qu'une colère certaines animent.

De nouveau dans les toilettes, elle enfile ses habits en silence, range son matériel et son butin avec soin, emporte enfin sa besace remplie de ses effets sur son dos et quitte, une dernière fois, la petite pièce étriquée pour trouver, après un dédale de couloirs emprunté pour éviter toutes mauvaises rencontres, le seuil de sa chambre qu'elle s'empresse de franchir en libérant le verrou avec sa clé. Sans grande surprise, elle se retrouve de nouveau seule, délaissée de ses colocataires qui, encore absents, n'avaient pas cru bon de considérer son avertissement en redoublant d'effort pour marquer leurs brefs passages. Au moins les savait-elle en vie. C'est ce qu'elle pensa, malheureusement, manquant par inattention la disparition des affaires de Faram.

Certaine bientôt de disposer librement de l'endroit pour la nuit, elle sort et étale l'ensemble des documents soutirés à la vie scolaire pour commencer à lire, malgré ses difficultés culturelles, les éléments d'un récit dont elle est encore loin de se douter...




    -HRP-
- 1 potion de tempête consommée

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Erwan Silver
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MessagePosté le: 14/06/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Des cris, des pleurs, des hurlements de douleur, la scène est chaotique. Les soigneurs et les acolytes accourent pour sauver ceux qui peuvent l’être, et prodiguent le minimum aux autres, avant de les renvoyer dans leur chambre respective. La plaie béante dans le flan du lycan ainsi que les nombreuses fractures, qui jusque-là étaient atténuées par la magie de la chef du groupe, le couchent dès qu’il pose un pas hors du portail. Son frère vient l’aider à le déposer sur un brancard, qui prendra la direction de l’hôpital. Le visage de ce dernier est déconfit, derrière la congestion du coup porté par le vampire, tout comme ceux de la plupart des survivants. Un Élite est tombé au combat, Katy est abattu, elle suit l’albinos jusqu’au refuge, endroit ou les blessés mortellement sont emmenés, une sorte d’urgence du Velm. Erwan croise le regard de ses compagnons d’arme, y compris celui du soldat, qu’il fixe sans haine, sans colère, juste de la compassion. La dernière chose qu’il entendra, sera les paroles de son frère, se voulant rassurante, avant de perdre connaissance.

Il fallut trois jours au docteur Baner pour réparer une nouvelle fois la bête. Des cauchemars le réveillent en panique.
Il n’y a personne à son chevet cette fois-ci, pas même le blondinet. Il est accueilli par le vacarme d’un hôpital surchargé, d’infirmière qui courent, de patient qui hurlent. Le temple a bien été arrêté avant qu’il ne détruise le Velm, mais il a eu le temps de faire des dégâts collatéraux. Une tempête électrique s’est abattu dans plusieurs villages, faisant des morts, et bon nombre de blessés chez les habitants. À tel point qu’Illusia et Aréna furent enrôlées pour accueillir les patients. Erwan, étant un élève, eut le droit à une chambre « VIP », c’est-à-dire seul, et à peu près propre. Il se redresse tant bien que mal, et commence à sortir de son lit, plongeant son visage dans ses mains, comme s’il s’attendait à sortir d’un mauvais rêve une nouvelle fois. Une profonde peine l’envahit. Son périple a été la goutte de trop, il finit par craquer, et à broyer du noir.
Le médecin, profitant d’un instant de calme pour vérifier l’état de son patient préféré, explique au balafré que ses plus grosses blessures ont été guéri, mais qu’il va avoir besoin de beaucoup de repos, la plupart des sutures ou des broches ne tenant qu’à un fil.
Erwan ne l’écoute pas, il est plongé dans ses pensées, revoyant le gigantesque titan, comme une ombre pesant sur lui, il n’arrive pas à enlever cette image de la tête. Une machine si puissante aurait tout anéanti, aussi bien les villages, que les champs, ou bien les écoles. Si elle avait été allumée à leur passage dans le temple, ils seraient tous mort. Il se sent faible, incapable de protéger les siens. Il se souvient de la force du vampire qui s’est sacrifié pour le second albinos, la force dont il faisait preuve face au prêtre, ou bien face à Kira. Il en est tellement loin.
Une fois le speech du médecin terminé, et un acquiescement rapide alors que plus de la moitié n’a pas été écouté, l’Illusien se lève de son lit, prend les anti douleurs mis à sa disposition, puis prends la route de sa chambre.
Il gobe un des cachets pour calmer son flanc qui le lance, ça fait effet presque immédiatement. Il se sent détendu, bien que toujours dans ses sombres pensées. Il franchit la porte numéro 1, il est le premier arrivé, pas de blondinet en train de bouquiner, juste lui et le silence. Il enlève ses vêtements en lambeau et recouvert de sang, les balance à la poubelle, puis se glisse sous une douche brûlante, afin d’enlever toute la crasse et l’hémoglobine séchée accumulée. Un miroir se trouve face à lui, il peut apercevoir toutes ses cicatrices, traces des luttes qu’il a menée. Il soupire, comme las de se retrouver au bord de la mort à chaque fois qu’il mène une mission. Une idée lui vint en tête, recouvrir les plus moches de ces marques par des tatouages. Pas dit qu’ils supportent ses futurs combats, mais ça aura plus de gueule.
Une fois lavé, il enfile un caleçon et s’affale dans son lit, posant ses bras sur ses yeux, il reprend un cachet, et profite de son effet pour dormir et se reposer. Il est à Illusia, pas de vacances, il peut être appelé à tout moment pour une nouvelle aventure suicide.

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Raphaël
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MessagePosté le: 14/06/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Le souffle court, les oreilles bourdonnante à cause du vacarme d'un temple qui s'écroule, la douleur sur mon visage ensanglanté, de mes côtes brisées et au niveau de mon bras droit s'étant pris un des décombres qui nous tombait dessus il y a encore cinq minutes, la terreur de la mort que nous avions eu à regarder droit dans les yeux en voyant l'un d'entre nous se faire éviscérer d'une des manière les plus sordide qui soit.

*Pour une fois j'aurais vraiment apprécié être aveugle.*


Pour couronner le tout le passage mouvementé par le portail me retourna l'estomac comme jamais. Je peine à me relever, mais finis tout de même par réaliser cet exploit sans aide, sous les yeux impressionné des secouristes venu afin de m'assister. Je balaie le groupe du regard. La plupart éprouve des difficultés à se relever. Je m'attarde sur l'albinos gisant au sol que la dite Gaby pleure.

*Vu son état, c'est fini pour lui. Encore l'un des meilleurs qui nous quitte, Encore un vide à combler dans les rangs des écoles. Même si c'est un arénien et que j'éprouve une aversion totale à leur égard, je ne peux nier qu'il s'agissait d'un des éléments majeurs de cette mission. *


Ma réflexion s'interrompt lorsque je vois mon frère toujours étaler sur le sol. Péniblement, je le rejoins et l'aide à le relever avant de l'allonger sur un brancard. Les secouristes l'emmène sans tarder en direction de l'infirmerie d'Illusia. Un des urgentistes vient me voir, il se propose de me raccompagner moi aussi.

« - Je vais bien ; Mentais-je ; laissez vous aidez avec les blesser. »

Je n'attendis pas de réponse. Je préférais fuir ses protestation en allant apporter mon aide malgré la fatigue et la douleur incessante.

*Quand j'y repense. Je m'en veux. Mon inutilité au combat a plus handicapé les groupe qu'autre chose. Certes, j'ai donné des déductions utile, mais ça s'arrête là. Au combat, je ne vaux pas grand. Je ne possède pas d'armes comme nos confrères guerrier ; juste une cape quasiment inutile, je ne dispose ni de crocs, ni de griffe comme Jargo, je n'ai pas de pouvoir réellement offensive, mon contrôle des émotion reste situationnelle et je suis toujours incapable de me maîtriser dans ma forme démoniaque. Deux solutions s'offre à moi : soit je me trouve un meilleur équipement et j'apprends à me contrôle un minimum lors de ma transformation, soit j'arrête tout. En y réfléchissant, il m'est impossible de m'arrêter … *

Pendant de longue minute qui me paraissent une éternité à cause de la souffrance infligée par mes blessure, que je tente de cacher sous un visage impassible, je m'affaire donc à porter secours aux blessés, mais la douleur finit bientôt par l'emporter …

***


Je me tiens debout sur une colline, j'admire l'horizon. Le soleil commence sa descente vers l'horizon. Á vue de nez, j'estime que nous sommes en fin d'après-midi ; dans quelques heures les monstre du néant peupleront la terre. Ils pénétreront dans le petit village situé en aval de la petite montagne que mon père observe.

« - Que faisons-nous là, Alastor ? Demandai-je au sinistre individu. »

Pour toute réponse le démon décocha une gifle qui manqua de me décrocher la mâchoire.

« - C'est Père ou Maître que tu t'adresses à moi, Raphaël. »

Je ne dis rien, je ne lui ferais pas se plaisir, je ne veux pas lui faire se plaisir. Je le défis du regard. Il m'empoigne par la gorge et commence à serrer ma trachée.

« - Dis-le ! »

J'agite mes pieds à quelques centimètre au-dessus de la l'herbe verte de la colline. Mes mains prennent appuis sur le poignet de mon père qui ne réagit pas. Je manque d'air, je suffoque.

« - La … chez … moi … Père. »

Le démon émet un sourire satisfait, il lâche prise. Mon postérieur rencontre brutalement le sol. Je reprends ma respiration dans un souffle haletant.

« - Mes espions m'ont informé qu'un de mes enfants vivait dans ce village, nous allons attaquer ce lieu et kidnapper mon enfant. »


Ma surprise est totale, je le dévisage. Le démon arbore son habituel expression sadique.

« - Désolé de te décevoir, mais ta mère n'a pas été la seul femme de ma vie ; Ironisa-t-il ; Ma progéniture vit partout dans le Velm. Comment je sais qu'il s'agit d'un de mes descendants, te demandes-tu ? Mes gênes, fiston, mes gênes ! Chacun de mes fils et filles ont un trait de caractère physique qu'ils tiennent de moi. Pour la plupart d'entre eux, dont toi, ce sont les ailes. Maintenant relève-toi, nous allons attaquer ! »

***


Je me réveille en sursaut sur un lit d'infirmerie. L'infirmière à mon chevet pousse un cri sous la surprise. Sa chevelure rousse me fait immédiatement la reconnaître.

« - Astrid ? »

Elle me sourit et rougit. Elle m'informe que je me suis évanoui à cause de mes blessure, qu'on m'a transporter à l'infirmerie de l'école puis qu'on m'a soigné aussitôt. Je lui présente des excuses pour lui avoir fait peur. L'endroit se révèle bondé et, malgré la surcharge de travail du personnelle, la rouquine est parvenu à s'éclipser quelques instant afin d'être à mes côtés.

* Quelle agréable attention, elle est vraiment touchante*

Cependant, l'idylle ne dure qu'un bref moment. Astrid a du travail et le lieu se montre trop petit, au vu du nombre faramineux de patient pour que je m'attarde ici. La rousse m'invite donc à quitter les lieu, mais elle m'accompagne tout de même jusqu'à la sortie avant de m'adresser un au revoir sous forme de bisous sur la joue.
Je retourne dans ma chambre, en chemin je repense au rêve que je venais de faire.

* Après une mission traumatisante, voilà que je rêve de chose déplaisante, des vestiges d'un passé que je préférerais oublier*

J'entre dans le dortoir et y retrouve Jargo endormi.

* Bonne idée, mon frère, je vais t'imiter, mais avant changeons-nous les idées avec une petite lecture.*

Je me dirige vers ma petite bibliothèque, mais mon attention se focalise sur autre chose. Une brochure de publicité déposée nonchalamment sur la table de nuit. Je la consulte brièvement. Certains articles présentés m'intéressent. Je redépose alors le prospectus puis sort de la chambre sans un bruit. Les magasins de la Capitale m'attendent.

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Raphaël
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MessagePosté le: 10/07/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Je me sens bien, calme et reposé. Aucun ne semble suffisamment audacieux pour venir agresser mes oreille. Je me sens confortablement installé. C'est doux et chaud à la fois. Mes yeux, toujours clos, me font jouir d'une obscurité apaisante. Et puis, je me souviens. La détresse, le désespoir, le danger de mort.

*D'ailleurs, le suis-je ? *

Pour tout réponse, je sens l'air passez par mes narines puis cheminant jusqu'à ma poitrine qui se gonfle.

*Non, je respire encore.*

Cependant, cet effort me fait mal, le souvenir de ma poitrine perforée par un rayon de ce reptile nordique doré me revint. Mon sang ne fait qu'un tour.

*Nous sommes peut-être toujours en danger ! Jargo, Lynael, Irkaal … Sont-ils tous ...*


J'ouvre les yeux et me redresse d'un bond en prenant une grande inspiration. Mes sens sont en alerte, je sors de mon lit, tournant la tête à droite, à gauche. Je reconnais cet endroit.

*Le bête nous aurait-elle emmené dans sa tanière pour nous dévorer ?*


« JARGO ! LYNAËL ! IRKAAL ! Me mis-je à hurler. »


Une main vint se poser sur mon épaule. Sans sommation, je la saisis puis inflige à son propriétaire une violente clés de bras se soldant par un craquement retentissant dans toute la chambre et suivi de prêt par un cri de douleur. La blouse blanche de ma malheureuse victime me permet d'identifier mon agresseur ; un médecin vociférant une myriade de jurons ainsi qu'une flopée de noms d'oiseaux dont certains m'étaient jusqu'alors inconnu.
La vue de l'uniforme du corps médical parvint à me calmer.

« - Mon frère, mes compagnons ? Où sont-ils ? »

Le docteur ne me répondit que par des insultes.

*Je crois que mon réflexe malencontreux de tout à l'heure ne lui fera pas retrouver son self contrôle pendant un moment.*


« - Raphy ? S'éleva une voix derrière moi. »

Je fis volte-face avant de découvrir une chevelure rousse venant se blottir contre moi en m'enlaçant de ses mains. L'embrassade d'Astrid fut longue et chaleureuse, j'y répondis en la serrant dans mes bras.

*Mes bras ?*

Dans un flash mémoriel, je me revis sous ma forme démoniaque. Un rayon percutait mon épaule gauche, me l'arrachant au passage. Je braquai alors mon regard sur mon membre censé avoir disparu et y découvrit, sous des yeux écarquillés, une prothèse métallique.

« -Qu'est-ce que ... 

- Ton frère était parvenu à récupérer ton bras, mais les chirurgiens du refuge, malgré qu'ils aient réussi à sauver ton œil, ont été incapables de te le regreffer, alors ils te l'ont remplacés. »

Je restai silencieux et interdit un moment. J'étais complètement subjuguer par ce nouveau membre qui répondais à toutes mes injonctions sans la moindre difficulté.
Cette prothèse semblait être le résultat d'un alliage de plusieurs métaux. Quiconque la voyant pourrait la penser lourde, mais pourtant elle est étonnamment légère. Elle se montre en tout point semblable à un bras si on fait fie de l'enchevêtrement de plaque de métal ainsi que de sa couleur argentée. De plus, je ne ressentais rien des tout ce que je touchais avec celle-ci.
Astrid pleura en blottissant un peu plus son visage contre moi.

*Elle a dû se faire un sang d'encre*

Nous restâmes un instant dans cette position avant de nous séparer.
La rouquine m'avait également expliqué qu'une fois mon état stabilisé, on m'avait rapatrié à Illusia où j'ai continué à être dans le coma pendant encore quelques jours. Dès que son emploi du temps le lui permettait, elle était resté à mon chevet.

*Quelle femme adorable ! Je dois absolument la remercier dès que possible ! Peut-être l'inviterai-je à dîner.*


J'arrivai devant la porte de ma chambre puis saisis la poignet de ma main gauche avant commençait à serrait. Un petit craquement se fit entendre. Je relâchai la pression pour découvrir un poignet maintenant toute cabossée. Je redressai mon bras puis le détaillai.

*Apparemment, je vais devoir m'entraîner à contrôler cette nouvelle poigne. D'ailleurs, je me demande si je frappe plus fort avec.*


J'entrai dans ma chambre puis allai prendre une douche.

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Pilipa
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MessagePosté le: 28/07/2018    Sujet du message: Chambre n°1 Répondre en citant

Dans la pénombre, elle balade son regard, exhume un passé trouble, déchiffre un code étrange, celui de son passé. Sous la lumière dorée d'une lampe penchée, elle rassemble, analyse, tourne et retourne chaque papier, chacune des lettres qui l'arrachent de l'oubli. Des souvenirs vagues, des impressions. Une coquetterie agaçante. Un tourment aqueux. Une solitude désarmante. Chaque trait cisaille ses pensées, déchire un voile artificiel, celui du masque qu'on lui a imposé. Le tourment jaillit à chaque fin de ligne, s'estompe, puis s'inscrit, trouve une place encore maladroite dans ses entrailles.

Mensonges. On l'a trahi. Qui ? Des sentiments fusent, des colères s'extirpent de leurs prisons, que ramènent systématiquement leurs geôliers. Douce Pilipa. Sorcière. Chaque écriture appelle un nouveau visage. Trahison. Qui est son ennemi ? Le danger rôde, partout, dans les ombres de la nuit, dans les brûlures qui parcourent les traits de sa bouche, jusqu'à son cœur. Quelqu'un la détruite. Enterrée. Exhumée.

Perdition, chaque lignes tracent une nouvelle route, un nouveau sentier. Aucun repère. Aucun souvenirs ne lui appartient, malgré leur familiarité. Quelqu'un s'est introduit. Quelqu'un s'est emparé d'elle, la déposséder de sa mort, sa liberté. Enchaînée. Pourquoi s'est elle relevé, malgré l'entaille froide dans son tendre cœur ? Une joie factice. Une affection entre vérité et manipulation.

Entre ses mains tremblantes, la jeune femme prends sa tête. Près des feuilles éparpillés, sous la lumière calme de sa lampe, brille le fer tordu d'une aiguille, d'une boussole qui n'indique plus la bonne direction. Dans les sillons de sa paupière brune, une source coule en liquide salé.

La même question, obsessionnelle, imprime son esprit. Qui est-elle ? Indigène d'une île tropicale, où les cascades abondent, épargnée du malheur, de la guerre, de la haine. Qui est-elle ? Orpheline des rues, abandonnée du sort, des hommes et de la compassion. Qui est-elle ? Voleuse de quartiers malfamés, petite sœur des pauvres, amante d'un charismatique chef de petites frappes. Qui est elle ? Assassin d'un monstre noir, fantôme d'un parc désert, gamine ressuscitée des tréfonds de son âme. Qui est-elle ? Vétéran d'une école de sorciers mercenaires, pourfendeuse d'atrocités divines. Qui est-elle ? Un caméléon à la robe déchirée, trahie par ses brûlures, par ses blessures.

Son visage enfoui dans ses genoux, elle pleure, elle tremble comme une feuille que le destin ballade au gré des tempêtes. Qui est-elle ? La douce ? La folle ? L'impétueuse ? La faible ? Au gré des parcelles de son âme qui s'effondrent, des vents tempétueux naissent en elle, porteurs de colère. Une rage sourde souffle à travers ses soubresauts et ses larmes. La haine. Elle prend plusieurs visages, arbore celui de ses ennemies, de ces personnes qui, dans la ville, l'ont tant meurtrie. La mort. Elle abhorre celui qui la arraché de son repos, qui l'oblige encore à se battre. Mensonge. Elle abhorre ceux qui la maltraitent, ceux qui la persécutent. Le destin. La mer. L'école. Son mentor. Son assassin. Son rédempteur. Ses camarades. Le divin. Les gardiens.

Du fond de sa gorge, elle rugit. Elle marmonne des paroles de colères, des lignes assassines. Elle exhume ses sentiments, ses rancœurs profondément enterrées. Le cimetière de ses émotions s'ouvrent pour libérer un chaos de dépouilles, de pensées éteintes, ni vivantes, ni mortes. Les songes de son passé surgissent, entonnent un cri inhumain avant de s'évanouir dans la fatigue. Son corps s'affaiblit.

Elle respire fort, avec lenteur. Autour d'elle, la tempête a fait rage. Son cœur, enfin, retrouve un joli rythme. L'apesanteur retrouve ses règles, en même temps qu'elle recouvre son esprit. Elle sort son visage, découvre avec stupeur que quelque chose s'est déchaînée, dans cette salle enfouie sous les décombres d'affaires et de meubles. Elle prend conscience, alors qu'elle parcourt la pièce du regard, que c'est elle, petit à petit. La sorcière. La magicienne. Son pouvoir.

Dans le désordre, elle retrouve sa boussole dont elle se saisit. Une certitude lui reste, une conviction qu'elle raffermit. Au cœur de la tempête, il y a toujours son pouvoir, il y a toujours son étrange don. Qui est-elle ? Elle le touche du doigt, elle se l'approprie. Le reste n'est que mensonges, illusions et fumée. La jeune femme, au creux de sa paume, tient en main sa destinée. Si l'aiguille est tordue, elle empruntera son propre sentier. Qu'importe le visage, qu'importe l'identité. Le chemin qu'elle parcourra sera le sien.

Qui est-elle ?
Les pas sur la route qu'elle décide de fouler.


Elle se relève, fixe un instant l'ouverture de la fenêtre. Un à un, elle relève les meubles, à la force de ses bras. Lorsque l'aube pointe, et que la nuit cède son emprise, la chambre a retrouvé son état. La jeune femme saisit son sac, et emprunte le couloir. Encapuchonnée, elle trouve les grandes portes de l'école. Un frisson la parcourt. Le froid. L'inconnu. Elle part à la recherche d'un chemin.

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MessagePosté le: 20/08/2018    Sujet du message: Chambre n°1

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