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L'apprenti du Traqueur.

 
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Eöl Khaine
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MessagePosté le: 16/03/2018    Sujet du message: L'apprenti du Traqueur. Répondre en citant

Assit seul dans une antichambre, Eöl Khaine attendait.
Les murs étaient recouverts de boiseries du sol jusqu'à environ un mètre vingt. Le reste était fait d'un papier peint vert de gris au motif doré représentant des léopard, qui montait jusqu'au moulure du plafond. Un vieux lustre doré renvoyait une lumière chaude dans la pièce jusqu'au fauteuil en cuir imprégné d'une douce odeur de tabac froid qui lui chatouillait les narines. L'elfe pensa un instant allumer cigarette mais se ravisa. Il ne voulait pas avoir l'air trop détendu lorsque le traqueur ouvrirait sa porte. Il considéra un moment le tableau en face de lui, qui représentait un groupe de naïades sur les rives d'un lac. Un tableau superbe, et proprement scandaleux qui fut sourire l'elfe. Un exemple d'érotisme mis à plat magnifique.
Prit d'un doute, il se leva brusquement en écarquillant les yeux et vint se camper devant l’œuvre.
Il voulu la toucher mais son doigt s'arrêta à un centimètre de de la peinture.
Il s'agissait du « Naïades du printemps » de Vanceslas.
L'original.
Il déglutit avec peine. Ce tableau valait l'équivalent d'une petite montagne d'écus, du moins assez pour financer une révolution ou une petite guerre. Et il était là, face à lui.
Il souffla et recula d'un pas pour apprécier l'ouvrage dans son intégralité. Comment ce chef d’œuvre avait il atterrit dans cet antichambre d'Arena ? Voilà une enquête qui mériterait toute son attention. Le reste de l'antichambre se composait d'un guéridon en bois précieux au tableau incrusté de nacre et d'une plante quelconque qui grimpait le long du mur dans un des coins. Ses pieds reposaient sur de vieux tapis aux motifs ésotérique d'une excellente facture. Tout ici n'était que luxe sans ostentations. Un homme de goût se cachait derrière cette porte.
Sa curiosité à présent piqué, il se mit à arpenter cette petite pièce de quatre mètres sur quatre, marchand calmement pour dégourdir ses jambes.
De derrière la porte du bureau, il pouvait distingué quelques bribes de sons, mais pas un mot. On parlait derrière, c'était tout ce qu'il savait.

Il consulta sa montre à gousset dans l'une de ses poches, il était quatorze heure, il n'avait pas mangé et avait faim, et soif, et passablement, l'envie d’aller aux toilettes, mais tout cela pourrait attendre encore.
Il y eu encore quelques minutes de palabres inintelligible et un raclement de chaise sur du parquet, supposât il, et la porte s'ouvrit.
Un officier Arenien le toisa des pieds à la tête en sortant, ils s'adressèrent tout juste un bref et infime hochements de tête et l'officier quitta l'antichambre.

« -Khaine, veuillez entrer je vous prie. »

Il s'avança et entra. Il était vécu pour l'occasion de son armure, impeccablement mise, ainsi que de ses armes. Son maintient était droit et son allure martial. Il fit quelques pas dans le grand bureau.
Un véritable bureau de curiosité s'ouvrit à lui. De toute part ce n'étais que bibliothèque surchargé de vieux grimoires, livres plus récents, parchemins, cartes, bocaux contenant dieu sait quoi, créature malingres, difformes, fœtus monstrueux, animaux impossibles. Le bureau, un vénérable meuble en acajou, était également recouvert de papiers en tout genre. Une immense carte du Velm s'étendait sur tout le mur derrière son interlocuteur. La lumière du soleil filtrait à travers des vitraux relatant des actes héroïques, tout était d'une finesse et d'un luxe certain, sans être tape à l’œil.

Il s'approcha et planta son regard dans celui de son interlocuteur. Face à lui, un humain d'un âge incertain, le visage marqué, la peau tannée par le soleil, les tempes grisonnante. Il lui sourit, révélant une dentition impeccable lui donnant un air carnassier. Ses yeux bleus étaient rieur, son nez aquilin, il donnait une impression d'énergie contenu.
D'un geste, il invita Eöl à s’asseoir dans le siège face au bureau. L'elfe s’exécuta en remettant en place son sabre pour ne pas abîmer le siège qui semblait plus âgé que lui.

Il eu un long silence pendant que les deux occupants de la pièce se jaugeaient. Lorsque cela devient gênant, Eöl se racla la gorge.
L'humain sourit encore et lui tendit une boite en argent finement gravé.


« -Cigarette ? »

D'un hochement de tête, Eöl accepta, le traqueur lui tendit un briquet en or. Il en allumant également une pour lui même.

« -Sais tu pourquoi tu est ici, Eöl ? »

Non, pas vraiment, même s'il avait sa petite idée sur la question. Comme le traqueur attendait sa réponse, il souffla une bouffé de fumer avant de déposer ses cendres dans un cendriers en ivoire qui contenait une montagne de mégots.


« - Et bien Monsieur, j'imagine que ça à un rapport avec ma dernière mission.
- Exactement. Mais pardonne moi, je ne me suis pas présenté, je suis Winston, je suis un traqueur au service d'Arena, tout comme toi. Tu as raison, tu es là parce que le conseil de discipline à estimer que te tuer serait du gâchis, vu les circonstances de notre monde. Les illusiens voulaient ta peau, sûrement pour en faire des couvertures de grimoires, ou un tapis, ou que sais je. J'ai fait jouer quelques relations pour te sortir de là, j'ai passé un accord avec le conseil.
- J'imagine que je dois vous remercier alors ? »

Winston se mit a rire, rire qui se termina dans une quinte de toux effroyable, il mit un mouchoir devant sa bouche, quand il le replia dans sa poche, il était tacheté de sang.

« - Ne fait pas attention, un souvenir d'une mission particulièrement difficile, beaucoup de mort, des deux coté, c'est cette missions qui m'a valut ce bureau. Les médecins disent que je devrais arrêter de fumer, mais j'ai trop de petites manies pour ça, je suis un homme d'habitudes, même si c'est mauvais pour la santé. »

Eöl approuva d'un hochement de tête silencieux. Il se demandait qui était ce type et pourquoi il était assis dans son bureau.

« -Voilà comment ça va se passer. Toi et moi, nous allons devenir très proche dans les mois à venir. La condition pour que tu ais la vie sauve était de te faire partir en exil, deux ans, c'est le tarif, c'est un compromis avec le conseil d'Illusia, et crois moi tu n'as pas envie que ces vieux bigots en ai après toi, une fois j'ai vu un type qui avait invoqué une tempête et qui …. »

Suivit encore dix bonnes minutes de digressions en tout genre, qu'Eöl supporta poliment, eu égard au grade de son interlocuteur et à sa propre situation. Il se sentait pris au piège sur un siège éjectable. Dans son esprit, des rouages commencèrent à se mettre en place.

« -Bref, te voilà donc à mon service pour les deux prochaines années. Je vais m'occuper de ta formation, tu passeras officier sous mon contrôle. Ce partenariat implique toutefois quelques conditions. En tout temps, en tout lieux, tu m'obéiras, tu feras tout ce que je te dirais de faire, sans rechigner ou poser de questions, quand la situations l'exige. Toutefois, je ne suis pas homme à ne pas écouter les conseils ou remarques, mais quand je donnerais un ordre, ayant pesé le pour et le contre, tu t’exécuteras. »

Un frisson parcourut l'échine de l'elfe, car obéir n'avais jamais été une chose aisé pour lui. Depuis que ce foutu traqueur l'avait capturé dans les bas fond de la capitale, il n'avait fait qu'obéir aux ordres, allant risquer sa peau pour un salaire de misère dans des endroits les moins fréquentable du Velm, et il savait de quoi il parlait. S'il avais su que sa vie deviendrait une suite de course poursuite dans des tunnels sombres, habité d'une terreur abjecte, peut être qu'il se serait mis un carreau d'arbalète dans la tête, pour s'éviter ses longues séances de convalescences, plus mort que vivant.
Mais avait il le choix, maintenant ? La naine était morte, il s'en souvenait très bien, un carreau dans la nuque, l'échine brisé, elle n'avait pas souffert. Voilà ou obéir l'avais emmené. Une frustration exacerbé, contenu depuis trop longtemps, avait éclaté et elle se trouvait être la victime de ses errements. Il n’éprouvait pas de remords pour son acte, comme il n'en éprouvait quasiment jamais pour rien en général. Vous assassiniez un illusien et tout le monde devenait fou. Merde.
On l'avait prévenu, un processus magique exacerbait les tensions entre les deux écoles. Cela ajouté à un caractère déjà instable avait aboutis à cette situation.


« - Tu dois avoir des questions j'imagine ? »

Oui, quelques unes.

« - Pourquoi moi ? Je veux dire, Arena ne manque pas de guerrier droit et talentueux, j'en ai été témoin, pourquoi moi, on dirait plutôt que je suis une source d’embarras pour pas mal de monde.
- C'est une bonne question. Pour le moment , tu n'est qu'un petit arrogant tout pétris de la certitude de ta supériorité, tu est une lame de rasoir, tu coupe mais tu t'émousse vite, ou bien tu casse. Quand j'en aurai terminé avec toi, tu seras comme ton sabre : Affûté, solide, tranchant, mortel. Pourquoi toi ? Tout simplement, j'ai vu quelques chose en toi un potentiel, sous la surface, tu as tout ce qu'il faut pour devenir un grand traqueur.
- Je ne sais pas, la formation ici est plutôt mince. On nous envoi au combats, sans informations ou presque, certains meurent, d'autres vivent. J'ai du mal à percevoir le sens de tout ça.
- Tu touches un point essentiel ici. Quand vous allez en mission, vous n'avez pas à savoir grand chose sinon votre objectifs à court terme. Vous savez ce que vous avez besoin de savoir, pas plus, pas moins. Tu connais l'objectif à très long terme aussi, donc ta mission prend son sens dans ce grand ensemble. Je sais qu'il est parfois dur de se convaincre que ce que l'on fait est utile, ou que tout cela à un sens, mais c'est un effort que chacun doit faire. De plus, quand je te regarde, je me vois en toi, quand je suis arrivé, c'était il y à trente ans, et j'ai eu la chance d'avoir un traqueur attentif à mes besoins qui m'a formé, aujourd'hui, à moi de rendre la pareil.
- Ce n'est pas le cas de tout vos collègues...
- Certes oui, mes collègues ont leurs propre méthodes, certaines sont... discutable, d'autres non, mais nous allons tous dans le même sens, même si ce n'est pas évident à voir.
- Ai je le choix de refuser ?
- Juste pour que cela soit bien clair... »

Tout se passa en quelques fractions de seconde. Le traqueur bondit de son siège si vite qu'Eöl ne le distingua à peine. Il eu tout juste le temps d'essayer de se lever et de poser la main sur l'un de ses nombreux couteaux. Une poigne d'acier le colla dans le siège et il sentit le froid d'une lame appuyer sur sa gorge. Winston était à coté de lui, sur sa gauche. Il se pencha vers l'oreille d'Eöl.

« - Non, tu n'a pas la choix, quand on entre à Arena, on est libéré de son service que par la mort elle même. »

Quelques gouttes de sang perlèrent sur le coup de l'elfe, le traqueur rangea sa lame.

« - Bien sur, si tu refuse, je te tuerai, ou je te livrerai à Illusia pour qu'il se serve de toi comme cobaye pour leurs expériences magique, et à ce moment là, tu préféreras être mort, crois moi. »

Il essuya sa lame sur le revers de sa manche. Eöl passa un doigt sur sa gorge douloureuse et essuya le sang avant de porter ses doigt à sa bouche pour y sucer ce qui s'y était déposé.
Winston se rassit dans son siège.

« - Alors que décides tu ?
- Et bien, j'accepte, je suis convaincu, pour le moment.
- C'est tout ce dont j'ai besoin. Je sais bien que tu ne me fais pas confiance, et moi non plus, soit sure de ça. Mais fait ce que je te dit et tout se passera bien pour toi. Et si tu es encore en vie d'ici deux ans, tu pourra revenir ici la tête haute. Et lavé de tes actions.
- Les illusiens ne doivent pas penser comme vous.
- Bien peut de personne savent comment pensent les illusiens. Ils baignent dans l'énergie ésotérique depuis si longtemps. Ils ont leurs défauts, et leurs qualités aussi. Tu as pu le constater avec Pilipa.
- Vous semblez tout savoir de moi.
- Parce que c'est mon métier de tout savoir.
- Moi je ne sais rien de vous.
- Tu en sais bien assez, ni plus, ni moins.
- Je comprend.
- Parfait ! Nous allons pouvoir commencer alors ?
- Dès maintenant ?
- Le temps joue contre nous, pour le moment c'est calme mais tout vas s’accélérer. Nous avons déjà neutralisé deux sources, il en reste cinq. Mais nos actes ont des conséquences. Nos ennemis ont pris note de nos force et de nos capacités, maintenant, la riposte vas arriver.
- Quand ?
- Je l'ignore, et c'est bien l'une des rares chose que j'ignore.
- Que faisons nous alors ?
- Ho c'est très simple, mon travail à Arena, c'est de poursuivre les déserteurs, puis de les tuer. Arena n'offre jamais de secondes chance aux déserteurs, l’enjeu est trop important, la survie du Velm, ni plus ni moins. »

Cela, Eöl s'en doutait un peu. La vitesse d'attaque l'avait pris totalement au dépourvu. Il n'avais rien pu faire. Rien. Lui qui se targuait d'être si rapide, il avait été comme un enfant, désarmé, impuissant.
L'elfe noir était stupéfait par son « mentor ». Son impuissance l'avait rendu à la fois jaloux à crever, mais aussi respectueux. Un homme capable de lui tenir tête, il devait bien y avoir deux ou trois choses à apprendre de lui.Il souffla longuement pas le nez.
Il suivrait ce traqueur, ce Winston, et il verrait bien ou cela le mènerait. Sa vie allait se construire au jour le jour maintenant, heureusement , il en avait presque toujours été comme ça.
Au moins avait il la vie sauve pour le moment. Et pui, le traqueur ne venait il pas de lui promettre qu'il y aurait du sang à verser ? Cette perspective le rendait plus heureux qu'il ne pouvait se l'avouer. On allait utiliser ses talents à bon escient, ça lui changerais un peu des autres traqueurs qui le considérait, lui et tout les autres, comme de la chair à canons.

« - Que dois je faire ?
- Direct hein ? Pour le moment , j'ai deux ou trois choses sans importances à te confier, et après, on attaquera dans le vif du sujet. Très vite, ne t'inquiète pas. Pour le moment … »

Il ouvrit un tiroir de son coté du bureau et fouilla quelques instants. Il lui tendit une feuille ou était inscrit à la plume une liste de plantes.

« - Pour le moment , j'ai besoin que tu me trouve toute les plantes qui sont inscrite sur ce parchemin. J'en ai besoin. Il m'en faut beaucoup, rapporte moi tout ça quand tu aura fini.
- Est ce tout ?
- Pour le moment oui. Tu as des questions ?
- Est ce un test ?
- Évidemment que oui. A partir de maintenant, chaque minutes de ta vie est un test. »

Après avoir réglé quelques menus détails, ils se levèrent.

« - Tu pourras toujours rentrer à Aréna, mais uniquement pour me voir, uniquement pour faire ce que je te dis de faire, les autres lieu en dehors de mon bureaux et du chemin qui y mène tes ont interdit, formellement, sauf contre ordre de ma part. Maintenant vas. »

Eöl se leva, ils se serrèrent la main. Au moment de franchir la porte et de la fermé, Winston fut pris d'une crise de toux. La porte se ferma.
L'elfe prit la route de la sortie, puis de la Capitale, il lui fallait trouver un herboriste, quelque chose dans ce goût là. Il n'avait pas préciser de délais, mais Eöl supputait que ces plantes devaient avoir un lien avec l'état de santé du traqueur. Ou bien le traqueur n'avait pas confiance dans le personnel médical de l'école, ou bien il cachait sa maladie. Dans les deux cas, il fallait se soigner, et le voici transformer en commis pour un traqueur malade, fantasque, aux goûts de luxe prononcé.
Il fit le trajet d'une trajet d'une traite jusqu'à la capitale, bien que le soir tomba. Il lui faudrait passer la nuit sur place. Il poussa la porte d'une échoppe.
A l'intérieur, ce n'était que bordel. Le magasin débordait littéralement de plantes. Dans des bocaux, séchées, plantées, réduite en poudre. Il y en avait des centaines, sûrement plus d'un millier. Il se planta devant le guichet.
Personne.
Il frappa la petite sonnette sur comptoir, mais personne ne répondit non plus. Il soupira, car la patience n'était pas son fort en dehors du faite de tuer des gens. Tans pis, il dépenserait ses écus (car ce vieux salaud ne lui avait pas donner une seule pièce) dans une autre boutique.
Alors qu'il allait partir, son regard avisa un étrange personnage. L 'être en question, à la peau diaphane, caressait une pousse de je ne sais trop quoi. Il lui parlait même. Il était plus petit qu'Eöl (qui avoisinait les deux mètres ou peu s'en faut), une chevelure blanche tirant sur le bleu encadrait un visage mince, pâle. Il s'approcha lentement, sentant monter un frisson dans ses bras.
Un illusien.
Il souffla et se força à ne pas adopter une attitude agressive.
Eöl aurait été bien en peine de dire à quelle race du Velm ce dernier appartenait. Une peau clair comme ça lui rappelait Renji, le vampire. Mais impossible d'en être certain.
L'être en question passait ses doigts avec application entre les plantes qui poussaient. Il murmurait des choses à ces dernières, et semblait peu incommodé de la forte odeur qui régnait ici, de même que la poussière.
En désespoir de cause, il s'approcha.

« - Haem ! Pardon de te déranger dans ta contemplation, j'ai besoin de certaines choses, est ce que tu peux m'aider ? »

Il lui tendit la liste pour lui montrer.

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|Eöl Khaine|
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MessagePosté le: 16/03/2018    Sujet du message: Publicité

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Ladislas Jagellon
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MessagePosté le: 04/04/2018    Sujet du message: L'apprenti du Traqueur. Répondre en citant

Ladislas avait passé la matinée à déambuler dans la capitale, profitant d'une journée libre dans son emploi du temps. Le bruit, les odeurs, il aimait l'ambiance de cette cité. Il pouvait flâner sans objectif particulier, personne ne le regardait, il n'était qu'un passant comme les autre dans les rues bondées. Vers midi, il décida de se poser dans une échoppe pour grignoter et savourer une bière. Il gardait sa visite chez un herboriste pour la fin de journée. Assis à une table, dans un coin, il observa les gens, s'imaginant leurs pensées, le motif de leur sortie. Il écoutait les conversations proches d'une manière discrète. C'était sa façon à lui "d'interagir" avec le monde. Il savait pertinemment que son comportement était bizarre, mais son aspect timide et effacé lui permettait de ne pas se faire remarquer: personne ne lui portait attention. Quelques pintes et cigarettes plus tard, et l'après midi avait déjà filé. Il régla ses consommation et se dirigea lentement vers son herboriste favori.

Quelques minutes dans un dédale de ruelles et il arriva à destination. Il entra dans la boutique et inspira profondément. L'odeur de toute les plantes mélangé était un délice. Épices, plantes médicinales, colorant, parfum, on trouvait de tout ici, et chaque fleur, chaque feuille, chaque branche, dégageait sa propre senteur. Le boutiquier lui sourit en le voyant entrer et lui adressa un petit signe. Ce n'était pas la première fois que Ladislas venait, et le marchand le reconnaissait maintenant à chaque venue. Ladislas lui rendit son salut et commença à déambuler dans les rayons, observant et humant les articles. Les étagères s'étendait presque jusqu'au plafond, étaient remplies à ras bord, et le tout formait un capharnaum dans lequel il était difficile de circuler. Ladislas arriva au rayon des plantes aromatiques. Il y avait là des bocaux et des paniers, contenant des feuilles séchées, des graines, de petites branches. Chacun de ces articles pouvait relever la saveur d'un plat, où si l'on s'y connaissait un peu, d'une infusion, d'un alcool ou d'un pipe. Le démon passa sa main sur de minuscules morceau d'écorce et le porta à son nez. "Légèrement sucré, peut être pour adoucir..." commença-t-il à murmurer. Perdu dans ses réflexions, il n'entendit pas la personne arriver.


« - Haem ! Pardon de te déranger dans ta contemplation, j'ai besoin de certaines choses, est ce que tu peux m'aider ? »

Ladislas sursauta et faillit laisser tomber sa pincé d'écorce. Il se retourna vivement et tomba nez à nez avec un grand type. Très grand. Celui ci dépassait facilement Ladislas d'une tête, voir plus. Son accoutrement, sa posture, son visage, tout chez lui sentait le guerrier. Un Arenien. Le démon sentit un frisson glaciale lui parcourir l'échine. En triturant nerveusement les morceaux d'écorces, Ladislas s'efforça de remettre de l'ordre dans ses pensées. Il lui avait adressé la parole avec formes et politesse, mais le ton trahissait également son malaise. La disscussion ne semblait pas être son fort. Mais au moins, cela indiquait qu'il n'était pas là pour le tuer. Ladislas inspira profondément. Le guerrier, qui semblait être un elfe, lui tendait une feuille, vraisemblablement une liste. Il ne devait pas s'y connaître, et cette boutique ne s'adressait pas vraiment aux néophytes. Le marchand avait du s'éclipser, et l'elfe avait du se résoudre à lui adresser la parole. Ladislas tendit la main pour saisir la liste en jetant un regard en coin vers l'arenien. Il était impassible, et le démon se sentit de plus en plus mal à l'aise.

Il parcouru rapidement la liste et écarquilla les yeux. Cet elfe ne savait vraiment pas ce qu'il venait acheter. Il y avait là des plantes analgésiques, psychotropes, et même un violent poison. Le genre de truc à vous faire planer dans un autre plan d'existence, ou à vous réduire les entrailles en mélasse sanguinolente. Ladislas releva la tête vers son interlocuteur.

"Tu sais ce qu'il y a la dessus?" sonda le démon. Il reporta son attention sur la liste. "Tu ne trouveras pas ce que tu cherches ici. Ce genre de trucs, ça se trouve... dans des ruelles désertes, loin des regards, si tu vois ce que je veux dire." Oui, ce genre de "truc", ça se trouvait pas en marché, mais plutôt chez la pègre, en faisant affaire avec des types près à vous égorger au moindre pas de travers. Mais bordel qui était ce type, et que faisait il avec sa liste de course de dealer. Une chance que l'herboriste se soit éclipsé. Si l'arenien lui avait demandé ces articles, la situation aurait rapidement empiré. Ladislas savait où se procurer ces plantes, mais le malaise grandissait en lui. Il essaya de ne rien laisser transparaître, mais douta de sa capacité à tromper l'arenien.
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Ladislas Jagellon

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Eöl Khaine
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MessagePosté le: 16/04/2018    Sujet du message: L'apprenti du Traqueur. Répondre en citant

Dans des ruelles désertes loins des regards ?
Eöl reprit la liste et la relut plus attentivement. Ses propres connaissances en herboristerie étaient limité mais quand même. Là, cette herbe, on pouvait s'en servir pour calmer la douleur, et celle ci, il était presque certain que séché puis fumé, on pouvait en tirer des sensations proche de celle d'un bon gros joint des familles.
HA ! Le vieux singe l'avait envoyé dans la capitale pour se fournir en drogue ! Le vieux salaud ! Il pourrait allez en prison si on le prenait avec de tels ingrédients. Enfin peut être pas, il était presque officier d'Arena, mais quand même, ça allait être dur à expliquer. Ce qui semblait une banale mission peau de pue allait se transformer en virée infernale dans les bas quartiers de la ville pour trouver à l'élite de quoi se faire un fix.
Et sans une thune, histoire de bien pimenter le truc.
L'elfe noir redonna la liste à l'illusien puis s'assit sur un tabouret qui traînait là. Il épousseta le reposoir à séant avant de se poser,massant ses tempes avec ses doigts.
Que faire maintenant, tout envoyer bouler reviendrais à se condamner à brèves échéances à mort, ou à la prison à vie, ou bien être livré à Illusia pour s'y faire lentement disséquer vivant. Deux ans, cela allait être très long, surtout que ça faisait seulement un jours qu'il subissait la tutelle de Winston, l'énigmatique arénien.
De plus en plus de questions, encore moins de réponses, pas même l'ébauche d'une piste.
Plus tard les mystères, un seul combat à la fois.
Je me tourne vers mon collègue illusien. Cet énergumène à l'air de s'y connaître, malgré son air lunaire et absent.
Tout à coup, l'air de la boutique lui parut irrespirable. Il tituba jusqu'à la porte qu'il poussa vivement. Adossé sur le seuil, il inspira pour reprendre le contrôle de son organisme avec toute la discipline respiratoire dont il était capable. Le magicien, surprit, était sorti à sa suite, peut être curieux, peut être soucieux.
Sa situation lui apparut tout aussi clair qu'un lever de soleil dans le désert. Le piège ou il était pris était tendu et il s'était jeter dedans. Pour une image, visualisez une mouche prise dans une toile. Plus elle se débat, plus le piège devenait collant, et pendant ce temps, l'araignée, elle, avançait tranquillement en ricanant. Dur d'être mouche lorsque l'on à passé sa vie à être une araignée.
Las de cette métaphore animalière, il se redressa.
Très bien, il allait faire les courses pour cet enfoirée, et pas question de payer un centime pour quoi que ce soit. Le paiement se ferait en carreaux d'arbalète et en coups de couteau. Peut être que s'il laissait un sillon assez sanglant derrière lui, l'autre réfléchirait à deux fois avant de l'envoyer en goguette en ville munis d'un post it, et n'oublie pas le papier toilette Eöl !
Cette idée lui fit beaucoup de bien. Il se tourna vers l'illusien et marcha sur lui. Arrivé à trente centimètres de celui ci, le dominant de la même distance verticale, il braqua son regard dans celui de l'homme à la peau pâle, quoi qu'il soit. Une poigne de fer vint se poser sur l'épaule du magicien.


« - Je m’appelle Eöl, j'ai vraiment besoin de ces merdes sur la liste. »

Il parlait lentement, détachant chaque syllabes, dardant un regard venimeux et très lourd de menace qui aurait fait pâlir une meute de loup.

« - Tu vas m'aider, illusien, tu vas me montrer ces endroits discrets et sombres, plus vite commencé, plus vite finit, passe devant. »

Le tout dit d'un ton qui ne laissait pas vraiment de place pour le dialogue.

« - Pendant que nous marchons, parle moi un peu de toi, qu'est ce que tu fais ici, quel est ton pouvoir, je suis de bonne humeur tout à coup, profite en. »

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|Eöl Khaine|
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Ladislas Jagellon
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MessagePosté le: 08/05/2018    Sujet du message: L'apprenti du Traqueur. Répondre en citant

L'arenien avait semblé défaillir pendant un moment. Ladislas ne put s'empêcher de trouver ça comique: ce grand arenien tout de muscle tombant en pâmoison à cause des odeurs de fleurs... Néanmoins, il ne laissa rien paraître. Mieux valait prendre ses précaution, Arena semblait accueillir un grand nombre de psychopathes. Il le suivit à l'extérieur, intrigué par cet elfe et sa liste.

" Je m’appelle Eöl, j'ai vraiment besoin de ces merdes sur la liste." Allons bon. C'était bien dommage pour lui, mais Ladislas n'avait aucune envie de frayer avec la mafia, du moins pas aujourd'hui. Le dénommé Eöl ne lui laissa pas le temps de répondre. "Tu vas m'aider, illusien, tu vas me montrer ces endroits discrets et sombres, plus vite commencé, plus vite finit, passe devant." Bordel, mais non! La situation lui échappait. Ladislas ne savait pas s'il parlait si lentement pour avoir l'air menaçant ou parce qu'il le prenait pour abruti. "Pendant que nous marchons, parle moi un peu de toi, qu'est ce que tu fais ici, quel est ton pouvoir, je suis de bonne humeur tout à coup, profite en." Prudence. Il y avait peut être quelque chose à tirer de cette situation merdique. Un arenien l'ayant à la bonne par exemple.

" Je m'appelle Ladislas." dit le démon d'un ton qu'il aurait voulu moins hésitant. "Je flâne dans le coin, rien de particulier."

Les deux compères improvisés avait commencer à marcher, Eöl suivant Ladislas, d'assez près, probablement pour lui bloquer toute échappatoire. Ladislas entreprit de les mener vers les bas quartier. Les rues se faisaient moins ordonnées à mesure qu'ils avançaient. Les gens leur lançaient des regards intrigués, d'autre essayaient d'avoir l'air intimidant, ce qui ne semblait pas marcher sur Eöl. Il marchait à coté comme s'il était dans les couloirs d'Arena, probablement confiant dans sa capacité à éclater le crâne du moindre gêneur. Ladislas, lui, s'éfforcait d'avoir l'air naturel, mais n'était pas trop sûr d'y parvenir. Nerveux, il s'alluma une cigarette. Peut être l'elfe fumait il? Il lui en tendit une. Eöl la saisit sans rien dire, mais son visage s'illumina légèrement. Parfait, il avait l'air aussi accroc à ces trucs que lui. L'ambiance moins pesante, Ladislas continua la conversation.

" - c'est pour quoi cette liste sinon? C'est un peu... particulier quand même.
- Mon ... tuteur... me l'a donné pour que je les achète pour lui, c'est un traqueur d'Arena un peu givré et malade, visiblement. Un arenien un peu givré, ça alors.
- Et il t'a donné de quoi payer? demanda Ladislas, légèrement inquiet. Eöl le regarda, surpris, pendant deux secondes, puis se mit à rire.
- L'argent n'est pas un problème, je vais tout payer, avec de l'acier, j'ai besoin de me défouler" Ladislas se crispa. Voila. On y était. Tuteur givré, apprenti givré. Malheureusement, Eöl ne semblait pas vouloir lui laisser le choix. C'était parti pour se fritter avec la pègre... Ladislas rabattit sa capuche et passa son foulard sur le bas de son visage. Ils étaient arrivé à destination. Une rue plus loin se trouvait un établissement des plus louche. Un genre de bar dans lequel on entrait pas sans vraiment savoir pourquoi.

" - Je suis déjà venu ici, et je reviendrait peut être, alors je ne veux pas qu'on me reconnaisse. J'ai toujours payé ici. Jamais eu d'ennuis.
Ladislas parlait rapidement, en jetant des coups d'oeil dans tout les sens. Bon, vu qu'apparemment il va y avoir du grabuge, je te parle de mon pouvoir. Je peux créer des images de moi même, des sortes de clones. Je ne peux pas les maintenir indéfiniment. Si je me concentre beaucoup, je peux aussi prendre contrôle d'un clone et voir et entendre à travers lui." Eöl semblait réfléchir. "Bon, à l'intérieur il y a environ une dizaine de personne. L'un d'eux est assis à une table à l'entrée, sur la gauche, dans un coin. C'est lui qu'il faut aller voir. Tu lui dit ce que tu veux, et il envoie quelqu'un chercher la marchandise. L'échange ne se fait pas dans le bar. Là, il va te dire de le suivre dans une pièce à coté. L'autre mec revient avec ce que tu as demandé, tu check, tu paye, et tu pars.

Ladislas laissa passer un moment. " Je sais un peu me battre, mais ces types ne sont pas des amateurs, j'aimerai autant ne pas rentrer. Comment tu veux la jouer?"
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Ladislas Jagellon

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MessagePosté le: 20/08/2018    Sujet du message: L'apprenti du Traqueur.

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