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Liaisons décousues.

 
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Renji
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MessagePosté le: 19/03/2018    Sujet du message: Liaisons décousues. Répondre en citant

Bip. Bip. Bip.
Snif. Snif. Snif.
Bip. Snif. Bip. Snif. Bip. Snif.


Le Vampire, visage crispé par l'agacement croissant serrait les poings et les dents. Avec toute sa bonne volonté (et y'en a pas énormément), il tentait de faire le calme, le vide... Toutes ces foutues choses qu'on vous dit de faire pour contrer l'humeur massacrante grandissante. Rester calme. Inspirer. Expirer. Faire le vide. Ne penser à rien. Penser à un moment bienheureux. Délier les muscles. Ne pas balancer son poing dans le premier venu. Ne pas se saisir du moniteur de signes vitaux pour l'enfoncer profondément dans l'orifice anal du sale petit renifleur. Il avait quoi ? Des allergies ? Sniffer trop de poudre que son nez s'était mis à saigner sans fin ? Ou s'était-il retourner l'ongle après avoir tenté d'ouvrir un soda ? Mantra d'amour et paix intérieur, son cul. Haine et destruction. Démembrements, petits boyaux. Repeindre la pièce en rouge à coup de brique s'il le fallait. C'était ça, son foutu mantra de paix intérieur. L'énième reniflement. Le reniflement de trop. Renji, qui était assis au chevet de Gabriel, encore inconsciente et à ce stade, -ressemblant à une réplique ratée de la Momie-, se redressa d'un bond, arrachant -accidentellement- (en tirant ''un peu'' trop fort) le rideau qui le séparait du chialeur de service. Tendu comme un arc, prêt à faire sauter la jugulaire ou juste arracher les yeux et le nez de cet emmerdeur dans ce lieu de repos, l'Albinos fixait, les crocs à l'air, sa cible. Un Elfe -à la peau grise-. Encore un. Putain. Ces cons étaient partout. Des mauvais souvenirs de sa formation manquèrent de le rendre fou, si bien que ledit connard en question se stoppa dans ces chouinements, à la fois surpris et terrorisé.

- Mets- la en veilleuse, ducon.

Il acquiesça, plus par peur de voir sa tête séparée de son corps tandis que l'Albinos continuait de le jaugeait d'un geste mauvais. Une flèche, dans l'épaule. Pourquoi ce couillon avait toujours ça coincé ? Il était pas capable de serrer les dents et de l'enlever avec ses deux mains ? Ou comme l'autre, préférait-il serrer les fesses ? Tantouse. Même l’infirmière -p'être occupée- avait autre chose à foutre que s'occuper du premier empoté de service. P'être même qu'en guise de torture, elle avait décidé de le laisser souffrir pendant de nombreuses heures, prétextant avoir une manucure à s'occuper. Une jambe amputée si vous préférez. Cette sombre connasse laissait cet empaffé de service vriller les tympans des autres personnes présentes dans cette foutue partie de cette putain d'école de ses deux. S'il avait été à la place de cette vache, il en aurait également fait de même. Il aurait même pensé à verrouiller les portes, histoire de. Retenant un râle meurtrier, il s'approcha. L'Elfe, assis au bord de son lit eut un mouvement de recul que Renji ne prit même pas la peine de soulever. Il attrapa la tête de sa victime dans un geste brusque avant de le forcer à s'incliner vers l'avant. Il regarda la flèche qui traversait l'épaule. Si ce couillon préférait la vision d'une stupide branche pour être au plus proche de la nature, l'Albinos en avait décidé autrement. Sans demander le consentement ou la décharge de sa victime, il apposa sa main sur l'objet, jaugeant les deux points d'entrée et de sortie.

- Hurle et je t'égorge. C'est clair ?
- O-oui... C-c'est ma petite amie... Elle m'a... tiré dessus... par accident...
- Dommage qu'elle t'aie raté.

Bougresse. Elle aurait pu juste lui tirer dans le crane histoire de débarrasser le monde d'un pleurnichard. Apparemment, c'était à la mode, les nanas qui malmènent leurs mecs. Femmes fortes, bla bla. Conneries, bla bla. Par contre, elles étaient souvent les premières à chialer si le mec se mettait à répliquer à leur coup. Puis, les femmes peuvent aussi tromper leur partenaire. (Bon ok, Gabriel, le pensait mort mais bon... il avait soigneusement évité de penser au sujet) Ola, calmez-vous féministes du dimanche. La vraie égalité, le Vampire est pour... Après tout, œil pour œil... Bon. L'Elfe. L'égorger ? Certes, le Vampire n'était pas armé. Il avait un bras en écharpe à cause d'une épaule disloquée ; quelques cotes fêlées, sans compté qu'ils avaient du faire quelque chose pour sa tête qui avait lourdement pris. Traumatisme, hématome sous-dural... Bla bla. Jargon médical à deux balles. Sa tête avait pris cher. Il aurait pu claqué, lui aussi. P'être une raison pour laquelle sa patience était réduite à zéro : son cerveau était endommagé. (Pas que ça, c'est vrai.) Revenons en aux armes, l'Elfe. L'infirmerie... Facile de trouver un scalpel, un plateau métallique, une petite scie à os... Ou il pouvait tout bonnement planter ses dents dans la gorge de cet abruti jusqu'à ce que sa tête se détache de son corps. Il retira les plumes, avant de tirer, sans grande douceur, sur l'objet en question. Bon d'accord, il avait tiré un peu en biais. Il est blessé après tout. Fort heureusement, l'Elfe ne cria pas. Il poussa cependant, bouche close, une sorte de gémissement plaintif très... efféminé... Un Elfe. Ouaip. Pour sur. L'action finie, la flèche en main, le Vampire se retourna, entendant des bruits de pas. Tiens, l'Infirmière. Profondément outrée, celle-ci commença à maugréer à l'égard des deux élèves. Mais apparemment, son devoir d'infirmière l'appelait car l'Elfe continuer à pisser de son sang. Un peu plus maintenant, vu que la flèche ne faisait plus office de bouchon. Totalement désintéressé, Renji haussa des épaules, jetant au passage la flèche à l’assistante qui l'attrapa de justesse, une mine indignée accrochée sur sa pâle tête. Et de sa main libre, il tenta tant bien que mal de remettre en place les anneaux du rideau qu'il avait auparavant malmenée. Dans un soupir et un geste invitant le Vampire à dégager, l'assistante replaça le rideau.

Sa chaise grinça, encore. Il lâcha un juron. Il se faisait chier comme un rat mort. Il regarda à droite, puis à gauche. Rien pour se distraire. Et le seul écran visible était celui qui monitorait les signes vitaux de la nouvelle Protectrice : Gabriel. Peut-être qu'il devait prendre une caméra, se la jouer en directeur de film : Le Retour de la Baleine Momie. Enfin, pour que ce soit "Le Retour", il faudrait déjà qu'il y ait eu un précédent volume... Elle était bien belle, comme ça. Enrubannée, quelques membres soutenus par des barres médicales. De temps à autre, l'Albinos se demandait pourquoi ils n'avaient pas été envoyés au Refuge ; ils avaient les dernières technologies et il était persuadé que le séjour de la Demoiselle aurait été plus court et que sa ''reconstruction'' aurait été plus rapide, plus efficace. Il se saisit du dossier pendu au lit de Katy, puis, s'enfonçant dans sa chaise, il posa ses pieds sur le lit de la blessée. Ses yeux bleus parcoururent une nouvelle fois les écrits : Multiples contusions, multiples fractures, dommages musculaires, hémorragie interne ici et là, fracture et renfoncement au niveau de la mâchoire... Une liste de noël d'un bambin des plus capricieux aurait été plus courte que la liste des balafres et blessures recensées. Basculant sa tête à l'arrière, il fixa à présent le plafond. Puis, pourquoi il était encore là ? Elle aurait pu mourir ce jour là. Il aurait pu mourir ce jour là. Sous les coups de l'autre. Sans avoir pu mettre les choses au clair. Le voulait-il ? Voulait-il lui parler de... ça ? Voulait-il l'entendre dire ? Avouer, de nouveau ? Il grinça des dents, observant, à présent le "visage" partiellement masqué par bandes de la jeune femme. Les parcelles de peau encore découvertes étaient violacées. Boursouflées. Devait-il l'appeler Pudding, maintenant ? Pudding Myrtille, aux os brisés.
Du bout de son pied, il donna des petits coups sur le pied de Gabriel, comme pour espérer la réveiller. Pour l'instant, derrière ce rideau, il n'y avait personne. Ils étaient juste deux. Eux deux... C'était juste ce qu'il voulait, du début, à la fin...



[HRP : J'avais pas d'inspi pour le titre du sujet. Ça m'a fait chier donc, si vous avez une meilleure idée, dites-moi que je change x). Désolé, c'court aussi. J'allais pas me mettre à torturer tous les patients de l'infirmerie, non plus... Je suis pas comme ça, voyons.]
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Elite Bersekir.
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MessagePosté le: 19/03/2018    Sujet du message: Publicité

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Vost
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MessagePosté le: 21/03/2018    Sujet du message: Liaisons décousues. Répondre en citant

Position : correcte. Jambes : suffisamment fléchies. Ses bras raides entrainaient le zanbato au-dessus de sa tête. Son dos droit soutenait le poids de l’arme brandie devant lui. Première répétition, deuxième, troisième... Respiration : cadencée. Mouvement : contrôlé. Son corps oscillait d’avant en arrière. L’ondulation de ses membres amplifiait la puissance des coups. Muscles : tendus. Concentration : vacillante.

* ~ Face à la récurrence de son exercice, le Démon lâcha les brides de son esprit qui se mit à vagabonder au gré des sons environnants. Ses pensées, d’abord emportées par le sifflement de l’acier, s’accrochèrent à l’aisance avec laquelle il maniait son épée depuis son enchantement ; ses écus n’avaient pas quitté sa bourse en vain. Les doux chants d’oiseaux, qui se faufilaient par l’ouverture des fenêtres, l’égarèrent ensuite dans son bar favori en compagnie de Lynn. On y servait, selon lui, l’un des meilleurs scotchs de la Capitale : un dix-huit ans d’âge sublimé par des arômes tourbés et boisés. De quoi célébrer dignement le grade d’officier de sa colocataire bien qu’il espérait surtout qu’une autre promotion fût bientôt à fêter...

* ~ L’arrivée d’un groupe d’élèves fort loquaces suspendit ses tergiversions. Avec le tapage comme seul dessein, les perturbateurs jacassaient, emplissaient la pièce de vibrations dissonantes. Cette arythmie, qui agressait les tympans de Vost, acheva de rompre sa concentration. Malgré lui, il se retrouva contraint d’épier les conversations tant la désagréable mélodie qu’elles incarnaient ne laissait place à aucun autre instrument. Parmi les bribes qu’il discerna, quelques mots amorcèrent néanmoins une symphonie dans sa poitrine.

« [...] Katy [...] Elle est rentrée hier ou avant-hier je crois... »

* ~ Pourquoi cette information si capitale lui parvenait-elle si tard? Animé par la fanfare qui résonnait en lui, il rassembla prestement ses effets sans prêter l’oreille à la causerie qui continuait telle un accompagnement discret. Un passage par sa chambre s’imposait afin de quérir le présent qu’il comptait offrir à sa belle : le dernier tome de Berserkir, sa bande-dessinée préférée. Le nouvel album des aventures de Tripes, le guerrier solitaire, avait été publié en son absence. L’amant attentionné supputait que ce cadeau atténuerait l’ennui de Gabriel pendant sa convalescence. Obnubilé par l’idée des retrouvailles à venir, le Démon manqua une autre nouvelle déclamée dans le dialogue qui se poursuivait derrière lui. Une nouvelle tout aussi capitale que la précédente ; son inattention allait lui coûter cher.

* ~ ~*

« Gabriel Sorden. »

* ~ Vost avait empoigné le bras de la première infirmière qu’il avait croisé. Celle-ci, sans doute choquée par la dureté de son geste et de son verbe, lui montra timidement le box dans lequel se trouvait l’Arénienne susnommée. Trop préoccupé, il ne prit même pas la peine de la remercier ; l’heure n’était point aux mondanités sophistiquées. Alors que ses pas l’emmenaient là il avait laissé un fragment de son cœur, des notes interrogatives se dessinaient sur sa partition mentale. Dans quel état se trouvait-elle ? Difficile à dire. D’après les rumeurs, les prétendants au grade d’Elite n’étaient pas ménagés. D’ailleurs, avait-elle obtenu le statut de Protectrice ? À priori oui puisque, dans le cas contraire, elle ne serait sûrement pas rentée ; ou du moins pas en un seul morceau. Lorsque la main de l’albinos écarta vigoureusement le rideau du compartiment qu’on lui avait indiqué, il se figea. Quelqu’un, à son chevet.

Séquence de pensée interrompue. Redirection de l’énergie vers l’analyse visuelle du sujet. Peau et cheveux : immaculés. Iris : bleus. Albinos partiel. Carrure : solide. Traits : rudes. Forte ressemblance détectée. Acquisition d’informations complémentaires... Multiples contusions : torse, bras, visage. Recherche dans la banque d’images en cours... Aucune correspondance. Extension de la recherche au registre mémoriel... Correspondance trouvée. Sujet identifié avec une certitude de 99,9% :

Renji.


Opinion sur le sujet : aucune. Statut : présumé mort. Paradoxe détecté. Erreur : arrêt brutal du programme suite à l’exception « WTF ? ». Reprise des fonctions de plus haut niveau.

* ~ Le froissement du papier, suivi d’un heurt sourd, déchira l’atmosphère silencieuse .~ *
* ~ L’ouvrage, qui jonchait à présent le sol, dévoilait seulement sa couverture : Berserkir .~ *


* ~ Sa bien-aimée dans un état proche de la mort accompagnée d’un authentique fantôme. Sérieusement ? le cerveau du Démon, déjà assailli par une horde de questions déchaînée, fut complètement désarmé. Où était-il passé ? Que diable faisait-il ici ? Depuis quand avait-il refait surface ? Est-ce qu’il savait ? Tentant désespérément de tenir debout au milieu du champ de bataille de son esprit, Vost s’appuya sur les cendres de son raisonnement cartésien. Au vu du regard haineux, des babines retroussées et des canines saillantes, la probabilité qu’il sache s’avérait non nulle. Cependant, Gabriel semblait plongée dans le coma ; avaient-ils eu l’occasion d’aborder le sujet avant ? Soudain, une éventualité le frappa avec violence. Cet énergumène aurait-il pu former de la demoiselle ? Leur relation n’avait sûrement pas duré qu’une poignée de semaines, sans quoi les réminiscences de Katy n’auraient pas été aussi véhémentes. En toute logique, Renji devait avoir – approximativement – autant d’ancienneté qu’elle, et donc, un potentiel grade d’Elite. Probablement pas celui d’Assassin à en juger par sa musculature. Ainsi, l’hypothèse selon laquelle ils venaient de passer près d’un mois ensemble ne pouvait être écartée, d’autant plus si l’on considérait ses possibles retombées. En effet, les deux anciens amants réunis auraient forcément eu le loisir – ou le déplaisir – de s’entretenir longuement. Qu’en serait-il ressorti ? La cinquième roue du carrosse se surprit à préférer l’inconscience de la Protectrice à sa verve habituelle : il appréciait qu’elle ne fût en mesure de confirmer ses suppositions, ni de répondre à ses interrogations. La conjecture qui envisageait l’albinos incomplet comme formateur le plaçait également comme responsable des maux de son élève : soit il n’avait pas réussi – ou même essayé – de la protéger, soit il l’avait lui-même salement amochée. Cette dernière perspective éveilla en Vost une colère noire, un ombre qui suivait chacun de ses pas. Dans le but de réfréner ses envies de meurtres naissantes, il s’harnacha une nouvelle fois à sa raison. Si l’on admettait la validité de sa théorie, Renji n’aurait sans doute retiré aucun plaisir de ce passage à tabac ; sa main contrainte par la dure réalité d’Arena. Cette pensée, bien que relativement rassurante, n’empêcha pas les doigts du bretteur, telles des lames affûtées, de se planter dans ses paumes avec comme seul cri de guerre le crissement de sa peau calleuse. Alors qu’il s’évertuait à museler sa rage, elle se muait en peur.

La peur de l’abandon, la peur du rejet. Plus encore, la peur de n’être, et n’avoir été, qu’un substitut.


* ~ À cette frayeur vint immédiatement s’ajouter une autre. Son Némésis avait bondi de sa chaise à une vitesse bien trop élevée pour un infirme. L’agressivité devenait tangible ; comptait-il réellement se battre avec un bras en écharpe ? Electrisé par la tension palpable qui fendait la pièce, le Démon lâcha le rideau puis recula sa jambe gauche, prêt à se mettre en garde. À la vue des saphirs écarquillés qui le fixaient, avoir laissé arme et armure au vestiaire ne lui paraissait pas très prudent. Un jogging troué affublé d’un vieux T-shirt du VelmFest : une protection pour le moins rudimentaire. De plus, sa concentration s’ébranlait tandis que son cerveau reptilien prémunissait la fuite. Pour couronner le tout, malgré la cohorte de réflexions qui piétinait son esprit, aucune ne se fraya un chemin jusqu’à ses lèvres, annihilant le maigre espoir d’une issue pacifique.

* Bordel, ça promet.*


Désolé à la fois pour la qualité, la longueur et le délai d'apparition du post... En plus j'ai pas trop fait avancé l'action vu que Vost bug... Je le voyais plus dans la réaction vu que pour l'instant il n'a aucune animosité particulière envers Renji... Désolé... Bref fais-toi plaisir, tu as enfin un nouveau personnage à martyriser! :P Et s'il y a des choses que tu veux que je modifie n'hésite pas à me MP! ;)
P.S. 1: Le titre me va, il reflète bien les pensées de ton personnage! :)
P.S. 2: Aucun soucis pour la longueur de ton post, Katy est endormi, profitons-en pour pas faire un concours de pavés! ;)

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[ Vost Odium, le coeur à droite. ]

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Renji
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MessagePosté le: 22/03/2018    Sujet du message: Liaisons décousues. Répondre en citant

Bon. Noël est encore bien loin, les enfants. Certes, son anniversaire est seulement passé de quelques semaines mais... De là, à ce qu'on lui apporte, un plateau d'argent, ledit amant de la Baleine... Il aurait du se douter que de sentir de nouveau cette putain d'odeur n'était pas bon signe... Vous méprenez pas. Non. C'était pas un cadeau. C'était pas le jackpot de million d'écus. C'était loin d'être un foutu plateau d'argent. En fait, il aurait préféré ne rien voir. Ne rien recevoir -ou peut-être la carcasse d'un Ange-Déchu empaillé qu'il pourrait ensuite, exhibé sur le mur (Même pas sûr. Il préférerait certainement venir à bout de ce connard lui même, si celui-ci n'était pas déjà mort (?)-. Pour en revenir à ce... sigle de Version Originale Sous-Titré, il aurait préféré ne pas avoir à le rencontrer. Ne pas voir la réalité en face ; ne pas voir que oui, pendant sa longue absence, il avait été remplacé et ne pas voir par qui. Surtout quand le foutu remplaçant, est en fait, une pâle copie de sa propre personne. Sa main se crispa sur son genou à s'en faire mal. Bon, il ne rêvait pas. Cette scène était bien réelle. Et l'autre... Probablement. Enfin, tant qu'il n'aura pas fait couler le sang de ce Doppelgänger, rien n'était sûr. Pour l'instant, il laissa son imagination divagué quant aux origines de ce... titre à définir (Connard, tantouse, assimilés déjà pris par Kira, j'essaie de me renouveler.) Avait-il un deuxième frère caché ? S'agissait-il d'un bambin que le Géniteur avait malheureusement égaré dans une poubelle peu après la naissance ? (connaissant ledit Géniteur, il n'aurait certainement pas hésité à le foutre dans le four en tant que bon rôti de porc.) Ou bien s'agissait-il d'une erreur d'imprimante... ? Ou, étant donné qu'il y a des malades de partout... Un fan caché ayant eu recours à la chirurgie esthétique pour atteindre un tel niveau de perfection ? (Mes chevilles vont bien, rassurez-vous.) Bon, pour en revenir à ce copy-cat, ils partageaient de nombreux points communs physiquement. Et si Gabriel l'avait choisi pour ça ? Pour mieux le remplacer ? Pour mieux soustraire ses souvenirs à celui d'une pâle copie ? Hargneux, le sujet Renji grogna, essayant de rester assis, immobile, non-hostile. De ses yeux bleus, il jaugeait durement sa cible. Il maudissait également le Pudding pour ne pas se réveiller. Elle avait un problème sérieux avec les Albinos. Peut-être l'aimait-elle juste pour sa couleur capillaire... Dur d'être un homme dans un mode si superficiel... D'un côté qui aurait envie de quitter les bras de Morphée pour assister à ça. Ça : deux amants prêts à s’entre-tuer pour l'amour d'une Blonde qui gît, inconsciente et paralysée. Beau spectacle mortuaire pour réveil. Joyeux Hanouka, joyeuse pâques, noël, anniversaire, non-anniversaire, au choix ! Tiens, on est gentil, on te laisse le choix. La tête de ton amant ; choisis lequel à le moins de cicatrice, ils se ressemblent tellement que, empaillés, tu pourras presque les confondre. Ah mais oui bien sûr, tu peux garder le survivant pour continuer tes nuits actives et puis, c'est pas grave, comme ils sont confondables, mets leur juste des boules quiès au cas ou tu te plantes de nom.

Cédant à ses pulsions destructrices, Renji s'arracha de sa chaise, s'élançant en direction dudit Démon (car oui, faut pas croire, il a retenu ce que Katy a dit à ce sujet...). Celui-ci recula, se préparant à se mettre en garde... Les pas lourds du Vampire s'écrasèrent sur le ciel tandis que, de son regard assassin, il continuait de fixer, avec une intensité meurtrière. Malheureusement pour le Vampire et bienheureusement pour le foutu Démon, il n'avait pas de yeux lasers. Arrivé juste devant lui, Renji, leva le poing. Le souffle rauque, il se saisit du rideau. Les fans d'étranglement doivent certainement se réjouir, même si une corde de piano aurait été préférable pour un côté plus sanglant. Plus de sang = plus de vue. Bref. Continuant de regarder ce couillon d'un air rageur, l'Albinos, main crispée sur le tissu, referma la scène. Aller, on ferme le rideau. Fini cette merde. L'autre couillon disparaît, emballé c'est pesé. Peut-être qu'il s'agissait d'une foutue illusion ? Une blague ? Un Illusien dans les parages et l'utilisation du rideau comme dans tout les mauvais tours de magie à deux balles, étaient un moyen de faire disparaître/réapparaître le Cobaye. Mais... À ses pieds, une bande dessinée. Du bout de sa chaussures, il donna un petit coup dedans... Non. C'était pas des conneries de son esprit. C'était pas une illusion, ni les contre-coups de quelques médocs... L'odeur n'était pas imaginaire ; la présence de l'autre bouffon n'était pas imaginaire ; Gabriel en train de se taper un autre pendant son absence, sa mort, ce n'était pas imaginaire. Un sentiment trouble s'empara alors du Vampire. Main toujours crispée sur le rideau, il tira de nouveau dessus. Lui. Il était toujours là. Quoi, le casse-toi était pas assez clair ? La fureur habitant ses gestes, Renji, de son bras non-convalescent se saisit du T-shirt du Démon... En d'autres circonstances, il aurait peut-être trouvé un moyen de faire un petit commentaire mais là, la seule chose qui venait en tête de sa tête blanche : Enfer et Destruction. Bon ; il fallait se ménager sur ces propos. Il était à Arena, dans l'infirmerie. Surveillé de temps à autre par des infirmières, sans compter quelques Elites et autres élèves aux venues aléatoires... Trop de témoins. Il ne pouvait donc pas décapité à l'aide de la scie à os, joyeusement son ''Rival'' sans conséquences... Vous m'direz, que, c'est léger, qu'il en faut plus pour effrayer le Vilain Renji... Vous avez raison. Pour être honnête, la seule chose qui le retenait de ne pas faire un Carnage sans nom, c'était elle : Gabriel. Ses yeux verts se poseraient alors sur lui, le questionnant sur tout ce sang et... Elle ne lui pardonnerait sans doute jamais... Mais, lui... Est-ce qu'il pouvait pardonner sa... trahison ? Il grogna. Montrant ses crocs à son double, il resserra sa poigne sur le T-shirt. Ouaip, le T-Shirt, il ne l'avait pas pris à la gorge... Un accident aurait pu si vite arriver, la nuque est si fragile. Ses muscles encore ankylosés se raidirent mais le Vost quitta la terre ferme, avant de s'écraser, quelques mètres plus loin. Emballé, c'est pesé. Ou plutôt, emballé, c'est jeté. Lancer de potatoes...
L'Albinos R. (Pour Renji pour les blonds qui n'auraient pas compris) vociféra à l'attention de l'Albinos V. (je reprécise, pour Vost) le regard rempli de haine :


- Si tu t'approches encore de moi... Je te jure que la prochaine fois, c'est ta tête qui vole 

Par extension, comme là, il était à proximité de la Belle, cette menace s'appliquait également s'il tentait à être trop proche de Katy, en sa présence. Il tira de nouveau sur le rideau. Mais derrière, il faisait les cent pas. Il était -pas si- con. Il comprenait bien le besoin de cet abruti. Il comprenait bien qu'il souhaitait juste voir comment le Pudding allait, de s'assurer de son état, de lui faire part de ce foutu sentiment bienheureux du "Oh tu m'as trop manqué". Et lui dans tout ça ? Que devait-il faire ? Les regarder se retrouver ? Les regarder le remplacer ? Le regarder la remplacer par un autre Albinos ? Et si il se calmait ? Et s'il respirait ? Et s'il faisait appel à son talent acquis lors de sa formation d'Officier pour garder la tête froide.. ?
Rageusement, il se saisit de la chaise sur laquelle il était précédemment assis. S'écrasant d'abord à ses pieds, celle ci ne tarda pas à voler dans la salle, se fracassant sur un mur... À présent, ses yeux se posèrent sur Gabriel, toujours comateuse. À moins qu'elle feignait ?
Comme un éclair blanc, il traversa la salle sans même jeter un regard à l'attention du Démon, s'il était encore là. Ses pas le guidèrent vers le placard de l'infirmerie et, sans grand effort, il décrocha le cadenas, laissant accès aux produits de soin. Paracétamol, trucmuche au nom imprononçable, des tonnes de petites pilules blanches, bleues, roses... Arc-en-ciel et poneys volants. Dans le bazar qu'il créait, une infirmière ne tarda pas à arriver, apparemment outrée de voir des pilules en accès libre, sans compter un Guerrier en colère en train de vider les contenus d'un air rageur. Cette bougresse tentait d'avoir son attention, tentant de lui arracher des mains des boites, qu'il finissait par jeter aussitôt. Puis, d'un coup d'un seul, il se saisit d'une seringue d’épinéphrine. Adrénaline. Sur les fesses, l'infirmière le regarda d'un air incertain puis lorsque l'Albinos R. se dirigea, tout en continuant de l'ignorer vers le lit de Pudding. Son (?) Pudding ? Cependant, l'Infirmière ne tarda pas à s'agripper à son dos, comme pour tenter de le retenir. Celle-ci fût rejoint par un infirmier un peu plus baraqué, mais lorsqu'il s'agit de stopper un Bersekir blessé mais déterminé... La scène aurait pu être comique, mais le cœur à rire n'était pas présent.
Il voulait juste qu'elle se réveille ; qu'elle le rassure ; qu'elle choisisse. Le choisisse.
Bien sûr, à son chevet, il n'en fit rien. Ce couillon, enlacé par deux infirmiers se stoppa regardant d'un air attristé, le visage encore meurtri de la Blondinette... Elle n'était plus en état critique, certes, mais il y avait des chances, non négligeable qu'elle y passe. Cependant, lorsque les infirmiers lui quémandèrent la seringue, il les jaugea d'un regard assassin. De quoi en faire pâlir plus d'un... Ils partirent, ranger le bordel, s'occuper d'autres blessés, les bases de leur journée merdique.
Et pour lui, sa journée merdique était d'espérer qu'elle se réveille bientôt... Il vient à lui tapoter doucement la joue, libérée de bande et de cet espèce de casque de plâtre...


[HRP : Pas de souci x). Non mais, j'peux pas -trop-. Katy veut pas qu'on s'entretue, enfin elle veut pas que je te fasse la peau donc j'essaie d'être gentil, pour l'instant... Si t'as besoin de précisions ou si tu veux que je mod. un truc, pareil x)]
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MessagePosté le: 23/03/2018    Sujet du message: Liaisons décousues. Répondre en citant

L’envie d’arracher ces globes oculaires d’un bleu agaçant à mains nues. L’envie d’arracher cette langue trop bien pendue avec les dents. Franchement, pour qui il se prenait, cet enfoiré, avec sa menace tout droit sortie d’une série B des années 1280 ? Vost ne désirait plus qu’une chose : lui faire ravaler son arrogance accompagnée d’un délicieux ragoût de molaires finement mijoté à coups de poings. En vérité, c’était plutôt son corps entier qu’il souhaitait émincer puis cuisiner. Ne pas s’approcher de lui ? Comme s’il avait quelque chose à foutre d’une copie carbone à la créativité digne des Anges du Velm™ ! Non, ce qui le faisait bouillir de rage, c’était son attitude exécrable vis-à-vis de Katy. Empêcher le Démon de la voir ne faisait que prouver qu’il la prenait pour un objet, SON objet, SA possession. Rien que pour ça, il méritait que ses couilles finissent en minable collier de nouilles. Mieux : que les restes de sa carcasse finissent en outrageante descente de lit. Encore mieux : que les lambeaux de sa belle peau immaculée finissent en somptueux sac à main ; sublime présent pour sa bien-aimée, en souvenir du bon vieux temps. Parfaitement accordée à son teint, cette pièce de maroquinerie s’avérerait idéale pour ranger sa boîte à musique.

* ~ Calme. Du calme.~ *


* ~ Alors qu’il sentait son humanité sombrer sous le joug d’une déferlante de colère, l’albinos délaissé se concentrait sur le roulis de sa respiration ; un balancement serein, un rythme apaisant. Du moins il tentait de s’en persuader car, face à la force herculéenne du décérébré qui s’opposait à lui, céder à la haine revenait à se noyer. Afin de sortir la tête de l’eau, il composa un radeau cagneux avec les débris de son indulgence. Il se devait d'être compréhensif envers ce Berserkir écervelé, pas par bienveillance à son égard, mais bien pour celle qui illuminait sa vie telle un phare. Après tout, Vost ne connaissait-il pas le sentiment de trahison, d’abandon, qui submergeait sans doute son camarade ? Ne pouvait-il pardonner son impolitesse ? Excuser sa rudesse ? Impossible. L’embarcation de fortune venait de couler. Malgré tous ses efforts, il ne parvenait à réfréner ses pulsions meurtrières.

* ~ Le séant toujours ancré là où l’hybride l’avait jeté, ses doigts assaillirent ses tempes tandis que son visage s’inclinait. Cherchant des pensées tranquillisantes auxquelles s’amarrer dans les abysses de son esprit tumultueux, le guerrier courroucé posa son regard sur son col béant. Le T-shirt VelmFest qu’elle lui avait offert ; un fabuleux souvenir de l’édition de 1304 que la brute à l’imagination débordante venait de massacrer. Une nouvelle vague de fureur balaya les dernières bonnes intentions qui subsistaient. En somme : son T-shirt se trouvait être une très mauvaise distraction. À la recherche d’une autre, ses yeux ardents arpentaient à présent la salle. Le personnel médical s’agitait ; certains poursuivaient un hurluberlu qui faisait son intéressant, seringue à la main. Le Démon ne pouvait lire l’étiquette à cette distance mais, visiblement, l’injection n’était destinée à aucun des deux albinos. Est-ce que ce demeuré comptait vraiment administrer lui-même des soins à l’éclopée déjà prise en charge ? Par quelle diablerie la gentille – quoiqu’impétueuse – Gabriel avait pu s’amouracher de cet odieux égoïste à la matière grise déficiente ? Vost se considérait déjà comme un monstre, pourtant le comportement de Renji le poussait à adoucir son jugement. Heureusement, une fois devant le fait à accomplir, le balourd s’était ravisé ; non sans congédier les infirmiers à l’aide de son fameux air de tueur. À la mesure de son incommensurable intelligence, il entreprit bientôt une nouvelle action, tout aussi indélicate et inutile que la première : tapoter la joue de la pauvre estropiée.

* Putain ! Il peut pas juste la laisser se reposer tranquille ?! *

* ~ Ce fut le geste de trop, celui qui provoqua le raz-de-marée. Les phalanges de l’albâtre quittèrent ses tempes pour venir s’écraser avec fracas contre le sol. Dans un élan fourni par ses bras, il se redressa d’un bond. Ses rubis incandescents se braquèrent sur sa proie ; une proie qui ne daignait même pas lui rendre son regard. L’absence de confrontation visuelle permit avantageusement au belliciste de détourner les yeux avant d’être complètement englouti par la colère. Il dévisageait dorénavant un professionnel de la santé affairé à ranger le désordre causé par le vampire dépourvu d’esprit. Ses pas, rapides mais lourds, l’emmenèrent prestement vers sa nouvelle cible. Prêt à exploser, il utilisa son ultime once de civisme pour formuler une faveur :

« Des calmants. »

* ~ Les protestations de l’infirmier ne l’irritèrent que davantage. Se voir contraint d’imiter son Némésis dans une quête de médicaments était déjà suffisamment difficile. Crocs saillants, il insista sur chacun des très nombreux mots qui composaient sa demande :

« Des. Calmants. »

* ~ Sûrement envahi par la peur que l’hospice ne se muât en un véritable champ de bataille, son interlocuteur finit par accéder à la requête. Sans demander son reste, le Démon extirpa deux comprimés du flacon qu’il venait de recevoir puis les enfourna directement au fond de sa bouche. Alors que les pilules se frayaient un chemin dans son œsophage, ses muscles se détendirent. Sa rage s’atténua légèrement – probablement un effet placebo –, juste assez pour le prémunir d’étrangler n’importe qui. Cette fois animé d’une démarche à peine plus nonchalante, une boîte de Xanax entre les doigts, Vost se dirigeait vers le box dans lequel Katy était alitée. Il ne comptait aucunement attendre dehors. Lorsque sa tête franchit l’armature qui soutenait les rideaux toujours ouverts, Renji le fusillait déjà de ses saphirs glaçants. Logique : en tant que demi-vampire, il devait se reposer sur son odorat hors-norme ; ce qui expliquait également pourquoi il avait sauté à la gorge de son double sans lui laisser l’occasion de se présenter. Le double en question arracha les draperies de sa main droite et, de la gauche, lança le tube de comprimés en direction du Bersekir qui l’attrapa par réflexe. Pendant une fraction de seconde, ses iris azurés lorgnèrent l’étiquette. Prévisible. Sans attendre la fin de la lecture – encore aurait-il fallu que cet abruti sût lire –, l’albinos total ensevelit l’albinos partiel sous le rideau préalablement décroché. Comme escompté, se dépêtrer de cet enchevêtrement de tissu avec un bras en écharpe, ainsi qu’un objet dans l’autre paume, s’avérait ardu ; même pour une brute. L’homme qui n’était pas entravé en profita pour ramasser la bande-dessinée qui traînait négligemment sur le carrelage avant de dégainer sur un ton cinglant :

« Voilà, tu me vois plus. Pour l’odeur, bouche-toi le nez ou imbibe un chiffon d’éther. Pour le reste, ronge ton frein. »

* ~ Le Démon n’appréciait guère la compagnie de l’hybride lui non plus. Néanmoins, mettre l’infirmerie sens dessus dessous ou harceler la blonde n’allait pas accélérer son rétablissement. Unique solution : prendre des tranquillisants et son mal en patience. Il s’adossa à la structure qui séparait les différents compartiments, en deçà du pied de lit – à l’opposé de Renji. Ses yeux miraient la flammèche vacillante, presque éteinte, qui luttait contre ses blessures, se débattait sous ses bandages, sans pour autant s’animer.


Bon désolé, c'est un peu violent -au niveau du verbe j'entends-, je me suis pris au jeu. :P J'espère que ça te va! Pareil, pour d'éventuelles modif', hésite pas! ;)
P.S. 1 : Vost sait que Renji est un hybride Vampire/Démon parce que c'est un des premiers trucs que lui a dit Katy IRP (j'ai relu ça il y a pas longtemps).
P.S. 2 : Comme t'as pas précisé que Renji avait fermé les rideaux en revenant avec sa seringue, j'ai présupposé qu'ils restaient ouverts.
P.S. 3 : J'ai aussi supposé que Renji avait déposé la seringue quelque part vu qu'il tapote la joue de Katy à la fin.

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MessagePosté le: 26/03/2018    Sujet du message: Liaisons décousues. Répondre en citant

Oh, oh, mais c'est qu'il se croyait drôle, l'autre tanche ? Un rideau. Un foutu rideau. Même un marmot de trois ans aurait pu trouver une meilleure idée, sans compter ce petit air railleur signé d'un "Ayé, tu me vois plus gnihihi". Bon Ok. Le bambin aurait p'être pas pu ramener des calmants. Mettons la barre un peu plus haut : certainement un pré-ado en phase Emo-Démo(n) se pensant froid, distant, tiraillé dans une phase émotionnelle que personne ne comprend. (RAWW XD). Il aurait pu au moins tenter de se foutre en l'air avec une overdose de meds, mais bon. On peut pas demander la lune à tout le monde. Mec, même les Télédumbies auraient pu trouver une réplique plus outrageante. Ou une action plus téméraire qu'un stupide jeté de draps et de médoc... Du genre, vouloir énucléer à main nue, ou à la petite cuillère... Truc du genre. Décevant. Si bien même que l'idée de lui fracasser tous les os avec un stupide marteau à os, avant de le dépecer vivant avec un plateau métallique avant de servir d'une de ses côtés, brisée et arrachée pour déchausser ses dents, une à une lui semblait totalement disproportionnée, considérant la -non- dangerosité de son locuteur. Déception totale. Manque clairement d'imagination. Pas besoin de foutu Xanax pour se calmer. Ou p'être que si mais il était hors de question d'ingérer quoi que ce soit donné (ou plutôt lancé) par cet abruti. Qui sait, p'être qu'il avait imbibé les pilules dans un philtre d'amour pour forcer le Vampire à éprouver de l'admiration, de l'affection pour ses petites fesses blanches. P'être que c'était pour ça, également, que la Blonde s'était intéressée à lui, outre la ressemblance flagrante avec son ancien amant. Ne jamais sous estimer un Démon, ils ont des idées tordues. Ancien ? Amant ? L'était-il ? Avait-il toujours envie de l'être ? Pff. La question n'était pas là pour l'instant mais plutôt : Pourquoi Gabriel avait-elle choisi un homme ressemblant presque à son -défunt- soupirant ? Généralement, c'est pas mieux de prendre un mec/nana totalement différent de votre ex ? Pour éviter les réminiscences du passée, par exemple.

Bref. Le Vampire inspira profondément, toujours sous le rideau. Il fallait qu'il se calme ; les médecins lui avaient bien souligné que l'agitation était mauvaise pour la bonne récupération. Se détendre. Inspirer, expirer... Mantra, bla bla, ôm, encens, bougies. Bon, ok, y'avait ni encens, ni bougies dans les environs, juste une odeur cuivrée et des chiards pleurant leur mère ou des estropiés, et autre conneries zen spiritualiste comme des petits cailloux colorés... Mais il avait la capacité de pouvoir se refroidir la tête, grâce à ses entraînements. Ils appelaient ça la "méditation" ; Renji voyait plutôt ça comme une occasion de dormir de bout ou d'imaginer les pires sévices et tortures à l'égard de ses futures victimes. Revenons en à la situation actuelle. Au moins, ce stupide bout de torchon filtrait un peu la puanteur qui émanait, non loin de lui. Mais bon, ça masquait sa vue ; qui sait ce que ce tordu était en train de faire, derrière. Peut-être était-il en train d'injecter à Gabriel, le reste d'un philtre d'amour, afin que celle-ci ne s'échappe pas de son entrave ? L'envie de lui faire sauter la tête étant toujours bien présente, sans compter celle, plus destructrice, de mettre ce lieu à feu et à sang avec les parties démembrées du corps de cette tanche, mais non. Il fallait un peu de tenue ; ils étaient tout deux à Arena, dans l'infirmerie, entourée d'infirmier(e)s pas content(e)s car ils étaient déjà bien tendu comme des strings c'est deux là, mais en plus, ils étaient sur le lit de mort, pardon, le chevet de leur bien aimée. Oui, cette garce en avait deux. Ou en a deux. Bref, un de trop ; un à disparaître ; un à éliminer. Plutôt bain d'acide ou incinération ? Pourquoi pas un mélange des deux ? D'un geste tout aussi doux (en gros, non.) Renji retira le rideau, dardant l'autre Emo aux cheveux blancs d'un regard sanguinaire. Il retourna à l'envoyeur, la boite de médoc non-utilisée. Peut-être aurait-il du lui lancer l'épinéphrine ouverte, espérant que ce couillon se plante et se l'injecte... Ainsi il aurait pu tenter de l'attaquer et la justification d’homicide involontaire par légitime défense prendrait son sens, sa défense. Il lui jeta également l'adrénaline à la figure, s'il avait envie de réveiller la Baleine. Avoir des réponses ; savoir comment c'était passé sa formation, qui l'avait mise dans cet état, pourquoi Renji était de retour, si elle était de nouveau avec lui, si elle avait avoué d'entrée de jeu qu'elle était -à présent- avec un démon, ou si elle avait totalement omis cette information à son ancien amant -dans un premier temps- pour renouer émotionnellement et physiquement avec lui, avec qui était-elle maintenant etc et... Cependant, il s'adossa à sa chaise, plaçant ses pieds, sur le lit de la jeune femme. Étant donné qu'aucun d'eux ne semblait vouloir bouger, autant prendre ses aises.

Autour, les infirmiers s'étaient agités. Deux d'entre eux avaient rejoint les couloirs où une voix grave résonnait bassement... Penchant légèrement la tête, l'Albinos R. lança un regard curieux à l'entrée de l'infirmerie. Ça présageait rien de bon. Ces mini-tanches avaient fait appel à des Élites pour venir chasser les deux fauteurs de trouble privant de repos les pauvres petits blessés... Cette voix, cette odeur lui étaient familières. Oh bordel. Lui. Bon. Autant essayer de tirer avantage de la situation... Le Vampire se redressa d'un bond, surprenant au passage le Démon qui s'était raidit sur sa chaise, se préparant à nouveau à recevoir une boite de médoc, un coup, un plateau. Que dalle. L'ignorant royalement, Renji s'engouffra dans le pas de la porte, à la surprise des infirmiers qui le pointaient du doigt, d'un air : "C'est lui ! C'est lui ! Il a un double maléfique, ils foutent le bordel et effraient les aide-soignants". L’élite chargé de leur botter les fesses : "l'autre", "l'bouclier humain", "bras-en-moins"... Enfin, maintenant il en avait une belle, de prothèse venant tout droit du Refuge. L'Albinos le dévisagea d'un air las, chose à laquelle, l’Élite, plus communément, Ezek, répondit d'un soupir et d'un face-palm.


- Putain. Je voulais pas te revoir de si tôt, Renji.
- De même. Tu peux toujours te casser. (Chose à laquelle les infirmiers s'outragèrent, lançant des regards protestataires à l'égard du Protecteur.)
- Non. Mais toi et ton pote, vous allez devoir dégager de l'infirmerie. Je sais pas, aller finir de "parler" ailleurs au lieu de faire chier votre monde.
- Ah ouais ? Tu veux me bouger ? Essaies. (Le Vampire commença alors à se préparer de décrocher son écharpe.)
- Pff... Tu m'fais chier Renji. C'est quoi ton problème ? Tu peux pas rester en place deux minutes ?
- Pas en présence de cet abruti. (D'un geste de tête, il indiqua l'autre couillon, encore assis, près de la Belle. Il devait certainement profiter de ce moment d’accalmie pour roucouler avec l'inconsciente. Ouaip. Il avait droit à sa minute d'intimité avec le Pudding. C'était cadeau.)
- Oh mais la blessée... C'est... Elle ? Ta petite-amie ? (Intérieurement, Renji serra les dents. Possédait-elle encore ce titre ? Et lui, était-il à ses yeux, son amant ? Mais Ezek n'attendait pas réellement de réponse, ni d'approbation car son regard coula à présent sur la silhouette.) Attends... Ton frère jumeau ? (Ezek lâcha un rire moqueur. Le regard assassin du Vampire n'arrêta en rien le Protecteur.) Donc... Si je le dégage lui, tu ranges le bordel que tu as foutu dans les placards et tu restes le cul-plat sur ta chaise en te faisant petit ? (Renji arqua un sourcil l'air de dire "Tu crois vraiment que je vais ranger ?" mais le bonus de voir Blanc-du-cul se faire tirer par la peau hors de l'Infirmerie sans avoir à fournir le moindre effort... il était presque prêt à payer ce prix.)
- Si tu peux l’assommer, l'envoyer loin... Genre... Loin. Avec possibilité de non retour, ça serait encore mieux.
- Pour sa propre sécurité ou la tienne ? (Il ricanna voyant le regard du Vampire s'obscurcir.) Mais ça tombe bien, Dahlia était à la recherche d'un... "volontaire" pour une quête...

Renji haussa des épaules avant de retourner en face du Démon. Les infirmiers revinrent peu après lui, mais pour l'instant, pas de trace d'Ezek... Peut-être attendait-il de pouvoir faire une entrée spectaculaire, ou p'être qu'il était allé chercher Dé... Bref. Il avait pas retenu le prénom. Savoir que Cul-Blanc allait bientôt les quitter, ça c'était cool. Ne pas avoir lever le petit doigt pour, c'était d'autant plus jouissif. Quoi ? Ça vous fait jamais plaisir de voir des larbins faire des trucs à votre place ? Genre, la vaisselle, la lessive, se débarrasser des parasites... Au moins, techniquement, la Demoiselle ne pouvait pas le blâmer si quelque chose arrivait à l'autre couille. Bon, il avait aussi sa part du marché à tenir... C'est à lui qu'incombait le rangement. Croc-Blanc, alias Renji, n'étant pas -si- idiot dans l'âme attendait. Il attendait que ce Protecteur agisse vraiment, qu'il ne lui ai pas promis la lune ; qu'il allait vraiment se charger de faire "disparaître" l'autre tanche, avant d'aller se tourner les pouces, ou plutôt, refaire le placard qu'il avait sauvagement évidé quelques minutes plus tôt. En attendant l'arrivée de la Providence nommée Ezek, il continuait de jauger le Démon d'une agressivité latente, tout en jetant de furtif regard au Pudding aux os dormant.

[HRP : Désolé j'ai pris un peu de temps pour écrire, j'ai été un peu occupé x) - j'ai eu une brève discussion avec Katy qui m'a dit que tu voulais te faire jarter par des élites pour faire une quête, donc, j'espère que ça t'ira x), sinon tu me mp et j'édite.
Brève descript de l'Elite : Protecteur, Lycan, type bourru, prothèse du bras (il porte son bouclier avec, maintenant)... P'être qu'il a d'la barbe, j'sais pas. T'es un peu libre pour ça si tu souhaites le décrire. Pour sa meuf, Dahlia, si tu veux qu'ils soient deux à t'embarquer, t'es totalement libre de sa description x).]
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MessagePosté le: 27/03/2018    Sujet du message: Liaisons décousues. Répondre en citant

* ~ Toute chose possède un début, et une fin. Les bonnes, comme les mauvaises. Néanmoins, pétrie d’ironie, la fortune s’applique souvent à écourter les meilleures. Du moins, cette pensée s’immisçait dans l’esprit de Vost alors que son meilleur ami installait à nouveau son postérieur immaculé sur sa chaise. Le langoureux regard azuré qu’il lui lançait devenait réellement embarrassant. Une telle tension, une telle soif... Le doux vampire le dévorait de ses saphirs éclatants. Difficile de déterminer le plus charmant de ses aspects : était-ce son exécrable arrogance ? Son intolérable indélicatesse ? Son exaspérante hyperactivité ? Le profond manque de respect qu’il manifestait à la beauté ensommeillée ? À la réflexion, l’ensemble des traits suscités soulevait, dans le cœur du Démon, l’irrésistible envie d’arracher les jambes frénétiques de cet enfant turbulent avant de les enfoncer dans son rectum jusqu’à ce qu’un orteil se retrouvât entre ses lèvres.

* ~ Un cortège d’infirmiers, sans doute désireux de participer à la fête, ne tarda pas à rejoindre les deux albinos. Décidément, tous s’alliaient pour gâcher le moment d’intimité partagé avec son inconsciente dulcinée. Heureusement, les calmants commençaient à agir. Les nœuds de ses muscles et de sa gorge se démêlaient peu à peu tandis qu’une brume s’emparait de son esprit. Ses songes vaporeux omettaient l’agitation ambiante, attendaient patiemment le retour de sa belle. Tout son être espérait ardemment que sa force, physique comme psychique, la tirerait de ses tourments. Ou bien le croyait-il ? Un fragment de son âme effrayée voulait demeurer dans le mensonge, voulait qu’elle ne s’éveillât jamais. Tant que les bras de Morphée la retenaient, il pouvait la présumer sienne. Si elle venait à se ranimer, qu’en serait-il ? En dépit de toute logique, en dépit de tous les efforts de Vost, Katy aimait Renji ; depuis toujours et même aujourd’hui. Son cerveau ne pouvait l’expliquer mais il le savait. Il savait également que cet amour surpassait effrontément les sentiments qu’elle éprouvait à son égard. La relation qu’ils avaient bâtie pierre par pierre trônait sur un socle branlant, menaçait de s’effondrer. Pourtant, il ne souhaitait pas qu’elle le lui confirmât. L’espace d’un instant, le futur délaissé se sentit stupide ; stupide de s’être voilé la face quant à la précarité de leur édifice, stupide de s’imaginer être autre chose qu’un substitut.

* ~ La voix rauque qui l’extirpa de ses angoisses s’avéra aussi agréable qu’elles. L’albâtre tranquillisé leva nonchalamment ses ternes rubis vers la source de cette mélodie dissonante pour constater qu’un colosse se tenait derrière lui. Ses traits anguleux arboraient une expression fort complexe : un mélange élaboré entre cordialité et agacement. Sa charpente robuste, quant à elle, trahissait un homme rompu à l’art de la guerre, probablement pas une nouvelle recrue. Sa prothèse, enfin, semblait indiquer une certaine hauteur dans la hiérarchie d’Arena ; l’établissement n’avait pas pour coutume d’envoyer le premier quidam au refuge. Le gradé, visiblement irrité par le mutisme de son interlocuteur mais toujours pourvu de patience, fut contraint de réitérer sa requête :

« Aller, tu vas lever ton cul de ta chaise et sortir d’ici sans faire d’histoires. »

* ~ L’hébété peinait à saisir le sens de ces mots. Lui étaient-ils vraiment adressés ? Le géant lui demandait-il réellement de s’éclipser ? Lorsqu’il comprit que c’était apparemment le cas, un puissant sentiment d’injustice l’assaillit. Ses exactions paraissaient bien insignifiantes comparées à celles de son double maléfique. Ce dernier excellait dans la fracture d’armoire médicale, le vol de produits dopants et le passage de serpillère à l’aide d’infirmiers. Malgré cela, il avait le droit de rester ? De l’autre côté du lit, cet écervelé jubilait comme un fils qui venait d’appeler son père à la rescousse. Ses immondes lèvres grises se fendirent même d’un affreux rictus. Une abominable mixture de laideur et de malaise dégoulinait de son hideux visage blanchâtre, ce qui rappela au Démon pourquoi il ne tentait jamais de sourire. Ce vampire manqué n’avait même pas la décence d’assumer ses actes, sûrement à cause de ses glandes génitales atrophiées. Vost serra son poing droit dans un craquement d’os effroyable pendant que Goliath s’impatientait :

« Laisse ton pote avec sa petite-amie, t’as rien à foutre là. »

* ~ Trois tonnes de Xanax agrémentées d’un millier de comprimés de Lexomil n’auraient pas suffi pour encaisser cette réplique. Son pote ? Sans conteste la pire façon de désigner ce demeuré dépourvu de testicules. Leur affligeante ressemblance les vouait-elle à partager une relation amicale aux yeux d’autrui ? Ou alors était-ce du cynisme ? En tout cas, cette pique acérée avait empalé le cadavre de la relative sérénité qu’éprouvait l’albinos. Ses poils se dressèrent comme des lances mais... Dans le fond, le mastodonte n’avait-il pas raison ? Peut-être s’évertuait-il en vain sur ce champ de bataille. La princesse déjà promise au dragon, le chevalier ne devenait qu’une gêne. Accablé par cette métaphore, l’homme découragé délia ses doigts tel un guerrier vaincu lâchant son arme. Par réflexe, il chassa la patte bourrue qui s’était abattue sur son épaule puis se sépara lentement sa chaise. Le regard vide, il mirait la bande-dessinée prisonnière de sa main. Berserkir ? Cocasse coïncidence.

* ~ Quand le chevalier s’approcha du chevet de la princesse, il put sentir le souffle ardent du dragon fondre sur sa nuque. Renji s’était crispé sur son trône, prêt à bondir. Ses yeux lançaient des flammes, ses crocs affûtés grinçaient. Il gardait son trésor, s’imaginait que le Démon allait le lui dérober d’un baiser. Au lieu de ça, il se contenta de déposer l’album sur le meuble qui encadrait le lit de sa bien-aimée, calmant ainsi la fureur de la bête. L’intrus allait maintenant s’extraire du château lourdement défendu. Cependant, chaque pas qui l’éloignait de sa belle marquait son cœur au fer rouge. Sur le seuil, avant qu’il ne quittât définitivement les lieux, il la regarda ; peut-être pour la dernière fois.

* ~ Cruel destin que se voir arraché à la seule personne aimée, impuissant.~ *


* ~ À présent, Vost déambulait, titubait dans les couloirs. Ses jambes vacillaient sous le joug des analgésiques et de ses sombres pensées. Il ne distinguait que partiellement son environnement, n’était guidé que par la voix de son geôlier qui jouait des accords mélancoliques. Les quelques notes qui parvenaient à ses tympans évoquait une mission mais il n’en avait cure. Plus rien n’importait dorénavant ; il suivait simplement le colosse qui avait achevé ses espoirs comme une âme en peine suit la faucheuse. Lorsqu’il se trouva dans coursive déserte, celle-ci se retourna. Face au visage de la mort, l’esseulé fut anéanti par une vive douleur à la tempe. Ensuite, le néant.


Pas de soucis pour le délai de réponse! Oui c'est parfait pour l'intervention de l'élite, merci! ;) Je suis désolé de partir comme ça mais bon, grand prince, je te laisse seul avec la belle. Profite bien! ;) En tout cas c'était cool de RP avec toi! =) J'espère qu'on remettra ça bientôt!

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MessagePosté le: 29/03/2018    Sujet du message: Liaisons décousues. Répondre en citant

[HRP]Désolée, c'était un peu long. Je sais pas ce qui m'a pris mais bon, je suppose que cela marque le combat sans fin des pateys. A toi Faram si tu reviens ;D On peut aller vers les chambres comme tu le suggérais Renji.[/HRP]

Loin de ce chaos extérieur, Katy avait flirté avec la mort de sombres heures durant suite à l'issue de sa formation de Protectrice. Gantée et chaussée de plomb, la tête dans un étau de métal, la guerrière avait la sensation de couler dans le Styx à l'intérieur d'un sarcophage scellé. L'air y était irrespirable. Elle suffoquait, tant est soi peu qu'elle soit réellement en train de respirer. Les sensations de son corps, douleurs lancinantes et plaintes lointaines, lui parvenaient avec détachement; elles étaient diffuses et distantes, comme si son âme ne tenait à son corps que par un fil, un mince cordon doré de l'épaisseur d'un cheveu. Une Moire capricieuse en viendrait-elle à bout d'un coup de ciseau, clamant que son heure est venue au nom de cette providence obscure qu'est le Destin ? Malgré cette idée terrifiante, car personne ne pouvait prétendre connaître le refuge des âmes depuis la destruction de la première Source, Gabriel ne ressentait pas la peur : elle en était tout simplement incapable. Le coma dans lequel elle était plongée était l'état le plus proche du néant et de la non-existence qu'elle eut jamais connu. A cet instant, si elle avait été capable d'introspection, elle aurait su que le sentiment primitif qui faisait encore vibrer la corde de vie qu'il lui restait était en réalité de la pure terreur. Dans le sarcophage, son corps se démenait, haletant, suffoquant, étouffant. Il se déchaînait pour déchirer ce linceul de plomb, brûlait de traverser la colonne de feu et rejoindre la surface où sa conscience gisait, ballotant à l'autre bout du fil. Ou bien était-ce l'inverse ? L'âme prise au piège dans le lit brûlant et le corps dérivant loin d'elle ? La confusion était à son paroxysme. Quelque chose sembla tourner, peut-être une turbulence dans le torrent de flammes; un sentiment de nausée gagna l'esprit de la jeune femme. Fièvre... Douleurs... Quelqu'un semblait tirer sur le cordon. Cris de douleurs autour d'elle. Mélodie des Enfers ? Comme certaines personnes plongées dans le coma, sans recouvrir ses fonctions cérébrales ou physiques, la Protectrice recueillit plus qu'elle n'écouta des fragments de conversations autour d'elle.
« Etat critique ... Refuge ... ? Pas la peine ... Soins acolytes ... Survivra ... ». Suivi de sons effrayants de turbine, de scie, de marteau. Vrombrissements de machines, chuintements de lasers. Des sensations plus nettes lui parvinrent, flashs de l'opération qui se déroulait sur elle « Réactions ... douleur ... plus de morphine »
Le cordon fut tiré brutalement. L'âme et le corps furent réunis de nouveau : succès ? Il y eut un éclair de pur et intense souffrance. Le sarcophage, lui, coula au plus profond du Styx et tout s'éteignit de nouveau, comme au dernier coup du Bersekir.

« Toc. Toc. Toc. »
Quelqu'un frappait à sa porte. Non... A son pied.
Combien d'heures... ? De jours ... ? Les questions ne se formulaient même pas dans l'esprit de la blondinette. Son esprit était prisonnier; son corps, lui, estropié.
« Toc. Toc. Toc. »
Cette fois-ci, c'était sa joue. Qui donc pouvait désirer aussi ardemment une réaction de sa part ? Son plus pieu souhait était simplement dormir, se reposer, voire de ne jamais se s'éveiller. Même si elle était incapable de penser distinctement, la jeune femme pressentait que son inconscience était préférable au réveil. Son état physique était lamentable, mais ce n'était pas la seule raison : une barrière psychologique l'empêchait de se réveiller et la maintenait dans sa cellule comateuse.
Il semblait régner une certaine agitation "dehors", à l'extérieur de son cloître d'inconscience. Cela la fit remuer dans sa prison... Et si elle essayait de jeter un œil ? Si, comme Pandore, elle ouvrait non la boîte, mais la porte de sa cellule, quels maux afflueraient-ils ?
La curiosité la fit se traîner laborieusement vers la sortie. Près de la jeune femme, l'encéphalogramme émit une série de
« Bip ! » festifs qui célébraient la reprise de conscience inespérée de la patiente. Les sons lui parvinrent avec distinction, précipitant son émergence des profondeurs de sa geôle. Bientôt, les échos de voix du personnel soignant, ainsi que leur affairement autour de son lit, achevèrent de faire papillonner à Gabriel son unique oeil vert.

L'esprit de l'Elite était embué par les drogues qui diffusaient dans son sang par perfusion afin d'atténuer sa souffrance et accélérer son rétablissement... Un mélange sédatif ne permettant guère à la guerrière de donner du sens à ce qui l'entourait. Et pourtant. Lorsque, entre la valse de blouses blanches, elle entrevit non loin de là un albinos musculeux, bras en écharpe, ramasser scrupuleusement des médicaments au sol, remettre en place le mobilier et même de frotter le sol jusqu'à ce qu'il soit brillant... Elle eut sa première pensée cohérente depuis un temps indéterminé.
Je suis en train de rêver. Ou plus exactement. Je suis morte.
Cela faisait sens en réalité : la valse de silhouettes blanches étaient probablement des fantômes venus l'accueillir dans les limbes par un étrange sabbat et... une main gantée de nitrile vint lui écarquillée de force la paupière libre. Une seconde après, une lumière crue, éblouissante, vint s'insinuer dans sa rétine avec la même perfidie qu'une lame de couteau chauffée à blanc. Involontairement, la Protectrice laissa échapper une plainte accompagnée d'une grimace, qui semblèrent ravir le personnel sadique et distraire un instant l'albinos dans ses affaires ménagères. Mais pour ce qui est du pâle individu, il fut bientôt rejoint par un colosse au bras mécanique qui lui posa la main sur l'épaule en lui adressant quelques paroles inintelligibles pour la jeune femme, de simples mouvements de lèvres secs. Le guerrier d'albâtre prit un air plus renfrogné que celui qu'il abordait déjà et saisit de mauvaise grâce une serpillère, qu'il passa violemment et maladroitement avec son bras valide, comme s'il s'agissait de la pointe d'un fleuret avec laquelle il traçait toutes les injures qui lui venaient à l'esprit. Forcée d'admettre qu'elle n'était pas morte, car le décor lui évoquait de plus en plus le cadre morne et dénudé de l'Infirmerie, Gabriel cligna plusieurs fois de son œil unique, incrédule. Sous le jade hébété de son regard, l'homme le plus terrifiant d'Arena récurait de fond en comble le lieu de convalescence de ses frères et sœurs d'arme. Ses expressions étaient difficiles à décrypter pour le commun de son entourage, mais la Protectrice était sûre de lire sur son visage de l'auto-satisfaction, une once de joie et même, de façon plus surprenante, un éclat de triomphe. Tout cela alors que d'un bras, il trainait sa serpillère, et parfois même aidait les blessés à se traîner jusqu'à leur couche. Un mirage en plein désert n'aurait pas donné une impression plus onirique à la jeune femme, qui voyait pour la première fois son Grincheux faire preuve d'altruisme et de bienveillance envers la communauté. Etait-ce les bienfaits du ménage qui le rendaient si angélique ? Se demandant distraitement si la morphine qu'on lui injectait n'était pas trop forte, la jeune femme resta bouche bée tandis que l'Infirmière près d'elle lui faisait un rapport de la situation.

- Bon retour parmi nous, Mademoiselle Sorden. Comme d'habitude, commençons par un petit bilan de votre situation. Suite à votre formation d'Elite Protectrice, que vous avez réussie avec succès puisque vous êtes de retour parmi nous, vous avez frôlé la mort. Rien de bien inhabituel jusque-là, n'est-ce pas ? Un Acolyte a stabilisé l'hémorragie mortelle de votre épaule et nous avons pu prendre en charge le reste. Vous êtes restée deux jours dans le coma, pendant que nous sommes intervenus sur vous en vous faisant bénéficier de nos meilleurs chirurgiens. L'articulation de votre épaule, qui était presque complètement découpée, a été refixée avec succès, l'artère a également été micro-recousue. Evitez les mouvements brusques ces prochains jours, prenez vos cachés et reposez-vous bien : dans une semaine, vous serez comme neuve. Vos côtes fêlées ont été ressoudées et renforcées également, mais vous sentirez sans doute des démangeaisons et quelques gênes. Evitez l'exercice et les torsions brusques pour quelques jours. Enfin, pour ce qui est de votre œil gauche, nous allons vous enlever votre bandage à l'instant, aucune cicatrice ne devrait être visible... Nous en avons même profité pour effacer au laser certaines de vos vieilles balafres au visage : enfin, nos stagiaires l'ont fait, je veux dire, pour s'entrainer... Ahem... Venons-en au traumatisme crânien, à présent : les quatorze os de votre massif facial étaient fracturés ou endommagés, et toute votre mâchoire supérieure droite enfoncée par votre bouclier. De votre incisive supérieure gauche jusqu'à votre dernière molaire, vos dents naturelles ont été remplacées par des implants en céramique, ainsi qu'une partie de votre maxillaire. La minéralisation de ce matériau bioactif de notre confection devrait se faire progressivement. Bientôt l'ensemble se confondra avec vos propres os et on ne verra plus la différence y compris aux rayons X. En attendant, même si les plaies sont refermées, le traumatisme devrait persister et vous devriez rencontrer des difficultés à mâcher ou à parler longtemps, à cause de la douleur. Mais cela est en partie psychosomatique. Nous vous donnerons des anti-douleurs et des anxiolytiques pour pallier à cela. Pour ce qui est du reste des os du crâne, ils ont été ressoudées avec la même technologie que vos côtes et sont solides de nouveau, mais ne vous étonnez pas en cas de migraines... Voilà l'ensemble des produits que nous vous prescrivons : vous avez dans ce paquet des vitamines, des ampoules de compléments minéraux, des anti-douleurs, des anxiolytiques, des cachets pour stimuler la régénération des cellules et ceux-ci pour augmenter la production de globules rouges. Ne consommez pas d'alcool avec ce cocktail pharmaceutique, vous risqueriez de replonger dans le coma aussi tôt, et nous n'avons pas encore la science suffisante pour sortir les blessés de leur léthargie. Avez-vous des questions ?

La patiente et le personnel s'entreregardèrent un moment avant qu'un aide-soignant ne réalisât que le fait d'être enturbannée de bandages devait empêcher la convalescente dans ses tentatives d'expression. Mais en réalité, même après qu'ils l'eussent soulagée de son casque de gaze, Gabriel n'émit aucun commentaire. Elle en était tout simplement incapable. Comme prévu, son crâne entier, surtout sur la partie droite de son faciès, lui faisait énormément mal. Malgré l'apologie des soins prodigués, qui certes n'avaient jamais été égalées auparavant, son oeil qui avait été blessé lui renvoyait une image légèrement laiteuse de la scène qui l'entourait. A chacune de ses faibles inspirations sa cage thoracique semblait lui envoyer des plaintes pitoyables, que les expirations brutales pour y échapper ne faisaient qu'amplifier. Quant aux sensations au niveau de son épaule gauche, elles étaient complètement anesthésiées et c'était à peine si elle sentait son bras entier reposer dans le lit plus confortable que les espèces de planches rigides dont bénéficiaient ses voisins à l'agonie derrière les rideaux tirés.
L'on s'affaira encore un peu autour d'elle pour accomplir d'obscures finalités médicales, que Katy peina à suivre un moment avant de s'en lasser. Son attention dériva de nouveau vers l'albinos qui s'était rapproché d'elle. Il était réellement là. Il s'agissait réellement de Renji. Celui-ci semblait avoir délaissé sa soudaine passion pour les serpillères et s'en être retourné à son ordinaire humeur taciturne et distanciée. Ses sourcils argentés étaient comme à leur habitude froncés dans une expression d'ineffable mécontentement; seuls ses yeux bleus seuls traduisaient le mélange de soulagement et d'inquiétude qui se bousculaient en lui. Affaiblie, Gabriel tenta de lui sourire pour le rassurer. Ainsi, elle avait survécu à l'entrainement d'une violence inouïe qu'elle avait subi. La gorge sèche et la mâchoire douloureuse, pour exprimer le léger accès d'allégresse qui la traversait à ce moment là, elle tendit à la main au Bersekir. Celui-ci, avec une brève hésitation, s'en saisit doucement. Comme toujours, leurs mains rendues rêches par le maniement des armes glissèrent rugueusement l'une contre l'autre avant d'échanger leur chaleur familière. Ce contact, aussitôt, appela à un souvenir étrange à la jeune femme. Comme si elle avait entendu une voix qui l'avait maintenue vivante ces deux dernières années, en mission comme en dehors...


- Voilà, tu me vois plus. [...]


Elle tourna son regard vers le siège en face de là où se trouvait Renji. Il était vide. Etait-ce les réminiscences d'un songe, ou bien... ? En tout cas, l'illusion lui avait paru étonnamment réelle et récente. Cette voix... C'était indéniablement celle du Démon cher à son cœur.
Son visage s'assombrit tandis que près d'elle l'Infirmière demandait à Renji de raccompagner la demoiselle aux Dortoirs. Lorsque l'albinos voulut saisir d'un bras la taille de sa pupille, sans doute pour la transporter sur l'épaule comme un vulgaire sac de patates, le personnel soignant émit de vives protestations et sembla chercher désespérément du regard le géant au bras d'acier que la blondinette avait aperçu un instant plus tôt. Celui-ci était adossé dans l'embouchure de l'Infirmerie. Il semblait surveiller la scène avec intérêt, comme si lui aussi buvait du regard le peu d'humanité que laissait entrevoir le Vampire aux côtés de la Protectrice. Durant toute la procédure la guerrière, elle, ne protesta pas, comme si elle se fichait de se faire transporter à bout de bras par l'albinos. A vrai dire, sa tête lui semblait enfler de seconde en seconde en réaction au brouhaha ambiant et elle priait pour s'échapper à tout prix de son lit de mort pour rejoindre le confort et l'intimité de sa propre chambre. L'Elite ne broncha pas lorsqu'on lui proposa de ramener sa partenaire aux commandes d'un fauteuil roulant, ce qui soulagea non seulement les infirmiers, mais aussi tous leurs patients dont les cardiogrammes montrèrent de bien meilleurs résultats à la simple idée que le Vampire qui tourmentait leur repos allait enfin s'éloigner.
Alors que la blessée s'installait péniblement dans son siège de fortune, soutenue par la carrure marmoréenne du guerrier qui lui prêtait main forte, la femme qui lui avait fait le bilan de son état la rattrapa :


- Vous oubliez ceci !

Le recueil tomba dans ces mains avec la fatalité d'une épée de Damoclès. Comment avait-elle pu espérer échapper à ce dilemme, cet acharnement du sort ? Autrefois, ils avaient existé l'un sans l'autre, chacun lui avait insufflé à sa façon de la force dans les moments de désespoirs et de terreur dans le pénible combat contre les ténèbres. Mais à présent, leurs dimensions s'étaient rejointes, créant un paradoxe. Comme tout paradoxe, la nature se rebellait contre lui afin de retourner à un état de stabilité et de normalité, en poussant les deux causes qui le constituaient à s'entredétruire.
Bersekir

Il s'agissait du dernier tome en date. Une seule personne savait que la jeune femme attendait sa sortie avec fébrilité, jetant un oeil impatient à chacun de ses passages devant les vitrines des librairies de la Capitale... Et cette personne, c'était son colocataire, son bien-aimé. A la vision de cet ouvrage, la main de craie de l'albinos se crispa sur les poignées du fauteuil roulant, le faisant sourdement grincer. Le coeur battant douloureusement, un afflux d'émotions et de souvenirs s'entrechoquant en elle, Gabriel serra la bande dessinée contre sa poitrine en jetant un regard interrogateur et quelque peu inquiet au Vampire. Vost était-il donc venu à son chevet ? C'était vraisemblablement le cas. Les deux jumeaux s'étaient-ils rencontrés ? Où se trouvait le reflet de celui qui se tenait là à présent ? Etait-il parmi les gisants de l'Infirmerie... ? Connaissant le guerrier à l'âme chevaleresque, la sachant ici il serait resté près d'elle à veiller jusqu'à son réveil. Et pourtant, il était absent. Quel genre d'empêchement l'avaient emporté loin d'elle ?

- Renji... Est-ce que... Vost... Où... ?

Ses difficultés d'élocution la surprirent, mais elles étaient en partie due à la peur qui la glaçait. Peur de la confrontation. Peur de la vérité. Et pourtant, malgré tout, son inéluctable quête. Renji était-il capable de battre à mort son plus proche rival, et ce bien que cela dut lui faire l'effet de se passer à tabac lui-même ? Gabriel en était incertaine. L'homme au bras mécanique, un Lycan comme l'avait pressentit l'Humaine, s'était rapproché ostensiblement. De toute façon, les deux anciens amants ne s'étaient-ils pas promis de devoir discuter, si ce n'est calmement, honnêtement de la situation tous les deux dès leur retour ?
Il semblerait qu'aucun répit ne leur était accordé pour cela..
.

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MessagePosté le: 20/08/2018    Sujet du message: Liaisons décousues.

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