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Cristal Glacé

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    †La Malédiction de l'Eternité † Index du Forum -> L'extérieur -> Contrée des neiges éternelles -> Étendues gelées
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Lynn
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MessagePosté le: 15/06/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

    Attablée à la Cafétéria avec pour seule compagnie un plateau et une nourriture passablement infecte, l'Orthros regardait les élèves d'un air effacé. Noyée dans ses pensées mêlant déboires relationnels et remise en question et incertitudes, elle n'eut pas la préoccupation première de fuir lorsqu'un Traqueur l'approcha. Dans un effort incommensurable, elle leva ses iris grisés à l'égard de l'intrus, le jaugeant d'une mine passablement blasée.

    « Eh bien, quelle mauvaise mine Sloan. Bref, parlons bon, parlons affaire. Tu as été assignée pour une mission, encore. Je sais, à croire qu'on essaie de se débarrasser de toi mais qu'on y arrive pas... Enfin, ton assignation résulte en partie d'une punition... Une taverne qui a brûlé, tu t'y remets ? L'Orthros arqua un sourcil. Il lui fallut quelques secondes pour se remettre. La consternation grandissante sur ses traits, elle tenta de ne pas étrangler mentalement le fauteur de trouble non présent. Tu étais accompagnée d'un certain... Blackstone, que je dois par ailleurs aller chercher pour ça. Tiens, en bon samaritain et entre Orthros, on doit se serrer les coudes. Je te propose quelque chose. Tu te souviens de l'encyclopédie que tu as emprunté, il y a quelques semaines ? Eh bien simple : tu me l'as rends, je trouve un autre larbin pour te remplacer. Oh et par ailleurs, ta cape... ça fait vraiment... »

    Irritée, les pas de la Féline déchirèrent les couloirs en direction des dortoirs. L'autre Traqueur la suivait de prêt, tentant au passage de nouer une conversation stérile.
    Tambourinant comme la furie qu'elle était sur la pauvre porte boisée ornementée d'un numéro deux, Lynn pesta. Elle comme l'autre Traqueur semblaient s'impatienter mais il la stoppa dans son mouvement. Ainsi, elle n'écrasa pas son poing sur la figure de la personne qui venait de leur ouvrir. Lorsque la porte découvrit un Irkaal à moitié endormi, des plis d'oreiller incrusté sur la joue, Lynn ne put s'empêcher de lâcher un sourire moqueur. Celui-ci s'effaça bien vite lorsque le Traqueur l'accompagnant se racla la gorge, vissant un regard désapprobateur.


    « Je suis là pour l'encyclopédie, Irkaal... Voyant la mine pensive de celui-ci, elle rajouta :  Tu sais, celle que je t'ai laissé à la cafétéria... »

    L'ancien Capitaine invita les deux Traqueurs à rentrer pendant qu'il se dirigea vers la bibliothèque de la chambre. Il parcouru celle-ci tandis qu'impatient et attentif, les deux ombres capées attendaient. Le sourire de l'autre Arenien si présent s’agrandissait au fur et à mesure que l'apathie gagnait les traits de la Guerrière.
    Perdue.
    L'encyclopédie avait été perdue.


    « C'est dommage hein. Eh bien punition pour vous deux ! Pourquoi ? Ah oui, c'est vrai, Sir Blackstone n'a pas eu vent de notre précédente conversation. Un incendie dans une taverne de la Capitale, ça te dit quelque chose, mon petit ? Pour vous racheter, petite mission et pas des moindres. Vous allez aller dans les contrées nordiques vous peler le derrière pour aller récupérer un matériau très rare pour un joaillier. Bien sûr, ça sonne simple mais ça ne l'est pas... Mais bon, je ne vais pas vous gâcher toute la surprise en vous révélant toute l'histoire ! Ah et, vous allez devoir coopérer avec des Illusiens. C'est pas que j'ai autre chose à foutre, un peu cela dit, mais je vais vous téléporter à la Capitale pour que vous puissiez parler au fameux recruteur. J'suis sympa, je vous laisserai le temps de faire quelques emplettes aussi. Bon, je vous attend dans le couloir, vous avez cinq minutes pour réunir vos affaires. »

    Un sentiment d'injustice s'empara de l'Orthros qui vrilla un regard courroucé à l'égard de l'hybride Démon. À son tour, elle tourna les talons emboîtant le pas de l’élite qui s'engagea dans le couloir. La poigne de l'Hybride la stoppa dans son mouvement. Elle vissa un regard noir ce qui fit lâcher la prise à l'ancien Capitaine. Douché, il lui laissa quitter la chambre tandis qu'elle retint un feulement consterné.
    Là encore, sa chambre vide lui arracha un soupir. Équipée et ses affaires réunies, elle réalisa néanmoins qu'elle n'était pas réellement parée pour affronter le grand froid. Sa fourrure, sous son autre forme était plus adaptée que sa peau nue aux températures glaciales. Mais, repensant aux propos du Traqueur, elle aurait certainement le temps de se munir de quelques couches de vêtements supplémentaires dans les rues de la Capitale...


    ~_~_~

    La cacophonie ambiante, les cris des marchands et bousculades des passants manquèrent d'enterrer l'Orthros d'une humeur déjà exécrable. Elle pestait sourdement tentant tant bien que mal d'éviter les contacts impromptus ou les pickpockets profitant de la mêlée ambiante pour faire les poches à de pauvres victimes trop concentrées sur leurs récents achats. Elle avait opté pour une cape plus épaisse et quelques couches de vêtements supplémentaires et d'épaisses chaussettes de laine. Il ne lui fallut pas trop longtemps pour retrouver la trace de Irkaal et du Traqueur qui suivait celui-ci comme son ombre.
    Il était l'heure.

    La cloche tinta dans la boutique. Le Traqueur poussa l'ancien Capitaine à passer en premier. Lynn put souligner le regard appuyé de l'autre Orthros sur le postérieur du Guerrier mais elle ne fit aucun commentaire. Ils suivirent le mouvement et se trouvèrent nez à nez avec deux personnes qu'ils ont croisé auparavant : deux Illusiens. L'un avait été à côté d'elle lors de leur effort commun pour pousser la sphère géante. L'autre avait été au côté de Renji et avait vu son visage lécher la pierre d'une manière violente.
    La porte se ferma derrière la Féline qui retint un soupir. Les regards s'entrecroisèrent et avec l'hostilité latente, Irkaal serra les poings, apparemment prêt à en découdre. Oui, à en découdre, dans une des joailleries des plus prestigieuses, en plein jour, en compagnie d'un élite Traqueur... Face aux deux personnes qui, si elle avait bien compris, lui avait botté l'arrière-train précédemment. Ayant senti l’agressivité de l'Arenien, les deux Illusiens lui adressèrent un regard furieux. Erwan, -si elle se souvenait bien de son nom- s'avança d'un pas tout comme l'Ancien Capitaine qui vit son bras se faire attraper et se faire tirer en arrière.
    Lynn attira le Guerrier à l'entrée de la boutique. Celui-ci était à présent dos aux Illusiens et au Traqueur qui commença à leur parler. Des présentations en somme. Reportant alors son attention sur le Guerrier aux yeux changeants, elle afficha une moue renfrognée.


    « Vraiment ? On est un peu forcés de faire cette mission par ta faute. Alors... »

    Sa tête s'agita plusieurs fois dans la négation alors qu'un soupir fendit ses lèvres. Elle exerça une légère pression sur l'avant bras du Guerrier, l'invitant ainsi à rejoindre le cœur de la discussion. Le Joaillier avait commencé à expliquer le but de cette mission. Une carte des contrées des neiges éternelles avait été étalée sur une vitrine et dès lors, un long monologue s'entama. Un précieux minerai à récolter, la présence de créatures potentiellement hostiles, des dangers à n'en plus compter... Lynael écoutait le discours avec une application blasée. Elle manqua de grincer des dents par ennui, tandis que l'ancien Capitaine lui s'arracha un bâillement certain. L'élite Traqueur pris à son tour la parole, et après quelques secondes de battements où tous s'échangèrent des regards neutres. Le Maître des lieux leur promis également une belle ristourne, s'ils arrivaient à revenir entier avec le matériau demandé, bien sûr. Il commença également, en bon commerçant, à tenter de vendre, de nouveau, quelques gri-gri métallisés. Erwan, le Lycan acquiesça vivement d'un air à dire « Oui, j'accepte les termes et conditions du contrat » . Peut-être avait-il envie d'une boucle d'oreille assortie à sa paire de bagues, ou quelque chose du genre. Lynn haussa des épaules. La fausse illusion d'avoir le choix quant à cette mission... Ce n'était pas comme si les écoles se souciaient réellement de leur avis, ou bien-être, ou les deux. S'ils refusaient, ils se retrouveraient quand même envoyés là-bas avec quelques dents en moins ou dans un état bien pire probablement. Ou se coltineraient le nettoyage des toilettes pour les années à venir.

    Raphaël demanda néanmoins s'il était possible de faire un saut par Illusia pour permettre à lui et à son... frère de récupérer quelques affaires. Lynael nota cette information dans un coin de sa tête.
    Le grand froid autant y être bien préparé. Vantant alors son bon cœur et sa grande bonté, le Traqueur fit apparaître un portail pour Illusia.


    ~_~_~


    L'estomac noué, la traversée du portail les envoya alors en direction des Contrées des neiges éternelles. L'épaisse neige ornant le sol amortit leur chute. L'Orthros profita d'un second matelas : en effet, elle avait atterrit sur le Lycan sorcier dont elle se dégagea rapidement lâchant quelques excuses. Ils se relevèrent tandis qu'une flopée de neige provenant de cieux capricieux s'abattait furieusement. Le froid quand à lui commençait doucement à mordre chacun de leurs membres et tous balayaient les lieux du regards.
    Autour, des bâtiments ; ce qui ressemblait à des échoppes, auberge et même une sorte de clinique dont les façades présentaient un épais manteaux blancs.

    Un frisson déchira l'échine de la Féline. Un membre du groupe pointa du bout du doigt tremblant : une taverne.
    Apparemment, certains avaient déjà l'idée d'un bon grog bien chaud. À moins que ce soit pour se mettre au point... En espérant que ce ne soit pas pour, à nouveau, opter pour le feu de joie géant pour réchauffer l'ambiance glaciale.

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MessagePosté le: 15/06/2018    Sujet du message: Publicité

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Erwan Silver
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MessagePosté le: 16/06/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

Une nouvelle mission suicide. Le lycan, l’accepta sans même broncher. Il avait beau être dépité, rien n’aurait pu changer l’ordre de l’élite.
Ses nouveaux compagnons de fortune sont des Aréniens, tous deux présents dans le temple de la foudre, dont le soldat, comme si le destin était une grosse farceuse, se retrouver avec un chasseur de loup-garou belliqueux, drapé d’un manteau fait de peau de ses congénères, à la limite du mauvais goût. La jeune femme qui l’accompagne possède un côté bestial. Une sorte d’hybride incongrue entre une félys et un lycan, de ce que ses crocs et ses griffes laissent voir, mais surtout, c’est également une officière traqueuse. La cape qu'elle porte n'est pas celle de son rang, plutôt une sorte de grosse couverture pour affronter le froid. Le balafré n’est jamais parti réclamer la sienne, trouvant ce symbole trop visible, et quelque peu pompeux.
Une fois la tenue adaptée au lieu visité, les quatre élèves traversent le portail, pour se trouver dans la région la plus glaciale de tout le Velm.

Cela fait dix minutes que le groupe se trouve à la table de l’unique taverne du refuge. Le silence et la gêne règnent, seul la cohue des piliers de comptoir brise la lourdeur de la situation.
D’un côté, le lycan, plongé dans ses sombres pensées, tournant à rythme régulier à l’anti-douleur, sous l’œil inquiet de son frère, de l’autre, Irkaal et Lynn, tout deux s’étant présentés avant la première gorgée de graug, se fixent timidement, fuyant le regard de l’autre, comme un couple d’adolescent. Le blizzard s’est levé pendant leur arrivée, impossible de franchir ce mur de vent glacé sans y laisser des doigts, même avec le manteau le plus chaud du monde.


« -Tu es traqueur depuis longtemps ? »

L’un des membres tente de briser le silence, le balafré n’y porte même pas attention, fixant le fond de sa chope vide, le regard dans le vide. Les trois autres membres commencent à essayer de sympathiser, du mieux que la rivalité des écoles puisse le permettre, car après tout, ils vont risquer une nouvelle fois leur vie ensemble, autant pouvoir compter les uns sur les autres pour revenir vivant. Mais tout ça passe au-dessus d’Erwan, qui part remplir de nouveau son récipiant, en titubant. Le mélange anti-douleur/rhum ne fait pas bon ménage, même pour un gaillard d’une centaine de kilos.
Comme la tempête ne semble pas se calmer, les élèves se décident à prendre une chambre pour la nuit, afin d’être au meilleur de leur forme pour le lendemain, et priant que le ciel soit plus clément. Les Aréniens partent de leur côté, tandis que les deux frères prennent une chambre en commun.
Raphaël tente d’interroger le géant sur sa consommation excessive de médicaments, s’inquiétant d’une éventuelle dépendance. Il n’eut comme réponse qu’un rire faux, se voulant rassurant, mais peu convaincant.
La nuit se passe, accompagnée de cauchemars, de sueur et de crise de panique. Ne pouvant supporter ça plus longtemps, et afin d’éviter de réveiller le blondinet, Erwan quitte son lit, gobant un cachet, afin de se servir une chope de bière au frais de la taverne, tout le monde étant endormi.

Le soleil traverse le ciel, ainsi que la fenêtre du taudis servant d’auberge, trouvant son chemin droit dans les yeux d’une épave, que l’on pourrait croire mort vu son manque de réaction, et sa difficulté à se mouvoir. Le lycan a passé la nuit, vautré sur le comptoir, la pinte à la main, noyant ses idées morbides dans l’alcool, à défaut des médocs. La boite commence à toucher à sa fin. Les effets de manque se font sentir malgré le peu de temps qu’il en prend, il compense donc avec son premier ami, l’alcoolisme. Le soldat est le premier debout. Il ne peut s’empêcher de remarquer l’Illusien en mode déchet, avachi sur son tabouret, se roulant dans propre bave. Il s’approche de lui pour vérifier s’il n’est tout de fois pas décédé, un grognement rauque lui montre que non. Il se sert un grand mug de café, toujours au frais de la princesse, le tavernier étant moins matinal que lui. Il en remplit un deuxième, et le fait glisser devant le géant.


« -Va falloir te reprendre, on n’est pas là pour jouer. Bois-moi ça, cul sec. »

D’un geste peu délicat, la grosse paluche du lycan saisit l’anse de la tasse, afin de la faire glisser jusqu’à sa bouche déconfite. Sa tête semble lui peser une tonne, à défaut de le faire terriblement souffrir. Il boit le contenu chaud et réconfortant d’une traite, poussant un léger soupir de soulagement. Il se lève, avec difficulté, de son tabouret pour aller aux toilettes vider les litres de bière engloutis. Pendant ce temps, les deux autres élèves les rejoignent. Il peut les entendre murmurer quelque chose à son sujet, mais le bruit du flot d’urine tombant dans la cuvette en couvre une majeure partie, la migraine s’occupant de brouiller le reste.
Une fois sa besogne accomplie, il s’enfile un nouveau cachet, afin de calmer le tambour qui lui broie le cerveau. Il rejoint les autres, ce qui coupe leur conversation et laisse à nouveau place à un silence gênant. D’un râle animal, Erwan tourne les talons, enfile sa grosse veste en peau d’ours, ainsi que le reste de son équipement d’hiver extrême, puis franchit la porte de la taverne.
Le temps s’est calmé. Il fait toujours aussi froid, mais au moins, les doigts ne risquent pas de tomber au moindre contact hors des gants. Le géant hume l’air frais extérieur, pour purifier ses poumons de l’odeur de moisissure du bâtiment où il a passé la nuit. Il sort de sa poche une copie de la carte du joaillier afin de repérer la route à prendre pour rejoindre la mine, puis, d’un pas décidé, en prend la route, sans même attendre ses acolytes, qui s’empressent de le rejoindre, pestant à son égard.

Une heure que le petit groupe traverse les plaines enneigées, avec comme seul paysage des rochers, des grottes, et un immense lac gelé, dont l’épaisseur de glace dépasse les deux mètres, leur permettant de le traverser sans risque. Les seuls êtres vivants qu’ils ont pu croiser sont des loups blancs, des ours polaires ainsi que des cerfs, semblable à des rennes. Il est difficile de se repérer dans cette immensité blanche, heureusement que le groupe est guidé par trois traqueurs fraîchement promus, on peut se perdre à chaque nuage de brume que l’on croise, les alentours étant vraisemblablement identique.
Erwan mène la troupe en éclaireur, suivi du blondinet, toujours à veiller sur ce dernier, puis de Lynn et pour finir Irkaal fermant la marche. Ce dernier à l’habitude des formations militaires, il lui est donc plus facile de surveiller les arrières, il sait où regarder, quel recoin vérifier.
On ne peut pas dire que le géant soit vraiment utile en tant que guide. Il a encore le cerveau embrumé de sa cuite, il a une marche hasardeuse, dû à ses médicaments, et un sens de l’attention qui laisse à désirer pour un loup-garou.


« -J’ai vu quelque chose bouger par là-bas. On aurait dit une sorte de lézard. »

Irkaal montre une paroi de pierre naturelle, dont les murs sont recouverts de mousse, chose étrange pour un endroit aussi froid que ces contrées. Le balafré, s’avance dans cette direction, et sens une légère montée de température. Une fois l’obstacle franchi à coup de courte échelle, d’ailes et de bond, le groupe se retrouve face à une dizaine de geysers, crachant leur vapeur d’eau chaude à travers l’atmosphère, leur rendant la température plus agréable. La glace qui recouvre le lac géant est beaucoup plus fine par ici, par endroit, il y a même des trous, suffisamment grands pour y tomber, et mourir d’hypothermie.
Le balafré s’y risque, toujours à la recherche de la bestiole que l’Arénien a repéré. Il a entendu parler de créatures vicieuses vivant dans ces plaines, carnivores, et parfaitement adaptées pour la chasse dans ces conditions.
Après plusieurs minutes de recherche, toujours rien. Erwan soupire, fixe le soldat en haussant les épaules, lui indiquant qu’il n’y a rien qui traîne dans le coin, quand soudain, quelque chose entour son cou, puis l’étrangle, avant de le tirer vers une zone du lac fragilisée par la chaleur. D’un geste brusque, il saisit l’objet de sa capture, avant de tirer dessus de toutes ses forces et de le balancer contre l’un des rochers gelés. Le choc est brutal, suffisamment pour faire tomber une stalactite, empalant la créature. Lynn s’en approche, pour y découvrir le fameux lézard, une sorte de truc immonde et visqueux, entièrement blanc, sauf au niveau de son crâne, ses épaules, son torse et ses avants bras, tous violets clairs. Un liquide noir malodorant sort de sa bouche, ce doit être son sang.


« -Bon bah finalement, on l’a trouvé ton lézard. »

Lynn donne un coup de pied dans la dépouille pour s’assurer de sa mort, quand un hurlement se fait retentir. Deux autres de ces reptiles, sortis de nulle part, ont saisi la jambe du soldat, le tirant peu à peu vers l’eau glacée. Raphaël eut à peine le temps de bondir à l’aide de ses ailes pour tirer son compagnon de justesse de la noyade. Erwan posa ses vêtements d’hiver au sol, puis se muta en loup, avant de bondir sur les assaillants, en saisissant un à la gorge, le secouant comme pour lui arracher son équivalent de pomme d’Adam, et de le balancer dans l’eau. Le goût de son sang est juste immonde, un mélange de pourriture et de goudron, lui provoquant un tir au cœur, recrachant tout ce qu’il peut. La jeune femme dégaine deux lames rétractables, et tranche la queue d’un lézard, voulant également la tirer vers le lac. Elle est agile, et semble avoir un caractère bien trempé vu le visage brutal qu’elle brandit quand elle se bat.

Impossible de savoir combien il y en a. Ils sortent de partout, usant de la brume des geyser et de l’étendue de la plaine pour se fondre dans le décor, et attaquer par surprise le petit groupe, toujours dans le même but. Le balafré a l’impression que peu importe les dégâts qui leur sont causés, ils reviennent sans cesse, comme s’ils étaient immortels. Pourtant, il remarque les marques laissées par les attaques des élèves, ils ont la peau dure, les crocs et les lames ne frappent pas assez profondément.
Il se saisit de l’un d’eux par la queue, puis commence à le marteler de gauche à droite, comme une viande que l’on cherche à détendre, cependant, il ne remarque pas que les impacts du corps du lézard sur les zones frêles de glace se mettre à la fissurer, provoquant un craquement général sur la partie du lac où les élèves se trouvent. L’une des fissures alla se glisser sous les bottes du soldat, en pleine estocade avec un reptile, et dans un grand PLOUF, elle se brise et le fait plonger dans l’eau glaciale. Lynn voit son compagnon tomber, et se met à crier de panique. Elle hurle au lycan de cesser son matraquage, au risque que tout le monde se retrouve congeler, puis plonge en glissant sur la banquise au secours du soldat, mais il semble être trop tard, le courant l’a déplacé sous une couche de glace, trop épaisse pour être brisée à main nue. Erwan finit son œuvre avec le lézard, l’empalant sur une stalagmite, et se met aussitôt à frapper de toutes ses forces sur la paroi qui le sépare de l’Arénien, aidé par Lynn et de ses lames, tandis que Raph retient les monstres.
C’est trop long, trop épais, le balafré voit le visage d’Irkaal devenir bleu, il va bientôt perdre son souffle, voir choper une hypothermie et couler au fond du lac tel un pavé. L’Illusien donne tout, ses phalanges sont en sang, il est en sueur alors qu’il fait moins vingt degrés, mais la situation semble critique.

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Irkaal Blackstone
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MessagePosté le: 18/06/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

La glace se rompt, Irkaal glisse et se retrouve sous la frontière gelée, qui se remet immédiatement à sa place comme la dernière pièce manquante d’un puzzle, coupant le guerrier du monde terrestre. Il tape sur la couche gelée qui entame déjà le processus de cristallisation. Ses mouvements sont ralentis par la force de l’eau et ses coups sont inutiles, il perd son temps et gaspille son énergie. Soudain il comprend. Le souffle coupé, la cage thoracique compressée, l’eau glaciale agit comme des milliers de couteau lui transperçant la chaire. Blackstone perçoit des fourmillements a ses extrémités, son corps s’engourdit lentement. Le courant sous-marin l’emporte avec vigueur, son corps affaiblit heurte la glace avec force, le laissant dans un état second. Une plaie à l’arrière du crane laisse un nuage de sang derrière elle, espérons qu’elle n’attire pas de prédateur marin. Le flux sous-marin le déplace vers une zone où la calotte est plus épaisse. Là, il perçoit une onde de choc, sous l’eau le son est amplifier et se déplace plus vite.

Une ombre glisse vers lui, d’un mouvement frénétique de gauche à droite pour retirer la neige et tenter de voir sous la grosse plaque givrée. Il croit reconnaitre Lynn. Il pose une main faible presque anesthésiée contre la muraille polaire, comme s’il aurait voulu effleurer une dernière fois ce visage d’ange. Petit à petit ses lèvres deviennent bleues à leurs tours, et quelques bulles d’air s’en échappent, elles remontent vers la surface comme de petites méduses oscillant aux grès des courants. Sa lourde cape de fourrure à présent gorgée d’eau et sa cotte de maille sont désormais trop lourdes pour ses muscles engourdis, celles-ci le tirent peu à peu vers le monde des abysses. Les yeux fixés vers l’ombre de l’Orthros, il distingue dans le dos de celle-ci une ombre plus massive, soudain des bruits sourds. Le Lycan martèle avec force l’épaisse couche de glace, les sons amplifiés lui parviennent comme une charge de guerre, la collision des poings lui sont semblable aux sabots des chevaux frappant un sol meuble.

Progressivement vu du dessous un voile sombre recouvre la glace, du dessus le sang recouvre la glace et gèle presque aussitôt. Les éclats de glace agissent comme des bouts de verres tranchant les phalanges du loup à chaque impact. La vison d’Irkaal se trouble, un rideau sombre recouvre ses yeux le plongeant dans le noir complet, suivit par son ouïe qui se déforme graduellement, les sons lui paraissent plus longs, les coups énergiques d’Erwan semblent au ralenti, puis de plus en plus grave jusqu’à devenir un bourdonnement, puis le néant. Dorénavant, le seul son qu’il discerne est celui de son cœur. Le BOUM BOUM énergique mute en un battement lent presque imperceptible. Ces dernières pulsations transportent le peu d’oxygène qui lui reste vers son cerveau seul « muscle » encore actif.

Sous ses fines paupières ses yeux jonglaient du vert au bleu. Il était trop tard, même les meilleurs des nageurs n'auraient pu survire à cette eau meurtrière. Il se savait perdu et gaspiller les infimes énergies qui lui subsistées pour monter à la surface aurait été inutile. La glace était trop épaisse et sa force n’était pas suffisante. Même les poings du Lycan n’était pas parvenu à percer totalement la glace. D’ailleurs pourquoi Erwan l’aidait-il ? pourquoi se mutilait-il afin de le sauver, lui qui avait surement tué des milliers de ses confrères ? Serait-ce le café offert ce matin ? Cet acte généreux presque instinctif comme il l’aurait fait avec n’importe lequel de ses hommes en oubliant soudainement que cette race canine avait lâchement tuer sa mère ?

Brusquement, les martèlements du muscle palpitant lui semblent s’arrêter, son corps est pris de spasme, sa poitrine l’oppresse, il ouvre la bouche voulant hurler mais la seule chose qui en sort sont ses dernières bulles d’air.

A présent, son corps dérive. Perdu dans un océan de ténèbres, une voix l’appelle, sa voix intérieure l’appelle, cette voix qu’il a renié toute sa vie, celle à qui il a tourné le dos pour cesser de subir des moqueries à son encontre. Le démon qu’il n'a de cesse tenté de tuer en son fort intérieur était toujours là. Le démon joue avec le capitaine, il lui propose un marché. Torturé par sa mort imminente, Irkaal n’a pas d’autre choix, il accepte. Il laisse son esprit prendre les commandes, esprit qui malheureusement grandissant cacher au plus profond de l’âme de Blackstone, n’avait fait qu’emmagasiner ses émotions les plus négatives, les plus sombres et les plus néfastes.

Les maillons de sa cotte de maille se tendirent, quelque chose voulait en sortir. Cela formait dans son dos deux excroissances mouvantes, sous la pression les mailles cédèrent libérant dans un déchirement de chairs une paire d’ailes draconiques à taille réduite, seulement deux mètres d’une aile à l’autre. Les yeux du guerrier s’ouvrent, et ses globes oculaires se change en deux obsidiennes, deux onyx bien ronds. D’infimes ramifications noirâtres marquent son visage comme les veinures du marbre. Son artère carotide se gonfle, ses veines frontales grossissent et le sang bat à nouveau avec force. L’énergie maléfique prend le dessus et un sourire malsain se dessine au coin de ses lèvres.

Ses ailes entament de faibles battements faisant danser les quelques lambeaux de chair encore accrochés et fait voyager sous forme d’arabesque les nuages de sang sortant de son dos. A chacun des battements d’ailes la glace se rapproche, il prend de la vitesse et juste avant de heurter avec force la frontière des deux mondes où le Lycan s’acharnait toujours avec rage, il retracte ses ailes pour réduire le point d’impact.
Irkaal traversa la glace avec fracas, projetant Erwan et Lynn à quelques mètres. Le balafré tombât sur une petite stalagmite, celui-ci lui transperça le flanc, il n’échappa aucun cri de douleur, probablement les anti-douleurs qui faisait enfin effet. Ce n’était pas une plaie mortelle mais à coup sûr, une nouvelle cicatrice. Lynn quant à elle glissa sur la glace comme un pingouin ou bien une otarie.
Le démon déplia ses ailes afin d’atterrir en douceur projetant par la même occasions une petite pluie sanguinolente.

Lynael se redressa paniquée, elle l’avait cru mort !

La vision de ces ailes de dragon recouverte d’écailles brunes dont la surface membraneuse était perforée la laissa interdite. Soudain, elle perçu le regard d’Irkaal, celui-ci était diffèrent, il était noir, noir dans tous les sens du terme. Guidé par un instinct malsain et incontrôlable, il marche d’un pas décidé vers la féline. Sa main se leve comme pour la glisser derrière la nuque de l’Orthros, mais elle arrête sa course au niveau de sa gorge, qu’il l’empoigne avec force. Il sent dans le bout de ses doigts bien campés sur la gorge de Lynn le sang battre. Il ressert son étreinte formant ainsi un barrage à l’hémoglobine. La femme se débat, elle le frappe, mais il reste insensible. Ses coups deviennent de plus en plus faibles, comme dénué de volonté.
Soudain un choc, l’étreinte se retire brusquement, le sang revient au cerveau, d’abords la surprise, puis l’incompréhension et enfin la peur. Lynn tremble, ses membres se tendent, elle reste au sol en boule, terrorisée.

Glissant sur la glace le démon cherche du regard ce qui a pu causer le choc. Le blondinet se redresse et se penche vers la féline pour voir si elle va bien. Irkaal frustré et honteux de s’être fait surprendre de la sorte, sent en lui frémir la rage. Les geysers rentrent en éruption en rythme régulier comme s’ils avaient un ordre précis, comme notés sur une partition jouée par mère nature elle-même. Il fallut environ trente secondes au démon pour enregistrer et assimiler la mesure. Face à l’état de panique critique de l’Orthros et l’incapacité actuel du blondinet, celui-ci resigné se redressa une lueur brillait dans ses yeux, la colère. Le sorcier s’élança pour tenter encore une fois un plaquage, pensant probablement que le choc sur la glace aurait pu le raisonner. Sachant ses ailes incapables de porter son poids dû à leur envergures trop faible le démon les gonfla à l’aide de l’air chaud craché par les volcans de vapeur tel le principe ingénieux d’une montgolfière. Blackstone esquiva de justesse la confrontation, jonglant de geysers en geysers, appliquant avec rythme les notes enregistrées plus tôt.

****


Assis dans une pièce immatérielle, Irkaal hurlait, il se débattait. Simple spectateur de ses propres actions. Le capitaine enrageait, la détresse imminente de sa mort l’avait poussé à faire le pire choix de toute sa vie. Il aurait préféré mourir que de faire du mal à Lynn. Dans ses pensées, cherchant une solution pour reprendre le dessus face à son coté maléfique. Malheureusement au lieu d'une solution il revivait contre sa volonté la scène où son enveloppe charnelle tentait d’étrangler la féline. Il hurla de rage intérieurement avec la forte conviction de reprendre les rênes de son corps et de ses actions.

****


Comme déstabilisé intérieurement, le démon rate un conduit de vapeur et se laisse planer vers le sol. Soudain une gueule acérée l’attrape au vol. Il s’écrase violement sur le sol gelé, lorsqu’il se redresse, il est face à un loup enragé blessé au flanc et dans son dos une ombre se dévoile, une ombre maléfique.

Un autre démon…


_________________
Irkaal

L’amour, la haine, la douleur, le plaisir, la mort, la vie… Tout est là ! Pour l’humain comme pour le démon.


Dernière édition par Irkaal Blackstone le 19/06/2018; édité 2 fois
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Raphaël
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MessagePosté le: 19/06/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

La situation critique empire avec le guerrier pris d'une rage folle. Lynn semble incapable de retrouver son calme tandis que Jargo fait face à un Irkaal fou à lier. Heureusement, mon frère n'a aucun mal à le mettre à terre. Cependant cela paraît loin de lui faire retrouver ses esprits.

J'observe autour de moi ; apparemment il ne reste plus de reptiles nordiques vivant. J'en conclus que l'arenienne ne court aucun danger si je la laisse seul afin d'aller main forte au lycan. Je la quitte néanmoins soucieux et me dirige vers le duo, mais je me fige aussitôt à la vue des ailes de l'ex-capitaine.

*Non … C'est impossible … Je n'arrive pas à y croire … lui aussi … son fils. *


La forme des membres dorsaux me donne un frison qui parcoure l'entièreté de mon corps. Je me tiens là, immobile, au milieu des geysers, à cause du choc que me procurent les ailes de dragon du barbu, des ailes que j'aurais espéré ne jamais revoir, des ailes symbolisant une partie de mon passé que je cherche désespérément à oublier, des ailes semblables à l'une des miennes et à celle d'un père démoniaque.

* J'ai beau avoir tuer ce salaud, son fantôme me hantera toujours ! Mais qu'ai-je fait pour mériter un tel malédiction ?! *


Encore une fois, mes origines venaient de me rattraper en la personne d'Irkaal. La colère, la rage, la haine ainsi qu'une myriade de sentiments négatifs m'envahisse. Pour la première fois depuis fort longtemps, les traits de mon visage se déforment laissant place à une expression traduisant toute mon aversion envers ce fils de raclure. Je croise le regard inquiet de Jargo. J'y aperçois même de la peur mêlé à de la surprise. En effet, le demi-loup n'avait jamais eu l'occasion de me voir dans cet état.

* Sa vue simple me rend malade. Je ne pourrais pas supporter plus longtemps sa présence en connaissant sa véritable nature. Je … Je dois … Je vais … Je vais le tuer !!!*


***


Sans crier gare, le Belzeroth laissa libre cour à ses pulsions meurtrières. Sous les yeux médusés de Lynn, qui commençait doucement, mais sûrement, à récupérer de son traumatisme, et d'Erwan, Raphaël perdit son self-control.

Ses cheveux d'un blond dorée s'assombrirent progressivement, en partant de leur racine, jusqu'à atteindre la couleur noir de jais dont ses yeux furent aussi envahis donnant comme ultime résultat des prunelles entièrement noire. Sa peau, quant à elle, prit une teinte rougeoyante au fur et à mesure que ses ongles s'allongeaient, durcissaient et s'aiguisaient.

L'habituel cortex cérébral du demi-ange, qui traitait une impressionnante quantité d'information à la minute, n'exprima plus qu'une seule idée tuer, étriper, éviscérer la proie qui s'était relevait, dos à lui, face au lycan qui n'avait toujours pas bouger d'un poil depuis tout à l'heure.

Irkaal, encore sous l'emprise de sa folie, profita de l'ouverture qui s'offrait à lui par asséner un violent coup dans la blessure du balafré tandis que Raphaël bondit sur l'arenien dans le but de lui ouvrir la jugulaire d'un coup de griffe bien placé. Le soldat, guidé par son instinct, se retourna vers son assaillant juste à temps pour esquiver le coup fatal de Raphaël. Les doigts du Belzeroth, après un bref effleurement de la joue de l'arenien, qui la décora d'une plaie sanguinolente, atterrirent dans la neige, soulevant un peu de poudreuse au passage.

Le barbu fou répliqua d'un coup de pied en pleine mâchoire projetant le demi-ange-démon au sol avant de s'agenouiller sur sa poitrine puis de placer les mains autour du cou de ce-dernier et de resserrer son étreinte.

En réponse, le Belzeroth planta ses longs ongles affûtes dans les poignets de son adversaire ce qui lui arracha un cri de douleur tout en lui faisant faiblir la pression qu'il exerçait sur le cou du démon à la peau rouge. En même temps qu'il continuait d'enfoncer ses griffes dans la chair de l'ex-capitaine, Raphaël usa de toute sa force pour se défaire l'étreinte de son ennemi qu'il gratifia d'un coup de tête en pleine poitrine afin de lui couper le souffle tout en le projeta en arrière, cette fois inconscient.

Rapidement, le démon au cheveux noir de jais se redressa puis se prépara à enfoncer ses ongles dans le cœur de l'arenien, mais il fut stopper in extremis par son frère qui le retint en la ceinturant.

« - Bordel Raphy ! Reprends-toi ! Cria Erwan ;

- Lâche-moi, le clebs ! Laisse-moi crever cette enflure !
Rétorqua Raphaël »

La rage ne cessait d'augmenter au fur et mesure que le Belzeroth se débattait. Il n'avait qu'un seul objectif et bouillonnait intérieurement ; aussi bien au sens propre qu'au sens figuré. Le contre-coup de sa transformation, sa fureur et son combat accélérer drastiquement la montée de sa chaleur corporelle. Toutefois le lycan résistait du mieux qu'il pouvait malgré les multiples brûlures que les corps du demi-démon démon lui infligeait. Raphaël, quant à lui, continuait de hurler, de vociférer, d'insulter les membres du groupe et de frapper Erwan.

Au loin, l'écho des cris d'un nouveau groupe de reptile nordique parvenait aux oreilles du lycan ainsi que l'orthros. Si le démon ne retrouver pas son calme rapidement et que groupe ne reprenait pas la route au plus vite, leur survie dans les étendues gelées risquait fort de s'amoindrir davantage.

Lynn prit alors la décision qui lui paraissait la meilleur pour gérer cette situation. Elle se rapprocha avec prudence de leur coéquipier en furie puis, de toute ses forces, asséna un violant coup sur le crâne du Belzeroth qui sombra, en conséquence dans l'inconscience.

Le groupe, bien qu'étant dans un salle état, put enfin reprendre la route.

***


Je repris connaissance. Quelqu'un me portait. Bizarrement, il ne s'agissait pas de mon frère, mais de Lynael.

* Qu'est-ce qui s'est passé ?*

Inquiet, je me mis à chercher le lycan du regard et fut soulager quand mes yeux se posèrent sur lui portant Irkaal, recouvert de la fourrure de mon frère. Brusquement, l'arenienne se stoppa puis me jeta au sol. Le neige amortit ma chute.

« - Maintenant que tu es réveillé, tu marches ! Et ne t'avises plus de nous refaire un coup comme ça !  Me dit la guerrière sur un ton proche de l'agression verbale. »

* Qu'ai-je pu faire pour recevoir autant de froideur de sa part ? *

J'adressai alors un regard à Jargo, mais celui-ci préféra détourner les yeux au même moment. Sur le coup, je restai choqué.

* Sérieusement, c'est quoi ce bazar ?*

Je réfléchis tout en marchant puis me souvins d'Irkaal, de ses ailes, de sa folie … et de la mienne. Nous nous étions battus, ils se sont interposés et Jargo a été victime de mots dépassant ma pensée à son encontre.

* Bon sang ! Fichue transformation ! Raclure d'Alastor ! Je te hais ! Enfin, je dis ça, mais je suis aussi le responsable de mes actes. Je dois me racheter auprès du groupe et surtout trouver un moyen de contrôler cette forme avant qu'elle cause notre perte durant cette mission ou une prochaine … Si on s'en sort vivant évidemment.
Quant à Irkaal, je ferais mieux de l'éviter à l'avenir. *


Nous continuâmes la route sans trop d'encombre. L'ex-capitaine finit à son tour par revenir à lui et reçut de manière cocasse, le même traitement que Lynael m'avait offert.

Comme convenu, je pris soin, désormais de rester éloigné et d'éviter tout contact quel qu'il soit avec celui qui semblait être mon … demi-frère du côté de mon père biologique. Bien sûre cette attitude ne passa pas inaperçu devant les membres du groupe, mais tous passèrent outre celle-ci, car elle ne nuisait en rien à la progression de notre équipe.

Je remarquai au bout d'un certain temps la présence sur la neige de traces. Pas des empreintes de pas, ni de monstres, mais plutôt celles de véhicules.

* A en juger par leur forme, il doit y avoir un camion et une moto neige, voir deux. La direction prise paraît être soit celle du refuge, soit celle de la caverne vers laquelle nous nous dirigions. Visiblement, nous n'allions pas nous retrouver seul dans la grotte.*


Je prévins tout le monde de ma découverte et les incitai à se tenir sur leur garde.

A proximité de notre point d'arrivé, nous aperçûmes un groupe d'hommes armés installés autour d'un feu de camp, devant la caverne, chantant à tue-tête des lyrique bien connues des enfants du velm, parlant de nain rentrant d'une journée de travaille harassante puis enchaînant sur des paroles, que même les adultes connaissent puisque trop chanter par les plus jeunes bambins à longueur de journée, parlant d'une princesse enfin libérée et délivrée de ses secrets et de la pression dû à son rang social. Ils semblaient monter la garde.

* Il est donc logique de supposer qu'ils sont plusieurs, les autres doivent être dans la grotte, mais pour quel motif ? … Libéréééée, Délivréééée … Ah bon sang ! J'ai cette chanson dans la tête à cause d'eux !*

Jargo me fit remarquer leurs insignes qui révélaient leur appartenance à un groupe bien connu de braconniers sévissant dans le Velm. A côtés des gardes. Lynael vit des caisses contenant de la dynamite.

« - Nous allons devoir être prudent ; Murmurai-je ; Ces hommes semblent nombreux et dangereux. Je vous propose la stratégie suivante : Lynael, vous irez tenter d'attirer l'attention des gardes sur vous ; je vous conseille de vous transformer pour cela, étant donné le caractère de ce gang, nul doute qu'ils essayeront de vous attraper. Jargo et Irkaal, votre but sera de neutraliser les gardes que Lynael aura attiré dès que possible. Quant à moi, je me charge du camion d'explosif, son contenu pourrait nous être utile et, de plus cela fera un danger de moins entre les moins de ces braconniers. Bien si vous n'avez d'objection, allons-y. »

_________________
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Lynn
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MessagePosté le: 20/06/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

    L'Orthros arqua un sourcil, vissant un regard désabusé sur Raphaël. Était-ce le mélange du vouvoiement avec son prénom dans son entièreté qui causait cet effet ou bien le plan la proposant en appât ? Heureusement qu'il avait précisé de se « transformer » pour cela, sinon elle aurait bel et bien cru que celui-ci voulait utiliser la carte de Demoiselle en détresse pour gonfler les égo sous-testostérones des mâles dans les environs. (Les membres de son groupe étaient inclus dans la description précédente, pour l'occasion.)

    Retenant un feulement consterné, la Féline commença à retirer sa cape, ses armes, puis ses chaussures, tandis que le Sorcier aux cheveux dorés s'adonnait à son monologue sous les approbations certaines des membres du groupe. Le trio masculin continuait leur observation mais se retournèrent incrédules lorsque la Guerrière commença à pester sous le froid. Le haut venant de tomber, elle s'attaqua au bas lorsque l'Arénien s'avança vers elle. Il ramassa la cape qui gisait dans la neige puis l'utilisa, l'étendant alors. Les yeux violacés se détournèrent vivement quand l'Orthros tenta de les capter. Elle s'attendait à ce qu'il dise quelque chose ; des excuses, un mot, une onomatopée... Rien.
    Rien.
    Juste la gêne visible sur son visage.
    Elle inspira profondément se retenant de grincer des dents pour exprimer son agacement. Elle tenta de réunir ses affaires dans son sac mais le froid mordant ses membres devenait insoutenable.


    Soupir.

    Sa patte apposa une fraîche empreinte dans le sol duveteux et blanc. Remuant le bout de son nez, ses vibrisses suivirent le mouvement.
    La panthère des neiges se saisit d'un objet dans sa gueule, tandis que sa cape s'abaissait. Les yeux métalliques de la Féline jaugèrent alors le trio masculin. La fatigue était visible sur leur trait et ils présentaient tous de fraîches écorchures et balafres. Il y avait également cette effluve légère de sang.

    Dans une flopée translucide, une seconde panthère fit son apparition. Lâchant alors son amulette sur le reste de ses affaires, Lynn, fixa alors Irkaal comme si elle attendait quelque chose. Elle mit un léger coup de patte à son sac tandis qu'elle continuait de dévisager, peut-être d'une manière un peu trop intense l'hybride Démon. Avait-il compris le message ?
    Sans attendre une quelconque réaction de sa part, elle s'avança alors vers lui, se frottant contre ses jambes, manquant au passage de le faire tomber sous la surprise. À cela, elle souffla fortement, sa babine se retroussant légèrement sous l'amusement.
    Ses yeux balayèrent alors Raphaël et Erwan qui se tenaient toujours proche de l'entrée. Les deux félins s’engouffrèrent alors dans la grotte, gratifiant au passage les deux Sorciers de quelques coups de fouet . (J'entends par là, la queue des deux gros chats lorsqu'ils passent à côté ;))

    La panthère de l'amulette ouvrit le chemin, suivit par Lynn, qui commençait enfin à reprendre ses marques sous cette forme. L'épais pelage grisonnants et ses coussinets la protégeaient plus efficacement du froid que ses vêtements.
    Les parois de la caverne étaient glacées. Les plafonds présentaient parfois de beaux stalactites. La neige qui s'était engouffrée à l'entrée commençait à révéler un sol rocailleux mais souvent verglacé. Elle sentait ses coussinets glisser momentanément. Suffisamment enfoncés dans la caverne, le vent s'étouffait peu à peu. Parfois, quelques chants restaient perceptibles mais ils s'étouffaient rapidement dans les frêles interstices rocheuses.
    Les deux félins s'approchèrent nonchalamment du campement mais restèrent à bonne distance. Rapidement remarqués, le petit groupement se stoppèrent dans leur récital infernal. Plus de chanson à propos de « Prince » qui viendra pour « ranimer l'amour » et autres niaiseries manquant de faire régurgiter la Féline. Elle feula légèrement tandis qu'ils s'entre-observèrent.


    « Hey les mecs... ça se vend bien la fourrure de panthère des neiges, nan ? Tous acquiescèrent, commençant à bouger sensiblement pour attraper leurs armes à feu ou arbalètes.
    - Ouais... Petits, petits petits... »

    Appâtés par la possibilité d'obtenir de belles fourrures, les malfrats se levèrent sans faire de geste brusque. Les deux grands chatons commencèrent à trottiner doucement en direction de sinueux couloirs. Souvent, Lynn tournait la tête pour s'assurer qu'ils ne les mettaient pas en joue et que tous les suivaient...
    Jusqu'à ce que...


    Hurlement.

    Proche de l'entrée par laquelle elle était arrivée, il lui sembla apercevoir une tête blonde plaquant fortement sa main sur son visage mais son attention se porta rapidement sur autre chose. Une épaisse masse velue et argenté commençait à fendre la distance, s'élançant en direction des deux panthères et du groupe de brigand.
    Un loup, ou plutôt, un Lycan.
    Était-ce le fait d'avoir vu deux chats qui a réveillé les instincts canins -ou prédateurs- du grand Balafré? Les babines retroussées par l'exaspération mais également par l'arrivée de pensées un peu sombres, elle lâcha un feulement.
    Mauvais timing.
    Surprise et une panique croissante la gagnant, l'Orthros détourna sa tête de l'entrée de la caverne. Elle regretta n'avoir rien dit à propos des Lycans.
    La distance se réduisit drastiquement, forçant tous les participants à des réactions inattendues. Voyant le Lycan charger à pleine vitesse, Lynn commença à détaler sans demander son reste. Elle revoyait son père lui courir après pour lui planter ongles et crocs dans le dos. Des braconniers moins téméraires optèrent également pour l'option fuite, se séparant alors dans les cavités sinueuses dessinées par le temps. D'autres commencèrent à tirer en toute direction, créant ainsi un bordel général dont la musique ambiante était rythmée par des coups de feu ricochant sur les parois rocailleuses ou jurons et cris terrorisés.

    Un son de cloche résonna dans les environs ce qui vrilla les tympans de l'Orthros. Il s'agissait probablement d'un moyen d'alerter les autres membres de cette brigades clandestines de l'arrivée de monstres ou d'invités indésirables. Ils devaient certainement y avoir plus de ces hommes dans les profondeurs de cette caverne. L'apparition issue de l'amulette avait choisi un différent embranchement pour mieux leurrer les attaquant, ou fuyards.
    Dans sa course, ou plutôt sa fuite, Lynn bondit sur un braconnier attrapant dans sa gueule le bras de celui-ci. Crocs plantés, elle le força à lâcher son arme tandis qu'elle commençait à le traîner sur quelques mètres. Elle le gratifia d'un lourd coup de griffes.

    Ses pattes velues détalèrent, laissant les décors ambiants se transformer légèrement. Plus elle s'enfonçait, plus la luminosité se réduisait. Les torches et autres lampes hasardeusement posées donnaient néanmoins un éclairage nécessaire.
    La Féline entendait toujours les échos lointains de bruits de pas, de lutte, de fuite. Peut-être devait-elle à présent retourner sur ses pas ? Après tout, le plan de Raphaël s'était révélé être un beau fiasco, une alerte avait été donnée et d'autres braconniers étaient certainement en train de remonter en leur direction pour comprendre ce qu'il se tramait...

    Lynael décida cependant de ne pas rebrousser chemin, son intérêt piqué par ce tunnel tortueux. Le sol glacé commençait à dessiner des sortes de rail. Sur les parois rocheuses, elle apercevait, de temps à autre, d'étranges glyphes peinturlurées. Intriguée, ses coussinets suivaient les lignes dessinées au sol et son regard assimilait les nombreuses informations. Au bout de nombreux mètres, de petits chariots apparurent dans son champ de vision. S'appuyant sur l'un deux, l'Orthros se dressa sur ses pattes, observant alors le contenu. Certains ne recelaient pas grand chose : des petites bricoles. D'autres, eux contenaient de l'équipement, des piolets et piquets. Et dans le premier de la file, de la poussière, des gravas.
    Des faisceaux lumineux s'agitèrent un peu plus loin sur les rails. Deux personnes discutaient, armées. D'autres braconniers, certainement. Pour étudier ses arrivistes, la Panthère se recroquevilla sur sa position. Lâchant un souffle mécontent, elle les jaugeaient. Situés en contre-bas, ils remontaient lentement la pente. Son regard se porta alors sur l'amas de gravas...

    Aidé d'un coup de patte, le chariot commença à dévaler la pente. Pris de surprise, un des deux braconnier fût heurté de plein fouet dans un son peu descriptible. L'autre s'était jeté sur le côté, terminant sa course dans un contre-bas si sombre que la Féline était dans l'impossibilité de voir où cela menait. Elle entendit néanmoins un plouf, ou un splash.
    Avait-il fini sa course dans une eau glacée ou bien étalé en petite crêpe ? Quoi qu'il en soit, aucun son supplémentaire vint perturber ses sens.

    Au loin, un brasero dansait devant l'entrée d'un autre couloir, une pièce ? Les sillages tracés par les rails pouvaient probablement être un bon moyen de se repérer dans ces couloirs labyrinthiques.
    Portée par sa curiosité, la Féline pénétra dans la pièce éclairée par de nombreuses torches. Des glyphes, runes et autres étranges gravures ornementaient les murs tandis que certains pans présentaient des écritures indéchiffrables. Si ce n'est le milieu de salle avec une sorte d'autel, il n'y avait pas d'autre point d'entrée ou de sortie que l'issue par laquelle elle était arrivée. Certainement une pièce pour effectuer des rites sacrificiels. Ressortant, un couloir descendant se présentait non loin d'elle. Ils devaient continuer à descendre, à s'enfoncer dans les méandres sinueux et labyrinthiques de cette caverne. Le Joaillier avait bien précisé que le matériau en question était quasiment trouvable que dans les sombres profondeurs de ces lieux.

    Assise, l'Orthros fixait les lointaines flammes du brasier tandis qu'elle réfléchissait, sa queue battant une mesure inaudible. Et si ses partenaires d'infortune avaient tenté de la suivre ? Et s'ils s'étaient trompés de panthère ? Dans la confusion générale, les deux Traqueurs auraient pu pisté le mauvais félin. De plus, le grand Balafré ne semblait pas être au meilleur de sa forme. Et Irkaal ? Eh bien la Guerrière espérait juste que le bougre ne perde pas ses affaires afin de ne pas rallonger la liste des raisons pourquoi elle devrait le détester. À moins qu'ils aient trouvé quelque chose de plus intéressant de leur côté ? Qu'ils aient trouvé un autre moyen pour descendre ? Ou qu'ils soient toujours occupés avec les braconniers ? Elle aurait pu s'arrêter dans sa fuite mais voir un Lycan débarqué à toute allure... Peur de se voir transformer -encore- en victime collatérale, la Guerrière avait préféré continué son petit bonhomme de chemin.

    Bien sûr, il y avait toujours la possibilité que Raphaël et Irkaal aient tenté de profiter de cette mêlée générale pour tenter d'écharper l'autre... mais cette supposition lui paraissait quelque peu ridicule. Du moins, elle l'espérait.
    Ses idées noires continuaient à cracher une série d'hypothèse plausible mais sombre... Qui sait, peut-être que les deux Illusiens avaient décidé de l'envoyer en appât pour qu'ils puissent enfin finir ce qu'ils avaient commencé à la Capitale, dans une taverne en flamme. Une inquiétude latente la gagna.
    Feulant, l'Orthros s'étira avant de finir par se décider : rebrousser chemin, trouver ses partenaires. Un soupir déchira ses babines et ses vibrisses remuèrent.

    Se fiant aux légères effluves et légers échos, la panthère remontait le chemin. Bien sûr, la caverne regorgeait de nombreux sillages la faisant douter sur sa direction...
    Néanmoins quelques cris et coups de feu non loin de sa position la forcèrent à accélérer le pas.

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Erwan Silver
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MessagePosté le: 22/06/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

Pas de temps à perdre à élaborer des plans tactiques, ce ne sont que des hommes, pas besoin de deux chats pour en venir à bout, mes griffes feront le taf. Je n’entends pas les hurlements de mon frère à mon encontre, ni les injures portées par le soldat, je n’aperçois que la main de Raphaël frappant son front, assez fort pour que je le perçoive dans ma charge. Lynn prend la fuite, comme si elle avait peur que je lui rentre dedans, drôle de fille.
Bref, ils ne sont qu’une dizaine, je n’en ai pas pour longtemps à les bousiller. Je chope le premier et le balance contre un mur, puis arrache le ventre d’un second. Ils ne peuvent pas s’empêcher de brailler de douleur, comme s’ils ne méritaient pas leur châtiment. Ils aiment chasser les animaux sans défense, je vais leur montrer ce qu’est un vrai chasseur.
Il y en a un qui pointe son arme sur moi, une roulade me suffit pour l’atteindre, et la lui enfoncer dans le nez, ça craque comme du papier bulle, j’aime ce son. J’entends mes confrères donner la charge, c’est pas trop tôt, j’ai presque fini le taf. Je continue mon œuvre, mais j’en rate un, il se glisse au moment où je veux l’attraper, puis actionne une cloche. Je lui arrache le bras, et tente de la stopper, mais rien à faire, le mécanisme ne dispose d’aucune faille, c’est conçu pour résister aux grosses bestioles, que peuvent-ils bien chasser en ces terres si lointaines. Je m’attends à une charge de renfort, vu le son que produit l’alarme, ils doivent être très nombreux, et assez loin pour me laisser le temps de trouver le moyen de ne pas finir avec le cuir troué. Deux hommes remontent de la mine, accompagné d’un gros chat, qui les prend comme cible, et les transforme en pâté.
Étrange, toujours personne. J’entends bien au loin des bruits de motoneige, mais un autre son me dérange. Je fais signe à mon équipe de se taire, je perçois alors un craquement, en provenance de la glace présente devant l’entrée de la cave. Une épaisse brume m’empêche de voir de quoi il s’agit. Les moteurs se rapprochent, il y en a au moins dix, à raison de quatre par moto, ça fait une quarantaine de gars, sûrement armés jusqu’aux dents. Je cherche le moyen de stopper leur attaque. Le camion chargé de dynamite est bâché, il y a suffisamment d’explosif pour tout faire péter et empêcher les braconniers de pénétrer dans la grotte. Une fois à l’intérieur, on trouvera bien une sortie de secours. Je demande à Irkaal d’aller me chercher une torche, dont il est le plus proche, et fais par de mon plan aux autres. Il y a des chariots à l’intérieur de la mine d’après la traqueuse, on va donc sauter dedans, et prier les gardiens de ne pas finir broyé, ou de finir dans un ravin.
Un craquement violent se fait entendre, le sol de glace se fissure. Une tête violacée en sort, suivi d’une autre, puis d’une autre. Ces saloperies de lézards nous ont retrouvés. Je vois les motos arriver, mais elles ne sont pas venu seules, une horde de ces créatures les poursuivent, avec à leur tête, un bien différent. Il est plus grand, et au lieu d’un blanc immaculé, il prône un jaune doré sur tout le corps, difficile de le rater celui-là. C’est le chef de meute, suivi d’une centaine de bestioles, c’est la merde.
Certains des braconniers sautent de leurs engins pour atteindre les mines pour s’y cacher, ils ne portent même pas attention à nous, ils courent en hurlant, certains pleurent, voir appellent leur mère à l’aide. C’est dingue comment les plus grosses ordures peuvent être les plus lâches.
Je prends la torche que me tend le soldat, et les somme, lui et la panthère, de sauter dans le chariot. Je cherche Raph, et le trouve planté devant l’armée de monstre, se tenant le menton, l’air perplexe, puis sortant un livre de son sac, en le feuilletant rapidement.


Erwan : « -Qu’est ce que tu fous Raphy, on y va, je vais tout faire péter ! »

Raphaël : « -C’est bizarre, dans mon encyclopédie des monstres, ils parlent de hordes de trois maximums pour ces créatures, ils sont beaucoup plus à nous charger, il doit y avoir une erreur. »

Erwan : « -Et bah celui qui a écrit ça s’est gouré, mais c’est pas une raison pour rester planté là ! »

Je ne sais pas ce qui lui prend de faire ça, il y a des jours où il me surprend à faire des choses totalement illogique, mais qui suis-je pour juger, ça reste mon frère. Je le saisis à la taille afin de le sortir de sa stupeur, et pendant qu’il continue de lire son bouquin, je balance la torche en direction de la bâche qui protège les explosifs. Je balance Raph dans le chariot, le pousse de toutes mes forces pour lui donner de l’élan, puis rejoins mes compères, profitant d’une descente pour faire prendre de la vitesse à notre véhicule de fortune. J’ai à peine passé la pente que je sens le souffle de l’explosion, suivi par les vibrations dans les murs, et le bruit du plafond rocheux qui s’effondre. Notre chariot va très vite, impossible de le déplacer, et nous serrons tous les fesses pour ne pas finir écrabouillé par un rocher. Une fois l’onde de choc passé, nous soufflons, jusqu’à ce que je sente un coup de patte sur mon épaule. Lynn essaye de me dire quelque chose, mais je ne parle pas le chat, et comme elle n’est pas en position de pouvoir se mettre nue devant tout le monde pour redevenir humaine, elle tente, tant bien que mal, de communiquer. Elle me montre quelque chose, mais je ne comprends absolument rien, et ça commence même à me gonfler. Je compris de quoi il s’agit quand, en tournant la tête, je vis la fin des rails, se dirigeant droit dans le vide. Merde.
Je hurle sur Raph pour qu’il sorte ses ailes, et attrape le soldat, tandis que moi, avec mes ailes de corbeau, je saisis la panthère, avant de sauter du chariot, pour m’accrocher à un mur, à l’aide de la propulsion de ces dernières, tout en regardant le véhicule continuer sa chute, vingt mètres plus bas, broyant l’engin, et sûrement nous si nous y étions resté.
Je plane jusqu’à la terre ferme, suivi de peu par mon frère et l’Arénien. Nous sommes arrivés dans une pièce ancienne. Il y a des runes sur les murs, ainsi que des dessins. Elle est entourée de couloir, avec comme unique indication pour se retrouver, des panneaux illisibles pour quiconque ne maîtrisant pas la langue des nains. Vu la rareté des minerais présents ici, ils ont dû piéger leur bien, ce sont de sacrés radins, mais très habile de leur main. Le peu de nain dont j’ai pu faire la connaissance ne m’ont pas permis d’apprendre leur dialecte. Nous voilà donc bien embêté pour se retrouver dans ce dédale de labyrinthe sous terrain. Nous profitons de la situation pour reprendre un peu notre souffle, et se reposer.

Dix minutes plus tard, je flaire une odeur d’animal mort dans l’un des couloirs. Puis des voix s’en élèvent, des braconniers, perdus aussi de ce que je peux entendre. Étant de nouveau sous forme humaine, je peux tenter de me faufiler sans me faire repérer, histoire de voir où ce chemin nous mène.
Suivi donc des autres élèves, j’entame le couloir. La lueur des torches nous empêche d’être discret, nos ombres s’agitent beaucoup trop. Et arrive ce qui devait arriver, on se fait voir par l’un des chasseurs, qui ne peut s’empêcher de hurler en tombant nez à nez avec moi. Je profite de la surprise pour lui mettre un violent coup de boule pour l’assommer, avant d’enfoncer le front du second dans le mur, pour qu’il rejoigne également les bras de Morphée. Je remarque sur eux des traces de morsures. Deux petits trous, boursouflés, crachant du pus, et dégageant une forte odeur. Il y en a un peu partout sur leur corps, du cou au mollet. Je ne sais pas ce qu’il chasse, mais ça me plaît de moins en moins cette mission.
J’indique ma découverte aux autres, pour voir si l’un d’eux sait de quoi il pourrait s’agir. Raph me confirme qu’il s’agit d’une morsure de serpent, de taille plutôt conséquente, comme un anaconda, mais il lui semble impossible qu’il y en ai dans des contrées aussi froides que celles-ci. Il me parle d’une théorie sur des serpents géants, appelés Basilic. J’en ai bien entendu parler, mais dans les histoires de sorcier à lunettes, pas dans la vraie vie. Il y a déjà bien assez de créature farfelue pour en plus en rajouter. Après une bonne rigolade, je prends un de mes médicaments pour calmer ma douleur à la hanche. L’autre enfoiré de soldat m’a bien amoché quand il s’est transformé. Je n’en ai presque plus, je dois les rationner, je n’ai aucun substitue ici, hormis éventuellement une fiole d’alcool dans les poches d’un braconnier. Manque de bol, ils n’ont plus rien sur eux hormis deux trois pièces et des couteaux. Nous continuons donc notre avancée.

Vingts minutes que l’on tourne en rond. J’ai beau essayé de flairer une piste, mais rien, pas le moindre indice, rien à me mettre sous le pif. Je commence à accelerer mon pas, quitte à semer les autres, je sens la colère me monter au nez, je n’ai pas de temps à perdre à jouer dans un putain de labyrinthe.


CLIC

Je n’aime pas ce bruit. Il est rare qu’il soit source de guérison, de nourriture ou de bonne chose en général. Je fixe mon pied gauche, et y vois une dalle, enfoncée, allumant un mécanisme. Je ne cherche même pas à savoir de quoi il s’agit, je plonge en arrière en plaquant tout le monde au sol, et j’ai plutôt bien fait, des piques sortent des murs, idéal pour nous transformer en brochette. Par chance, une fois sur le ventre, ils ne nous atteignent pas. Je sens la perle de sueur coulant sur mon front, j’ai eu chaud cette fois. Là au moins j’avais une piste, des pièges indiquent qu’ils s’approchent de quelque chose de précieux. À l’aide de mes camarades traqueurs, nous décelons les autres dalles piégées, jusqu’à arriver dans une immense pièce, faite de métal et de joyaux. Ça brille de partout, ça fait limite mal aux yeux. Je m’avance, en évitant les traquenards, pour me rendre compte d’où on a atterri, un nid.

Erwan : «- Je crois que l’on a trouvé ce que les braconniers cherchent. Des diamants dans les murs, et des œufs de bestiole en pagaille. Rentable comme mine. »

Irkaal : « -Ce n’est pas une mine, c’est un tombeau. »

Raphael : « -Effectivement, nous avons également trouvé les nains qui vivaient ici... »

Lynn : « -Je n’ai pas trop envie de savoir comment ils ont fini ainsi, et de subir le même sort. Nous devons sortir d’ici avant qu’il... »

Les portes de la pièce, elles se ferment les unes après les autres. Je plonge en me transformant pour tenter de les stopper, rien à faire, elles sont bien trop lourde. Il n’en reste plus qu’une d’ouverte. Un écho de voix s’en échappent, des braconniers. Nous nous planquons contre un mur, perpendiculairement à la porte, afin de prendre les assaillants pas surprise. Ils sont une douzaine. Ils parlent de leurs collègues, tombés sous les coups d’un groupe de gros serpent, sûrement les même ayant causé les morsures. Ils ne nous voient pas quand ils rentrent, ils se focalisent sur leur trouvaille, en particulier les œufs. Il y en a, à vue de nez, une trentaine, de quoi faire une sacrée omelette, en parlant de ça, j’ai la dalle… Enfin bref.
Les hommes s’approchent des coquilles. L’un d’eux en expose un à la lumière de sa torche, pour y voir le contenu. À travers, on peut apercevoir une sorte de larve, comme un petit serpent, gesticulant dans tous les sens, comme s’il cherchait à sortir de sa prison naturelle. Ils se mettent à rire en pensant à la somme d’argent qu’ils vont pouvoir en tirer. Ils tournent le dos aux œufs, pour se retrouver face à quatre élèves, plaqués contre un mur, dans une position ridicule. Je me demande encore comment je fais pour toujours me retrouver dans ce genre de situation. Et alors que les chasseurs nous pointent avec leurs armes automatiques, un craquement se produit derrière eux.
Les coquilles se fissurent, avant que la partie supérieur ne saute comme un bouchon d’une bouteille de bière. Un sifflement en sort. Un des braconniers va voir de quoi il s’agit. Il tend le visage au-dessus de l’œuf, avant qu’une petite bestiole en saute pour mordre le visage de ce dernier. Les crocs en plein dans les yeux provoquent une cohue de hurlement. Il s’agite dans tous les sens, tentant d’arracher le petit serpent, au risque de s’arracher les globes oculaires. La panique prend leur groupe, tout en nous laissant pantois. Les autres œufs se mettent à éclore de la même façon, et s’attaquent à la douzaine d’hommes, chacun des nouveaux nés visant le visage. C’est un bordel monstre. J’en profite pour m’extirper de la pièce, entraînant mes camarades avec moi.
Je sens alors quelque chose me foncer dessus. A peine retourné, je saisis en plein vol une de ces petites bestioles. Elle a les crocs acérés, et tente de me cracher son venin à la figure, que j’évite de justesse. Je lui brise le cou à l’aide de mon pouce, puis balance son cadavre, en éclatant un autre contre un mur afin d’éviter à Lynn de se faire mordre.

On avance dans l’unique voie s’offrant à nous, évitant au mieux les pièges. Jusqu’à arriver dans une salle du trône. La porte se referme immédiatement derrière nous dans un bruit sourd.
Une couronne prône sur le fauteuil fait d’épées rouillées, d’or et de bijoux. Je m’en approche par curiosité, sans entendre la mise en garde de mon frère, qui ne réussit pas à temps à me retenir, ce qui eut pour résultat de me manger la queue d’un lézard en pleine tronche, me propulsant trois mètres plus loin dans une colonne de marbre.
Au niveau où je suis, je peux remarquer des dessins sur les murs. De vieux dessins. J’y reconnais les espèces de serpents que nous avons croisé, mais beaucoup plus gros, dont l’un est encore plus immenses que les autres, luttant contre les lézards violets, avec au milieu, des nains s’offrant en sacrifice au camp des serpents, comme pour payer une protection.


Erwan : « -Je ne sais pas dans quoi on vient encore de fourrer, mais ça pu sévère ! Je crois que l’on est en plein milieu d’un rituel visant à protéger le peuple de la mine face aux serpents géants et à ces saletés de lézards. Sauf que, comme il n’y a plus de nain, c’est nous qu’on sacrifie... »

On doit trouver cette foutue pierre et vite sortir de ce coin pourri, sinon on va tous y rester. En attendant, on a des lézards à exploser.
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MessagePosté le: 24/06/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

L'horreur de notre calvaire ne cessait de s'agrandir. Non content de tomber sur un groupe de braconniers aussi dangereux que nombreux dans une mine se révélant, en fait, un nid de basilics, nous voici en plus en compagnie de trois reptiles nordiques. Le doute quant à la potentielle survie de notre escouade se veut de plus en plus présent.

* Á croire qu'on nous a balancé sur une mission suicide !*


Les lézards, comme Jargo aime les nommés, passent à l'action. Le choix de rester grouper ou de se séparer avant d'engager le combat s'offre alors à nous. Ne disposant pas du luxe d'une réflexion poussée, j'esquive par une roulade avant sur ma gauche la main s'apprêtant à capturer mon visage, celle-ci vint alors s'enfoncer dans une colonne créant un impressionnant creux duquel s'échappent de multiples fissures allant décorer çà et là le pilier. J'émis un discret gloussement en constatant de mes yeux l'effrayante puissance de ces paluches.

* Si jamais il me saisit, je suis mort !*


Le monstre blanc et violet retire sa main du trou qu'il venait de créer avant de se ruer vers moi, mais il fut intercepter dans sa cours par Jargo qui le percuta d'un puissant coup d'épaule, obligeant la créature à effectuer un vol plané de quelques mètres tandis que mon frère le suivit dans le but d'enchaîner ses attaques sans que la bête ne réagisse. Lynael profitait de son agilité féline afin de se soustraire au assaut du reptile belliqueux qui l'agressait, griffant et parfois mordant, au passage, les parties du corps à sa portée. Irkaal soutenait la guerrière dans sa lutte. Le duo semblait bien fonctionné, du moins, suffisamment pour mettre en difficulté leur adversaire commun.

* Mais au fait ; que fait le troisième ?*


Je posai donc mon regard sur le dernier reptile. Il était resté sur place, cependant, il avait pris une posture bien particulière. Jambes écartées parfaitement alignées, buste et épaules légèrement tournés sur le côté, mains jointes au niveau de la hanche, formant une sorte de sphère dans laquelle j'aperçois de petits cristaux de glace scintillants se formaient. Le lézard se tourne ensuite vers Jargo, qui lui présente un dos à découvert car occupé à massacrer son ennemi et ne semble pas avoir remarqué l'attaque surprise sur le point de l'atteindre.

"- JARGO !"

Je cours du plus vite que je peux tandis que je vois le lycan m'adresser un regard d'incompréhension avant de remarquer le reptile nordique prêt à lancer sa bourrasque glaciale. Sous la surprise, mon frère n'a pas le temps de réagir lorsque le courant d'air gelé est dégainé. J'arrive néanmoins, juste à temps afin de me placer entre le coup et le demi-loup. J'active alors mon anneau de glace qui forme presque instantanément le bouclier que je visualise sur lequel vient s'échouer le blizzard qui nous été destiné. J'entends les remerciements du géant qui se précipite ensuite sur le monstre fourbe tandis que je m'occupe d'achever le monstre agonisant délaisser par Jargo à du pouvoir de mon ice ring passant de sa forme protectrice à sa forme offensive.

Une fois que je mis un termes à la vie du lézard gisant au sol, je rejoins Jargo puis assène un coup de ma lame de glace sur le reptile qui réplique d'un coup de queue en plein dans mes côtes flottantes.

"- ARGH !"

Je me retrouve projeter en arrière, toutefois cette manœuvre permit au lycan d'attraper le membre de la créature blanche et violette à deux mains avant de faire tournoyer la bête autour de lui et de la balancer en direction de la colonne fracturé précédemment. Sous l'impact, celle-ci dans un vacarme assourdissant s'écroule sur le reptile le laissant pour mort.

Un dernier cri d'agonie me donna l'information que le lézard dont le duo d'arenien s'occupait venait de rendre l'âme.

Le calme reprit alors ses droits sur la pièce. Nous nous octroyâmes le droit d'une courte pause. Me tenant mes côtes endolories, j'allai jetai un coup d'œil aux fresques de la salle. Je confirmai les premiers dires de Jargo concernant les pratiques sacrificielles internes à l'ancien peuple qui avait habité cet endroit. Je remarquai, en plus, de cela quelques runes. Un texte ancien. Une langue qu'il m'était impossible de déchiffrer sans un dictionnaire adéquat, pourtant je sentais que ces mots avaient une importance capitale.

"- Euh ... Raph ... ?"

Je sortis de mon sac un bloc note ainsi qu'un stylo puis me mit à recopier les phrases en runiques.

"- RAPH ! ATTENTION !"

Sur ces mots, je redressai promptement la tête et constata que je pouvais éviter l'assaut d'un énorme serpent étant apparu du haut d'une colonne. Soudainement, un gravas vol et touche le serpent en pleine tête. Je suis surpris un instant, je pose mes yeux sur la personne à l'origine de mon sauvetage. Il ne s'agit ni de Jargo, de Lynael ou d'Irkaal, mais bel et bien du reptile nordique qui avait été ensevelie sous les ruines du pilier ; blessé, recouvert de son sang. Il émet un cri agressif qui semble à l'attention du basilic puis fonce vers ce dernier. J'en profite alors pour battre en retraite et rejoindre le groupe ; laissant ces deux ennemis naturels s'entretuer.

Le serpent se propulsa également son rival crocs venimeux en avant, mais au lieu de transpercer la peau du lézard, ceux-ci furent attraper par les mains de ce-dernier qui en profita afin de plaquer le basilic au sol et dans un cri de rage, le reptile blanc et violet, arracha les dents qu'il venait de saisir, libérant, en conséquence, une flopé de sang et de venin l'éclaboussant. L'acidité contenu dans le poison du serpent sembla brûler la peau du reptile nordique qui émit un hurlement de douleur après coup ; laissant l'opportunité au serpent de se relever puis d'aller le mordre, au moyen de ses crocs restant, directement à la gorge. Le venin pénétra alors à l'intérieur du lézard qui ne cessait d'exprimer sa souffrance. Nous pouvions même suivre la progression du fluide mortel dans le corps de la victime tant ses veines grossissaient et se teinter de noire. Bientôt du sang commença à sortir par tous les orifices de la bête qui avait cessé de hurler. Á la place de cela, elle était parcouru de spasme faiblissant petit à petit ... puis ... plus rien ... Le reptile venait de rendre son dernier souffle.
Le basilic comprenant de son arme fatale avait fait son office lâche le cadavre et se tourna vers nous.

"- Ne le regardez pas dans les yeux ! Prévins-je."


Nous détournâmes tous le regard, mais parvinrent à voir que le serpent aller maintenant nous prendre en chasse. Je tentai de dégainer mon bouclier glacé afin de pouvoir protéger un minimum notre fuite, cependant rien ne se produisit.

* Bon sang, mes cinq minutes sont déjà écoulées*


PAN ! PAN ! PAN ! PAN ! PAN !

Des coups de feu, un cri d'agonie puis le retour au calme. Le basilic, criblé de balles, venait de succomber à l'attaque de dix braconniers qui nous tenait maintenant en joue.

"- Bien ! Voilà les intrus ! Ne bougez plus ou on vous fait sauter la cervelle !"


* Bon sang, mais on ne peut pas être tranquille plus de dix secondes dans cette mine !*


La situation ne changeait pas d'un pouce, d'un danger nous en étions passés un autre équivalent. Jargo croisa mon regard, je compris qu'il attendait un de mes fameux plans miraculeux pour nous sortir de cette impasse.

"- Bon ! Vous quatre vous allez nous donner vos équipements, votre argent, la panthère et si tous se passe sans accro, on vous butera rapidement.


- Très bien messieurs, mais avant il me semble avoir vu un autre basilic ici
; mentis-je."

Des murmures s'élevèrent parmi les braconniers et je vis certains regards plein d'assurance se transformer en expression apeurée.

* Parfait !*


J'activai aussitôt mon pouvoir en prenant soin de croiser les yeux des criminels les plus pusillanimes.

"- Merde, j'veux pas mourir, moi !

- Maman, j'ai peur !

- Les gars, ça sera sans moi là !"


L'agitation provoquée par mon contrôle sur leurs émotions eut l'effet de les désorganiser et de les faire paniquer. Je perdis mon odorat dans l'opération.

"- Maintenant ! Criai-je au groupe."

Dans un assaut parfaitement synchronisé, nous nous ruâmes sur le groupe armé. Jargo, d'un puissant fendit le crâne du premier malheureux qui croisa sa route tandis qu'Irkaal, d'un coup d'épée bien placé fit voler la tête d'un autre. Les braconniers commencèrent alors à se ressaisir et Lynael ainsi que moi reçurent une balle respectivement dans la cuisse droite et l'épaule gauche. Dans la rixe, nous ne nous rendîmes pas compte que l'un d'entre nous avait activé une dalle piège de la salle.
Le sol se déroba sous nos pieds et la sensation récemment connu, au temple de la foudre ; à savoir, une chute suite l'ouverture d'une trappe fit son office.

Nous atterrîmes dans une petite pièce cernée par quatre murs de briques dont certaines présentaient des runes sur leur surface. Sur l'une des parois se trouvait dessiné un grand sablier exposant six couleurs : violet, rouge, orange, bleu, jaune et vert. Aucune porte, aucune issue ne se présenter à nous. La trappe au-dessus de nous se referma. Un cliquetis ainsi que des interrogations retentirent puis la panique général s'abattit de nouveau sur tous. Dans un bruit de frottements les murs avaient commençait à se rapprocher les uns des autres. Il fallait agir vite avant de tous finirent écrabouiller.

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Irkaal Blackstone
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MessagePosté le: 25/06/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

Les murs se rapprochaient, la durée de vie du groupe est encore une fois limitée... décidément cette mission suicide portait bien son nom.
Cette fois ci il était hors de question que dans la détresse Irkaal laisse intervenir son démon intérieur. Le capitaine était toujours sous le choc de sa transformation dont il portait encore les stigmates. Physiquement, dû aux ramifications noires qui disparaissaient lentement et psychologiquement car son corps avait été dirigé par un autre. Le démon lui avait faire des choses contre sa volonté et cela ne se reproduirait pas.

La détresse de la situation le faisait réfléchir plus vite que d'habitude, ses iris jonglant du vert au bleu. La pièce était recouverte d’un tapis d'ossement broyé. Le sol portait les traces du frottement répété, ils n’étaient pas les premiers et encore moins les derniers à avoir pénétré dans ce piège.


Un compacteur.

Les murs avançaient lentement mais il ne fallait perdre son temps.


« Essayez de bloquer les murs ! » Lança Erwan, qui avec une arme des braconniers tentait désespérément de faire une cale en la glissant sous le mur.

L’arme bloqua une fraction de seconde le mur avant d’être transformé en crêpe sous la masse rocheuse.

*bordel, encore un génie*

« Si on ne trouve pas une solution rapidement, ce qui est sûr c'est que l'on va tous maigrir rapidement. »
Lança Raphaël, cette note d'humour provenait sûrement de l'adrénaline que son corps lui envoyait pour faire la douleur de son épaule perforée.

Personne ne réagit.

Lynn se mit à miauler pour attirer le guerrier et le guider vers les dalles colorées. Les murs de plus en plus proche, Blackstone décida de tenter le tout pour le tout.
Il pris un appui ferme sur le premier mur et fit volteface en l'air afin de s'accrocher sur les dalles lumineuses. Il tenta des combinaisons au hasard comme un homme énervée après son clavier, il frappait sur toute les touche avec énergie. A chaque coup un son diffèrent jaillissait du mur, comme sur un piano ou un xylophone. Irkaal réétudia les légendes naines apprises plus jeune, cherchant une comptine, une chanson, une mélodie.


L’introduction au luth de la complainte Dark Gimlor le seigneur des mines.

*à vaincre sans péril on triomphe sans gloire, bordel, Irkaal ça ne s’applique pas là…*

Il joua la mélodie dont il se souvenait à peine des premières notes d’une main hésitante

Rouge. Rouge. Rouge. Vert. Jaune. Rouge. Vert. Jaune. Rouge.

Son cœur s’arrêta, ses camarades le regardait avec la plus grosse incertitude. Soudain le grognement de la roche frottant sur le sol s’estompa. Irkaal sauta de son perchoir improvisé au moment même où le sol s’effaça. La troupe dévala encore une fois un toboggan dans les abimes du monde. Tandis que Lynn glissait sur ses coussinets en feulant, probablement dû à la douleur de sa cuisse blessée.
Raphaël et Erwan tentaient de se tenir afin de ne pas être séparé au niveau d'une patte d'oie.
Dans la descente Erwan Pesta :


« Je crois que j'ai un serpent dans ma botte putain !!! »

****


Irkaal avec l’élan de sa chute, n’arriva pas à prendre la même direction que ses camarades et se retrouva sur une pente dont les degrés d’inclinaison ne cessaient d’augmenter. Plus le guerrier glissait, plus il s’enfonçait dans les entrailles de la terre, plus l’obscurité et la pénombre s’accentuait. Il heurta enfin le sol dans un bruit de ferraille le souffle coupé. Sur le dos Irkaal regardait le petit faisceau lumineux qui l’enrobait, le seul point de lumière du lieu. Au vu la faible lueur, le guerrier en déduit que cela provenait surement de la réflexion d’une source lumineuse sur de petits cristaux. Sans doute une issue. Blackstone ferma les yeux de manière à les habituer à l’obscurité, devant lui s’ouvrait un réseau de tunnels. Les tunnels étaient tous d’un diamètre identique, environs quatre mètres de diamètre en jugea le capitaine. Le guerrier ne mit pas longtemps à comprendre qu’il venait de tomber dans le réseau de tunnels du Basilic dont la légende naine parlait. Une colère soudaine s’empara de lui, lui arrachant un hurlement, si horrible, si inhumain : la rage d’être seul, de ne pas avoir réussis à tourner avec son élan... Il sursauta même en entendant l’écho de son cris terrifiant. Le guerrier serra les poings à s’en rentrer les ongles dans la paume mais la douleur le ramena à la raison. Un frisson lui déchira l’échine quand il se remémora tout ce que on lui avait raconté sur le Basilic et sa légende.

Alors qu’il cherchait un moyen pour sortir de là, le guerrier entendit un bruissement, et ce que ce bruit impliquait le fit frémir. Il se crispa avec une intensité douloureuse pour écouter. Une main glacée lui parcouru l’échine. Il n’y avait aucun doute, ce bruit était celui d’écailles souple glissant sur la glace. Une sueur froide se mit à perler sur son front, il devinait une silhouette aux dimensions colossales à l’extérieur du cercle de lumière où il se trouvait. Répugnante biens qu’encore indistincts, elle se dressa en oscillant lentement, une hideuse tête triangulaire sorti lentement des ténèbres. Irkaal compris et ferma les yeux instinctivement.

C’était un serpent d’une taille inconcevable. Il faisait plus de vingt mètres de long et sa tête était plus grosse qu’un cheval. Ses écailles projetaient une lueur glacée dans la pénombre, blanches comme du givre. En de lentes reptations, il se lova devant un capitaine tétanisé, et la grande tête vin se balancer à quelques centimètres de son visage. Sa langue bifide entrait et sortait frôlant le corps et parfois les lèvres du guerrier, et son haleine fétide lui donna presque la nausée. Si irkaal avait eu les yeux ouverts il lui renverrait le regard d’un loup pris au piège avant de se changer en pierre. Un instant, il combattit l’idée stupide de s’en prendre à lui à main nues ou même avec son épée, mais le reptile dans un réflexe l’aurait surement avalé avant le moindre geste. De plus ce reptile-là était venimeux, Irkaal n’avait pas vu les quatre crochets incurvés comme des cimeterres de la taille d’un nain, mais il savait d’instinct que le bruit de gouttes tombant sur le sol était celui de son venin. Le guerrier aux yeux fermés avorta une nouvelle idée suicidaire d’attaquer car au moindre mouvement le monstre frapperait à la vitesse de l’éclair.

Si l'Arénien restait immobile ce n’était pas en raison d’une conviction stratégique, car la raison elle-même, le sachant condamné, l’aurait poussé à attaquer le serpent pour qu’il riposte et en finisse. C’était l’instinct de survie ou de conservation qui le faisait rester aussi rigide qu’une statue de glace.

Soudain le grand reptile se redressa, la tête triangulaire dominait le soldat, la gueule bien ouverte, le serpent pouvait l’engloutir en une bouchée. Le guerrier se crispa, s’entant la mort arriver, un cri d’agonie transperça son cerveau, nul frémissement de muscle, nul battement de cil ne trahit sa peur de l’extinction. Le serpent oscillait au-dessus de lui comme pour savoir s’il y avait ou non, une once de vie dans cette forme immobile comme la mort. Soudain une voix et le bruit d’une corde fouettant l’air qu’Irkaal reconnu brisa le silence de la scène. Le Basilic, suspicieux comme ses cousins à taille réduite, se retourna avec une rapidité incroyable au vu de sa taille et sa masse, et disparu en un long glissement dans l’un des tunnels.

Blackstone ouvrit les yeux et relâcha la pression, il s’effondra sur ses genoux, la mort avait encore défilé devant ses yeux. L’Arénien se redressa avec douleur ses muscles encore fatiguée par leurs fortes contractions. Il leva les yeux et aperçut sur la paroi Erwan descendant en rappel avec Raphael sur une épaule et Lynn sur son dos. Celle-ci lui plantait ses griffes dans le dos du lycan pour se maintenir ce qui arracha un sourire au guerrier.

La corde trop courte pour atteindre le sol, ils sautèrent. Une fois tous au sol, ils prirent le temps faire le tour du site de spéléologie afin de déterminer la présence ou non d’ennemi. Irkaal garda pour lui la présence du serpent géant afin de ne pas stresser ses camarades qui depuis quelques heures n’avait pas arrêtés. Ils étaient éreintés et pour certains blessés. Ils se posèrent près d’un lac souterrain ou l’eau était aussi claire que le cristal, le reflet de l’eau scintillait comme milles diamants sur la voûte rocheuse. La particularité de ce lac était son eau chaude, probablement dû aux geysers de la surface.

Les deux frères se soignaient entre eux.

Et Irkaal s’approcha de la féline, celle-ci se léchait la plaie de sa cuisse. D’un geste doux, Irkaal lui fit signe de regarder ailleurs, il arracha un morceau de ses chausses qu’il trempa dans l’eau chaude. Il tamponna la plaie superficielle, la balle n’avait fait qu’effleurer la cuisse par chance. Puis le guerrier décida de lui faire un bandage, malheureusement peu habitué à soigner les bêtes, Irkaal serra un peu fort, par reflexe Lynn le mordit en grognant. Il n’en fallait pas plus pour que le guerrier comprenne. Il recula en s’excusant. La féline s’avança vers lui et d’un coup de patte elle arracha le sac avec les affaire lui appartenant. Elle tira le sac à l’arrière d’une grosse stalagmite et se changea en la belle femme à la chevelure automnale qu’ils connaissaient.



Soudain le sang du guerrier se mit à battre plus fort dans ses veines, il se redressa. Il hésita un instant à embrasser celle qui faisait battre son hémoglobine avec un rythme de mille marteaux frappant leurs enclumes en rythme. Mais une main invisible le retint. Il ne pouvait pas faire comme s’il ne s’était rien passé, comme s’il n’avait pas essayé de la tuer… il s’approcha de l’Orthros d’un pas hésitant.

« Ecoute Lynn, je suis vraiment désolé, désolé pour tout… pour la cafét’, pour mes insultes injustifiées, pour ta cape, pour l’encyclopédie qui nous a mené dans cette merde, et pour tout à l’heure… ce n’était pas moi… si tu savais comme je m’en veux... »
Déclara Irkaal.

Il tenta d’approcher sa main mais par crainte elle recula d’un pas en feulant.
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MessagePosté le: 27/06/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

    Mal à l'aise, Lynael recula d'un pas lorsque le Guerrier avait fait un mouvement en sa direction. Par réflexe également, un feulement fendit ses lèvres. Une moue aborda alors ses traits, tandis qu'une expression à en crever le cœur se vissa sur le visage du demi Humain.
    L'Orthros jeta un rapide coup d’œil aux deux Illusiens qui ne tardèrent pas à se concentrer sur leur propre occupation puis, hésitante, elle fit un pas en sa direction. Doucement, elle lui attrapa la main et en prenant soin d'intercepter son regard, elle lança d'une voix un peu incertaine :


    « C'est bon, souffla-t-elle. Il faudra que tu m'expliques ça... Plus tard. »

    La Guerrière inclina la tête avant de se détourner. Avoir les explications maintenant, non loin d'oreilles indiscrètes et en territoire hostile ? Très peu pour elle. Elle avait également hésité à rajouter un « peut-être » ; elle n'était pas sûre d'avoir le cœur à écouter les explications de l'ancien Capitaine. Ils avaient tous leur propre démon à occulter mais elle n'était pas sûre qu'entendre ce qu'il avait a dire vis à vis de ça serait bénéfique, pour lui, comme pour elle.

    Lui tenant encore la main, les deux Areniens se dirigèrent alors vers les Sorciers. Ils étaient toujours en train de panser leurs blessures, mettant un peu plus d'application sur l'épaule perforée du jeune homme aux cheveux blonds. Tous s'accordèrent pour un temps de repos afin de pouvoir récupérer un tant soit peu. Après tout, depuis la veille ou même un peu avant -difficile de savoir depuis combien de temps réellement ils étaient en train de se peler dans ce grand désert blanc-, ils n'avaient fait que courir, se battre et se battre encore. Irkaal sembla un peu réticent quant au fait d'établir le maigre campement ici mais n'étant pas sûr qu'ils puissent trouver une étendue dégagée qui leur offre une visibilité nécessaire pour voir les ennemis arriver, il se plia aux avis des autres. Il resta néanmoins vague lorsque Erwan lui demanda quel était le problème avec ces lieux. Haussant alors des épaules, le Traqueur un peu plus expérimenté proposa alors d'établir des tours de garde...


    ~_~_~


    L'exploration de la caverne continuait dans un silence austère. Les membres sous tension, écoutaient en silence, chaque bruissement étrange avec une certaine attention. À en juger par les quelques résidus d'écaille ou de peau parfois accrochés sur les parois rocheuses, ces profondeurs se révélaient être un lieu de passage courant pour le Basilic. Par conséquent, tout manque d'attention pouvait leur être fatal.
    Qui sait si des pièges nains ou de chasseurs n'ornaient pas les sols de ces lieux ? Tout comme d'autres progénitures de la Bête ou bien quelques braconniers perdus dans ces immenses dédales caverneux où la pénombre régnait. Leurs torches offraient une luminosité suffisante mais pas assez importante pour leur permettre de deviner la pleine teneur des nombreuses cavités environnantes. Le vent n'était également pas en leur faveur. Celui-ci, s'engouffrant dans les interstices chantait d'étrange comptine et se confondait parfois avec le souffle d'une quelconque créature.

    Le groupuscule arriva dans ce qui semblait ressembler à une sorte de salle ; la largeur n'avait rien à voir avec celle des sinueux tunnels dans lesquels ils s'étaient engagés durant de longues minutes. Les parois reflétaient encore une fois, d'étranges peintures. Raphaël, ayant vu une torche murale, se décida à l'enflammer. Les autres, armés de leurs torches s'avancèrent prudemment.
    Au départ, l'Orthros pensait qu'il s'agissait d'une pièce pour honorer les Nains de statues grotesques pour rappeler leur grandeur, présence et autre baliverne superficielle mais lorsqu'elle se pencha avec plus d'attention sur l'une des silhouettes de marbre, ce qui se dessina était à en glacer les sangs. Elle lâcha malgré elle, un sourd
    « Ce sont des Braconniers... transformés. » auquel quelques murmures répondirent.
    L'expression de terreur était figée dans les traits rigides de la statue de pierre. Sa posture indiquait également qu'il voulait fuir quelque chose... tout comme ces autres silhouettes, décorant la salle. Des braconniers malchanceux ayant succombés au regard de la Méduse, ou plutôt du Basilic. Le quatuor se laissait aller à des échanges peu rassurant tandis que Lynael porta ses yeux sur le plafond. Un trou béant ornait les hauteurs. Peut-être que cette pièce était connectée à une autre salle ou un des rites sacrificiels se résumait à jeter des offrandes par delà ce puit... À en juger les ossements jonchant le sol, c'était fort probable.

    La lueur des flammes laissait les ombres du quatuor mais aussi des statues danser sur les parois faiblement éclairés.
    Soudain, une énorme bourrasque traversa les lieux, forçant quelques torches à s'éteindre et d'autres à illuminer avec moins de ferveur la salle mortuaire. Était-ce le déplacement du Basilic qui avait causé cette poussée ? Ou un quelconque étrange mécanisme, sortilège...
    Néanmoins, Lynn ne tarda pas à remarquer, tout comme les deux autres Traqueurs, que certaines ombres se dessinaient bien trop rapidement pour être les leurs...

    Quelque chose semblait se faufiler dans la salle, utilisant ces statues rigides pour se cacher dans leurs ombres, profitant de l'absence de forte lumière pour se terrer et tenter de surprendre le groupe. Quelque bruissement de pierre se faisait également entendre, s'écrasant sourdement sur un sol inégal. Pierre, os, crane... il fallait être attentif à tout.
    Levant de nouveau la tête, Lynn, malgré son irréprochable vision n'était en point capable de savoir ce qu'il se tramait dans ce gouffre qui à présent lâchait une traînée épaisse de poussière, de petit débris. Un bruissement fendant l'air lui indiqua que quelque chose se rapprochait dangereusement.


    Cadavre.

    Provenant de ce tunnel béant situé au plafond, un corps. La torche du Guerrier éclaira l'objet tombé : le stade de décomposition était avancé et certains de ses membres, voire organes étaient aux abonnés absents... Irkaal orienta alors son faisceau luminescent en direction du cratère aérien et là... Deux amandes vitreuses luisirent furtivement, avant de disparaître dans un bruissement sourd. Encore une fois, une flopée de poussières, de cendres, tombèrent.

    Leur attention se porta alors sur cette ombre mouvante et une statue de pierre, bien loin du groupe s'écrasa sur le sol dans un fracas sonore. Tous surpris se regardèrent brièvement, leur regard traduisant tous la même chose : ils n'étaient plus seuls. Et bien sûr, aux vues des derniers événements, la présence les incombant devait certainement être mortellement hostile. Irkaal dégaina et les armes de Lynn laissèrent apparaître leurs deux lames affûtées. Raphaël et Erwan étaient également aux aguets. Le Lycan acquiesça lorsque son frère lui demanda de se transformer pour adopter sa forme animale.
    De nouveau, une statue tomba, mais cette fois-ci une ombre ou plutôt, une forme s'élança dans les airs chargeant alors le Sorcier aux cheveux dorés. Fort heureusement pour lui, son frère sous forme de loup attrapa l'assaillant en plein vol.

    Cependant, Lynn se trouva forcer de détourner rapidement son attention du duo d'Illusiens. Un cri bestial s'échappa non loin d'elle tandis que l'ancien Capitaine la mit en garde d'une quelconque présence.
    La situation et les lieux étaient loin d'être optimal : la visibilité était faible voire nulle laissant une marge d'action réduite. La présence de ces statues, ou plutôt obstacles était un détail non négligeable pour un combat dans un semi-noir. Leur(s) ennemi(s), -qui apparemment était encore ces lézards si on en croyait les dires du grand Balafré velu- étai(en)t vif(s), agile(s), et possédai(en)t certainement une meilleure vision nocturne que la plupart des membres du petit groupe suicidaire.

    L'Orthros se débarrassa de sa torche en la coinçant sur une statuette, lui permettant ainsi d'avoir ses deux mains libres. Et rapidement, une cible hostile se désigna devant elle. Si les attaques portées n'étaient pas si difficiles à esquiver, le fait d'avoir une multitude d'obstacles dans un environnement à faible visibilité représentait un vrai danger. Irkaal tentait de l'aider, attaquant par derrière la créature agile mais celle-ci para efficacement l'épée argentée du Guerrier avec son excroissance...

    D'autres bruissements se firent entendre tandis que quelque chose semblait s'échapper du puit, une fois encore. Des sons gutturaux, de possibles crissements de griffes sur les parois résonnaient dans l'espace confiné dans lequel les combattants affrontaient leurs ennemis. Ennemis qui apparemment, devenaient de plus en plus nombreux...
    Une parade mal alignée renvoya l'avant bras de la Guerrière dans sa propre figure. Le mécanisme de ses katars lui esquintèrent l'arcade sourcilière qui à présent, suintait d'un liquide pourpre qu'elle tenta d'essuyer sans s'écorcher davantage avec ses griffes. Partiellement aveuglée, elle continuait néanmoins ses assauts face à un de ces reptiles.

    Raphaël s'écria suffisamment fort pour que tous puisse l'entendre :
    « Il faut sortir de là ! On bouge ! »
    Fausse bonne idée ? Bonne idée ?
    Arriver à extraire ces lézards de ce dédale de statues pour retourner sur leur pas ou bien continuer en direction de l'inconnu ? Voyant le Lycan traînant dans une fureur certaine le Belzeroth, Irkaal et elle acquiescèrent sans grande conviction : vers l'inconnu et (probablement) l'au-delà.


    Dédale.

    Les nouveaux corridors sinueux arboraient des pierres luminescentes. De temps à autre, le groupuscule jetait de rapide coup d’œil à leur arrière, continuant leur course effrénée. Les reptiles humanoïdes étaient toujours à leur poursuite, certains vissés au plafond s'élançaient en leur direction avec leurs griffes tranchantes. Lynn regretta presque la présence de Neä ou d'un quelconque Illusien avec un pouvoir plus... incapacitant, pour ne pas dire destructeur.
    Fort heureusement et malgré leur malchance récurrente, ils n'avaient activé aucun piège supplémentaire ; pas de boulet dévalant cette pente prêt à les transformer en hachi-parmentier ou de lances affûtées. Bien sûr, si calculés, ces mêmes supposés pièges auraient pu les aider à se débarrasser de leurs groupies. Mais il n'y avait rien de cela. Juste une pente, des cristaux et eux courant pour trouver des lieux plus propices à un combat.

    La pente se terminait sur une nouvelle ouverture : possiblement une autre salle. Dévalant à présent les mètres restants sur les fesses ou reprenant -comme ils le pouvaient- leurs appuis, le groupe d'élève ne tarda pas à s'engouffrer dans cette nouvelle et immense cavité. Celle-ci était ornementé, comme le précédent couloir, de nombreux cristaux et minerais. S'agissait-il de la salle où ils devaient extraire la précieuse roche ? Ces cristaux luminescents leurs offraient une visibilité nécessaire pour dessiner correctement les contours de la salle.
    Entré en premier, Erwan lâcha un beau juron annonçant la couleur. L'Antre de la Bête.
    Effectivement, une immense masse se trouvait au milieu de la pièce. Une masse repliée sur elle même. Autour, il y avait également de nombreuses masses rondes ; probablement des œufs... Ayant probablement entendu toute l'agitation, celle-ci se mut dans une vivacité surprenante.
    Déployant alors sa queue pour se retourner, le Basilic balaya -accidentellement- les membres du groupe avec l’extrémité de celle-ci. Erwan, aidé d'une paire d'ailes eut le bon réflexe de sauter dans les airs. La main toujours agrippée à l'arrière du col des vêtements de son frère, il avait pu entraîné celui-ci dans son échappée. Habituellement Lynn n'aurait pas eu trop de mal à éviter ce balayage mais trop occupée à défaire la mêlée d'Irkaal et d'un des lézards, elle n'eut pas le temps d'éviter après avoir balancé le Guerrier sur le côté. Celui-ci évita de justesse de se faire happer dans le mouvement balayé tandis que la Féline et le reptile hostile se retrouvèrent éjectés plusieurs mètres plus loin.

    Plus que sonnée, l'Orthros ne portait guère attention au combat qui faisait rage à une quinzaine de mètres de là. Une pensée traduisit son inquiétude à l'égard du Guerrier : avait-elle réussi à le jeter assez loin pour qu'il ne se retrouve pas propulser également ? Feulant, elle nota juste, du coin de l’œil, que les masses blanches continuaient d'arriver en nombre, attaquant la forme géante. Il y avait aussi d'autres silhouettes qui s'agitaient. Encore au sol, elle souffla difficilement. Reprenant ses appuis en tremblant, elle porta une main à ses cotes. La sensation d'avoir un poumon perforé et quelques cotes éclatées électrisa une partie de son corps. Un tambour dans la tête et une vision encore brouillée et par le choc et par le sang continuant de s'écouler de sa précédente blessure, Lynn tituba en direction de la masse blanche apparemment empalée sur un quartz géant.
    Au moins, pour une fois, il ne s'agissait pas d'elle avec une partie du corps perforée.
    Se tenant les cotes et traînant de la patte, elle tenta de faire fi de la douleur pour aider ses partenaires au combat.

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MessagePosté le: 27/06/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

De justesse.

Lynn avait réussi à éjecter Irkaal afin qu’il esquive l’attaque massive du Basilic. Malheureusement, cette action, ce geste plus que touchant ou simplement professionnel, avait été exécuter aux dépens de la féline. La rencontre de sa tête avec la roche ne fut pas aussi agréable qu’avec un édredon en plume d’oie. Le choc lui fit lâcher son arme, une décharge électrique lui traversa le corps. L’ex Wolfhunter se redressa, sonné, un liquide vermeil lui coulait sur le visage. Le sang suait sur son visage, il traçait deux sentiers distincts à la gauche de sa figure, semblable à des peintures de guerres de certaines tribus sauvages. Il cherchait du regard celle qui l’avait sauvé. Blackstone la trouva, Lynn était debout une main sur ses cotes. Elle était déjà au combat, malgré sa grimace de douleur à chaque esquive ou attaque, elle combattait…


*Bordel, Irkaal tu fous quoi ?!*

Le guerrier roula au sol et attrapa son épée, prêt à en découdre. Campé sur ses deux jambes l’épée en garde, le guerrier au yeux changeant analysait rapidement la zone. La pièce était grande et pour une fois lumineuse, lui permettant plus facilement d’établir une stratégie. Les deux Illusiens combattaient dos à dos afin de ne pas avoir d’angle mort. Tandis qu’Erwan arrachait d’un coup de griffe la tête d’un des reptiles. Raphael armée du bras d’une statue de pierre, jouait au golf avec les œufs du Basilic. Le serpent s’était lové, la tête bien haute, il observait la scène. Il siffla entre ses crochets venimeux en voyant ses œufs détruit de la sorte. Il balaya les deux sorciers comme un enfant soufflant sur un pissenlit. Irkaal resta interdit face a la puissance du reptile. Ses mains tremblaient sur la garde de son épée. La peur ou la fatigue ? Le guerrier inspira profondément et les spasmes s’estompèrent, il leva son arme au-dessus de sa tête. Le soldat était prêt à entamer son chant de mort, il s’élança vers les deux frères. En effet, après avoir mordu la poussière violement des reptiles s’étaient jetés sur eux. D’un moulinet, Irkaal allégea un reptile d’une paire de jambes, la gerbe de sang qui en jaillit décora la frimousse écœurée du blondinet. D’un revers, il trancha la tête d’un autre laissant le temps aux sorciers de se relever. Quand une seconde vague de reptiles approcha.

« Putain, mais d’où est-ce qu’ils sortent ceux-là ??!! » lança Erwan.

« » rétorqua Lynn en indiquant l’endroit par où ils étaient arrivés.

Irkaal scrutait l’environnement de la grotte, chaque stalagmite, chaque stalactite, chaque cristal, tout en parant et ripostant les attaques. Soudain, il eut une idée…suicidaire.

« Occupez-vous des reptiles, évitez les attaques du basilic, je vais tenter un truc ! » lança Irkaal dont le timbre de voix se sentait plus sérieux, plus convaincant.

« Hein ??!! » s’étonna Lynn.

« Il est sérieux ? » demanda Raph.

****


Irkaal escaladait une paroi, il prenait appui sur les cristaux, ceux-ci dépassant en faisaient d’excellentes prises. Malheureusement, son ascension ne pouvait être aussi simple… il fallait en plus de cela esquiver les attaques d’un Basilic dont les œufs venaient d’être détruits.
Le capitaine, le pied bien en appui sur un cristal, s’en servi pour se propulser sur une corniche plus haute. Il s’en fallut de peu, car le colosse à la langue bifide arracha d’un coup de gueule le bloc de roche où quelques secondes plus tôt se trouvait Blackstone. Celui-ci effectua une traction afin de monter sur la corniche, il était à présent hors de portée des attaques du Basilic, mais pas à l’abri de croiser son regard s’il se penchait trop. L’Arénien était allongé sur le dos, ilreprenait son souffle et calmait les battements de son muscle palpitant. Il adorait sentir l’adrénaline et l’endorphine parcourir son corps. Malheureusement, cette euphorie le rendait également plus téméraire qu’a son habitude. Son cerveau, ne voyait plus la peur comme un obstacle mais comme un tremplin, oubliant tous les dangers liés. Il se redressa, la pause était finie, ses camarades à une quinzaine de mètres sous ses pieds n’avaient pas de pause… Ils combattaient sans cesses, passant outre leurs blessures dans le but d’accomplir leur mission aux périls de leur vie.

Le capitaine encra ses jambes dans le sol le buste en avant, calculant son itinéraire. Les yeux fixés vers l’immense disque de pierre qu’il avait aperçu du sol. Celui-ci autrefois avait dû servir de porte pour cette pièce désormais le nid d’un Basilic. Deux grosses chaines rouillées, presque fossilisés par la roche mouvante formant les stalactites. À en juger par leurs états, elles n’avaient pas bougé depuis des centaines d’années. Une chance pour Irkaal car la résistance de celles-ci seraient moindres.


Le guerrier observa Lynn une dernière fois, il la trouvait bestiale lorsqu’elle se battait, réveillant presque un désir ardant et soudain mais le cri de celle -ci le ramena à la réalité. Probablement un coup dans les cotes… il fallait agir au plus vite. Blackstone s’élança. Lors de sa dernière foulée, son pied bien en appuis sur l’arrête de la corniche, il sauta. Son vol lui semblait durer une éternité quand la gravité le ramena à la réalité. Il chuta… trop court… par un reflexe encore inexplicable il avait réussi à s’agripper à l’un des maillons de la chaine. Un bruit sourd resonna dans toute la caverne comme le son guttural qu’émettrait un troll après une bonne pinte. La chaine où se trouvait Irkaal se mit à descendre et sa jumelle à monter tendis que le disque rocheux descendait délicatement dans un bruit de frottement assourdissant. Un système ingénieux de poulies et d’engrenage permettant un transfert de force ainsi un nain seul pouvait activer l’ouverture et la fermeture de la porte.

Fier de lui Irkaal se redressa en glissant son pied dans un maillon. Il se tenait droit et fier, pour impressionner ses camarades quand la chaine se bloqua.

*Merde*

Il sauta, une fois. Deux fois. Trois fois. Soudain un bruit de craquement l’inquiéta. Les engrenages rouillés ne résistèrent pas aux chocs et la chaine se brisa.

« MERDDEEE !! »

Sa chaine se déroulait et le sol approchait rapidement. Les yeux jonglant du vert au bleu, sans une hésitation, il sauta sur l’autre chaine qui parcourait à la même vitesse le chemin inverse.
A présent le plafond se rapprochait rapidement…
Soudain l’immense disque de pierre heurta le sol dans un fracas, soulevant un immense nuage de poussière opaque.

La porte était fermée, définitivement...

La poussière retomba, de son perchoir le capitaine observait, dans sa chute la porte avait tué une bonne dizaine de reptiles et les derniers était en train de se faire dessouder par un Erwan déterminé une Lynn agacé et un Raphael sans pitié.


Laissant ses compagnons finir de combattre les reptiles Irkaal se préoccupa du Basilic mais il resta interdit, tétanisé par ce qu’il voyait.

Le serpent avait disparu.

*Bordel !! Comment un serpent de cette taille peut disparaitre ??!!*

Toujours sur les hauteurs, Blackstone examinait la caverne mais aucunes traces du monstre. Quand un frisson lui parcourut l’échine, il redressa la doucement tête quand une queue fouetta l’air dans son dos. Le serpent, maitre des galeries, surplombait Irkaal. La queue massive s’arqua comme une branche de cerisier en plein hiver sous le poids de la neige et le serpent la relâcha comme un boulet de démolitions. Fissurant ainsi le mur et forçant l’Arénien à sauter de sa position. Il se rattrapa sur le relief accidenté de la paroi rocheuse suivi de près par un serpent géant très en colère. Pas le temps de descendre en escaladant Irkaal sauta. Le choc fut brutal… une cheville probablement foulée. Un broutille.

Le serpent l’imita en se laissant glisser jusqu’au sol, le colosse dominant sa proie. Le soldat au sol attrapa son épée toujours en fuyant le regard mortel. Quand, par maladresse, celle-ci heurta un cristal, une chose imprévue : la vibration de celui-ci affecta légèrement de serpent.


*Bien-sûr ! *

Le serpent avançait son immense gueule béante et Irkaal frappa de toute ses forces sur le cristal.
La vibration inaudible pour l’humaine laissèrent les quatre compagnons bouche bée. Le monstre se tordait dans tout les sens frappant sa tête et sa queue contre les parois, comme pour stopper ce son assourdissant qui le désorientait ou probablement le faisait souffrir.

Les chocs répétés provoquèrent un éboulement. Il fallait évacuer la zone au plus vite, le serpent avait pris la fuite dans les hauteurs décrochant par un dernier coup de queue un immense bloc.
Irkaal voyait le bloc se rapprocher de lui mais il était incapable de bouger. C’était donc ainsi que cela devait se finir. Une crêpe ? Le grand guerrier allait finir aplatît par un bloc de pierre.
Par chance une main l’attrapa et le tira juste avant que sa mort n’advienne. Blackstone se retourna, il fut le premier surprit. Erwan le Lycan l’avait sauvé… la deuxième fois depuis la taverne.

*Faut pas que ça devienne une putain d’habitude…*

Irkaal aurait voulu le remercier…Ou pas !

Le guerrier se redressa :

« Je vous jure que si on le butte celui-là, je m’en fais des santiags ! »




je m’adresse aux admins, j’ai fait mon boulet et je n’ai pas vu le temps défiler… je pars lundi pour deux semaine de manœuvre. Du coup pour pourvoir faire un dernier post mes camarades mon gentiment proposé de poster avant eux, je les remercie d’ailleurs.
J’en assumerai les conséquences... ( je vais poster un message dans les « absences » de ce pas).

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L’amour, la haine, la douleur, le plaisir, la mort, la vie… Tout est là ! Pour l’humain comme pour le démon.
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MessagePosté le: 01/07/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

* Finalement, ce « demi-frère » sait utiliser sa matière grise, ça doit nous faire une chose en commun.*

Les rochers obéissants à la loi de la gravité aidèrent à achever certains des reptiles nordiques polluant la zone ; cependant il ne manquait pas de nous arracher la vie si nous ne faisions pas preuve de vigilance.
D'un coup bien placé dans la nuque d'un des lézards, et au mépris de la douleur de mon épaule, je triomphais de mon ennemi tandis que Jargo volait au secours du guerrier sur le point de se transformer en crêpe. La pluie de pierre finit par se calmer et le silence de la pièce reprit ses droits. Toutefois, cette félicitée ne devrait durer qu'un temps. La structure de la grotte paraît bien endommagée donc le moindre choc violent pourrait faire repartir de plus bel l'éboulement. De plus, je me souvins de la masse de monstre blanc tentant de nous attaquer.

* Il est étrange de ne pas les entendre hurler ou essayer de fendre le rocher afin de poursuivre leur assaut. Peut-être ont-ils abandonner ou alors ont-ils découvert un autre moyen de pénétrer l'endroit où nous sommes ?  Bref, même si cela est inquiétant, tâchons de ne pas trop y penser pour le moment.*

Irkaal alla retrouver Lynael, mais je remarquais à sa démarche sa blessure à la cheville.

* Voilà qui va encore plus nous handicaper si nous tardons trop à trouver ce maudit cristal et à sortir d'ici.*

La chance nous souriait néanmoins, car le nid du basilic où nous nous trouvons se voit parsemer de cristaux sur le sol ainsi que sur les parois. L'objet de notre mission se situe forcément ici. Me remémorant les indications du joaillier, j'observe un par un chaque cristal, en procédant par élimination, je réussis enfin à identifier l'objet de nos convoitises.

« - Là-haut ; annonçai-je. »

J'accompagnais mes dires de geste, en pointant un cristal perché à une vingtaine de mètre de hauteur et bien enfoncé dans une glace qui, à première vue, semble aussi que de l'acier.

« - Je m'en occupe ; dit mon frère avec empressement. »

Il bondit aussitôt sur le mur, plantant ses griffes dans la roche, cherchant les meilleurs points d'appuis dont il disposait jusqu'à parvenir à mi-chemin.
Soudainement un bruit sourd se fit entendre, nous figeant tous sur place.

* Le serpent géant serait-il de retour ?*

Le même bruit retentit à nouveau, puis encore et encore. De la poussière commença à choir du plafond suivie de près par de petit caillou.

* Les braconniers tenteraient-ils se forer un passage ? Bon sang ! S'ils font ça nous serons enterrés vivants !*


« - Allez vous mettre à l'abri, je vais continuer d'escalader ! Nous ordonna Jargo. »

Je m'inquiétais de la prise de risque de mon frère, mais fus plus où moins contraint par mes camarades areniens, je partis en quête de recoins afin de protéger de l'éventuel éboulement ; juste à temps, car le plafond céda quelques secondes après, nous laissant apercevoir, au beau milieu de la pluie de rochers, une forme humanoïde tomber puis rejoindre un écran de fumée produit par la poussière soulevée par les roches.
Le choc, dû à la perforation du plafond, fit perdre l'équilibre au lycan qui alla s'écraser brutalement au sol, sur le dos.

« - JARGO !!! »

Dans un élan de peur et d'amour fraternelle, je fus sur le point de m'élancer en direction de mon frère, craignant que le pire lui soit arrivé, mais les arenien, pourtant aussi choqué que moi par la chute du géant, me retinrent malgré mes supplications en m'indiquant qu'un danger potentiel se dissimulait dans le nuage de poussière. Je me ressaisis à contre-cœur.
D'un commun réflexe, Lynael, Irkaal et moi-même adoptâmes une posture défensive alors que la fumée se dissipait. À cet instant, l'horreur apparut devant nous. Un reptile nordique. Que dis-je ? LE reptile nordique alpha. Sa peau dorée au lieu de blanche, son aura meurtrière nous donnant à tous des sueurs froides, nous montrait sans aucune contestation possible sa supériorité par rapport aux autres lézard vaincus jusqu'à présent.

Le monstre était encore incliné un genou à terre, un bras reposé sur son autre genou, tête baissée fixant le sol ; puis dans une attitude des plus calme, l'alpha redressa son visage dans notre direction. Ses yeux rougeâtres semblèrent nous sonder un moment, comme s'il était en train de choisir lequel d'entre nous attaquer en premier. Le reptile esquissa à léger sourire empli de sadisme, puis en moins de temps qu'il m'en fallut pour cligner des paupières, il parcourut la distance qui nous séparait, arma son poing et le décocha dans la mâchoire de Lynael de laquelle s'échappa un mince filet de sang. La guerrière fut propulsée au sol. Elle venait de perdre connaissance. Un craquement, synonyme d'une mâchoire qui se brise, était parvenu à nos oreilles durant ce court laps de temps.
Sous le choc d'avoir vu son amie se faire agresser sans avoir pu agir, Irkaal commença à pâlir tandis que je notais la teinte de ses pupilles prenait une couleur qui semblait exprimer une rage qu'il hurla avant de se jeter sur le monstre doré qui le stoppa net en entourant sa queue autour de son cou.

J'étouffai un juron, face à la gravité, de notre situation et attaquai le lézard à l'aide du bras statufié en ma possession. Toutefois, je n'eus pas la chance d'atteindre ma cible qui venait de m'enfoncer son pied en pleine poitrine, coupant ma respiration et m'envoyant contre un mur duquel émergeait des cristaux suffisamment pointus pour me lacérer plusieurs parties du corps. J'émis alors un cri sous la douleur, d'autant plus que le trou de mon épaule, causé par une des balles des braconniers s'était fait transpercer.
Je m'extirpai du mur de pierres précieuses, non sans être en proie à la souffrance originaire de ma plaie sanguinolente que je recouvris de ma main droite. Je tentai de mouvoir mon bras gauche, mais ce fut sans succès.
Le reptile nordique, quant à lui, resserrait son étreinte sur le cou du guerrier essayant vainement de se libérer en gesticulant.

* Il est en danger, je dois agir vite.*

J'accourus. Au même instant, Irkaal brandit son épée et l'abattit sur son bourreau qui l'attrapa, par la lame, sans effort avant de la lui arracher des mains puis de la jeter dans ma direction. La vitesse de l'épée de mon camarade me surprit. Mon corps ne parvint pas à sortir totalement de la trajectoire de la lame qui m'écorcha l’œil droit, le privant définitivement de lumière, obligeant mon visage à grimacer de douleur et à ralentir ma course. Bien que je ne le désirais pas, la situation l'exigeait, je marquai un temps d'arrêt afin de dégager la mèche recouvrant ma pupilles restantes.
L'horrible spectacle continuait de s'offrir à ma vue, le monstre doré s'amusait maintenant à utiliser Irkaal comme punching-ball humain en le frappant dans les côtes, qui devaient certainement se briser au passage. Cependant, le pire était que l'arenien commençait à faiblir ...

*Bon sang !!! On va tous y passer ! Lynael est dans le coma, Jargo a chuté de plusieurs mètres ; je ne sais pas s'il est toujours en vie, Irkaal risque de bientôt rendre l'âme et moi je suis devenu à moitié aveugle et j'ai perdu l'usage d'un bras. Mais je ne peux pas laisser cette bête nous tuer. Je n'ai plus le choix ...*

***


Le reptile nordique se délectait de l'agonie de sa victime, dans quelques minutes la vie l'aura quitté et il pourra s'en faire un festin ; peut-être dévorera-t-il également la fille gisant au sol tout près de lui. Cette pensée lui traversa l'esprit. Le monstre entendait le cœur du guerrier faiblir, il pressa un peu plus sa queue autour de la nuque de sa proie.
Soudainement, un brutal coup de pied sur son flanc l'expulsa de sa rêverie. La surprise lui fit lâcher Irkaal qui s'écroula à terre, à la limite de l'inconscience, mais, par une étrange chance, toujours vivant. Ne comprenant pas ce qu'il se passait son seul réflexe fut de tâter sa nuque libéré tout en essayant de réguler sa respiration retrouvée avant d'aller s'enquérir de l'état de Lynn qui revenait peu à peu à elle.

La créature doré se retourna afin de découvrir l'auteur de cette attaque. Le voilà nez à nez avec un autre type de monstre, celui-ci a la peau rouge écarlate, une chevelure noire de jais ainsi qu'un unique œil tout aussi noir. Pas le temps, pour le lézard de le regarder plus en détail, son adversaire, dirige ses griffes affûtées droit sur son cou. Le reptile nordique esquive d'un bond en arrière dans le but de survivre à ce premier assaut. Cependant, il ne dispose toujours pas du luxe d'observer son assaillant ni même de contre-attaquer, car son adversaire le suit de près ne lui laissant comme autre alternative que l'esquive jusqu'à ce qu'une ouverture se présente pour lui infliger un violent coup de queue sur la poitrine. Le démon rouge résiste toutefois au choc, il se saisit de la queue avant de se mettre à tourner sur lui-même puis de balancer la créature doré sur un mur constellé de cristaux acérés lui tailladant sa solide peau. Le lézard se reprend. Il comprend que le corps-à-corps est trop risqué pour lui. Il pointe du doigt son ennemi, fonçant bêtement sur lui, et concentre son pouvoir à l'extrémité de son index. Un rayon glacé en jaillit pour atteindre Raphaël en plein sur son épaule gauche qui se voit arracher du reste du corps ; cependant pas un cri, ni aucun ralentissement de sa part, le Belzeroth continue sa course endiablée en évitant les rayons de son opposant. Malgré cela, le demi-ange demi démon se fait toucher et perforer au niveau des cuisses et du poumon droit. Un élan de lucidité lui vint alors. Son corps commence à le trahir, il ne lui reste que peu d'énergie, il devra en finir au prochain coup.
Raphaël dégaine alors ses ailes, l'adrénaline en lui suffit à juguler la douleur dans son dos. Il s'envole une dernière fois. Son action déstabilise le reptile nordique qui ne s'y attendait pas. La créature doré dirige son doigt dans la nouvelle direction prise par l'illusien. Le tire part et transperce une aile, mais la main droite du démon rouge, elle, atteint la tête de l'alpha puis l'écrase sauvagement sur un cristal du mur qui lui traverse la boite crânienne. Le Belzeroth, dans sa folie bestiale s'acharne sur le cadavre reptilien. Il l'éloigne du mur puis l'écrase de nouveau ainsi de suite, mais la quantité de sang s'échappant de ses plaies finit par avoir raison de lui. Raphaël perd connaissance. Il est aux portes de la mort.

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Erwan Silver
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MessagePosté le: 02/07/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

Il fait sombre. La poussière emplie mes poumons, j’ai du mal à respirer. Je reprends conscience peu à peu, des cris provenant de l’extérieur des décombres me sort de ma perte de conscience. Je dégage les gravats qui me recouvrent, avec difficulté, j’ai un point sur le flan qui me fait un mal de chien. Une fois l’air plus ou moins pur de la caverne, revenu, la douleur me prend comme un coup de fouet. J’en fixe l’origine, et y trouve le cristal tant convoité, que je réussis à arracher de son lit de roche. Mais il semblerait que la chute lui en a offert un nouveau, fait de chair, de sang, et de poil. Je fouille avec panique mes poches pour y trouver mes anti-douleurs, par chance, il m’en reste deux, que je gobe d’une traite.
Je tente de me relever, quand une vive douleur me prend également au pied, manque de bol, le genou a morflé à cause de l’éboulement, il ne semble plus dans son axe. Qu’à cela ne tienne, un bout coup bien sec devrait me le remettre en place, du moins jusqu’à la fin de cette maudite quête.
Je ne prends pas la peine de sortir le cristal de mon flan, au risque de me vider de mon sang si une artère est touchée. Je reprends donc mes esprits doucement, me remettant dans l’ambiance des lieux, où je suis, qui je suis, pourquoi je suis là, où sont les autres… Tiens mais c’est vrai ça, ils sont passés où ? Une fois ma rotule remise à sa place sous un gros craquement, je prends le chemin qu’ont emprunté mes acolytes, et ce que je trouve ne me plaît pas vraiment.

Étalé sur le sol, mon frère, perdant son sang, inconscient, recouvert de la matière noire qui sert de sang aux lézards. La purée de cervelle qui reste du doré me montre que la bataille est finie, mais elle a été rude. J’accoure auprès du blondinet, pitié faite qu’il ne soit pas mort. Un pouls, une respiration, très légère, et saccadée par les côtes brisées qui lui appuient sur les poumons. Et surtout, un bras en moins. Par chance, la plaie est gelée, ce qui empêche l’hémorragie, et explique qu’il soit encore en vie. Un peu plus loin, je retrouve son membre manquant, également congelé, parfait, on va pouvoir le lui remettre à coup de magie dont sont capable les chirurgiens d’Illusia. Il y a pleins d’autres blessures, plus ou moins grave. Je prends une des potions qu’il possède dans son sac, projeté un peu plus loin, et tente tant bien que mal à la lui faire gober. J’y vais pas de main morte, mais ça le soignera suffisamment pour qu’il ne meurt pas, le temps que l’on bousille le gros serpent.
J’entends des gémissements, ce sont les deux Aréniens, également dans un sale état. Lynn a la machoire défaite, l’empêchant de parler, et de mordre par la même occasion. Irkaal lui se tient les côtes, et possède un hématome tout autour de son cou, marque d’un étranglement assez sévère. Il boite, sa cheville a pris cher, mais il peut toujours marcher, voir courir, il en aura besoin.


Erwan : « -Vous allez bien tout les deux ? Je pense que cette fois, on va se la faire cette saleté de serpent ! J’ai trouvé le cristal, je l’enlèverai une fois que l’on sera sorti, si vous voyez ce que je veux dire... »

Irkaal : « -Tu peux compter sur moi, c’est pas un foutu lézard qui va me coucher ! »

Lynn essaye de dire quelque chose, en vain, je peux cependant ressentir qu’elle douille, et qu’elle nous en veut d’avoir fini ici à cause de nous. Elle crache du sang, c’est pas bon signe, on n’a pas de temps à perdre.

J’embarque Raph sur mon épaule, puis le dépose dans un recoin, posant des pierres autour de lui pour le protéger d’un éventuel échange de regard avec le basilic. Sa respiration se régularise grâce à l’effet de la potion, ça me rassure un peu. Suivi des deux guerriers, je m’avance dans les couloirs, pistant les traces que laisse le serpent derrière lui. Je dois être prudent, c’est un terrible prédateur, il aime jouer avec ses proies, et surtout, on est sur son territoire, dans son nid, il doit être bien énervé.
J’entends un sifflement. Je fais signe aux autres de se stopper et de se faire le plus discret possible. Difficile quand on a une rotule démise, une cheville tordue, et des côtes brisés, pourtant, la peur et l’adrénaline nous donne à tous un souffle nouveau, et la force nécessaire pour se la fermer.
Le couloir que l’on traverse n’est pas assez grand pour qu’il nous surprenne par le haut, il va nous tendre un piège en nous guidant jusqu’à une salle bien plus grande. Je le sais, pourtant, je ne peux m’empêcher de le suivre. Voir quel chasseur est le meilleur.

Une dernière écaille nous emmène dans un immense hall, soutenu par des piliers taillés dans la roche d’une précision incroyable. Y a pas à dire, les nains savent y faire pour ce genre de truc. Je n’ai même pas le temps de contempler leurs œuvres que j’entends quelque chose qui tranche l’air dans ma direction. Je saute sur le côté, et évite ainsi la masse d’une queue gigantesque. Je baisse le regard, et me cache derrière une colonne, hurlant à mes collègues d’en faire de même.
Je ne les vois plus, il fait sombre dans la pièce, elle est très grande, et nous ne disposons que d’une torche, à présent au sol. Cette saleté de bestiole nous détecte avec autre chose que ses yeux, s’il s’agit bien d’un serpent, ce doit être sa langue qui le guide. Premier objectif, le rendre aussi aveugle que nous.

Je cours en direction de la torche, j’entends les sifflements résonner dans le hall, pourtant impossible de savoir d’où ils proviennent, il use de la pièce à son avantage, trop maline pour une bestiole. Je roule pour la saisir, puis repars dans une course effrené, cherchant le moyen d’éclairer un peu plus les lieux, pour aider mes acolytes à attaquer la créature.
Je vois un grand vase plein d’huile, je m’en approche à toute vitesse, quand une masse de chair me bloque la route, frôlant de peu de me transformer en crêpe. Je lance la torche à Lynn, qui, tant bien que mal, reprend la course vers le vase. Je profite de la situation pour planter mes griffes dans la queue du basilic, et tente d’en arracher des lambeaux de chair. Il a la peau dur en plus l’enfoiré, il manquait plus que ça. Je tente de grimper sur lui, tout en fixant ses écailles épaisses. Il balance son membre de gauche à droite, afin de se débarrasser de moi, mais je tiens bon, mes griffes sont bien plantées sous sa carapace, je continue mon ascension, je dois atteindre son visage, et surtout ses yeux. C’est handicapant de se battre en regardant le sol.
La pièce s’illumine, la jeune femme a réussi, ma diversion fonctionne. Aidée du soldat, ils retournent se mettre à l’abri, attendant un signe de ma part. Cette action me redonne espoir. Finalement, malgré la rivalité de nos écoles, nous sommes tous unis, le monde n’est pas si pourri en fin de compte. Bouarf, pas le temps de penser à ça, l’autre sang froid commence à donner du rythme , je vais finir par tomber.
J’entends un son perçant, ça me vrille les tympans, je crois que je suis arrivé à son visage. Je roule sur le côté quand il tente de me mordre, je saute, et réussis à m’agripper derrière sa tête. Ici, plus de danger d’être transformé en pierre. Je sais exactement quoi faire pour me débarrasser de ses yeux magiques, mon vieil ami, Craven.


« -Reviens moi des enfers, Craven ! »

J’aime toujours autant l’invoquer. Les grondements qu’il provoque avec sa horde quand il sort du sol. L’explosion de croassement qui provoque la cohue dans les groupes, et me permet souvent de me faufiler sans être vu.
Les zombies qui tombent sur son regard sont changés en pierre instantanément. Heureusement, j’en ai invoqué suffisamment. Je profite du bazar qu’ils mettent pour sortir mon fire ring, et en sortir une grosse épée enflammée. Les corbeaux usent de leurs serres afin de gratter les globes oculaires du serpent. Beaucoup meurent, mais à force d’insistance, le premier œil tombe, tranché en deux, puis le deuxième, cette saloperie est enfin aveugle. Je profite de son hurlement pour sauter du haut de sa tête, et trancher sa langue à l’aide de ma lame magique. La coupure est rapide, nette, pas d’effusion de sang, la brûlure cautérise immédiatement la plaie, c’est la taillade la plus propre que je n’ai jamais faite. Cependant, l’extase du moment m’empêche de prévoir l’attaque retour de la créature, et une immense masse vient me broyer le ventre, et me projeter sur le sol de marbre froid de la pièce. Nom de Dieu ce que ça fait mal.
Les cachets m’empêchent de perdre connaissance à cause de la douleur, mais je vomis du sang, c’est pas bon signe en général, il m’a réduit en purée un organe ou deux, ça pue sévère. Mon épaule droite est également déboutée, elle se retrouve en plein milieu de mon torse, je douille.
La bestiole continue de se dandiner dans tous les sens, elle n’a pas apprécié ma prestation, je m’en délecte, ça compense ma douleur. Lynn et Irkaal viennent me rejoindre. Le soldat m’aide à me relever, et me remet l’épaule plus ou moins en place, je crois que je l’ai insulté en elfique, ça devait bien faire dix ans que je n’avais pas parlé cette langue.
Je n’ai pas le temps de me reposer, le basilic revient à la charge, il est aveugle, mais pas sourd, il m’a entendu brailler. Il charge sur moi, j’esquive, ça me provoque un autre vomissement. J’entends un bruit étrange, j’ai juste le temps de plonger, dos à la créature, en direction de la jeune Arénienne, afin de laisser mon pelage se faire recouvrir du venin craché par la bestiole. Ça me brûle la peau, heureusement, ce n’est pas de l’acide, mais ça en rajoute une couche suffisante pour que les cachets soient totalement inutiles, surtout qu’ils ont du être éjectés lors de mes vomissements.
Lynn sort ses lames, il est temps d’achever la bête, elle se vide de son sang par la bouche et les orbites, elle va moins vite, mais elle n’est pas pour autant moins dangereuse. On fonce sur elle.
Un coup de lame par ci, une épée par là, des griffures ici, on lâche rien, on tente le tout pour le tout afin de venir à bout de son armure d’écaille. On en repère une partie plus malléable que les autres, son point faible. On frappe à plusieurs reprises, évitant les crocs, le poison et les coups mortels de queue. Là, maintenant, c’est le moment. Je projete Lynn, toutes lames devant, droit sur la partie molle de son armure, et finie par la traverser de toute part, dans une effusion de sang. La jeune femme en est recouverte, je peux voir sur son visage le dégout et le regard noir qu’elle me porte, mais avant tout, on a réussi, on l’a buté cette saloperie. On va...Oh merde.

La scène se passe vite, très vite, et pourtant, l’adrénaline me fait passer le temps au ralenti. Je vois la créature sortir ses crocs, coulant de venin. Elle use de ses dernières forces pour un dernier assaut. Elle vise le soldat. Elle va le mordre, et son poison va le tuer, douloureusement, mais rapidement. Je ne réfléchis pas plus que ça, c’est dans ma nature. Je pourrai le laisser crever après tout, c’est un chasseur de lycan, qui plus est un humain, il n’aurait jamais tenté quoi que ce soit pour me sauver. Ou peut être que si. Je ne cherche même pas à le savoir, je plonge, car c’est un camarade, un gars qui, comme moi, se retrouve dans ce monde rongé par Dieu et ses créatures, qui a été pris à son ancienne vie pour la donner à autrui. Il est comme moi, c’est un soldat, un combattant, pour le bien du monde, pour la justice. Je me pose devant lui, je sens les crocs se planter dans mes épaules, et également me trancher les mains. Le médaillon que j’ai acheté chez le joaillier fait son œuvre, il combat le venin, pour empêcher l’empoisonnement, il lutte, il brille de mille feux, mais n’est pas suffisant face au foudroiement de ce dernier. Je sens le liquide couler dans mes veines, qui deviennent noir à son passage. Je ne meurs pas, mais ça me ronge de l’intérieur.
À l’aide de mes jambes, je retiens sa mâchoire inférieure, tandis que mes mains et mes épaules retiennent la supérieure.
Je fixe le soldat, il est stupéfait, sous le choc de mon geste, je peux lire l’incompréhension sur son visage, je lui fais un sourire amical.


Erwan : « -Je crois que c’est ton moment, petit soldat. »

Irkaal sort de sa stupeur, saisit sa lame en argent, qu’il a récupéré quand nous avons déplacé Raphaël, puis vint se glisser à côté de moi dans la gueule de la bête, pour lui planter son épée en argent en plein dans le palais en lâchant un cri de guerre digne de ce nom. Le basilic pousse un hurlement aiguë sinistre qui nous brise les oreilles. Elle a l’air, comme moi, de ne pas apprécier l’argent.
Le soldat sort sa lame, repoussant la gueule du monstre, et me dégageant ainsi les épaules de ses crocs, ça pisse le sang. Le serpent se cogne la tête contre les parois de la grotte, ça provoque des effondrements, on ne doit pas rester là, mais je n’ai pas la force de continuer, le poison me brûle de l’intérieur, et empêche mes muscles de fonctionner correctement. Irkaal prend mon bras et me traîne hors de la salle pour rejoindre le blondinet. La jeune femme récupère le sang présent sur ses habits pour le mettre dans une fiole.
Une rumeur prétend que pour se soigner du poison d’un basilic, il faut boire le sang de celui qui vous a mordu. Pas le temps de discuter, je saisis la fiole et l’avale d’une traite. C’est immonde, et ça me brûle encore plus les boyaux déjà sanguinolents, et pourtant, ça marche. Je sens de nouveau mes jambes, assez pour me déplacer. D’une gerbe de sang, je porte le blondinet sur mon dos, laissant son bras congelé aux soins de la jeune femme, puis nous prennons la route de la sortie.
Difficile de se repérer dans ce labyrinthe immense, surtout lorsque le temps nous est compté. Heureusement, j’ai encore assez de flair pour pister la route qu’ont pris les braconniers. Nous suivons d’abord leurs statues, puis leurs morceaux déchiquetés, avant de sentir une brise glacée nous pincer le visage. Un trou, fait à la dynamite, nous permet de nous extirper de cette grotte de malheur. A côté, il reste encore une caisse d’explosif. J’entends grouiller les petits du basilic, sûrement à notre poursuite. Il doit y en avoir une cinquantaine, nous ne devons surtout pas les laisser sortir, pour qu’ils grandissent et se reproduisent, ça pourrait être catastrophique pour l’écosystème de la région.
Je laisse Raph à Irkaal, puis sommes mes camarades de continuer leur chemin vers le nord oues, c’est la direction du refuge. Il y a heureusement des motos neiges sur place, ce qui nous aidera grandement pour fuir, et éviter de se taper deux heures de marche dans la neige, en étant à moitié mort. Le duo s’exécute sans discuter.


Irkaal : « -Reviens nous vivant le cabot... »

Ce fut ses derniers mots avant de tourner la poignée de la moto à fond et de traverser à toute vitesse le lac gelé.

Mes membres sont engourdis par le poison, mes boyaux me font mal, le cristal dans mon flan me fait mal, les plaies sur mes épaules me défoncent, je ne sais pas si je vais réussir à m’en sortir cette fois. J’entends les sifflements des serpents qui foncent sur moi. J’appercois leurs yeux ideux, mais trop petit pour me transformer en pierre. Je prends un baton d’explosif dans le carton, je l’allume à l’aide d’un briquet que je pris dans la poche du cadavre d’un braconnier, et le balance dans le trou. Suivi par la caisse qui doit peser une bonne cinquantaine de kilo. Je sais que je ne dois pas rester là, ça va faire un feu d’artifice du tonnerre, je vais finir en bouillie, mais je finis par céder à mes blessures, et je m’effondre sur le sol. Le froid de la neige me fait du bien, ça calme la brûlure de mes plaies, ça ralenti mon rythme cardiaque, je perds peu à peu conscience. La dernière chose que je vois, c’est une main qui me saisit, me fait monter sur quelque chose, puis un immense BOUM, et plus rien.


BIP BIP BIP BIP

Où je suis ? J’ai mal à la tête comme c’est pas permis. Et pas que. Je me réveille, j’ai les yeux qui collent, la lumière me crame les rétines, je me couvre le regard avec ma main, geste que je regrette rapidement quand une vive douleur me rappelle mon épaule déboutée. Il semblerait que la mort n’a, encore une fois, pas voulu de moi.
J’essaye de me relever, j’ai beaucoup de mal, ça me défonce de partout. Le cristal n’est plus dans mon flan, j’ai à la place une nouvelle balafre et des points de suture recouvert d’un bandage, qui me couvre presque de la tête aux pieds.


Médecin du refuge : « -Vous êtes déjà réveillé ? Vous êtes le premier. Je suis toujours impressionné par votre capacité à récupérer, vous, les élèves des grandes écoles. Épaule démise, estomac, intestin et foie broyés, côtes et rotule brisées, plaie hémorragique au niveau des cervicales, empoisonnement sévère, plusieurs sutures sur les mains, et un « cristal » planté dans les hanches. Ce n’est pas commun je dois vous l’avouer, mais comment est ce possible que vous soyez toujours vivant ? Après, le talent de nos chirurgiens et de nos technologies ne sont plus à prouver, mais c’est presque un miracle, si je puis me permettre. »

Il parle beaucoup, je ne capte pas tout, j’ai le cerveau enfumé. J’ai l’habitude d’entendre que je suis un miraculé, ça ne m’affecte plus. Soudain, je suis pris de panique, mon compteur de pouls s’accèlere, où sont les autres ? Raph, s’en est il sorti ? Lynn, Irkaal, vont-ils bien ? Je ne prends même pas le temps de poser la question, la confusion des anti-douleurs et de l’adrénaline me pousse à arracher mes câbles, et à me sortir du lit. Ça tourne, j’en chie pour marcher droit, je ne veux pas tomber dans les pâmes, je lutte tant que je peux, je hurle leur nom, attendant désespérément une réponse, mais rien. Merde, ils sont tous mort ? Je n’ai pas pu les sauver, tout est de ma faute, merde, MERDE !

BIP BIP BIP BIP

Il est là. Raph. Endormi. Son compteur tourne, il n’est donc pas mort. Je ne vois pas son bras, il y a une tonne de bandages et de draps sur lui, il est empli d’ecchymose et de suture. Sa peau est brûlée, il s’est transformé une nouvelle fois lors de son combat on dirait.

Médecin du refuge : « -Celui là nous a donné du fil à retordre également. La potion que vous lui avez fait ingurgiter a permis d’éviter le pire, mais on a encore du boulot à faire sur lui, surtout au niveau de son bras. Je ne sais pas encore ce que l’on va en faire, mais ne vous inquiétez pas, il est entre de bonne main. Les deux autres sont dans la salle à côté. C’est eux qui vous ont amenés ici. Leurs vies ne sont pas en danger. Nous avons pu les réparer, il ne leur faut que du repos à présent. S’il vous plaît, retournez à votre chambre, vous allez faire sauter vos sutures, et empêcher l’anti-venin de faire son effet. La jeune femme a récupéré assez de sang de Basilic pour fabriquer notre propre antidote, ça va révolutionner le Velm, tous les poisons pourront être guéris grâce à vous quatre. Et quand à votre cristal, pas d’inquiétude, nous l’avons rangé avec vos affaires dans votre chambre. »

Je suis à moitié rassuré. Voilà que Raph va rejoindre le vampire Arénien dans cet énorme hôpital secret, où les gardiens seuls savent ce qu’il s’y passe. Je reprends le chemin de ma chambre, j’ouvre la porte et tombe nez à nez avec l’enfoiré de traqueur qui nous a envoyé ici. Il n’est pas malin de s’en prendre à une Elite, mais mon sang n’a fait qu’un tour quand je l’ai vu. Je lui ai sauté dessus, le saisissant par le col, en le plaquant contre le mur. Il tendait les mains, me demandant de me calmer, ce qui n’eut aucun effet. Il soupira, et retourna mon attaque contre moi, me plaquant contre le mur, et me sommant de me calmer, sous peine de voir mon autre épaule déboutée. Ça m’a suffi, je me suis quand même promis de lui faire payer une fois que je serai à son niveau.

Traqueur :  « -Je pense à présent que vous avez compris la leçon. Je suis désolé pour ton ami, sincèrement. Je vois que vous avez tout de même réussi votre mission. Je vais apporter le cristal au joaillier, lui précisant vos exploits, sa récompense vous sera remise quand vous serez de nouveau sur pied, je vous le garantis. À présent, vous y réfléchirez à deux fois avant de foutre le feu à une taverne. »

Il me lâche, puis disparaît aussi vite qu’il est apparu, emportant avec lui le cristal. Je m’approche du lit, je m’y effondre avant de sombrer dans un sommeil profond réparateur, dont j’avais fortement besoin.
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MessagePosté le: 02/07/2018    Sujet du message: Cristal Glacé Répondre en citant

MINI-QUETE  "CRISTAL GLACE" TERMINEE.

Une quête ayant démarré sur les chapeaux de roue ; une bonne longueur pour les posts mais le contenu serait parfois à revoir... Lors de la lecture, nous avons malheureusement eu le sentiment que la quête avait pris une tournure expéditive (probablement à cause de l'absence d'un de vos membres) et aux proportions -un peu- démesurées.
Néanmoins le niveau global RP est bon voire très bon. Il y a des idées intéressantes, péripéties annexes qui nous donnent envie d'en savoir plus, des bons éléments exploités mais trois posts pour une quête héroïque...
C'est trop peu.
De plus, pas mal d'incohérences ont été relevées.

En outre, attention aux points suivants :

- Les transformations. Vous nous avez perdus, rendus dubitatif avec les transformations... Mettez-vous bien d'accord sur ces points pour éviter les confusions, par exemple : Lynn qui est transformée, ne l'est plus, parle, ne peut pas parler, griffe, mord... Et Erwan, n'oublie pas que tes vêtements ne se transforment pas (dans ton dernier post tu parles de ton pantalon et de tes médicaments alors que tu étais/es transformé.)
- Le respect de vos statistiques, de votre niveau, celui des autres personnages mais aussi celui des monstres. N'outrepassez pas vos compétences et ne dévalorisez pas celles de vos partenaires ou des monstres quand cela vous arrange. (un exemple : un braconnier n'est pas un combattant néophyte donc de là à les tuer si facilement...)
- Le nombre impressionnant de monstres et la surenchère qui a suivi...

Par ailleurs Erwan, il y a un passage que tu dois modifier :
Citation:
« La jeune femme a récupéré assez de sang de Basilic pour fabriquer notre propre antidote, ça va révolutionner le Velm, tous les poisons pourront être guéris grâce à vous quatre. »

D'un, ce n'était pas l'objectif de votre quête, de deux... c'est un peu irréaliste. À la rigueur, soigner les empoisonnements causés par des Basilics au travers du Velm si tu le souhaites, mais tous les poisons...

Nous tenons à vous félicitez également :

Nous saluons l'effort du changement de style d'Erwan, cela dit. Très intéressant ! Cela permet d'en savoir plus sur l'état d'esprit de ton personnage.
Même si la concordance des temps vous fait encore défaut parfois, vous avez tous fait des efforts !
Beaucoup d'idées et de très bonnes.
Histoire Raphaël/Irkaal intéressante, on aimerait en savoir plus.
Bonne utilisation des nains, légendes, ainsi qu'une description fournie de la caverne.
Les posts sont eux aussi fournis et font bien avancer l'action.
Un rythme fulgurant

Une quête de type héroïque avec seulement 3 posts chacun... C'est peu. Trop peu pour que vous puissiez profiter pleinement des récompenses.

Malus xp/écus/bonus :
Récompenses de quêtes abaissées au rang « Très difficile » soit 120~130 xp/600~700 écus au lieu des 140~150xp/700~800 écus annoncés.
Récompense bonus revue à la baisse avec le créateur de la quête (Vost) : 750 écus de réduction contrairement au 1500 écus indiqués.

Erwan : 3 posts à 125 xp chacun soit 375 xp au total. 650 écus.
Des posts intéressants mais trop de surenchère ou d'abus te font descendre un peu dans l'échelle des récompenses.

Irkaal, Lynn, Raphaël : 3 posts à 130 xp chacun, soit 390 xp au total. 700 écus chacun.

Pour plus de précisions concernant certains points, n'hésitez pas à contacter Eleanor ou Vost.

N'oubliez pas de repasser dans vos Ecoles (Chambre ou Couloirs) avant d'entamer un autre RP
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MessagePosté le: 21/11/2018    Sujet du message: Cristal Glacé

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